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Un visiteur
2,5
Publiée le 31 mai 2007
Immense western, Warlock relate la fin de collaboration de deux pistoleros au passé trouble et englués dans leurs contradictions ou victimes de leur passé. Outre le jeu ( époustouflant ! ) de Fonda et de Quinn, le scénario nous gratifie de personnalités et de relations ambigues. Le mal est en chacun d'entre nous et se manifeste au premier stimuli, la fin cotoie sans cesse les tribulations de Blaisdell et Morgan, personne n'échappe à son passé. Blaisdell est pathétique quand il supplie Billy de ne pas dégainer afin de ne pas le tuer, quelque chose s'est cassé en lui, provoquée par l'amour d'une femme. C'est dur de vieillir. Western époustouflant !!!
Western superbe au casting multi étoilé... Un 'Rio Bravo" où la lutte est un genre de guerre des polices, les bandits étant surtout un prétexte à un face à face entre deux façon de voir la justice. Fonda-Quinn sont les prévôts (marshall) et jouent d'une autorité plus sommaire contre Widmark (Shériff) plus honnête. La lutte contre les bandits est donc au second plan, ce qui intéresse c'est bien le droit à la justice à laquelle se greffe la relation ambigüe entre Fonda et Quinn. Des monstres sacrés en tête d'affiche au charisme énorme et la complexité des rapports humains en prime. Un chef d'oeuvre où la psychologie s'invite dans un western moins classique qu'il n'y parait.
J'imagine à la sortie du cinéma, les jeunots de l'époque (1959) tous excités prêts à se mettre dans la peau d'un redresseur de torts. De nos jours Warlock (je préfère son titre original car le titre français ne fait que référence au personnage d'Henry Fonda) reste un bon western mais après le passage du magistral La Horde Sauvage de Sam Peckinpah et les magnifiques oeuvres de Sergio Leone, ce western hollywoodien n'a pas vraiment vieilli, il est toujours bon mais manque un peu de saveur, il semble un peu gentil. Son trio d'acteurs est magnifique notamment Anthony Quinn et Henry Fonda ; Richard Widmark semble un peu trop âgé pour son personnage.
Le trio d'acteurs est éblouissant (Fonda, Widmark et Quinn). Le scénario est incroyablement dense et traite de la lutte contre la violence sans verser dans le côté "bons contre méchants". La mise en scène annonce le maniérisme du western italien.La relation Fonda-Quinn est passionnante. Le film est d'une intensité exceptionnelle.. L'"Homme aux colts d'or" est l'un des plus beaux westerns jamais réalisés !
Je suis toujours étonné de voir combien le western, genre hyper normé sil en est, parvient néanmoins à donner des films originaux et passionnants. Peut-être est-ce justement la présence dun cadre très rigide qui oblige scénaristes et réalisateurs à peaufiner le dessin de leurs personnages et à fignoler les rouages de leur histoire. Et comme Hollywood, en ces années 50, pouvait compter sur une génération dacteurs au charisme hors norme, nombreux sont les exemples où ces histoires apparemment banales de cow-boys, de shérifs et de bandits deviennent des drames dune puissance et dune intelligence étonnantes. A preuve cet "Homme aux colts dor". Bien sûr, quand on a au générique Henry Fonda, Anthony Quinn et Richard Widmark, on part sur de bonnes bases. Mais aux manettes, Dmytryk ne se contente pas dorchestrer laffrontement entre trois monstres sacrés. Au contraire, il construit un film ambigu, où chaque personnage suit un parcours long et douloureux et où la notion de changement tient une place essentielle. Dans cette ville de Warlock, seuls survivent ceux qui sadaptent et décident de changer de camp: Widmark quittant sa bande de voyous pour devenir shérif (versus son frère, qui sentête et se fait descendre), Fonda songeant à quitter sa vie de tueur itinérant pour sétablir, Dorothy Malone renonçant à sa vengeance... A linverse, Quinn reste sur son idée fixe de poursuivre son association avec son ami et en mourra. Quelle virtuosité pour agencer cette intrigue complexe ! On pourrait aussi disserter sur la relation entre Fonda et Quinn, que certains ont qualifiée de "quasi-homosexuelle". Ou sur la force du personnage de Widmark, aussi timide en apparence quinflexible dans sa résolution et qui rappelle James Stewart dans "Lhomme qui tua Liberty Valance". Ou sur les conflits entre loi, ordre et justice dans la société américaine que Dmytryk met en évidence. Tant de richesse! Une chose est sûre: devant lécran, on ne voit pas le temps passer.