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Un visiteur
4,0
Publiée le 30 novembre 2007
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un aussi beau film. L'histoire est poignante et la bande-originale est également émouvante, ainsi que les protagonistes. Bref, allez-voir ce film !
Un peu déçue par rapport a Head On qui m’avait scotchée au siège. Là, les personnages sont un peu trop beaux… Bon, mais sinon , beaucoup de bonnes choses….des thèmes forts : vieillesse, désir, révolte, asile politique, libertés et droits fondamentaux, la justice, la nostalgie, l’attachement parfois malgré soi…., les ressemblances, les rencontres , et ce chassé croisé entêtant en arrière fond.
Un chassé-croisé émouvant de personnages attachants criants de vérité . Du vrai cinéma d'ambiance qui dépeint sobrement une société déchirée entre deux cultures... A voir
Décidemment, les allemands font toujours de très bon film. Un mélange de politique, d'amour, d'amitié, de haine,... Il y a du suspense, une intrigue très bien ficelée. Pas de longueur. La réalisation est super: les scènes ne sont pas dans le sens chronologique. seul petit reproche; peut etre pas assez d'émotions transmises au spectateur, alors qu'il y avait matière
Un regard sobre et subtil sur le monde d’aujourd’hui, le tout charpenté autour d’une histoire très bien ficelée qui aiguise en permanence notre intérêt. Certes, on est parfois en terrain connu, mais cet « autre côté » possède un aspect brut, naturel et surtout sincère qui finit par toucher au plus profond. Voila un film qui est fait pour raviver la flamme des plus blasés.
C'est sublime. J'avais adoré Head On, j'ai adoré De L'Autre Côté... aussi je n'ai pas arrêté de pleurer. Merci pour le voyage et certaines scènes d'une puissance rare.
Putain encore un ! Encore un film chorale. C'est une épidémie ou quoi ? En moins d'un an, on a eu droit à "Babel", "Les méduses", "La nuit des tournesols", et maintenant "De l'autre côté". Il y a dû en avoir d'autres qui me sont passés à côté. Le pire, c'est que tous ces films sont plutôt bons. Mais là, du coup, je ne mets que 2 étoiles, au lieu de 3. Pour protester contre cette avalanche. Et dire que c'est Lelouch, avec "y a des jours, y a des lunes", qui a inventé le genre. S'il touche des droits d'auteurs, il est milliardaire maintenant !
Déception après le concert de louanges de la critique. On nage dans les bons sentiments, ce qui n'est pas carrément affiché à l'écran ("mort de Yeter", "mort de Lotte") est téléphoné. Le croisement des destins des personnages manque de vraisemblance et laisse indifférent. C’est long, malgré les belles couleurs et prises de vues.
Je n'en reviens pas combien les films allemands sont bien réalisés ( avec, ici, la collaboration turque ) ! Succession de vies qui se croisent et s'entrechoquent, le réalisateur nous montre avec finesse et beaucoup d'émotions les différentes opinions de ces deux pays. La fin m'a laissée bouche bée mais le reste du film a su me convaincre !
Longtemps après être sorti de la salle, on reste dans cette histoire. Deux heures de film, que l'on ne voit pas passer. Pas une image inutile. Tout est bon, il n'y a rien à jeter, comme le dit la chanson. Bravo, on en redemande.
J'ai beaucoup aimé ce film, le scénario est bien construit, l'histoire de ces gens qui se cherchent et finissent par se trouver, l'interprétation assez sobre et émouvante de ces jeunes artistes, pour moi inconnus sauf Hanna Schygulla bien sûr qui fait là un très beau retour sur les écrans. C'est très attachant, émouvant, presque maladroit, je découvre cette allemagne et ses immigrés turcs. Bref, je recommande tant que c'est à l'affiche, il faut faire vite, les grosses "machines" américaines vont vite bousculer les programmes !
Le film qu'il faut voir absolument en ce moment, tant il surclasse tout ce qui passe sur nos écrans. Une construction magnifique renvoie ce qu'on a coutume, maintenant, d'appeler "film choral" à un exercice de patronage. Point ici de gros melting-pot final, les personnages glissent les uns contre les autres sans jamais se reconnaître. Destins croisés, à cheval entre la Turquie et l'Allemagne, quelque chose que nous autres français avons du mal à comprendre parce que nos relations avec les communautés qui vivent sur notre sol sont marquées par le poids du passé colonial. Relations croisées entre générations aussi, relations inversées entre un comportement "bourgeois" et un comportement libre de freins: le jeune professeur d'université turc, si bourgeois, si petit bourgeois même, rejette ce père pochard et paillard qui ramène une prostituée au logis pour la traiter comme un animal domestique; l'étudiante allemande qui s'enflamme dans une passion saphique pour une passionaria turque impliquée dans des actions terroristes, ne comprend pas que sa mère, une ancienne baroudeuse, lui fasse la morale et lui dise maintenant "tes études d'abord".... Cette mère c'est Hanna Schygula. Nous l'avons dans le coeur, silhouette acérée comme une lame sanglée dans un tailleur noir, vous souvenez vous? Nous la retrouvons dodue comme une chatte trop nourrie, et aïe, ça nous fait mal! Ca veut dire que le temps, inexorable, est passé... Mais son personnage est magnifique. Non seulement elle pardonne à la jeune turque qui a causé sans le vouloir la mort de sa fille, mais elle va la protéger comme une mère, cette mère disparue -et le spectateur, lui, sait qu'il s'agit de la prostituée tuée, sans le vouloir non plus, par le lubrique pappy. Si on ajoute que cela se passe, à Istanbul, dans l'appartement du professeur: la boucle des destins s'est refermée. Il y a quelque chose d'infiniment humain, généreux dans cette fin qui fait qu'on sort de la salle avec le coeur en miettes...