Difficile de ne pas avoir en tête les contemporains Dirty Harry ou French Connection (merci au passage à ce magnifique titre VF qui ne sert à rien d'autre qu'à ce lien). Difficile aussi de faire semblant et de ne pas comprendre, au-delà des qualités de l'interprétation, que la réalisation s'avère une pâle copie de ses devanciers et a bien du mal à tenir la distance. Pour le coup, on comptera vraiment sur les acteurs, avec en figure de proue un Robert Duvall alors au sommet, dans la peau d'un flic pas si propre ni agréable mais qui a son métier chevillé au corps, ainsi que sur le scénario plutôt intelligent et profond.
On ne va pas se raconter d'histoires les gars : je ne vais pas pouvoir dire autre chose que ce que bien d'autres ont constaté avant moi. Les 40 premières minutes sont effectivement du genre excitantes, un bon vieux film de flics à l'ancienne, comme on les aime et comme on savait les faire en ce temps là. Sans génie, mais carrément efficaces. Le problème, c'est qu'après ces 40 premières minutes, le scénariste plie les valises et le soufflet retombe progressivement. Si bien que dans la dernière ligne droite, on sent le temps passer. En bout de piste, seule finit par subsister la présence de Robert Duvall, permettant une déception un peu moins amère.
Petit polar franchement assez décevant que ce Police Connection. Pour moi il commence plutôt bien, avec un ton très hard boiled, très rentre dedans, on se dit que ça va être bien crade, pas du tout politiquement correct, un peu dans l’esprit d’un Inspecteur Harry dont le film semble parfois singer le style. Mais en réalité, une fois qu’on a plus ou moins compris les tenants et les aboutissants du film, on se rend compte que c’est un peu n’importe quoi, et pas très passionnant. Le film s’appuie clairement sur un Robert Duvall très bon en anti-héros. Il est plutôt antipathique mais le fait si bien qu’on l’apprécie ! Il est entouré d’acteurs corrects à pas bons. Verna Bloom est plaisante mais son personnages est transparent. Le casting portoricain est raté, avec un Henry Darrow pas du tout convaincant dans son rôle (on dirait Peter Sellers dans la Panthère rose). Eddie Egan, pas acteur pro et dont le film s’inspire de la vie est quant à lui très crédible. Le scénario part bien, comme je l’ai dit. Dynamique, violent, très badass, le film est plein de promesse dans un contexte seventies sympathique. Mais petit à petit le métrage s’enfonce dans une histoire de corruption, de trafic d’armes, de révolution, de politique, il fait un gloubi-boulga peu enthousiasmant et peu crédible en définitive. Au début, on peut comprendre la motivation du héros, mais lorsqu’il finit par savoir, qu’est-ce qui le motive autant au fond ? Le rythme est assez plaisant, mais certaines scènes sont néanmoins beaucoup trop étirées, en particulier une course poursuite horrible, et on en vient à un autre point noir : l’action ! Elle est très mal filmée, à l’image de la mise en scène générale qui est d’une platitude impressionnante. La course poursuite est vraiment d’une mollesse incroyable, on a l’impression que ça va à deux à l’heure. Le film n’a aucunement l’efficacité de beaucoup de polars de l’époque, et même de polars roublards plutôt fauchés à l’italienne. Heureusement, il subsiste une belle photographie nocturne, avec notamment ce pont illuminé qui apparaît dans certaines scènes, et une bande son jazzy plutôt convaincante qui parvient à renforcer l’ambiance polar noir du métrage de belle façon. Pour ma part Police Connection s’en tire surtout grâce à cette ambiance appréciable et à Robert Duvall, mais sinon, c’est pas très passionnant. Le scénario se veut original mais il se disperse et perd souvent en cohérence, les seconds rôles sont loin d’être tous à la hauteur, et la mise en scène n’arrive jamais à donner du rythme à l’action. 2.5
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2,5
Publiée le 14 septembre 2018
Eddie Ryan reste toujours un flic avec ou sans plaque! il n'en dèmordra pas! Où compte t-il allè dans cette histoire sur fond de meurtres, chantages, poursuites et tabassages ? A la providence des flics emmerdès! Eddie, ça pue et mèchamment [...] On voit le nombre de difficultès et de problèmes qui se posent lorsqu'on veut guèrir tout seul la plaie du trafic d'armes dans une grande ville comme New York! Assouvir sa vengeance et garder les rues propres, c'est ce qui compte pour Ryan! Le "Badge 373" d'Howard W. Koch a vieilli et n'a pas vraiment rèussi à trouver son public à sa sortie, que ce soit au box-office ou avec les critiques! Mais Robert Duvall, en flic irresponsable, raciste et vulnèrable, se montre comme toujours excellent! Le tueur du film a aussi beaucoup vieilli et ressemble au chanteur Toto en se prenant un peu trop pour Emiliano Zapata! Quant à la rèalisaton, elle s'avère efficace avec une bonne course-poursuite nocturne en bus qui lorgne du côtè de "The French Connection"...
Un bon départ pour ce policier, Duvall plus les années 70 c'est que du bonus mais le scénario est mal utilisé. C'est à la fois brouillon et simpliste, on finit donc par s'ennuyer et remarquer les faiblesses de la réalisation.
Un bon petit polar des américains des années 70 avec ses vues aériennes de New York, son image poisseuse et sa musique soul en fond sonore. Robert Duvall préfigure ici l’inspecteur Harry rendu célébre par Clint Eastwood. Il offre comme à son habitude une prestation haut de gamme où comme Harry il n’hésite pas à s’affranchir du code de procédure pour mener à bien sa lutte contre les narco trafiquants portoricains et surtout pour venger la mort de son copain mort en service dont il va apprendre au cours de l’enquête qu’il était corrompu. Le film se passe essentiellement la nuit et sous la pluie ce qui rend le propos encore plus sombre que les Harry qui se déroulent sous le soleil californien. Dans sa quête Duvall perdra sa compagne pour l’avoir mêlé d’un peu trop près à ses affaires. Non vraiment la vie de flic dans les polars ricains n’est pas de tout repos.