Comédie coécrite et coréalisée par les frères Peter et Bobby Farrelly, qui font ici leurs premiers pas derrière la caméra, Dumb And Dumber est un long-métrage sympathique. L'histoire nous fait suivre Lloyd, un chauffeur de limousine à Providence, aux États-Unis, qui tombe sous le charme d'une cliente qu'il conduit à l'aéroport. Sur place, cette dernière laisse derrière elle une mallette qui contient l'argent de la rançon pour son mari kidnappé. Seulement, Lloyd, imaginant qu'elle l'oublie, s'en empare avant les ravisseurs. C'est alors qu'avec son ami Harry, ils décident de rejoindre Mary pour lui remettre la mallette. Ils prennent donc la route pour Aspen, dans le Colorado, là où s'est rendu en avion la jeune femme. Commence alors un périple de plus de trois mille kilomètres de route pour le binôme qui ignore ce que contient la mallette et ignore également qu'ils sont suivis par les ravisseurs. Ce scénario s'avère plaisant et divertissant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. Une durée qui se fait tout de même un peu ressentir, même si, paradoxalement, il ni a pas vraiment de passages en trop. L'intrigue est assez simple mais efficace et sert avant tout de prétexte afin de nous offrir des scènes loufoques lors de ce trajet semé d'obstacles et de déconvenues pour les deux zigotos. Et il faut dire que les situations sont bien trouvées, donnant ainsi lieu à de nombreuses scènes hautement réjouissantes et mémorables. L'humour se voulant bas du front fonctionne très bien en décrochant de nombreux rires et sourires tout du long. Celui-ci ne vole pas haut mais est très bien amené et fait donc mouche. L'ensemble est porté par des personnages pas très futés, appréciables. Des rôles bien campés par une distribution comprenant Jim Carrey et Jeff Daniels en têtes d'affiches, qui jouent deux débiles profonds de façon très convaincante. Ils sont entourés entre autre par Lauren Holly, Mike Starr, Karen Duffy, Charles Rocket, Victoria Rowell, Hank Brandt, Teri Garr ou encore Brad Lockerman. Tous ces individus entretiennent des rapports décalés, soutenus par des dialogues aussi bêtes qu'amusants. Sur la forme, la réalisation du binôme fraternel se veut de bonne facture. Leur mise en scène est assez académique mais efficace grâce à la créativité des gags. De plus, elle évolue dans des lieux variés permettant un renouvellement constant à la faveur de cette traversée des États-Unis. Ce visuel riche en idées idiotes est accompagné par une bande originale composée de titres collants bien à l'ambiance légère, sans pour autant avoir un quelconque impact sur les séquences. Reste une fin pas entièrement satisfaisante, manquant d'idée, venant mettre un terme à Dumb And Dumber qui, en conclusion, est un film faisant passer un agréable moment, méritant donc le coup d’œil.