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CEE
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Pendant 2h25 on suit une bande de gringos, attachés à leur train train composé de braquages, dalcools et de femmes. Si tout le long de leur vie, cette débauche leur aura value de largent mais des ennuis, Peckinpah les laissera en repos après une bonne douche dhonneur et dhéroisme. Le réalisateur fait dans la diversité, il filme ses fusillades ( ce quil fait le mieux) avec audace mais en même temps éparpille sa caméra pour mieux nous laisser perplexe qui est mort et qui ne lest pas ? Mais il filme également lancienne vie de ces gringos, leur caractère, bien que frôlé par le cinéaste. Car si il tente quelques incursions dans la psychologie des personnages ce nest finalement que la virilité qui en ressort, de part ces images. Et Peckinpah noublie pas de nous rappeler la vie décadente des bandits, autres que celle des personnages principaux, qui serait sex, drugs et rock and roll de nos jours mais qui se transforme en sex, tequila and latino musica pour lépoque. Au demeurant très classique, La Horde Sauvage est une uvre lumineuse, poussive quand le réalisateur traîne et rajoute de linutilité mais dune violence purificatrice .
Bien que je ne parvienne toujours pas à associer les propos du réalisateur au sujet de son film à ma propre perception de celui-ci, je ne pourrai toutefois jamais m'empêcher d'acclamer ce pur chef-d'oeuvre. Et si je n'ai rien compris à la 'logique' de Peckinpah présentée au cours du film, tant mieux !! Sans doute, m'aurait-elle excédée !
Un western fascinant, mélancolique, désabusé, et vraiment poignant. Refusant tout manichéisme, représentant froidement la violence, Peckinpah parle de valeurs et d'impossible rédemption, pour une épopée magnifique.
La Horde Sauvage est un bon western. Mais comparé à un film de Sergio Leone, je le trouve quand même beaucoup moins impressionnant. Le film se démarque des autres westerns par sa violence paroxystique et stylisée lors de la scène finale qui m'a beaucoup impressionnée de ce point de vue: ralentis, giclées de sang, peu de survivants,... En bref, c'est un bon film. Mais de là à dire que c'est le meilleur, il y a de la marge...
Scénario, acteurs et mise en scène au diapason pour accoucher d'un des plus beaux et, surtout, du plus touchant des westerns. Car derrière la violence, il y a une mélancolie insoutenable à voir ces vieux hors-la-loi en proie au désarroi devant leur monde qui fout le camp. Pourtant, aucune idéalisation du passé, Peckinpah ne montre pas des anges, n'enjolive rien, ne fait la promotion d'aucune morale. Reste juste l'évidence que la modernité est une nouvelle forme de violence, plus hypocrite encore peut-être, pas moins brutale en tout cas.
C'est mon deuxième Peckinpah en trois jours et je découvre complètement cet auteur dont j'avais entendu beaucoup d'éloges. Très déçu par "Bring me the head of Alfredo Garcia", je n'ai été convaincu qu'en partie par cet opéra sanglant qu'est "The wild bunch". On a droit à une ouverture géniale, avec un générique splendide, une montée de tension fiévreuse jubilatoire et excitante conclue par un modèle de fusillade, comme j'en ai rarement vu. S'ensuit une très nette baisse de régime dont j'ai rapidement compris que ce n'était pas un temps mort voulu par le réalisateur. Il s'attache à nous conter l'aventure sauvage de sa horde (d'où le titre) à la manière d'une pyramide : sans intérêt avec une exposition un peu longuette dans les minutes suivant le premier ballet sanglant dont j'ai parlé, mon attention temporairement éteinte sera captivée par instants (en fait, dès lors que le cinéaste développera sa conception de la violence). Mais tout est bien terne et la pression reviendra dans le dernier tiers pour finir telle une apocalypse, en bain de sang, qui justifie pleinement le surnom de "bloody Sam" attribué au réalisateur. La violence est très explicite mais jamais dérangeante. On est dans le divertissement et l'esprit est très BD. Cette séquence concluant l'oeuvre me marquera sûrement longtemps tant son découpage et sa conception graphique sont uniques. Le montage est saccadé mais pas énervant comme c'est souvent le cas dans les films aujourd'hui. Je dois avouer que Peckinpah avait un don inouï dans les mises en scènes de ses fusillades. Pourtant, ormis l'ouverture et le final ressemblant à des défoulements, le reste m'a paru ennuyeux car sans magie, sans ambiance originale. Mais l'impact de ces deux séquences est tel que les 2 étoiles s'imposent.
A début des années 1960, la grande époque du western hollywoodien « classique » sest achevée. Durant quelques années, le western « spaghetti » a incarné un renouveau du genre, mais en cette année 1969, sil atteint son apogée avec « Il était une fois dans lOuest » il sapprête également à amorcer son inéluctable déclin. Cest dans ce contexte que Sam Peckinpah réalise « la horde sauvage », western désenchanté et violent qui saccage crûment les clichés du western. La violence y est dure, brutale, définitive et les personnages sont des truands immoraux, stupides, féroces. Dans ce film, on ne meurt pas au terme dune jolie pirouette ou en faisant un long discours avant de rendre lâme paisiblement, on crève dans un épanchement de sang que les balles arrachent à un corps agité de soubresauts Ici, les hommes ne sont pas tourmentés par leur conscience et gentiment amenés à samender au fil des épreuves quils traversent, ils restent des brutes sanguinaires et, même si leur dernier acte est gratuit, il nest que le résultat de leur instinct meurtrier. Peckinpah avait la réputation dêtre le cinéaste de la violence ; il en souffrait et a parfois eu la tentation de réaliser des films plus optimistes, comme « un nommé Cable Hogue » quil réalise la même année que « la horde sauvage ». Mais cest dans description dun monde violent et peuplé de salauds immoraux quil excelle. En dépeignant un Far-West de cauchemar, il restitue toute la sauvagerie et la brutalité de la société américaine, alors plongée dans lhorreur de la guerre du Viêt-Nam. À mon sens, « la horde sauvage » est lun de ses meilleurs films et également l'un des meilleurs westerns de tous les temps. Même si le propos en est désespérant, il donne un souffle épique à lirrésistible plongé dune bande dassassins vers leur fin. Le film est à limage du sourire de lexcellent Ernest Borgnine avant lultime massacre : dément et jouissif.
On est toujours fasciné par l'ambiance qui se dégage de ce film, due principalement au montage (réel talent de Sam Peckinpah), et aussi à la bande sonore signée Jerry Fielding, le tout donnant un impressionnant ballet de mort. On est figé par la grâce des corps qui tombent, par la maîtrise des gros plans fixant la peur sur les visages et par l'interprétation très crédible des acteurs qui ont peut-être prêter leurs âmes au diable le temps du tournage. Un chef d'oeuvre !
Ca se regarde avec plaisir et intérêt, et ça tient à l’évidence une place à part dans l’histoire du western, mais ce n’est pas, à mon avis, le chef d’œuvre si souvent vanté. Peckinpah est virtuose, et son parti pris réaliste (si on accepte le sang couleur ketchup), cherchant à démystifier l’univers de l’ouest en lui redonnant toute sa violence et toute sa sauvagerie est intéressant. Maintenant, filmer des tueries, même avec talent, ne saurait suffire à faire un film. Et c’est en fait le reste qui fait aujourd’hui l’essentiel de l’intérêt de "La horde sauvage". Ce cocktail de camaraderie et de chacun pour soi qui à la fois fédère et sépare les membres de la bande de Pike. Cette description extrêmement vivante et colorée du Mexique, de ses militaires scélérats, ivrognes et corrompus, de ses villages chaleureux en dépit de tous les malheurs, de sa musique, de ses femmes, de ses enfants. Ces héros vieillissants (même si Peckinpah est loin d’être le premier à traiter ce thème) et finalement attachants. Cet humour grinçant, cette ironie omniprésente, d’autant plus efficace qu’on sent bien qu’à tout moment, un rien peut suffire à tout faire basculer dans la tragédie. Une séquence d’anthologie : le vol du train, génialement filmé. Les comédiens sont excellents (on y retrouve ce bon Edmond O’Brien, que j’avais tant admiré dans "L’Homme qui tua Liberty Valance", et qui est toujours aussi génial). Malgré tout, l’ensemble fait son âge et n’atteint jamais ni la grandeur héroïque des westerns hollywoodiens de l’âge d’or, ni le lyrisme éperdu et la perfection formelle des meilleurs westerns italiens. Ultime tentative américaine de redonner un souffle à un genre qui se meurt, "La horde sauvage" témoigne aussi, involontairement, du caractère inéluctable de ce déclin.
Il s'agit de l'oeuvre la plus complète du genre, réponse aux western spaghetti de leone, elle montre la brutalité de l'ouest associé à sa noblesse... Les cow-boy n'avait ni foi ni loi mais ils n'en étaient pas pour autant dépourvu de morale. Et dire que ça date de 1959, c'est vraiment cultissime
Outre le fait que La Horde sauvage est l'un des meilleurs westerns de tout les temps c'est aussi mon film préféré, cette chevauchée qui finit par un final époustouflant (une des plus grande fin de l'histoire du 7ème Art) nous emporte par sa dimension destructrice. Un film de toute beauté.