Richie, l’enfant le plus riche du monde, n’a qu’un seul vrai désir — avoir des amis. La comédie se construit autour de ce vide affectif dans un décor de rêve, où il possède un McDonald’s et une montagne privée façon Rushmore. Ça frise le kitsch, mais ça crée une atmosphère unique, un monde enfantin ultra maîtrisé — c’est assumé, et ça respire une sincérité presque naïve.  
Les personnages & la distribution
Macaulay Culkin est un Richie pur, maladroit et attachant. Roger Ebert loue sa fraîcheur et la justesse de son jeu — loin des rôles larmoyants qu’il enchaînait alors . Les parents (Edward Herrmann et Christine Ebersole) surprennent par leur chaleur, loin des clichés froids habituels . Quant à John Larroquette, patio parfait en méchant Van Dough gluant à souhait, il pousse bien le contraste. Le majordome Cadbury (Jonathan Hyde) est une vraie trouvaille : rassurant, dévoué, tout droit sorti d’un roman de Dickens moderne.
Le rythme & l’humour
C’est là que ça se gâte un peu : le film met du temps à passer à l’action. On s’installe, on admire les jouets, on sourit, mais on patine un peu sur la durée. Plusieurs spectateurs trouvent le début trop mou, la séquence central moins solide . Mais quand les inventions foisonnent et que le quiproquo devient thriller enfantin, ça reprend avec une énergie pop kitsch géniale — surtout dans le monde technologique décalé des inventions farfelues.
Les défauts
Le charme a ses failles : les critiques ont souvent trouvé le scénario trop linéaire, sans vraie tension dramatique . Les clins d’œil sont nombreux, mais le film manque d’un vrai souffle épique. Pour certains, Richie reste trop parfait pour être pleinement crédible, et le propos reste dans le trop sage.