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Gilles P
22 abonnés
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1,0
Publiée le 21 juin 2008
Un film monocorde, sans rythme. Au début on cherche, pas longtemps, qui va se faire descendre, après on cherche qui est le meurtrier, malheureusement évident. Aucune intrigue, ni aucun rebondissement et ce n’est pas la pauvre scène de « cascade » sur les toits de Paris qui sauve le film. Allez le voir quand même, car il paraît que le cinéma Français va mal, bon courage !
LES PETITS MEURTRES D'AGATHA CHRISTIE. La pauvre Agatha, Pascal Bonitzer l'a descendu. Comme d'habitude dans l'adaptation de ces livres, gros casting avec des personnages qui ont tous un secret. Mais là, quel ennuie et quel manque de coordination, mais ou est donc Hercule Poirot?
Une adaptation à des années et des années lumières de l'ambiance et du folklore si propre à Agatha Christie. Un film qui traîne en longueur pour une conclusion qu'on attend pendant une heure et qui prend 3 minutes du film. Plus que médiocre!
Tirée d'une intringue d'Aghata Christie ce huit clos esquive avec adresse le classique problème de ses adaptations : des dialogues, rien que des dialogues et toujours des dialogues. Ca passe très bien en livre mais en film c'est souvent usant (voir "Mort sur le Nil", "Le miroir se brisa",...)
Comme pour "Mon petit doigt m'a dit", l'histoire a été adaptée avec quelques libertés salutaires qui donnent plus de dynamisme et on se laisse glisser dans ce WE dans une maison de campagne isolée en oubliant presque qu'un crime doit arriver puis en cherchant à trouver le (ou la) coupable a partir des indices glanés.
Mais dans une histoire écrite par Aghata Christie, on est toujours manipulé et remanipulé... :)
A travers cette adaptation d'Agatha Christie, Pascal Bonitzer rend surtout hommage à Alfred Hitchcock. Dans "Le grand alibi" (2007), les références au maître du suspense sont légion : depuis le titre jusqu'à la scène fnale, où la fiasque dissimulée évoque le Harper's Bazaar de Grace Kelly dans "Fenêtre sur cour", en passant par la séquence aérienne au-dessus de l'atelier qui rappellera certains plans de "Sueurs froides". Pour le reste, on a affaire à un polar bien tenu mais mollasson, doublé d'un volet sentimental un peu convenu. Il faut dire que le roman d'origine, "Le vallon", n'est pas le plus mémorable de la romancière anglaise, mais il permettait cette étude de mœurs en parallèle de l'intrigue policière. Heureusement, "Le grand alibi" est interprété par une troupe de comédiens chevronnés, même s'il ne font pas partie de mes favoris, qui campent leurs personnages avec conviction, avec évidemment une mention toute particulière pour Caterina Murino en brune incendiaire, qui relance l'intérêt du spectateur mâle par sa seule présence.
Le grand alibi c’est surtout la grande coucherie..... Avec ça une réalisation mystérieuse qui convient au thème. Les ambiances et les dialogues qui n’en disent jamais assez!!!! Malgré tout un peu brumeux dans le récit.
Un polar, bien fade, adapté d’un roman de Agatha Christie. Mais le film manque de rythme et de de tonus. L’intrigue est transposée dans le monde contemporain, dans le milieu de la bourgeoisie parisienne, et le personnage central est un psychanalyste , qui est aussi un coureur de jupons invétéré . Les autres personnages sont aussi bien campés : écrivain raté, maîtresse italienne extravagante, jeune fille obsédée. Cela aurait pu être un bon départ. Mais la réalisation de Pascal Bonitzer se veut classieuse et esthétisante, au détriment de toute notion de suspens. Du coup on s’ennuie très vite. Les acteurs font ce qu’ils peuvent, mais on les sent frustrés. Seule Anne Consigny, que l’on a toujours grand plaisir à retrouver, et que l’on ne voit pas assez souvent, tire son épingle du jeu, grande actrice pleine de sensibilité Là ou Podalydès avait réussi en adaptant, et modernisant Gaston Leroux , Bonitzer échoue.
Ce n'est pas une très bonne idée que d'être dans le même lieu que sa femme, sa maîtresse, son ex-maîtresse et probablement d'autres relations… Agatha Christie excelle dans la mise en situation de ce genre de huis clos où tout le monde est rapidement suspecté. Bien joué par un belle brochette d'acteurs renommés (notamment Pierre Arditi, Miou-Miou, Lambert Wilson, Caterina Murino), on s'interroge sur qui a pu commettre le crime. Malheureusement le cadre bourgeois de cette grande maison, le ciel bas, un rythme assez lent, donne à l'ensemble un parfum de téléfilm de dimanche après-midi en automne après le gigot.
Je pense que ce film aurait plutôt du s'appeler "Le grand ennui". A de rares exceptions, ça joue particulièrement mal, c'est mou. Ca aurait pu tourner en huis clos, mais même là ils ont décidé de sortir des sentiers battusspoiler: , avec un final se voulant dans la veine de "Peur sur la ville" et une chute aussi soudaine que ridicule . Si comme l'indique l'affiche c'est une partie de Cluedo, c'est sans aucun doute la pire partie de Cluedo à laquelle j'ai pu assister. On se désintéresse vraiment de l'histoire. A la révélation finale, je me suis littéralement dit "C'est cool" mais ca découle certainement du point précédent, en plus du fait que ce final n'arrive même pas à nous surprendre. La tentative d'explication du scénario a posteriori m'a doucement fait rigoler, car elle est vraiment la preuve que l'on ne sait même pas le dérouler. Agatha Christie doit vraiment se retourner dans sa tombe. N'importe quelle autre adaptation en série notamment arrive à raconter une histoire en moins de temps que ne le fait ce film et à nous tenir en haleine, un énorme gâchis une fois de plus.
On ne sait pas si c'est une ode au polyamour ou un hommage à une uper class parigotte peut-être elle au moins assez bien rendue. Niveau polard c'est digne d'un telef raté du mercredi. Dommage : gros potentiel, gros casting mais film souris..
Une multitude de personnages pour multiplier les coupables possibles mais Bonitzer en délaisse tant certains qu'il se prive d'un petit jeu de dupe plus conséquent. résultat : cet "agatha Christie " ressemble surtout à du Chabrol. Le final arrive si vite qu'on a finalement la frustration de n'avoir pas été en bateau plus longtemps et d'avoir sur la table une mayonnaise toute faite plutôt qu'une mayo maison montée à la main avec le bon tempo. Demy est clairement le personnage le plus intéressant d'un casting imposant mais inégal dans le jeu, dont on a du mal d'ailleurs à saisir totalement les liens.