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Un visiteur
0,5
Publiée le 24 octobre 2007
Comment un scénario aussi inexistant a-t-il pu être primé ? Ce film qui ne raconte rien et ne défend rien est le western dans toute sa bétise. Violent et laid ! Pour se reconcilier avec le genre : "La revanche d'un homme nommé cheval" ou "Thombstone".
En regardant cette Horde sauvage, on en vient à penser que Peckinpah filmait avec 20 ans d'avance sur ses contemporains. Moins terrifiant que Les Chiens de Paille qu'il réalisa trois ans plus tard, son œuvre délivre cependant son flot de violence sauvage. Au contraire de Sergio Leone qui dépoussiéra comme lui le traditionnel western américain, Peckinpah use des scènes de violence sans démonstration, l'image se suffisant à elle-même pour ne surtout rien apporter de plus à l'histoire. Elle existe de façon quasi naturelle, comme si elle émanait simplement de la nature de l'homme. Car l'œuvre de Peckinpah tourne invariablement sur ce même thème : l'homme n'est ni plus ni moins qu'un prédateur dangereux pour son entourage. Et tel le scorpion qui au début du film finit par succomber par la multitude des fourmis rouges, les plus forts, au sens darwinien du terme, terminent à leur tour par flancher sous les coups répétés d'une société qui se protège. En ce sens, Peckinpah rejoint parfois le naturalisme d'un Terrence Mallick, qui, comme lui, aime à s'attarder sur les éléments du décors, des fleurs, des animaux, mais aussi des visages, qu'ils soient heureux ou malheureux. Cette Horde Sauvage se situe donc bien loin des westerns spaghettis de Leone, qui derrière leurs coups de feu et leurs longs manteaux, dévoilent une toute autre réalité. Peckinpah ne veut quant à lui rien montrer d'autre que ce qui se passe sur l'écran. Un très grand film dans lequel on retrouve avec plaisir l'immense William Holden.
"La Horde Sauvage" est le sommet de l'oeuvre de Sam Peckinpah cinéaste doué ("Major Dundee", "Croix de Fer", "Les Chiens de Paille") mais très inégal ("Oosterman Week-end", "Apportez-moi la tête..."). Ce film sonne la fin du western classique (Ford, Hawks, Mann, Sturges ...) et de sa mythologie (amitié, solidarité, générosité ...). Il nous montre des personnages désabusés, broyés par le système, minables et vieillissants. Seul l'honneur les réunira dans la mort. Une distribution éblouissante et une mise en scène audacieuse en font un modèle du genre.
Très grand western crépusculaire. C'est dur, très dur et très violent aussi. Mais il y a un bon scénario et on est skotchés dans son siège quand on voit ce petit chef-d'oeuvre. A voir d'urgence si on aime le cinéma.
De la même année que "Il était une fois dans l'Ouest" (1969 donc) de Leone son compère Peckinpah signe lui aussi un chef d'oeuvre du western crépusculaire, un must du genre. Sam Peckinpah utilise le ralenti 10 fois mieux et 10 fois plus efficacement que John Woo... Peckinpah lui ne magnifie pas la violence mais la montre au contraire plus brute et plus frontalement. Les sentiments sont ici mis de côté car pour une fois les héros sont des salauds. Dans le top 10 des westerns sans aucun doute avec lui aussi 2-3 scènes d'anthologie.
J'ai été très surpris par ce film. J'avais entendu beaucoup de monde dire "oui c'est violent" donc je m'attendais à un peu de sang, mais à une violence assez maladroite, vieillie. J'ai été littéralement foudroyé par la première scène, d'une violence extrêmement puissante et spectaculaire. On n'a pas fait mieux depuis, John Woo n'a rien inventé. Par la suite, des scènes sanglantes se succéderont, le seul défaut étant que ces scènes sont séparées par des séquences souvent lentes et ennuyeuses (dans le village mexicain par exemple). La dernière scène est monumentale !
Le degré de la violence stylisée portée à l’écran depuis 40 ans a atteint de tels sommets, surtout dans certains films asiatiques, qu’on à peine à mesurer l’intensité et l’impact de celle perpétrée par la Horde Sauvage à sa sortie. Le foisonnement des messages politiquement incorrects dans le cinéma contemporain est devenu également une monnaie tellement courante qu’on a tout autant de mal à apprécier le questionnement subversif et révolté des messages des films de Peckinpah. Peut-il exister des causes justes si tant est que celles-ci mettent en péril la vie de nombreux hommes et de femmes innocents. Les héros sont-ils tellement plus purs que les ripoux ? La justice l’est-elle vraiment ? Lorsque l’on voit ou revoit les films de Peckinpah, on ne peut s’empêcher de se rendre compte à quel point Woo, Tarentino, To, Verhoeven, et tant d’autres sont, pour beaucoup, ses fils.
S'il fallait un film référence pour répondre avec qualité aux codes qui régieraient le genre, La Horde Sauvage serait la leçon à apprendre. Sam Peckinpah a non seulement personnalisé le western à sa sauce mais avec une maestria inégalable. On ne peut pas comparer ce film avec d'autres grands films du genre tels que Le Bon, La Brute et Le Truand, Il Etait une fois dans l'Ouest ou encore les films de Ford ou Hawk. La Horde Sauvage dépeind une réalité déconcertante de cruauté, d'inhumanité, enfin tout ce qui fait le cinéma de Sam Peckinpah (dans la plupart de ses films l'homme et la femme ne sont pas fait pour vivre ensemble, il était d'ailleurs étiquetté de misogyne), une expérience qui mériterait un visionnage en salles avec l'image de l'époque, tout celà afin de garder cette poussière dans l'image qui pousse à plisser les yeux devant ses hommes qui crèvent à l'écran en mordant la poussière. La violence n'est pas l'élément principal du film, pourtant très présente, même si elle engendrait à l'époque de mauvaises critiques envers cette oeuvre, mais plutôt le traitement du parcours atypique de ces gros durs que rien ne peut arrêter même pas la mort. Les acteurs sont fabuleux, imprègnent l'écran de leur sueur et possèdent au travers de leur tenacité une humanité qui peut les pousser aux pires décisions, tout comme nous le prouve son tétanisant final. Même 40 ans après sa sortie en salles, le spectateur ne peut qu'en sortir sonné. Ce film atteint un lyrisme rare qui tantôt émerveille, tantôt attriste péniblement car ce qui se passe à l'écran déchire la cornée pour imprégner l'âme. L'humain peut se montrer cruel mais peut également se racheter. La voyoucratie du western ne répond jamais à ce genre de raisonnement mais heureusement que Peckinpah ouvre les yeux au monde entier à travers son oeuvre la plus controversée. Quasiment tous ses films ont été descendus et aujourd'hui on crie au génie. Un pur bijou irréprochable à la mise en scène soyeuse, maîtrisée, aux acteurs hantés par leurs personnages. Se cache derrière ce concentré de nervosité, un message d'espoir, un message d'amour même. Et dire que Sam Peckinpah réinventa le genre en ajoutant des ralentis qui seront, bien plus tard repris par des réalisateurs de renom tels que John Woo. La Horde Sauvage est un chef d'oeuvre à ne surtout pas rater.
Que dire devant un tel film ? "La Horde Sauvage", en plus d'être un des trois plus grands westerns du cinéma (les deux autres sont "Il était une fois dans l'Ouest" et "Little Big Man" - trois westerns de trois styles différents, au fait), est un monument du 7ème art. Tout simplement. Une scène ultra violente en ouverture, un autres encore plus violente en clôture, mais le reste est plutôt nonchalant. Bref, les amateurs de films ultra-violents à la "Kill Bill" (dont le volume 2 puise légèrement dans le style, il me semble) seront un peu déçus au départ. Le film n'est pas aussi violent que ça. Enfin, si, mais c'est plus une brutalité de tous les instants, une amoralité profonde, un machisme brutal, propre à Peckinpah ("Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia" ira plus loin dans le registre). Impossible de ne pas avoir envie de revoir le film une fois le générique de fin achevé.
Un film culte qui respire le sang et la poussière , des acteurs grandioses , des paysages d'une beauté sauvage ahurissante et , en prime , une des scènes d'ouverture les plus mémorables de l'histoire du western. Seul défaut : le film aurait mérité d'être un peu plus court. Hormis ça , LA HORDE SAUVAGE n'a en rien usurpé son qualificatif de classique. Apre et violente , une très belle oeuvre qui s'impose comme une des plus belles réussites de Sam Peckinpah.
Pendant 2h25 on suit une bande de gringos, attachés à leur train train composé de braquages, dalcools et de femmes. Si tout le long de leur vie, cette débauche leur aura value de largent mais des ennuis, Peckinpah les laissera en repos après une bonne douche dhonneur et dhéroisme. Le réalisateur fait dans la diversité, il filme ses fusillades ( ce quil fait le mieux) avec audace mais en même temps éparpille sa caméra pour mieux nous laisser perplexe qui est mort et qui ne lest pas ? Mais il filme également lancienne vie de ces gringos, leur caractère, bien que frôlé par le cinéaste. Car si il tente quelques incursions dans la psychologie des personnages ce nest finalement que la virilité qui en ressort, de part ces images. Et Peckinpah noublie pas de nous rappeler la vie décadente des bandits, autres que celle des personnages principaux, qui serait sex, drugs et rock and roll de nos jours mais qui se transforme en sex, tequila and latino musica pour lépoque. Au demeurant très classique, La Horde Sauvage est une uvre lumineuse, poussive quand le réalisateur traîne et rajoute de linutilité mais dune violence purificatrice .
Bien que je ne parvienne toujours pas à associer les propos du réalisateur au sujet de son film à ma propre perception de celui-ci, je ne pourrai toutefois jamais m'empêcher d'acclamer ce pur chef-d'oeuvre. Et si je n'ai rien compris à la 'logique' de Peckinpah présentée au cours du film, tant mieux !! Sans doute, m'aurait-elle excédée !