493 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
66 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
24 critiques
3
24 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 janvier 2012
Rare excursion de Mankiewicz dans le western.Une histoire d'évasion d'un bagne rempli d'un humour bien sarcastique et d'un rythme haletant.Tout les acteurs sont bons et on sent qu'ils s'amusent comme des petits fous dans cette farce inattendue.2 ans après Mankiewicz tournera son ultime film et dernier chef-d'oeuvre :"le limier".
Au premier abord on pourrait croire qu'il s'agit d'un western classique. Mais finalement, Le Reptile, est un film original qui s'amuse à détourner les codes du genre et y parvient avec brio.
Un western de Mankiewicz ne pouvait être qu’un beau film et c’est bien le cas mais dans la catégorie western il n’est pas conçu pour rivaliser avec les chefs d’œuvres. Trop intelligent, trop brillant, trop caustique, le réalisateur ne s'attarde que sur ce qui l’intéresse : surprendre en permanence le spectateur qui s’attend forcement à autre chose que ce qu'il voit, quitte à tomber dans l’anecdote visuelle alors que l'essentiel de l’action est ailleurs. Kirk Douglas nous fait un festival d’autant que c’est le seul personnage censé de cette histoire de fous. Il règne dans ce film un climat étrange accentué par une impression de crasse. Nous ne nous sentons bien ni parmi les prisonniers ni parmi les gardiens, c’est du dépaysement total. J'aurais aimé que Mankiewicz prenne le western au sérieux avec un ou deux beaux personnages féminins, pourquoi pas Ava Gardner et Gene Tierney ? Il avait déjà Douglas et Fonda, c’est dommage qu’il ait douté de son aptitude à le reussir, il a choisi le plus facile : la dérision. Il est vrai que l’échec de Cléopâtre était passé par là. ‘’Le reptile’’ est l'exemple parfait du film de grande qualité fait pour divertir, Mankiewicz se sert de ses personnages pour cela, il n’a pour eux aucune affection. Madame Muir est l'exemple parfait du chef d’œuvre cinématographique, le support est un roman de la britannique Josephine Leslie. Mankiewitz va l’adapter et se mettre complètement au service des personnages qu’il respecte au plus haut point: le résultat est un éblouissement.
Le Reptile lors de ma première vision m'avait quelque peu déçu sans réellement me déplaire, pour autant car peut-être m'attendais-je trop à un western à la Peckinpah, époque oblige, mais c'est Mankiewicz à la caméra et il fait des films plus subtils et bien sur moins violents que Peckinpah. En le revoyant je le vois d'un autre œil alors certes je ne peux pas m'empêcher de penser que L**e Reptile** aurait pu être meilleur force est de reconnaître que c'est tout de même un bon film amoral et piquant (le final vaut son pesant de cacahuètes). Le casting est extraordinaire autant pour les 2 principaux personnages tenus par les grands Henry Fonda et Kirk Douglas que pour les personnages secondaires notamment ce couple d'acteurs jouant les vieilles tantes, c'est dommage que Mankiewicz a du mal à trouver au début du film son ambiance qui est gâchée un peu par un humour pas toujours bien utilisé, c'est dans sa 2ème heure que Le Reptile nous emballe enfin. Quoiqu'il en soit c'est un western à découvrir et que je conseille même aux réfractaires du genre.
Un western étrange. On ne sait jamais sur quel pied danser. Tantôt optimiste, tantôt cynique. Tantôt léger, tantôt grave. Ce film déconcerte. Je mentirais si je disais que la morale du film me déplaît. Je n'ai pas non plus accroché les personnages. D'où la note en demi-teinte, car le film n'en reste pas moins intéressant.
16 195 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 22 janvier 2025
Pas de doute, le titre de l'avant dernier long-mètrage de Joseph L. Mankiewicz est une bonne introduction à ce très curieux western de la Warner! Une duperie de A à Z avec une sèrie de personnages èquivoques (le bagnard roublard qui tente de s'èvader pour retrouver son magot, le shèrif corrompu et cynique, le vieux fou, la brute èpaisse...) et des rebondissements de toute sorte! Kirk Douglas et Henry Fonda s'illustrent tout spècialement dans l'interprètation de ce western atypique par l'auteur de "All about Eve" (1950) et "The Barefoot Contessa" (1954). Pas un nouveau chef d'oeuvre du maître Mankiewicz, mais plutôt un divertissement cynique et drôle où les serpents ont le dernier mot! Merci à France 3 d'avoir rediffusè ce classique pendant les fêtes de fin d'annèe...
Western cynique mis en scène par Mankiewicz, doté d'un scénar subtil. Un film atypique qui a un peu vieilli, porté par un Kirk Douglas toujours très bon.
Enfermé dans une prison dans une zone désertique, la plupart des protagonistes de ce singulier et unique western dirigé par Joseph L. Mankiewicz, sont la lie de la société. Plein de cynisme et d’humour noir, « Le Reptile » se veut une ironique critique quelque peu amorale du genre humain. Un savoureux divertissement qui est également le seul face-à-face entre Kirk Douglas et Henry Fonda.
Un Western drôle et en même temps avec du suspense sur le milieu carcéral dans un désert proche du Mexique dans une prison où un détenu essaye de trouver une solution pour s'évader avec un joli pactole caché dans un trou de serpents. Une œuvre qui commence de façon parodique avec un bandit qui vole un coffre remplis de billets chez un riche particulier, puis retourne sur les lieux se faire les femmes au lit en se faisant arrêter. En prison, ça devient un peu plus sérieux pour convaincre quelques prisonniers de partager le montant pour un plan difficile d'évasion. Un long métrage qui paraît classique sur le papier dans le genre au cinéma mais le cinéaste Joseph L. Mankiewicz tire l'histoire pour en faire quelque chose de différent avec un maximum d'originalité. Kirk Douglas est remarquable dans le rôle principal, même dans les années 70, il avait la côte populaire. A ses côtés, Henry Fonda est excellent dans la peau du Marshal devenu directeur de prison qui en cache des choses lui aussi. Puis , on reconnaît dans les seconds rôles Warren Oates ou John Randolph. Distrayant.
There was a crooked man! A l'instar du générique, le sourire narquois d'un Kirk Douglas orné de souriantes binocles annonce un registre décalé pour ce western carcéral qui s'ouvre sur une galerie de futurs prisonniers malhonnêtes, cupides, violents. Tout en montrant les divers contacts entre gardiens et détenus (abus, fraternité, subornation...), cette satire acerbe n'épargne personne, de la jeune fille menteuse au désabusé directeur corrompu en passant par le bourgeois pervers ou le shérif dont l'humanisme se pare d'intérêts personnels tandis que le héros utilise son sens de l'analyse ainsi que sa finesse psychologique pour atteindre ses desseins. Parfois burlesque (la séquence du repas ou les dialogues entre les deux escrocs) sans pour autant dédaigner la pertinence dans les réactions des protagonistes face à la liberté, à la trahison ou à l'argent, l'intrigue se fait acide, cynique, amorale. Et le médecin s'appelle Loomis!
Dans ce western aux saillies humoristiques, le réalisateur Joseph L. Mankiewicz offre un surprenant rôle à contre-emploi à l’acteur Kirk Douglas campant une canaille sans vergogne tentant de monter ses codétenus pour s’évader de la prison dans laquelle il est emprisonné. Sans être le meilleur long-métrage du cinéaste « Le Reptile » est un sympathique mélange des genres, reposant en grande partie sur la qualité de sa distribution ainsi que sur le sens de la mise en scène du réalisateur s’essayant au genre très codifié du western avec une certaine malice grâce à un scénario astucieux et plaisant à suivre.
C'est sans doute un des films américains les plus cyniques et, même si l'ironie de Mankiewicz et l'époque, le décor, du western participent et donnent le ton du divertissement, l'humanité que met en scène le cinéaste est un spectacle affligeant. Tous les personnages du film sont des corrompus, aussi bien les voyous que les notables chargés de les juger. Au cœur du pénitencier où se déroule la plus grande part de la très spirituelle démonstration de Mankiewicz, deux intelligences supérieures se jaugent, se heurtent ou s'allient. L'une est celle d'une crapule sympathique dont tout indique -précisément son intelligence- qu'il connait la voie de la sagesse; l'autre est celle d'un directeur de prison progressiste, cependant davantage guidé par des convictions morales que par des considérations humaines. Kirk Douglas et Henry Fonda servent magnifiquement le propos de Mankiewicz, lequel, à chaque péripétie ou incident cocasse, semble prendre un malin plaisir à y glisser quelque provocation (subversive diront les uns, lucide diront les autres) utile à nier des axiomes moraux complaisants, à démonter des dogmes manichéens. L'intégrité des hommes de loi n'existe pas plus que le code d'honneur des hors-la-loi. Le dénouement en est la surprenante et magistrale illustration.
Ce Mankiewicz ne m'a pas particulièrement captivé, même son côté cynique, amoral est venu trop tard à mon goût dans le déroulement de l'histoire ! Le serpent est dans le sac, Joyce, et ce n'est pas l'oeuf du serpent !
Western atypique (comme souvent présenté) avec une galerie de personnages hétéroclites ayant pour chef de file un Kirk Douglas tonitruant qui manipule tant bien que mal tout son petit monde à commencer par Henry Fonda (le nouveau directeur de la prison) qui finalement, malgré une 1ère apparition au début, n'apparaît que vers la moitié du film. La fin de l'histoire est digne des plus belles fables avec un retournement de situation plus ou moins attendu et une morale "presque" sauve.