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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 novembre 2014
C’est le nom de Philippe Noiret, monument incontestable du cinéma français, qui m’avait jadis attiré dans ce film. Mais la surprise fut tout autre : l’impressionnant Massimo Troisi dans le rôle d’un facteur fraîchement nommé, Mario Ruoppolo. Un scénario qui puise dans la simplicité réelle, tout simplement dans la vie, dans nos vies. L’histoire, par moment théâtral, avance comme une douce mélodie favorisant la nonchalance. On oublierait presque le poète Pablo Neruda, Mario Ruoppolo faisant vibrer nos cordes engourdies créatrices de bonheur : la vie, l’amitié, la fraternité, la confiance, la franchise, l’espérance. Si poignant, si bouleversant que l’on pardonne Maria Grazia Cucinotta, la Beatrice Russo du film qui a du mal à coller au cadre des années 50. Difficile d’être à l’abri d’une larme furtive.
Un très beau film sur l'histoire d'un homme qui découvre le pouvoir des mots en étant le facteur du poète chilien exilé Pablo Neruda. On sent constamment le contraste entre les deux personnages. L'imposant Pablo Neruda qui danse le tango comme il danse avec les mots, est un grand séducteur, tandis que son facteur est timide et a du mal à exprimer ses sentiments. Pourtant de ces contrastes va naitre une amitié improbable. On est réellement transporté dans cette petite île italienne sauvage. Le seul problème est que Philippe Noiret a joué en français, et son doublage italien est pas très réuusi.
Le pitch du film laisse pantois tant ca n'a pas l'air passionnant. C'est hélas la réalité, ce film est très soporifique et n'a pas grand intérêt. Suivre un facteur qui noue de l'amitié avec son client généreux Pablo Neruda n'est pas propice à des scènes variées et palpitantes. On s'ennuie ferme et on ne peut qu'admirer Philippe Noiret dont la prestation est le seul atout d'un film dont la fin ne nous fait aucun effet. Le genre de film à émotion qui ne transmet rien à l'écran mis à part un réel sentiment d'ennui et une envie d'aller se coucher profondément dans son lit. A éviter
Le facteur est peut-être un film qu'on pourrait qualifier aujourd'hui de "film qui fait du bien" mais la poésie prégnante lui rend une force et un poids émouvant. On retrouverait presque un soupçon de Cyrano avec ce partage de la Beauté qui rend l'homme meilleur.
La rencontre improbable entre le poète Pablo Neruda et un facteur d'une petite île italienne. Une fable d'une grande simplicité et pleine de tendresse, ode à l'amitié, à l'amour et à la poésie, desservie par un côté un peu candide. Et quel dommage d'entendre Philippe Noiret, doublé en italien.
Un très beau film, plein de sensibilité, sur l'exil quelques mois en Italie du poète chilien Pablo Neruda, dans les années 50, et de son amitié pour le facteur, magnifiquement interprété par le regretté Massimo Troisi, venant lui apporter chaque jour son volumineux courrier. Grâce à Naruda et ses conseils, le facteur trouvera l'amour auprès de la très belle Béatrice, interprétée avec sensualité par la "débutante" Maria Grazia Cucinotta. Le personnage de Neruda donne à Philippe Noiret une nouvelle occasion de démontrer son immense talent. Une oeuvre très attachante que j'avais vue il y a longtemps sur un écran cathodique et que je reverrai avec plaisir.
Le sujet du film relève d'un procédé un peu convenu et, malgré les efforts du réalisateur Michael Radford pour forcer l'émotion, l'idée originale fait long feu. Pourtant, au début, la rencontre entre le célèbre Pablo Neruda, exilé provisoirement sur son île italienne, et son modeste facteur personnel ne manque pas de piquant. Ainsi, le cinéaste confronte l'intellectuel et le simple d'esprit -car Mario est aussi humble que simplet- dans une relation bénéfique, selon la convention admise, à l'un et à l'autre et de laquelle pourrait naitre une amitié. Comme il se doit, le poète communiste goûte la candeur et l'expression populaire dont son succès l'a coupé ; Mario apprend la beauté des mots et l'émancipation que procure le savoir. Ce nouveau statut, grâce auquel Mariospoiler: séduit la plus belle fille du village, et à la fin, s'impliquera dans la politique, est très peu convaincant. A moins d'y voir une parabole générale sur le prolétariat tracée à gros traits. Par la suite, spoiler: la séparation des deux hommes donne lieu à des plans très longs et douloureux dont on ne ressent guère, parce qu'ils ne sont pas sensibles ou sincères, les effets recherchés. L'aspect le plus marquant du film restera finalement la belle performance de Massimo Troisi, lequel, ne serait-ce que par l'élocution et l'accent, donne à son personnage de béotien une très attachante vérité.
Malgré le fait qu'il soit porté par des acteurs exceptionnels et formidables , Le Facteur est une accumulation de bons sentiments qui finissent par exaspérer le spectateur et les nombreuses facilités du scénario à savoir le gentil poète cultivé qui aide le gentil facteur à écrire des lettres d'amour à la femme qu'il aide . Cette histoire d'amitié trouve trop vite ses limites et on ne tient pas là réellement un film de mise en scène . Cela en est fort dommage . Mais une fois de plus , il faut insister sur la qualité d'interprétation .
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1,0
Publiée le 14 avril 2021
Les acteurs sont excellents mais l'histoire est terriblement faible. Le Facteur est entravé par une quantité excessive de rencontres racontée alors que si elle avaient été montrées cela aurait été tellement mieux. Et il n'a absolument aucun sens de la clôture de l'histoire. Michael Radford a ridiculement exagéré ce film parce la production avait beaucoup d'argent à dépenser n'ayant pratiquement rien payé pour les droits. Ils savent clairement comment vendre un film mais il s'agit d'un cas où l'on souffre volontiers des imbéciles car le public a été dupé en pensant que c'était quelque chose de fabuleux. Lorsque quelqu'un s'extasie sur ce film vous verrez qu'il n'a pas grand-chose à en dire si ce n'est quelques adjectifs à l'emporte-pièce. C'est parce que ce film en fin de compte n'a pas de réelle substance...
Un film où tout est sublime, les acteurs, la musique et les images. Une œuvre qui vous marquera longtemps, notamment grâce à Massimo Troisi, un artiste magnifique.
C'est un beau film touchant car l'acteur italien est décedé à la fin du tournage biensur, mais aussi le film nous raconte l'amitié qui unit 2 hommes le poète qui apprend la métaphore et à se servir des mots au facteur, c'est vraiment un très beau film.
Ce film est un pur bijou d'émotions. Partant pourtant d' une intrigue relativement simple , Michael Radford parvient à créer un chef d'oeuvre de lyrisme grâce aux paysages insulaires , à la composition parfaite et aux performances non moins parfaites du regretté et touchant Massimo Troisi et du gigantesque Philippe Noiret.
Des acteurs au plus fort, une histoire inspirée de la réalité, une réalité belle et cruelle qui amènera deux personnages à se rapprocher pour donner un autre goût à leur vie. Un film à voir, je pense, et vraiment à voir si on aime le beau cinéma...