Un Shyamalan assez décevant en dépit d’une idée de départ séduisante mais mal exploitée, avec des personnages et dialogues mal écrits qui plombent le film, malgré quelques scènes très efficaces.
Quand les acteurs eux-mêmes dénigrent leur propre film, en s'en moquant très méchamment ou en le rabaissant au possible, ce n'est déjà pas bon signe... Sur ce mauvais jeu de mot, la mauvaise augure de Phenomenes se confirme très rapidement : jeu des acteurs lamentable (ils se moquent du film, alors pourquoi ne pas nous moquer d'eux...) pour ne pas dire surjeu, histoire à pleurer de rire dans ce simulacre de film d'angoisse (spoiler: des plantes ! Les meurtriers sont ces espèces de ficus et peupliers qui s'en prennent au gens... on peut rigoler ou il faut forcément avoir peur d'une tulipe ? et final ridicule. Rien n'est à sauver dans ce film qui restera pour moi l'un des plus mauvais qu'il m'ait été donné de voir. Pauvres acteurs qu'allaient-ils faire dans cette galère végétale ? Ennuyeux et long, vide de tout intérêt. A voir si vous avez peur des marguerites.
Il y a quelque chose dans l'air et ce phénomène énigmatique est vraiment intrigant. M. Night Shyamalan aime à laisser le spectateur dans un flou absolu, à susciter le mystère, en émaillant quelques séquences très réalistes. Pour autant, cette fuite se banalise par moments et manque de second souffle. Z. Deschanel n'y est pas particulièrement convaincante...
Thriller écologique, flippant et efficace, "Phénomènes" pâtit néanmoins d'un scénario passablement invraisemblable! Connu pour son imagination débordante, Shyamalan a quelque peu dérapé sur ce coup-là... En étant bon public et en acceptant d'avaler l'immense pilule qu'il nous propose, on se retrouve devant un film entraînant, un peu glauque et désenchanté, bien rythmé... mais interprété par des acteurs qui se demandent bien comment jouer un truc pareil! Prêter des intentions de serial-killer à la nature, c'est quand même un peu too much... Il y avait de l'idée, comme toujours chez Shyamalan, mais, cette fois, sa concrétisation n'est pas une réussite!
Phenoménal Le film le plus pitoyable de médiocrité de toute mon histoire de spectateur. Un Mark Walhlberg surnageant dans l'incrédibilité d'un rôle de scientifique des plus risibles durant tout le film, des acteurs tous mauvais, une hypothèse pseudo-scientifique des plus farfelues (et pourtant je suis bon spectateur malgré une formation scientifique initiale universitaire de biologie...) et mal mise en scène, un message gros comme un camion et rendu loufoque par le choix du scénario pourtant initialement prometteur... Nan, vraiment une grande déception intellectuelle... Et une grande peur de ne voir que ce genre de cinéma sans esprit parasiter nos écrans dans les années à venir au regard du parcours pourtant remarquable de Night Shyamalan jusqu'à ce jour fatal...
M. Manoj Nelliyattu « M. Night » Shyamalan nous offre une œuvre d'une grande sensibilité, sous la forme d'un subtil thriller psychologique et d'une initiation à la conscience environnementale, qui est spoiler: une mise en garde .
Un récit édifiant sur le profond spoiler: déséquilibre qui caractérise les sociétés modernes, qui ne sont pas en harmonie avec notre Mère Terre, qui nous donne la vie, mais qui peut aussi la reprendre si nous ne la respectons pas .
Le personnage principal, interprété par Mark Wahlberg, s’appelle Elliot Moore ; nous percevons d’entrée de jeu dans son nom l’alliage de deux forces qui ne cesseront de s’affronter durant le long métrage à savoir la religion d’une part, Elliot signifiant « le Seigneur est mon Dieu » en hébreu, la science d’autre part, Moore pouvant correspondre, entre autres, à Edward F. Moore qui théorisa la miniaturisation de la technologie ou à Stanford Moore, prix Nobel de chimie en 1972. Ce dernier nous intéresse plus particulièrement parce qu’il a étudié la structure d’une enzyme, substance produite par des organismes vivants qui intervient dans le cadre des changements chimiques ; or, que met en scène The Happening sinon la diffusion d’une toxine sécrétée par les végétaux en réaction au dérèglement de la vie humaine ?
Le professeur constitue ainsi un avatar du Malcom Crowe de The Sixth Sense (1999), un être tiraillé entre la connaissance scientifique et une nature spirituelle qui le change en âme égarée et tourmentée. Une intelligence similaire rassemble les deux films : celle du twist, comprenons du retournement de situation. Un psychologue présenté comme vivant apprend qu’il est un défunt, une végétation qui est moins déréglée que révélatrice, tel un miroir, du dérèglement de l’humanité. Aussi les personnages apparaissent-ils en caricatures monolithiques que renforcent des dialogues pompeux, une direction d’acteurs volontiers outrancière et une direction artistique pleine de choix curieux. Ils sont des fantoches jetés sur la scène d’un théâtre à ciel ouvert, leur bêtise imprègne l’écran par l’ingéniosité sadique des exécutions ainsi que par la multiplication des gros plans qui déforment le visage des comédiens. Ouvriers de chantier, policier, femme d’affaires, militaire… Tous se définissent par un costume, par une fonction précise dans une société qui les dénature.
M. Night Shyamalan propose, par le cinéma de genre, un renaturation, un raccord à la nature véritable de l’homme ; ce faisant, il nous convie à un spectacle de grotesques, à une farce cynique qu’il regarde avec une distance complaisante, comme satisfait d’une vengeance étendue sur une heure et demie. Il choisit de faire de son trio principal les membres d’un sauvetage : d’abord séparés, ils vont progressivement voir leurs liens se resserrer en harmonie avec Mère Nature, la seule divinité qui vaille et contre laquelle la vieille folle se tape la tête – échec de la bigoterie qui cache, sous ses airs de sagesse, un fanatisme et un fétichisme impropres.
Les lieux urbains que traverse la famille sont d’ailleurs marqués par leur facticité et leur convention : la maison témoin possédant une plante en plastique, le hall de la gare, la salle d’un diner ou celle d’une classe. Des lieux qu’on traverse, dans lesquels on accomplit des tâches. Des lieux dépourvus de spiritualité. Le cinéaste a donc foi en une réconciliation de l’homme avec la nature, qui prend l’aspect ici d’une communion, d’un don de soi, jusqu’à la fertilité retrouvée – le test est positif, après trois arrêts aux toilettes durant le film ! Elliot, Alma et Jess sortent malgré le danger imminent, la clausule invente un retour au Jardin d’Éden après les châtiments divins. Commencer par l’Apocalypse pour mieux remonter à la Genèse.
La pertinence du propos ne saurait pourtant éluder l’hétérogénéité d’une œuvre qui échoue à construire une intrigue sur la durée, la faute à un pullulement de thèmes traités superficiellement, à une absence de mystère et de poésie, et qui pâtit d’un mélange des tons guère maîtrisé. Une curiosité portée par la partition atmosphérique de James Newton Howard.
Ce film est un bijou est ceux qui ne le comprennent pas je peux leurs excuser, le but de ce film est de traiter la paranoïa collective suite à quelques chose que l'on ne connais pas. Oui les personnages sont commis mais il faut bien comprendre que les personnages ne sont pas le messages du film le message est avant tout de respecter notre chère planète au même titre que l'on dois ce respecter les un les autres sans pour autant avoir un masque. hé merde quoi tout est fait pour nous faire stresser les mort et musique sont plus que bien.
L'idée de départ est bonne, mais il n'y a que l'idée. Le reste est catastrophiquement mauvais. Et pour les personnages, ils sont tous comme des gens que l'on a pu croiser un jour et que l'on trouve bizarre, que l'on arrive pas à cerner, et qui ne semble pas honnête. Ce qui en dit long sur la crédibilité du jeu des acteurs. M.N Shyamalan n'a pas réussi à rester au top après 6eme sens, Signes, Incassable... Dommage
De mystérieuses toxines sèment la terreur dans le nord-est des États-Unis en poussant des gens à se suicider soudainement. 'Phénomènes' est l'occasion pour Shyamalan de faire parler son sens du suspense et sa capacité à nous faire croire à un fantastique qui, en ces temps de pandémie, paraît soudainement bien plus réel. Si le récit se déroule sans surprise, et sur un modèle finalement très similaire à 'La Guerre des mondes', il est toutefois suffisamment ouvert à des interprétations divergentes (fable écologique et décroissante, voire malthusienne ? allégorie sur le terrorisme ?) pour être satisfaisant - malgré un sous-texte potentiellement un peu réactionnaire (le couple est ici avant tout destiné à procréer). C'est néanmoins plus encore le casting désastreux et une direction d'acteurs inexistante qui font de 'Phénomènes' un film tout juste moyen.
Petit film sans prétention, mais inutile. Le sujet est pourtant interessant, mais on assiste juste à une suite sans queue ni tête, pas passionnante, avec en plus des séparations et des rencontres improbables. La fin est sympa en revanche,spoiler: y a pas d'explication rationnelle, juste la nature et l'homme , ca change des histoires compliquées ou tordues pour rien. Mais on aurait pu s'en passer.
Étonnant! Je m'attendais à un énième film catastrophe à l'américaine, rempli de clichés, de spectacle et de morale flan-flan made in USA mais je me retrouve avec un scénario intéressant où le réalisateur nous amène d'une piste à l'autre sans nous la donner directement mai en les suggérant. C'est une belle critique de la nature humaine et de sa société de ce début du XXIème siècle, individualiste, industrielle et arrogante avec un peu de théorie du complot anti-gouvernement. La fameuse histoire d'amour récurrente aux films américains est légère et ne prend pas trop de place mais traite simplement de doutes que tout couple traverse à un moment donné sans être trop intense ou mélodramatique. J'adore les effets spéciaux sans images de synthèses qui donnent un réalisme palpable ce qui détonne avec la mode actuelle de l'ordinateur qui lisse toute sensation de "vrai". Plusieurs plans sont originaux et ne sont pas dans la traditions des blockbusters. Enfin, j'ai trouvé ça très agréable à regarder et cela passe très vite. Même la fin est superbe alors que l'on pensait le tout emballé et pesé. Honnêtement je ne comprends pas les gens qui crachent sur ce film comme j'ai pu le lire avant de le voir...