Reprenant les points cruciaux, prenant le flambeau hérité du sens critique sur ce film seventies coloré, à ce qui parait fera rire et peur, y'a de la musique, des chants. Y'a de la joie, ce n'est pas bien, y'a des grimaces devant la caméra pitrerie piteuse, une mauvaise impression interprétative, y'a de l'ennui.
C'est pas parce qu'il y a des RIP qu'on va s'émerveiller au bout du suspense dramatique enregistré fiché, ça ne change rien de cette mise en scène qui met les nerfs à vif, Cap Fear. Ça parle de vampires, alors partons les chasser dans leur terre de Transylvanie, gousse d'ail bon pour l'haleine, la santé et une croix morale pour le moral, battre le fer tant que c'est encore chaud.
Rencontrant embûches sur route enneigée, un marché gauche pour la réalisation duo professeur premier assistant, y'a des suceurs assoiffés de vin rouge très gaie, la révolution sexy 1968 culturelle, amoureusement roman. Au bal des vampires, l'aristocratie épouvantable horrifique dégoûtée à déguster savoureuse, relevée de pointe de sel dans cette note finale, et c'est parti pour contaminer le bohémien rhapsodie.
Il n'est pas simple à critiquer "ce bal des vampires" car en définitive c'est l'un des premiers ovnis cinématographiques. Complètement décalé, complètement loufoque, complètement barré ; le bal des vampires scotche du début à la fin et le métrocolor rajoute à l’ambiance... Pour finir, le plus troublant, c'est comment Roman Polanski réussit à faire tenir ce film debout. Le mariage hasardeux du vampire et du loufoque fonctionne comme une machine bien huilé. Très impressionnant.
Le bal des vampires est peu reconnu, pourtant c'est un parfait concentré parodique des créatures fantastiques que sont les vampires, les tournant presque au grotesque! Roman Polanski a su mélanger autodérision, humour et fantastique avec perfection. Un bon tour de force!
"Le bal des vampires" ne sera finalement pas si emballant que ça ! Cet exercice mêlant approche comique et horrifique ne trouvera pas réellement de prouesse particulière si ce n'est la qualité de ses décors. Ici, le scénario reste très léger ; Polanski nous habituera à un style bien plus aiguisé dans la suite de sa carrière, aussi bien dans le fond que dans la forme. On pouvait espérer davantage de ce long-métrage précédant le chef d’œuvre et néanmoins mystérieux "Rosemary's baby", ou ce dernier sera pour le coup, lui, clairement angoissant.
Niveau comédie, le film a très mal vieilli. Mais il y a toujours cette ambiance unique, entre humour et effroi total, qui est propre à ce film. Certaines scènes, notamment la fin (avec le miroir), sont inoubliables.
Culte ? Je ne comprends pas, je suis fan de fantastique mais cette pseudo parodie de la Hammer n'est ni drôle, ni effrayante et plutôt mal jouée et longuette.
j'ai beaucoup apprécié les couleurs et le soin apporté aux décors, très minutieux, surtout le début du film dans l'auberge, qui répond bien aux clichés qu'on a dans la tête sur les Carpates au XIXe siècle. Après, aïe, aïe, aïe, ça patine méchamment dans le goulash (plat hongrois, pas roumain, mais il y a beaucoup de hongrois en Roumanie, alors bon). La malheureuse Sharon Tate, beauté très sixtie fauchée en pleine gloire, en a fait fantasmer plus d'un, ce qui explique sans doute la réputation à travers les âges de ce gentil naveton, au rythme d'une lenteur affligeante et indigne d'un film qui lorgne vers le registre comédie parodique.
M'attendant à plus d'originalité et de décalé de la part de Polanski, j'ai dû déchanter lorsque j'ai souhaité me faire une impression finale de ce film. En outre, celui-ci a considérablement vieilli et c'est un euphémisme de le dire puisque cela se remarque bien trop... En reste une agréable comédie bien gentillette...
Somptueuse épopée transylvanienne.Une parodie intelligente de film sur les vampires ou se mélange le burlesque et le fantastique.Aiguisez vos incisives!
Enormissime, on passe un bon moment, sympa, rigolo, j'aime, je le cherchais depuis longtemps, j'en avais le souvenir, et heureusement, en parlant avec mon père, hop je l'ai trouvé !
Un film très intéressant qui constamment nous fait hésiter entre l'envie de rire des blagues nulles mais volontaires et celle de rire de la ringardise vieillotte loin d'être voulue. Les plus exaspérés peuvent aussi remplacer "rire" par "pleurer". Ca ne change en rien la problématique de ce film. Quoi qu'il en soit ce film a fait beaucoup rire l'exaspéré que je suis.
Une parodie de film de vampires qui a vieilli mais qui conserve un certain charme. Le Bal Des Vampires ressemble sur certains aspects aux films de la Hammer mais se distingue de ceux-là en incorporant un humour burlesque. On y trouve aussi pas mal d'imperfections sur le plan de la réalisation, probablement volontaires. L'image du vampire est également modernisée, celui-ci vit désormais en communauté et sa personnalité peut s'écarter de celle du vampire traditionnel. Roman Polanski joue lui-même l'un des deux rôles principaux. Pour le plaisir des yeux, Sharon Tate, qui allait être sa femme, joue le rôle d'une charmante villageoise à la chevelure de feu. Tragiquement, elle fut assassinée trois ans plus tard par la secte de Charles Manson ! En attendant, sortez vos gousses d'ail et vos crucifix, le monstre pourrait rôder...