Les Raisins de la colère
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wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2009
Un film puissant, émouvant, passionnant.
Le mythique John Ford est resté très fidèle au roman du même nom de John Steinbeck.
La mise en scène est efficace et les différentes prestations sont très bonnes avec une mention spéciale pour un Henry Fonda plus charismatique et survolté que jamais.
Cependant, la véritable force de The Grapes Of Wrath provient de son scénario qui nous raconte une histoire bouleversante : celle des paysans expulsés de leur propre champ au profit de la mécanisation de l'agriculture.
Le film met en évidence les inégalités sociales, la cruauté envers ses familles démunies qui se battent corps et âmes pour survivre.
Un incontournable du genre.
A voir et à lire.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2021
Un peu déçu par cette adaptation du roman de Steinbeck dont j’avais gardé un souvenir impérissable : pendant la grande dépression, l’émigration épique via la 66 d’une famille d’honnêtes métayers lâchés par les banques vers la Californie, terre promise qui se révèlera bien aride. S’il n’y a pas le souffle du livre, le film n’en reste pas moins bien fait, fidèle et passionnant.
pichnette13
pichnette13

16 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2008
Un grand classique du cinéma américain et du road movie. l'histoire de Steinbeck est admirablement bien retranscrite dans ce film bien filmés et intéressant à étudier plus en détails.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 janvier 2017
Voici le film sur la grande dépression entre colère et ennui, l'exode rural massif, la misère dans toute sa misère et le début (ou plutôt) le retour à l'exploitation des pauvres, traités comme du bétail et de la main d'oeuvre bon marché bonne à tout et corvéable à merci.

Sur ce point, sur ces points, le film fait mouche et résonne étrangement de façon inquiétante à notre époque très contemporaine dans laquelle la crise (et la dépression -non la "récession" pardon) fait reculer insidieusement les acquis sociaux acquis de haute lutte au nom de l'emploi sécurisé très hypothétique... mais qui produit de plus en plus de "charettes" (je pars toujours après le patron vers 22h30, ça me permettra d'éviter la prochaine charette... enfin je crois !).

On en est bien sûr pas (encore) à ces camps de travail improvisés révoltants que l'on voit dans le film, similaires à certaines "usines-prisons" en Chine mais tout de même !... si même chez les communistes, le servage est monnaie courante, alors tout est foutu. Allez on se repasse un coup de Sardou "Vladimir Ilitch réveille-toi" avec un ballon de rouge pour faire passer -en braillant l'Internationale...

La nostalgie alarmiste étant passée et le retour au politiquement correct étant revenu, la colère étouffée (dans l'oeuf), le film de John Ford assurément bien réalisé s'avère néanmoins très pataud et très lent. Il tire logiquement sur la corde sensible mais de façon répétée et exagérée, une sorte de Zola à l'américaine mais tout au premier degré, toujours.

On se prend donc au jeu de l'avance rapide pour ne pas s'endormir entre les quelques scènes frappantes qui ne manquent pas de faire bondir à chaque fois. Pour nos camarades, une version expurgée et abrégée d'une heure trente sera indispensable.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2025
Je n'ai malheureusement jamais été tenu en haleine. Je suppose le livre bien meilleur parce qu'il me semble qu'il y a certains trous dans le scénario ici, des passages qui me paraissent bien rapides, sur lesquels on ne s'étale pas. On manque d'informations et forcément, on ne rentre jamais dans l'histoire. Même si ça joue bien, la qualité de l'image et du son qui sont assez moyennes pour ne pas dire médiocres n'aident pas non plus.
Les deux heures sont d'ailleurs assez longues, on les ressent bien. C'est dommage car j'avais vraiment envie d'être aspiré par le film, mais il n'a jamais réussi à me happer plus de cinq minutes.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 283 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2019
Chef d'œuvre du cinéma par cette réalisation de John Ford. La corruption, la violence, l'injustice, la misère sociale sont des points dominants dans cette œuvre. Le clivage entre un système capitaliste destructeur n'ayant aucune pitié face à des familles qui se disloquent devant des situations provoquant leur fuite, la mort la perte d'humanité et la perte de toute existence. Monde infâme qui n'a plus de valeurs collectives plus le sens du partage et de l'entraide. On perd toute place de collectivité et ce qui prime c'est la survie et la débrouille. On est effaré de voir Tom Joad incarné par Henry Fonda se battre pour que sa famille puisse vivre dans la digneté et le courage qu'il a pour combattre cette injustice dominante dans ce contexte social très difficile. La relation entre Tom Joad et sa maman qui l'appelle Ma jouait par Jane Darwell est un tandem extraordinaire dans l'œuvre car cet Amour construit une sorte de force de vitalité malgré toutes les difficultés rencontrés et si l'Amour il y a la vie il y aura.
À voir pour apprendre et pour s'enrichir afin de mieux appréhender les évènements de la vie.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 juillet 2012
Qu'on le veuille ou non... Ce film a quand même sacrément vieilli ! Malgrès un jeu assez bon de la part de ses acteurs, la lenteur de la réalisation ne fait plus effet aujourd'hui, on finit par s'ennuyer durant certaines scènes ! Le choix de faire des plans sombre durant la grande majorité du film fait mal aux yeux quand un plan plus claire fait le contraste ! Cependant, on suit bien cette famille de Okies dans leur folle péripétie vers l'ouest, a bord de leur voiture tenant par miracle, et au début les papy-mamie m'ont bien fait rire ! John Ford s'avère être un bon réalisateur, mais je n'ai pas du tout accroché...

Bref, assez ennuyant. A voir pour intérêt historique.
pinly
pinly

13 abonnés 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2008
Histoire touchante et bien interprétée.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 juillet 2013
Une adaptation bien différente du roman, une certaine longueur est palpable mais le parti pris est intéressant, les acteurs convaincants. A voir au moins une fois pour découvrir la grande dépression des années 30. Le réalisateur aurait pu être plus démonstratif sans entrer dans le pathos mais cette période de l'histoire des Etats-unis fut terrible, grèves, famines, chômage. Un peu trop gentillet au final.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2011
Adapté du chef d'œuvre de Steinbeck par John Ford en 1947, ce film nominé dans sept catégories d'oscars (il remporta la statuette du meilleur film et de la meilleure actrice pour Jane Darwell) mérite une redécouverte minutieuse.
L'histoire est très fidèle au livre : c'est celle Tom Joad, libéré après 4 ans de pénitencier, qui retrouve son village désert, abandonné des fermiers qui y vivaient. Lors d'une scène filmée à la lueur d'une bougie (instant fébrile et figé dans le temps d'une grandeur à l'image de son réalisateur), Muley, qui est resté, lui raconte comment ils ont étés chassés par les grandes entreprise privées, avec quelle brutalité cela fut fait. John Ford commence ainsi son film en mettant en scène un flashback d'une cruauté stupéfiante, qui par ce premier choc nous plonge directement dans cette réalité crue de la condition ouvrière décrite par Steinbeck. Le film continue en retraçant le trajet des Joad à la recherche de travail, enchaînant scène cadrées par de nombreux plans coupés à la taille mais on remarque aussi que Ford a tendance à réaliser aussi une bonne poignée de plans américains, généralement utilisés pour les westerns. Cela donne un certain style au film, contribuant bien à l'ambiance sèche et accablante très « road movie » qui retranscrit à la perfection celle du bouquin. La structure du film, pratiquement similaire à celle du livre, se découpe en longs morceaux de descente dans la misère, où les difficultés qui s'opposent à la survie des Joad sont légions et qui s'aggravent petit à petit, un peu comme une mort lente, alternant avec des « paliers » qui sont marqués par un regain de vigueur de la part des protagonistes, ou bien par une aide due au hasard, qui les permet de continuer. Mais en réalité, ces moments de bref espoir d'une vie convenable ne sont là que pour prolonger leur supplice tout en les gardant « assez intacts » pour pouvoir l'endurer. On constate au fil de la trame que Tom et sa mère entretiennent un lien privilégié qui se renforce avec le temps, et qui persiste alors que la famille se désagrège peu à peu face aux nouvelles difficultés sans cesse renaissantes. Les thèmes développés à travers la critique du capitalisme par Steinbeck affluent : le chacun pour soi, la recherche du profit au détriment des employés, les « pièges » du système, et enfin la violence des policiers sur laquelle Ford insiste particulièrement. La famille des Joad est représentée par un casting impressionnant : Henri Fonda trouve ici une de se plus grand rôles en incarnant un Tom Joad aussi puissant que le héros du livre, le grand père énergique et plein d'entrain est campé par Charley Grapewin, la mère de Tom nous est restituée de façon poignante par Jane Darwell, et Casy, le pasteur, même si il est bien différent que celui que je m'imaginai en lisant le livre, a droit a une interprétation de qualité, très théâtrale, par John Carradine qui ne cesse de mimer des scènes de façon hilarante lors de sa première rencontre avec Tom Joad. Seule l'actrice qui joue Rosasharn est nulle, de plus le personnage n'a ici que peu d'importance alors que dans le livre il bénéficie de plus d'attention. Quant à la musique, le film en est dépourvu, si ce n'est le refrain repris du générique (de début et de fin) pour le bal et quelques autres scènes. Certes cela donne un ton plus réaliste au film, mais tout le monde n'appréciera pas forcément ce choix. Quand au final, et bien...c'est un cas qu'il est peu aisé de juger. Parce qu'il ne respecte pas du tout le livre, et qu'il termine le film sur une note optimiste et légère, une fin presque désuète à côté de l'intensité tragique de la déchirante montée dans la catastrophe qu'est celle du livre. Et parce que malgré tout, la dernière scène entre Tom et sa mère, est un véritable instant pur de cinéma, où Henri Fonda réussit un tour de force à la hauteur de sa réputation, le tout achevé par un dernier plan large sur Ma Joad en larmes...C'est du grand art, c'est si émouvant qu'on pardonne à Ford ce choix déstabilisant au premier abord car il à mes yeux il dévalue le film par rapport au livre et le fait souffrir d'une comparaison d'ampleur avec l'œuvre littéraire qui paraît avoir plus de poids...
mouh M.
mouh M.

6 abonnés 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2019
On est incontestablement dans le très bon film américain mêlant histoire et réalisme social. Le noir et blanc donne une patine authentique à ce film. Qu'est ce que les acteurs jouent juste ! Henry fonda était déjà charismatique ....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 avril 2012
Magnifique adaptation de Steinbeck, Henry Fonda magistral, ce film marquera longtemps l'histoire du cinéma par sa force dramatique convaincante!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 février 2010
Un immense chef-d'oeuvre...très très fort!
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2020
Par rapport au livre, l'ambiance de la misère est moins présente, même si le film suit quasiment à la lettre l'œuvre de Steinbeck, cependant la fin laisse à désirer, en effet elle laisse un espoir aux spectateur alors qu'en réalité celle-ci est plus triste. Toutefois le film est riche en contenu et tous les thèmes de la dépression sont abordés. Les points positifs sont la réalisation et surtout la photographie et l'utilisation du noir et blanc qui correspond parfaitement à l'ambiance . Enfin mention spéciale à Henry Fonda et John Carradine qui interprètent à merveille leurs rôles. Ça reste un bon film mais le livre de l'excellent Steinbeck m'as plus marqué et attristé sur cette triste période.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
Un homme en colère

Première grosse découverte et grosse claque de l'année, signé John Ford !

C'est une nouvelle fois une leçon de mise en scène par celui qui a, sans aucun doute, filmé le mieux ces grandes et immenses étendues américaines. Des étendues parfois trop grandes par rapport à nos personnages, ça en devient presque un défi, et ici ce challenge est celui de la survie.

On est quasiment sur un road-movie où cette famille de fermiers voyagent d'États en États pour trouver du travail après que leur propriété fut saisie de force par les banques. C'est une critique très forte et puissante des dérives du capitalisme, où on traite chaque être humain comme de simples esclaves à tout faire. On ressent que certains personnages sont en manque terrible d'humanité, certains conduisent en roulant sur les clôtures des propriétés des fermiers, des flics qui mettent un camp en feu...). Ce qui fait que ces fermiers, qui sont en pleine survie, commencent, eux aussi, à se déshumaniser, ils ne pensent plus qu'à leur propre interêt. Il y a cette exemple de la séquence dans un camp, où la mère prépare un repas. Des gamins affamés sont autour réclamant les restes. Henry Fonda, lui dit aux gamins de sortir de là, en pensant à sa propre survie et non celui des autres, il est entré dans ce processus de déshumanisation. Sa mère sera, elle, plus tendre et sympathique avec les enfants, en laissant les restes.

Il y a une autre séquence qui m'a marqué et qui évoque un sujet tout aussi important c'est celui du progrès technique. On voit des plans de plusieurs tracteurs en marche, certains même en surimpression pour traduire une certaine violence. Le son pouvait aussi sembler rappeler celui de fusils. Le progrès technique, technologique est une arme redoutable dans une quête de profits mais au détriment de qui ? Des pauvres fermiers qui sont remplacés, ratissés par ce progrès qui est arrivé subitement. Il faut voir le personnage d'Henry Fonda qui, en 4 années de prison, voit la vie de sa famille chamboulée en quelques secondes.

La photographie du film c'est du pain béni, chaque plan est formidable, il faut le voir pour le croire. Il y a vraiment ce ressenti qu'on se trouve dans des lieux exclus, perdus tout comme ces personnages, ces familles seules qui sont aidés péniblement.
Symboliquement, le personnage de Tom Joad ouvre et finit le film de la même manière, il marche. Au début, c'est parce qu'il était libre, enfin il croyait être tiré d'affaire. À la fin, il marche pour réellement chercher cette liberté et ce bonheur !

Bref, du grand John Ford et aussi du grand Henry Fonda !
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