Suspiria
Note moyenne
3,7
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290 critiques spectateurs

5
89 critiques
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90 critiques
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50 critiques
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27 critiques
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scorsesejunior54
scorsesejunior54

181 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 août 2008
"Suspiria" est probablement le film le plus reconnu voire adulé (par certains) de Dario Argento, maître incontesté de la série B transalpine sanglante des années 70. Intervenant deux ans après "Profondo Rosso", il se situe globalement dans la même veine particulièrement en terme d'ambiance mais s'en démarque néanmoins sur certains points pas si anodins que ce que l'on pourrait penser. Déjà, l'ouverture vers le fantastique permet au metteur en scène de préserver plus longtemps son suspense tout en multipliant d'innombrables événements spectaculaires sans risquer de paraître grotesque puisqu'il opère déjà dans une veine surnaturelle (autrement dit, les incohérences assez nombreuses sont plus facilement pardonnées). Ensuite, cette excursion vers un genre différent de son autre long-métrage majeur le laisse mettre en avant un sens de l'auto-dérision plutôt réjouissant que ne possédait pas (ou du moins, dans une autre mesure) son prédécesseur : à aucun moment, Argento ne semble ne prendre au sérieux ; quitte à devoir laisser dérouler une intrigue conventionnelle (laquelle n'est qu'un prétexte à un exercice de style), autant s'amuser avec les clichés imposés (n'oublions pas que nous sommes dans un film de genre petit budget !). L'humour est présent comme en témoigne notamment le dernier plan du film, assez révélateur du regard que le cinéaste porte sur sa création qu'il considère sur le fond comme une grosse blague. C'est donc tout logiquement que l'on adhère à une esthétique très BD, que ce soit dans l'utilisation des lumières et des couleurs (volontairement à la limite du criard) qu'au niveau de la photographie, du montage et des points de vues choisis. Tout ici semble sortir d'un joyeux "comic book", rythmé et haletant ne recherchant à aucun moment à se voir plus beau qu'il ne l'est. Voilà très certainement le plus grand mérite d'Argento, admirable artisan devenu artiste le temps de quelques séquences tout à fait remarquables dans leurs jouissifs excès. Je marche.
gimliamideselfes

3 455 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2016
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en voyant Suspiria n'ayant jamais vu de Dario Argento. Il faut dire que mon rapport avec le cinéma italien d'horreur est un peu limité à Bruno Mattei, quelques mauvais Mario Bava et Joe D'Amato (pas vraiment une référence), j'ai plus exploré la sphère nanar donc.

Et c'est donc très attentif que je lance Suspiria, que j'ai vraiment aimé. J'aime cette manière, sans doute un peu lourde, de venir nous mettre dans l'ambiance dès le début, avec cette musique incessante, nous mettre ainsi mal à l'aise jusqu'à la première mise à mort, où l'on entendra enfin le silence.

Suspiria est le genre de film qui se veut être une expérience à part entière, qu'elle soit visuelle, auditive, ou bien tout simplement sensorielle. Parce que c'est ça qui est proposé, un film qui va jusqu'au bout de ses idées cinématographiques, de son envie de faire un film qui visuellement soit magnifique et en même temps assez dérangeant.

J'aime d'ailleurs le fait que l'on ne sache pas réellement ce qui se passe, qu'on soit dans le flou, que la mise en scène nous fasse sans arrête sentir qu'il se passe des tas de choses étranges, mais sans qu'on ne puisse réellement les saisir. Par contre, tout ceci a des limites, notamment à la toute fin, où tout ça semble se conclure un peu facilement, sans forcément tout expliquer (ce qui n'est pas un mal), mais surtout sans que l'on comprenne pourquoi cette "américaine" pose tant de problèmes et qu'est-ce-qu'ils peuvent bien avoir contre elle.

Mais à part ça, j'aime vraiment la manière avec laquelle tout est amené, que ça soit les meurtres, les moments de suspens, Argento prend le temps de faire monter la tension, on voit que c'est inquiétant, l'image est rouge vive, la musique s'emballe, on comprend petit à petit que tout ceci est sans issue heureuse, que la porte salvatrice, par exemple, ne sera jamais atteinte, renforçant l'angoisse par rapport au destin tragique promis aux personnages.

C'est un film qui se sert des archétypes du cinéma avec la jeune fille naïve qui débarque dans un lieu nouveau où règne la bizarrerie, avec une foultitude de personnages plus inquiétants les uns que les autres et qui va mener l'enquête. Ici on ne peut pas dire que les personnages soient très travaillés outre leur fonction et pourtant, le film n'en a limite pas besoin puisqu'il propose un cadre, un univers sensoriel à ses personnages. Le fait que l'on connaisse immédiatement le personnage, rien qu'en le voyant, permet de multiplier les scènes angoissantes sans passer par trop d'exposition, d'être immédiatement dans le vif du sujet, dans ce qui est fascinant et intéressant : le mystère.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 septembre 2010
Cacher un mauvais scénario et une mauvaise mise en scène derrière des bruits stridents et tonitruants, et des explosions de couleurs flashies, est absolument malhonnête. C'est une horreur cinématographique qui nous est livrée là, je m'explique:
-Le scénario: Il tient sur un post-it. Les incohérences sont multiples (Changement de pièce pour le premier meurtre totalement incompréhensible: la victime se retrouve tirée hors de l'immeuble par une fenêtre, puis dans ce qui doit être le local à poubelles, puis au dessus de la grande verrière de la cour intérieure de l'immeuble; pourquoi les grosses vach...les sorcières jettent un sort à Suzy dès le départ ? Pourquoi assiste-t-on à une pluie d'asticots ? Pourquoi font-elles boire à Suzy de la peinture ? A qui appartient le bras poilu au début ? Qui est le tueur au rasoir et pourquoi n'est-il pas foutu d'ouvrir une porte ? Comment l'aveugle peut-il avoir entendu des "choses" alors qu'il n'est là qu'en journée, et joue du piano ? Pourquoi y a-t-il des barbelés dans une pièce ?), il est plat, sans saveur, devient vite incompréhensible...J'ai rien compris.
-Les décors: Caramba quelle horreur ! Le kitsch, certes, mais on est loin du kitsch de Phantom of Paradise (ou même de Derrick...) ou de Star Wars ! Les couleurs sont affreuses, pétantes, aggressives, et tellement mal venues pour certaines (la Chambre qui passe du rouge au vert, le placard bleu), ou alors très mal faites pour d'autres (genre le sang vermillon gouache ! Argento a dû en trouver quelques pots sur le plateau...). Cela forme un gallimatias cauchemardesque qui fait mal aux yeux et on ne sait plus si on doit regarder les décors ou les personnages.
-La musique: A l'orgue éléctronique ou au synthé ? Aucune idée, mais qu'est-ce qu'elle est forte ! Surtout au début. On nous assène ça dans les oreilles, à tel point qu'au bout de 10 minutes, on a la tête au carré. Et ces voix qui crient "Witch ! Witch !"...Horrible.
-Les effets spéciaux: Beuh ? Si la verrière qui explose au début est pas mal, le reste...pouah ! La fille poignardée au début: des coups de couteau en gros plans dans une plaque en carton imbibée de gouache. Lorsque la fille se fait égorger dans un champ de barbelés (no comment.), qu'est-ce que c'est mal fait ! on dirait qu'on tranche un gros jambon de supermarché, ou un latex marron ! Idem pour l'aveugle et son chien. The "must" étant quand même la fameuse Reine Noire (ou Mater Suspiria pour les intimes): un masque en latex couleur vert caca d'oie informe, avec des mains aux ongles longs et noirs en latex disponibles dans toute boutique de déguisement. A la fin, on assiste à la destruction du manoir, ou plutôt, l'explosion de quelques objets par ci par là pour nous faire comprendre qu'il se détruit (genre un vase, une porte en carton, une fitre...).
-Les acteurs: Ha ha ! Pour les jeunes filles en fleur (dont Jessica Harper): roulement d'yeux, élévation de sourcils, entrouverture de bouche, petits cris effrayés, écarquillement des yeux quand elles ont peur ou meurent...A noter que l'une d'elles a un éclair à un moment et se met à faire semblant d'avoir très peur. Pour les sorcières: visagse monoblocs, sauf quand celle qui sourit tout le temps s'énerve contre l'aveugle. Je le dis, le meilleur acteur, c'est le chien !

En bref, un film incompréhensible et mal fichu, assez curieusement élevé au statut de film culte et apprécié.
Uncertainregard
Uncertainregard

143 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 novembre 2011
J'ai beau insisté, j'arrive toujours pas à apprécier le travail de Dario Argento soit disant "maitre" de l'horreur. Je m'efforce de me dire qu'il en faut pour tous les goûts et que je ne fais pas partie de son publique...
jthuil
jthuil

23 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2018
Argento filme son oeuvre la plus célèbre et la plus appréciée par le public : un opéra gore à l'introduction aussi terrifiante que magnifique, qui révolutionne la grammaire horrifique avec son style inimitable et la musique obsédante des Goblins. Un classique à ne pas manquer.
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juillet 2012
Film de sorcières moderne, kitsch, Suspiria s'inspire des grands classiques du Cinéma d'horreur, notamment Le Masque du démon de Mario Bava, qui était le maître de Dario Argento.
La bande-son est affreuse, et je vous conseille de faire très attention à la musique qui déchire les oreilles, tandis que les dialogues ne s'entendent qu'à peine.
Suspiria est un film culte. Il faut donc s'en méfier. Et on n'aurait pas tort, car à force de rechercher l'inédit et l'originalité, ce film, qui débutait comme un navet, se révèle splendidement dégoutant et incompréhensible. Les scènes de meurtres et celles de terreur (l'invasion des larves), se révèlent plus répugnantes qu'effrayantes.
Suspiria est un film d'horreur et donc possède toutes les limites du genre. Le film d'horreur a cette particularité de n'avoir ni histoires (quel intérêt ? il ne peut y avoir de quête, d'objectif quelconque), ni de personnages : il y a quelqu'un qui tue, et quelqu'un qui se fait tuer. Bon, pourquoi le premier tue ? Peu importe, ce qui compte, c'est qu'il fasse peur. Alors pourquoi le deuxième se fait tuer ? Peu importe, ce qui compte, c'est qu'il ait peur. Avouez tout de même que c'est légèrement limité, et que intérêt peut avoir un personnage qui ne fait que hurler de terreur ou un autre qui n'est qu'une bête assoiffée de sang, et que même dans la plupart de films d'horreur on ne voit pas ? Alors pour le spectateur, que reste-t-il ? Le plaisir d'avoir peur ? Ou celui d'être promené d'horreur en horreur, les oreilles polluées d'une musique fatigante ?
Magali D
Magali D

6 abonnés 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 février 2009
un film qui a apparemment très mal vieilli, effets spéciaux grotesques, tout comme l'interprétation des acteurs d'ailleurs. j'ai décroché au bout de 15 minutes!
Kalie
Kalie

84 abonnés 970 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2015
Pour moi, il s’agit du plus beau film de la grande époque du cinéma d’horreur italien. Esthétiquement, la qualité de la photographie, de l’éclairage et des couleurs est un plaisir pour les yeux. A condition, cependant, de voir ce film dans sa version restaurée en Technicolor d'origine. Sur le fond, la BO flippante contribue autant que les scènes gore crûment mais magnifiquement filmées à susciter la peur. Et bien sûr, l’actrice Jessica Harper (« Phantom of the Paradise ») aussi fragile (ses grands yeux) que déterminée est sublime. Voilà un classique horrifique de haute volée.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2015
Portée par une musique mythique de Goblin, Suspiria (Soupirs) bénéficie d'une mise en scène soignée, d'un superbe décors art nouveau de château hanté, et d'une magnifique lumière sublimée par l'omniprésence de la couleur rouge. Fasciné par l'occultisme et l'ésotérisme, Dario Argento réalise ici un film particulièrement effrayant et violent, grand classique du genre.
lamaindeDieu
lamaindeDieu

8 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 novembre 2010
Assurément ce film a mal vieilli... tout au plus une série Z totalement décalée, totalement kitch années 70... dommage car Dario Argento a prouvé par ailleurs qu'il pouvait être un grand artiste, par exemple dans le syndrome de Stendhal.
Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2010
Une école de danse classique, dans laquelle débarque un jour de forte pluie une jeune Américaine, s’avère être en fait un repère de sorcières dirigée par une experte de la profession, morte a priori depuis des siècles… Après quelques morts sanguinolentes (bains de sang couleur Ripolin !) et un embryon d’énigme, tout finira par rentrer dans l’ordre… Cela s’appelle un film d’horreur et c’est dirigé en l’occurrence par un des maîtres incontestés du genre, Dario Argento. Je ne conteste pas son expertise et sa maîtrise de nombreux effets sonores ou visuels. Ce que je n’arrive toujours pas à saisir, c’est à quoi cela est supposé servir… si c’est à faire peur, je me demande à qui, si c’est à réfléchir, alors là, il faut m’expliquer. Bref, je n’adhère pas, mais pour montrer mon ouverture d’esprit et en reconnaissance des qualités cinématographiques réelles, je mets la note moyenne… Mais je n’y reviendrai pas de sitôt !
pitch22
pitch22

201 abonnés 692 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 décembre 2008
Encore un film de Dario Argento surfait, malgré une ambiance certes hypnotique (aujourd'hui kitsch) et quelques éclats. Ca reste très lent. Surtout intéressant dans sa dernière partie, captivante et troublante, Suspiria, au final, ne m'a pas vraiment emballé.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2014
Le chef d’œuvre baroque de Dario Argento n’a rien perdu de son pouvoir de fascination. Superbe conte horrifique qui convoque autant l’expressionnisme allemand que Bruno Bettelheim, le film est un parfait récit initiatique, celui d’une innocente jeune fille qui découvre l’altérité du monde et les abîmes du désir et de la sexualité (son insatiable curiosité, l’univers utérin de la pension, la symbolique phallique des meurtres, les râles de plaisir qui irriguent la bande sonore, etc). Mais c’est surtout un film qui retrouve la puissance d’évocation du cinéma des origines, et c’est à la fois émerveillé et glacé d’effroi qu’on se plonge dans ce voyage mental aux cœurs de nos peurs ancestrales. Argento trouve ici l’équilibre parfait entre enchantement narratif et expérimentation visuelle, signant son meilleur film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juillet 2013
Un opéra sanguinolent, baroque et expressionniste - Un Argento au sommet de son inspiration, en toute liberté - Un des meilleurs films du monde - classique absolu - le bonheur !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 août 2018
Musique stridente, agaçante et omniprésente ! Scénario décousu et incompréhensible.
La seule chose terrifiante de ce film est bien la déco !
Au secours !
Film à éviter si vous voulez passer une bonne soirée...
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