"LES INSOUMIS" EST AU POLAR FRANCAIS, CE QUE "LE PACTE DES LOUPS"
ETAIT AU FILM D'ACTION "D'HISTORY-FANTAISY".
A défaut d'être un pur film de cinéaste, ce western urbain tonitruant,
sombre et musclé est une oeuvre de cinéphile ambitieuse.
En effèt, "LES INSOUMIS" est un film protéïforme et hybride,
mêlant différent styles, univers et réfèrences cinématographiques,
au rendu assez aboutit et cohérant.
Malgré un scénario ne tenant pas la distance dans la seconde partie du métrage,
les acteurs demeurent crédibles dans leurs rôles parfois manichéens ou stéréotypés.
En cela, Richard Berry incarne de façon convaincante un inspecteur suicidaire, réfléchis,
désabusé et meurtris, astucieux mélange entre le Martin Riggs de "L'ARME FATALE 1"
et une certaine idée du flic des polars Français des heightees.
De plus, l'histoire confronte certain "mythes" contemporains urbains,
en nous proposant des membres du GIGN (corrompus) face à des bandes
de voyoux "Bronxiens" composantes une mafia "citéenne" de caractère et patibulaire;
le tout, baignant dans une ambiance de décomposition sociale crépusculaire.
La mise en scène ose avec un certain bonheur, des gunfights réalistes
et spectaculaires, à mis chemin entre "HEAT" (De Niro/Pacino), "TRUANDS" (avec Benoit Magimel)
associé à la frénésie des échanges de tires à bout portant des films de Sam Pekimpah.
La scène finale, retranscription Française littérale du fameux "ASSAUX" de John Carpenter,
offre des "empoignades" à l'arme à feux dans les couloirs et corridors du commissariat
empreintes d'un graphisme trés "guerre civile", étonnantes pour un récit
engagé sur le sentier du simple polar.
Pour finir, l'esprit "démissioniste" et amère de cette brigade ayant perdue la foi
dans le système qu'elle sert, s'inscrit dans une actualité sociétale brûlante,
dans un film a appréhender pourtant au second degré, du fait d'un scénario
inégal et entaché de facilités, handicapant la crédibilité du réci