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Nyns
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3,0
Publiée le 5 janvier 2017
Mis à part la présence de Johnny Depp au casting, cet étrange biopic en noir et blanc apparaît comme une référence à part dans la filmographie de Tim Burton. On reconnaît la préférence du réalisateur pour les extravertis, pour le reste tout est vrai, rien ne sort d'une quelconque imagination, si ce n'est de celle farfelue du réalisateur Ed Wood, nommé pire réalisateur de tous les temps après sa mort. D’une part Burton nous donne toutes les données nécessaires pour comprendre ce sobriquet humiliant mais d’un autre côté nous permet de développer une empathie quasi inévitable dans sa description et l’interprétation pleine de sincérité de Johnny Depp. En un mot : le pauvre. Cette histoire m'a inspiré beaucoup, beaucoup de peine (surtout quand on apprend comme à finis l’artiste), car observer ce joyeux luron faire son métier avec une passion fulgurante est très attristant. Oui tout va très vite, surtout sa façon de tourner… un peu moins l'intrigue en elle-même ! Même s'il a eu un regain de popularité dans les années 80/90, on comprend quand même que ce brave Ed Wood a vécu sans reconnaissance critique et du public, ce qui a fini par atteindre ce qui semblait être un éternel optimisme propre à lui-même présenté dans le film. Sans développer une quelconque passion ni envie de découvrir ses films, on apprend quelques infos (un film sur les transgenres dans les années 50 à Hollywood, amazing), c'est plutôt touchant.
Sixième long-métrage du réalisateur Tim Burton, Ed Wood fait le choix d'évoquer, en l'espace de deux heures et sept minutes, la vie et le travail d'Ed Wood, cinéaste sacré "le plus mauvais de tous les temps". Étonnant de la part de Burton, qui n'a pas franchement d'affinités particulières pour le genre du biopic ("Je ne suis pas un très grand fan du genre. Quand je vois des biopics, je ne les trouve ni réalistes ni vraiment intéressants. Je n'aime pas que l'on me dise: "En 1959 ceci est arrivé", car je ne crois pas à ce genre d'objectivité.").
En fait bien plus qu'un biopic, Ed Wood se veut une réflexion sur le processus de création artistique. Malgré les ratages successifs qu'il met sur pied (Glen or Glenda?, Bride of the Monster, Plan 9 from outer Space), Ed Wood ne perd ainsi (presque) jamais en confiance en lui-même et ne perd jamais cette soif de création et cet amour pour le cinéma qui le caractérisent. C'est cela qui intéressait le réalisateur de Beetlejuice et d'Edward aux mains d'argent en tout premier lieu: "Ce qui est important, c'est le processus créatif et le plaisir qu'on y prend. Il faut accorder cela à Ed Wood: la flamme qui l'animait (...), voilà ce que j'aime dans son personnage. Il est rare de rencontrer à Hollywood des gens qui sont simplement heureux de ce qu'ils font sans se soucier des ramifications ou des conséquences, de ce que le studio va penser ou de ce que sera le box-office".
Car Ed Wood est bien un personnage qui semble vivre ailleurs, et un réalisateur qui semble tourner autre part; bien loin des impératifs budgétaires, des exigences des producteurs, des conditions de tournage (temps limité, la star Bela Lugosi qui meurt pendant un tournage...)... Il vit dans son propre monde, dans ses propres sphères; en faisant bien fi de ce que peuvent dire et les critiques et les producteurs et de ce que peuvent être les chiffres du box-office. La belle scène où il rencontre Orson Welles (interprété par Vincent D'Onofrio) prouve que, en dépit des résultats finals, ce qui compte avant tout c'est la conviction, la passion, la flamme avec laquelle on se consacre à la création d'une oeuvre d'art.
Il me semble bien que c'est comme cela que peut être compris Ed Wood: une ode à la passion créatrice et à la fougue artistique, qu'importe le résultat. Dans le rôle de cet inventeur incompris, mi-génie mi-charlatan, Johnny Depp est magnifique (décidément toujours sublime lorsqu'il est filmé en noir & blanc; voir aussi Dead Man de Jim Jarmusch). En lui conférant un air d'illuminé mêlé à de l'innocence (un gamin qui fait des bêtises en fait), il rend son personnage extrêmement attachant (il faut le voir dire que "Orson Welles avait 27 ans lorsqu'il a tourné Citizen Kane"). Dans le rôle de Bela Lugosi, un espèce de barjot iconique de la série B d'horreur (Frankenstein, Dracula...), Martin Landau est, quant à lui, tout simplement hilarant, et a remporté un Oscar amplement mérité ("Beware! Take care!").
Néanmoins, malgré ces éminentes qualités, il semble qu'on aurait pu aller encore plus loin et faire plus. Le film a des allures encore trop sages. L'hommage à la passion créatrice malgré tout aurait pu être encore plus fort. Ici, certaines scènes de la vie d'Ed Wood sont simplement juxtaposées, et, malgré ses intentions bienvenues, il se trouve que Tim Burton cède tout de même à plusieurs exigences obligées du biopic. Tout de même, le projet reste digne d'être salué, pour ses partis-pris (faire l'éloge de la foi en l'art, en dépit du résultat) tout comme pour son originalité (s'attaquer au réalisateur "le plus mauvais de tous les temps", il fallait l'oser), pour son très beau noir & blanc, pour Johnny Depp et pour Martin Landau.
La première collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp traite du "pire réalisateur de tous les temps" : Ed Wood. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce nom n'est pas issu de l'imaginaire fourni du réalisateur malgré ses consonances cocasses. C'est un biopic qui raconte l'histoire d'autres films qui sont connus pour être les pires navets jamais créés. Et si l'oeuvre titrée "Ed Wood" n'a rien d'un navet (c'est exclu par la seule présence des deux personnes précitées), elle possède un certain minimalisme frustrant. La créativité de Burton qui fait normalement son charme est absente, le noir et blanc n'a pas d'intérêt et le tout est trop long pour un sujet si étroit et tellement apparenté au thème de l'échec. Pour avoir été doublement oscarisé, il a forcément du mérite mais ce n'est pas un film distrayant.
On parle souvent des grands réalisateurs qui ont changé la face du cinéma tels que Welles, Hitchcock ou Kubrick... Mais là où il y a le bon, il y a le mauvais, alors qui est donc le plus mauvais réalisateur ? Burton nous offre la réponse en images avec ce film retraçant la vie de Edward Wood Junior, de ses débuts jusqu'à la sortie de son "chef-d'oeuvre", Plan 9 from Outer Space. La réalisation est très agréable, de très beaux plans parfaitement cadrés.Les mouvements sont très bien coordonnés et fluides. Le scénario est intéressant, parfois drôle et émouvant, mais il y a quelques longueurs. Les personnages sont bien écrits et très attachants, en particulier celui de Bela Lugosi. Les acteurs sont vraiment crédibles, ils incarnent leur personnage à la perfection. Les dialogues sont très bons, pleins de vie et souvent amusants. Le noir et blanc du film est magnifique, très bien maîtrisé. Le montage est intelligent et bien amené. Les décors sont excellents, les costumes sont assez bons et pour la seule fois où Burton ne fait pas appel à Elfman pour la musique, Howard Shore s'en sort très bien. Ed Wood est un très bon biopic et un bel hommage au cinéma.
Tim Burton ici nous montre l'histoire vraie et tragique d'Edward Davis, le réalisateur le plus mauvais des années 50 ici interprété par Johnny Depp qui prend parfaitement son rôle à cœur. On nous retrace sa vie intime, sa passion pour le cinéma qui pourtant ne le met pas au devant de sa célébrité, son acharnement auprès de producteur et d'acteurs pour les associés à ses films. Sa rencontre et amitié avec le Dracula de tous les temps, Bela. Une mise en scène et des costume soignée. Un film en noir et blanc donne ce coté rétro pour nous resituer dans son époque et son contexte. Quelques faiblesse dans ce film notamment ces longueurs par moment mais qui ne perturbe pas vraiment notre sensibilité à cette histoire. Un mélange de burlesque et de tristesse. Un Burton toujours aussi de qualité.
J'aime beaucoup le cinéma de Tim Burton et parmi tous ses bons films Ed Wood est mon préféré avec Big Fish. En racontant l'histoire "du pire réalisateur du cinéma" (ce qui était probablement vrai avant que Bernard Henri Levy ne fasse un film); Tim Burton fait une déclaration d'amour magnifique au cinéma. Car si Ed Wood fait effectivement des films nuls et qu'il nous fait rire, il est filmé avec une certaine tendresse qui le rend attachant. La prestation de Johnny Depp dans le rôle titre est dans la même veine, il est dans l'exagération permanente mais il s'en dégage une sincérité incroyable. Le reste du casting est lui aussi très bon avec une mention spéciale pour Martin Landau qui redonne vie à Bela Lugosi interprète vedette de Dracula tombé dans l'oubli et dans la drogue. La mise en scène de Burton est vraiment soignée et la musique faisant beaucoup penser à celles que l'on peut entendre dans les films de genre des années 50 est très juste. Je disais que c'était une déclaration d'amour au cinéma, à son côté artisanal et inventif, car finalement il rend hommage à des films effroyablement mauvais mais qui sont fait avec passion et la morale que l'on pourrait en tirer c'est l'importance de vivre sa passion quelqu'en soit le résultat. En cela il a parfaitement saisi l'essence du personnage d'Ed Wood et de ses films à savoir quelqu'un de complètement à côté de la plaque mais dont la sincérité fini par le rendre sympathique exactement ce que j'avais ressenti en regardant Plan 9 From The Outer Space peut être effectivement le pire navet que j'ai jamais vu mais à un degré que cela en devient génial.
Un des films majeurs de la filmo de T. Burton, un biopic consacré à un cinéaste considéré comme le plus mauvais de tous les temps mais dont le cinéaste est fan. En effet, Wood est un réalisateur médiocre, qui se contente d'une prise, pas forcément bonne en plus, mais c'est un amoureux authentique du cinéma, des films et de B. Lugosi avec lequel il entretient une relation presque filiale. Comme tout biopic de cinéma, il est forcément partial, incomplet et il travestit certains faits mais la maîtrise visuelle de Burton est alors au top tandis que J. Depp sort une prestation géniale, inspirée, exaltante bref, il est magistral. Il est extrêmement bien entouré également avec un M. Landau fabuleux notamment tandis que le film, assez étrange dans sa construction ou dans son univers, est parfaitement mené de bout en bout, n'ennuyant jamais et dressant en creux le portrait d'un homme attachant, porté par une foi inébranlable en sa passion et sa capacité à faire des films. Et si les films sont aussi cheap, c'est aussi parce qu'il évolue en dehors du système et avec des moyens dérisoires (la légende veut que le séquence de générique du film de Burton ai coûté aussi chère que tous les films de Wood réunis) et surtout, il incarne le fait qu'il n'est pas nécessaire d'être doué pour faire du cinéma, que ça appartient à tout le monde, que c'est un art universel et qu'il suffit juste d'y croire assez fort pour y arriver. Bref, c'est un film subversif, passionnant et par instants, magique. D'autres critiques sur
Ce film est génial, je l'ai d'ailleurs conseillé à mon entourage. Johnny Depp si touchant en artiste maudit, Landau archi convaincant et tonitruant en Bela Lugosi. On suit l'histoire de ce cinéaste raté, qui réunit au compte-goutte les fonds pour financer ses films. La relation entre Bela et Edward est super développée, entre frustrations et concessions. Le choix du noir et blanc, pour ce biopic historique, était très pertinent et bienvenu. Film à voir et revoir !!
Un chef-d’œuvre qu’on ne présente plus, Ed Wood est un film mémorable, où tout se trouve ! Vraiment très bon métrage. Porté d’abord par ses acteurs ! Et oui, il faut bien le dire, c’est superbe de bout en bout ! Johnny Depp s’empare du personnage d’Ed Wood avec un entrain et une malice de chaque instant. Il sait rendre son personnage attachant, et fait preuve d’une grande rigueur. Il est excellent et forme, avec Martin Landau un duo de premier ordre. Ce dernier est totalement jubilatoire dans la peau de Bela Lugosi, il se fond dans ce personnage vieillissant et malade avec une incroyable aisance. Dans les seconds rôles des acteurs non moins mémorables. Lisa Marie et son physique sculptural tout trouvé pour Vampira, Bill Murray toujours excellent acteur de soutien dans des comédies, Sarah Jessica Parker dans un rôle bien loin de Sex and the City, et je retiendrai aussi la sublime Juliet Landau qui avait un physique tout trouvé pour jouer une héroïne d’un film d’Ed Wood. Le casting est excellent mais au service d’une histoire qui l’est non moins. Burton signe un film drôle, émouvant, alerte, sincère, tant est si bien qu’on assiste à l’un des meilleurs biopics possibles. Burton échappe au côté souvent académique des biopics, et nous livre un métrage plein de tendresse, qui, plus largement, met en lumière les petits artisans du cinéma (qu’on trouve encore de nos jours d’ailleurs). C’est vraiment un film fort et authentique, qui se suit avec un indéniable plaisir, surtout pour ceux qui ont déjà vu quelques Ed Wood. Formellement rien à redire. Le choix de la photographie en noir et blanc était tout à fait justifié et ça fonctionne à merveille pour nous plonger dans l’époque et l’ambiance. La mise en scène est parfaite, avec des mises en abyme remarquable. Cela sans oublier la bande son d’Howard Shore, comme souvent très solide. D’un point de vue technique Ed Wood bénéficie de l’excellence de Burton pour apporter fantaisie et originalité, et l’on assiste à un métrage qui est tout sauf académique et pompeux. Souvent le travers des biopics. Clairement un superbe film que je ne peux que conseiller. Poétique, drôle et émouvant, c’est une plongée passionnante et dans la filmographie de Burton, et dans le cinéma fauché des années 50. 5
Tim Burton retrace à travers cette biographie, la vie cinématographique du "pire réalisateur de tous les temps" : Ed Wood Jr. Cet hommage montre le réalisateur Ed Wood sympathique et passionné malgré l'indéniable fait qu'il est mauvais. Une bonne comédie à la fois intrigante et triste. Les interprétations sont extraordinaires, surtout celle de Martin Landau en Béla Lugosi, saisissante ! J'irai jeter un oeil à la filmographie d'Ed Wood à l'occasion. A découvrir pour son aspect historique. Il est toujours intéressant de voir la difficulté d'obtenir des fonds et des acteurs. Le génie d'Ed Wood est sans doute d'avoir réalisé autant de film "mauvais" qui ont contribué à sa légende.
Un des films les plus personnels de Burton et ça se voit dès le début avec la première scène qui est assez originale. ça se sent aussi par le choix en noir et blanc, Burton s'est battu pour que le film soit comme ça et il a eu raison. Le noir et blanc rend un effet assez personnel et intéressant une fois de plus. Burton ne se prétend pas de montrer l'échec permanent d'Ed Wood, mais il montre aussi son amour pour le cinéma mais aussi son implication dans les films. Au fond ses films étaient mauvais mais il y a une certaine honnêteté qui se dégagent de ses films. Le personnage merveilleusement interprété par Depp est du coup très attachant. Idem pour le personnage de Bela Lugosi, qui ne connaît plus le succès et qui tourne ses derniers films avec Ed Wood. On voit les difficultés qu'ils ont rencontré, surtout pour trouver de l'argent, mais aussi pour faire face au manque de budget permanent. La réalisation est en fait assez simple, malgré quelques effets de caméra et un contre-plongée. En revanche la mise en scène est vraiment excellente. Une fois le film terminé je m'étais vraiment attaché au film et aux personnages
Comme ce bon vieux Jack Skellington, Ed Wood est intiment persuadé que ce qu'il fait, c'est bien! Il ne recule devant rien malgré les galères qu'il rencontre au cours de sa vie! Une excellente comédie dramatique qui traite sur la confiance en soi et le regard des autres. Une preuve que la honte ne tue pas!... et que ce qui nous tue pas nous rend plus fort!
Tim Burton signe Ed Wood, histoire romancée du "pire réalisateur de film de tous les temps". L'image en noir et blanc, les plans, et les acteurs sont bons, mais le film n'évite pas certaines longueurs. De ce fait, le scénario se défile linéairement sans réelle évolution ou tournure particulière. Pas de surprises donc pour un film un peu long, mais se laissant regarder, au moins pour la performance de Johnny Depp. Les connaisseurs d'Ed Wood y trouveront davantage leur compte.
Ed Wood est un film vraiment fascinant, l'un des chefs d'œuvres de Tim Burton. Le film retrace la vie d'Ed Wood, le pire réalisateur de tous les temps, cet homme, déjà, est à la base fascinant, de part sa sincérité dans son œuvre et sa naïveté, pensant à chaque fois faire du bon travail et aimant le faire. Il est magnifiquement interprété par Johnny Depp qui arrive parfaitement à recréer la personnalité très intrigante de Wood, tout comme Martin Landau, effrayant à souhait dans le rôle du non moins incroyable Bela Lugosi, inoubliable Dracula. Le film montre la réalisation des films les plus connus d'Ed Wood, dont Plan 9 from outer Space, désigné comme le pire film de tous les temps et devenu si culte aujourd'hui, ce qui m'a d'ailleurs un peu dérangé, c'est que l'accueil de ce film n'est pas évoqué comme pour les autres alors que c'est le plus intéressant. Bref le film est tout de même une réussite totale, Tim Burton montre une nouvelle face de son talent en reprenant le style de réalisation de Wood et le genre de plan que l'on peut voir dans ses films mais en bon (sans vouloir me moquer, évidemment), il refait certains plans iconiques de la filmographie de Wood et on a vraiment l'impression de voir un de ses films, de plus, le noir et blanc est assez différent de ce qu'on a l'habitude de voir et crée une atmosphère vraiment particulière, comme dans les films de Wood. Enfin, le cinema qui parle de cinema sont pour moi bien souvent les meilleurs, surtout lorsqu'il traite de deux êtres juste fascinants, il n'y a pas d'autres mots, comme Ed Wood et Bela Lugosi