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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 avril 2011
L'univers créé par Argento (et son directeur de la photo) est absolument magnifique. La musique entêtante rajoute au sentiment de malaise que l'on éprouve à la vision de Suspiria. On pourra dans un premier temps presque regretter l'absence d'un scénario plus touffu, regret vite balayé par le trouble que procure la mise en scène inspirée d'Argento en génial compositeur visuel de l'épouvante.
Le premier volet de la seconde trilogie de Dario Argento, la « trilogie des Enfers », n'est pas tout à fait un giallo pur et dur car l'aspect « polar » inhérent à ce genre est totalement absent. Mais son ambiance particulièrement malsaine, son esthétique hallucinée, ses musiques stressantes et son lot de scènes sanguinolentes tendent à le faire bel et bien rentrer dans cette catégorie. On a donc affaire à un giallo horrifique... Et quel giallo horrifique... « Suspiria » est un sommet pour ce sous-genre aujourd'hui (presque) disparu et constitue, dans le même temps, un sommet du cinéma horrifique tout entier. D'une qualité esthétique rare, notamment par l'utilisation de décors baroques et de couleurs vives, mis en valeur par des jeux de lumière maîtrisés, on a l'impression de contempler une œuvre d'art à chaque instant. L'utilisation habile des espaces, presque labyrinthiques, permet à Argento d'embarquer son spectateur dans les dédales de l'horreur la plus exquise. L'angoisse est de très haute intensité, certaines scènes étant réellement effroyables (les différents meurtres, la fin...), et le fond sonore psychédélique renforce l'immersion. Le terme « épouvante » prend ainsi tout son sens et le monceau de qualités susmentionnées relègue au second plan des défauts comme les quelques errements scénaristiques et des jeux d'acteurs pas toujours convaincants. Une pépite ! PS : Sans en être un remake bête et méchant, le film allemand « Masks », d'Andreas Marschall, constitue une inspiration de bonne facture de l'oeuvre de Dario Argento.
Un film d'horreur comme on n'en fait plus aujourd'hui, "Suspiria" est une référence dans son domaine et continue d'ailleurs de passioner les cinéphiles quarante ans après sa sortie. Dario Argento y imprime sa patte visuelle très baroque dès les premières minutes en embarquant le spectateur dans une succession de visions d'horreur qui constituent un trip halluciné sans cohérence. Le scénario n'est qu'un prétexte pour faire vivre au spectateur une expérience cinématographique unique, un voyage sensoriel au cœur des démons intérieurs qui tourmentent l'esprit du cinéaste italien. Du design sonore, au travail sur les couleurs en passant par l'inventivité des décors, tout est employé pour développer une atmosphère prenante qui fascinera autant qu'elle terrorisera le spectateur. "Suspiria" ne se regarde pas, il se ressent, c'est ce qui fait sa grande force et en fait une oeuvre culte ainsi qu'un incontournable du septième art.
Vu à la télé. A la question "chef d'oeuvre ou nanar ?" la réponse est sans aucun doute : Gros Nanar ! Pénible au possible, soporifique en diable .... Pour une belle ouverture qui laisse éspérer une belle aventure, on se farçit ensuite un montage approximatif, des actrices peu inspirées, un scenario indigent, une musique envahissante (et pompée sur Mike Olfield ), un rouge omniprésent qui souligne/aggrave tout ! Non, vraiment tout cela est poussif, vieux, vieux ... Fuyons ! Et évitons les grands mots "Maitre du suspense, de l horreur" que sais je encore ? .. Maître de l'ennui oui .
Quoi qu'en en dise, avant toute chose, on ne peut nier que Suspiria possède d'incroyables points forts, notamment sa musique, très intense, et sa mise en scène, révélatrice du talent de Dario Argento. Le film, spécial dès le départ, montre un film d'épouvante comme on en voit peu, en laissant les clichés au bord de la route pour emprunter un chemin, dirons-nous, moins classique. A travers une introduction brutale et synonyme de Lynch, Argento fait place à un climat lourd, glauque et oppressant. Une très belle introduction que le reste du film viendra, en dépit de ses nombreuses louanges, gâcher. En effet, il se montre terriblement ennuyant et tombe malgré lui dans une routine que seules certaines scènes moyennes mais une musique magique viennent sauver.
Dario Argento.Maître incontesté du giallo(film d'horreur européen à petit budget des années 70),qui se révélait à la face du monde avec "Suspiria",terrifiante plongée dans l'enfer diabolique d'une école de danse perdue en pleine Forêt Noire.Si l'on met de côté l'interprétation limite(sauf heureusement celle de l'actrice principale,Jessica Harper)et le fait que l'intrigue parte à vau-l'eau,ce conte macabre possède une puissance horrifique inouïe.Pour 2 raisons qu'il est nécessaire de développer.Tout d'abord,le sens de la mise en scène d'Argento,qui multiplie travellings,positions d'attentes et aussi son goût pour les couleurs très vives,du rouge écarlate au bleu électrique,qui assoient l'atmosphère baroque du film.La seconde raison,c'est la composition musicale des Goblin,et d'Argento lui-même,inattendue,scotchante,étouffante, imprégnante et assourdissante.Elle annonce les meurtres sanglants,en même temps qu'elle enrôle d'une aura mystique ce lieu de sciences occultes et de magie noire.Les 10 dernières minutes sont parmi les plus incroyables du cinéma d'horreur,et font clairement référence à des légendes d'Europe Centrale.Une fusion magistrale entre l'horreur dégradante et le fantastique insaisissable.
Il existe des films ayant le statut de films cultes auquel tous n’accrochent pas. J’ai du mal à comprendre l’engouement autour de « Suspiria ». Il commence très bien avec les deux premiers meurtres aux effets spéciaux convaincants. Cependant, par la suite, cela devient beaucoup moins enthousiasmant. L’histoire est peu accrocheuse, peu intéressante. L’histoire devient creuse, on n’entre pas dans le film donc, on ne ressent pas la tension qu’il devrait y avoir. « Suspiria » est, cependant, très bien filmé, très bien cadré et le jeu avec les couleurs est très bon. Notamment dans le taxi au tout début lorsque des reflets rouges peignent le visage de l’héroïne. « Suspiria » a finalement mal vieillit. Très décevant et pas passionnant.
Le film a extrêmement mal vieilli, et n'a aucun répondant aujourd'hui. Il est très ennuyeux, et n'a finalement aucune substance. L'esthétique baroque n'y fait rien.
Suspiria est décevant pour quelqu'un qui le regarde aujourd'hui, le jeu d'acteur est très mauvais, le maquillage est horrible, l'angoisse ne nous submerge pas et la musique répétitive nous fait mal à la tête nous apportant toutefois un coté mythique et mystique à la réalisation. J'avais trouvé Carrie vieillot mais celui-ci est bien pire encore. Je n'avais pas pour autant aimé le remake de Carrie, mais je regarderai aussi le remake de Suspiria par curiosité. Si vous êtes adepte des films anciens alors foncé, mais pour ma part, il n'y avait aucun intérêt dans cette version 1977.
Film baroque et barré où tout repose sur les couleurs, les décors, les sons, et bien entendu sur la maîtrise parfaite de la réalisation par Dario Argento. Un moment de pur plaisir cinéphilique.
Une dinguerie d'angoisse, une réalisation hallucinante, une colorimétrie intense, sublime et une musique incroyablement oppressante. Pour moi, le meilleur film de Dario Argento, son plus beau chef-d'œuvre de l'horreur. Des plans de caméra juste extraordinaires et des scènes mémorables , inoubliables et visuellement sublimes Suspiria est véritablement envoûtant et exerce la peur avec des moyens simples, mais très efficaces de l'époque. Je sais que certaines personnes préfèrent le remake de 2018, mais désolé, pour moi, c'est juste inconcevable
J'adhère totalement à l'efficace critique de TOUBOTOUNEUK, qui descend en flèche ce film indigeste et insipide, qui ne mérite sa notorièté que par la médiocratie des amateurs de films gore, qui ne sont pas du genre à s'encombrer de valeurs morales et esthétiques! Trucages bidons, émoglobine trop nulle et voyante, absolumentpas sanguinaire!! Décors pompeux aux couleurs trop psychédéliques pour être vraiment appréciables! Musique trop récurrente trop proche de celle (splendide) de Mike Olfield dans "L'exorciste", TUBULAR BELLS, Donc rien de bien original, si ce n'est l'aspect barroque de ces décors d'un kitch vraiment surfait! Remasteriser un tel navet, c'est jetter de l'argent par les fenêtres et révèler une certaine carrence d'imagination et d'inspiration d'auteurs...Mais Dargento n'a jamais fait dans la dentelle! Du cinéma pour gros bauf! Dégradant, dégoûtant, déçevant!