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    Désengagement
    note moyenne
    2,4
    97 notes dont 29 critiques
    répartition des 29 critiques par note
    3 critiques
    2 critiques
    0 critique
    11 critiques
    10 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Désengagement ?

    29 critiques spectateurs

    MaxPierrette
    MaxPierrette

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    1,0
    Publiée le 6 mai 2008
    En filmant un face-à-face plus qu’amical entre un Israélien et une Palestinienne, dans l’espace exigu d’un couloir de train, Amos Gitaï engage son “Désengagement” de la plus belle des manières. Mais, passée cette introduction, il nous faut bien vite déchanter, car le film se poursuit très mal. Et pas seulement parce qu’Ana doit faire face au décès de son père. C’est juste qu’avec l’arrivée de son demi-frère, Uli, elle ne quitte pas l’appartement familial, le temps d’un passage des plus insupportables, marqué du sceau de la mort (autant vis-à-vis du deuil que de notre ennui), et pendant lequel le long métrage ressemble à une caricature de film d’auteur intimiste, entre deux apparitions de Barbara Hendricks qui ont de quoi laisser perplexe. Heureusement, les plus tenaces d’entre nous seront récompensés dès qu’Ana partira à la recherche de sa fille, et se retrouvera en pleine de bande de Gaza, au moment du désengagement de l’armée israélienne (à laquelle appartient Uli). Une seconde moitié qui vaut surtout pour son aspect informatif puisque, là aussi, l’émotion peine à passer, même dans les moments censés tirer sur la corde sensible. Un film peu engageant donc, malgré une Juliette Binoche une fois de plus impeccable, dans la peau de cette femme perdue en terre inconnue.
    ffred
    ffred

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    5,0
    Publiée le 21 avril 2008
    Désengagement est le premier film de Amos Gitaï que je vois. Le sentiment général après la vision de ce nouveau film est plutôt positive. Le film a deux parties distinctes qui aurait pu faire deux films différents avec les mêmes personnages. La première se déroule en Avignon en France, chronique familiale, décès d'un père et retrouvailles de ses deux enfants. Le traitement est plutôt léger même si le sujet est grave, avec un brin de folie, de dérision et de décalage. La deuxième se passe dans la bande de Gaza pendant l'évacuation des colons israéliens à l'été 2002. Les personnages sont les mêmes (le frère et la soeur) mais le thème, les évènements, les sentiments et les conséquences sont bien sur totalement différents. La mise en scène prend un coup d'accélérateur, devient plus grave, plus prenante, la légèreté du début a disparu pour laisser place à la dure réalité d'un conflit séculaire. Le drame familiale se confond alors avec l'Histoire. Le scénario monte en puissance et l'émotion nous étreint de plus en plus jusqu'à un final déchirant. Les jolies scènes intimistes du début laissent place à des scènes de plus en plus fortes émotionnellement. La scène des retrouvailles entre la mère et la fille, sans musique, sans parole, est une pure merveille d'émotion et de force...Comme d'habitude, mais cela de vient un pléonasme de dire que Juliette Binoche est formidable, l'actrice française illumine le film de sa présence...Un très beau film, puissant, dur, émouvant. Les deux parties sont très différentes mais complémentaires même si le contraste est grand. Une belle mise en scène pour une belle mise en images. Des acteurs magnifiques pour des personnages complexes mais attachants. Ca donne envie de voir les autres films du réalisateur israélien. En tout cas celui-ci est une réussite.
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,5
    Publiée le 29 avril 2008
    Amos Gitaï (Free Zone - 2005) ne déçoit pas, mais on s’attendait à d’avantage avec son dernier film : Désengagement. Avec pourtant un très beau début dans les couloirs d’un train, où la rencontre entre un Israélien et une Palestinienne est admirablement filmée, c’est la suite qui nous laisse un peu perplexe ! Notamment la rencontre entre le frère et la sœur : Liron Levo & Juliette Binoche, des plans longs et si mystérieux, où par moment, Jeanne Moreau tente de se faire une place. Heureusement, tout s’accélère lorsque les caméras se posent en Israël, au moment même où a lieu le retrait des colons de Gaza. Caméra à l’épaule, la rencontre est percutante entre les Israéliens et les Jordaniens. Leurs propres points de vue nous est soumis sous tous les angles, chacun a la liberté de parole, Gitaï se refuse de faire dans la politique et nous livre un film touchant, révoltant mais pas assez approfondi et accuse en réalité quelques baisses de tension en cours de route !
    norman06
    norman06

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    2,5
    Publiée le 10 avril 2008
    Séduisant dans sa première partie (la séquence dans le train avec la divine Hiam Habbas, les obsèques du père, le jeu décalé de Binoche), le récit s'enlise un peu avec le road-movie dans la bande de Gaza. Voulant brasser les thèmes des crises familiales et politiques, mais ne les traitant que partiellement, Amos Gitai ne retrouve pas force de "Free Zone" mais signe une oeuvre respectable.
    Niko0982
    Niko0982

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    2,5
    Publiée le 16 avril 2008
    C'est dur, très dur de comprendre ce film. On a l'impression que c'est un grand bordel. Mais ce n'est pas le cas du tout. Ca vaut la peine de faire travailler un peu ses méninges.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    4,0
    Publiée le 28 avril 2008
    Faire front au conflit israélo-palestinien en préférant à la véhémence la justesse, voila l’ambition que semble s’être donné Amos Gitaï en réalisant «Disengagement» (Israël, 2007). Pour apprécier le film, en pénétrer au mieux les détails il faut s’arrêter sur le générique d’ouverture. Celui-ci n’apparaît qu’après une scène introductive où un franco-palestinien fait connaissance avec une germano-israélienne. La rencontre ayant lieu dans un train, les deux protagonistes viennent à remettre en question la notion d’identité nationale tandis qu’au-delà des fenêtres du train en marche le monde défile. Un baiser innocent s’échange entre eux laissant place au titre du film. Le graphisme de ce titre a de particulier qu’il divise le mot en deux parties : Le «dés-» en bleu et le «–engagement» en blanc. Deux couleurs, le bleu et le blanc du drapeau israélien, mettent l’accent sur l’engagement et son absence. De quel engagement s’agit-il ? C’est de l’implication des nations du monde dans la guerre entre Israël et la Palestine que traite le film et c’est de l’image du conflit par le regard du monde que veut capter Gitaï. Pour arriver à bien à son projet, le cinéaste, à l’instar du titre, scinde son œuvre en deux parties. Il s’agit dans un premier temps de se placer dans le foyer de perception, en l’occurrence à Avignon en France, et dans un second temps de nous plonger en Israël même. Cette dualité du film est judicieuse puisqu’elle permet de mettre en évidence le fossé qui sépare le monde du lieu de conflit. Ce qui frappe dans ce film provient de sa capacité à dépasser les frontières, à ériger la mise en scène comme moyen de libération. André Bazin et son idée du cinéma se seraient assurément plu dans cette œuvre de Gitaï. Et alors que nous avons la chance en France de voir arriver une vague de films israéliens, Gitaï, qui s’impose comme le chef de file de cette cinématographie, donne le ton d’une justesse que l’exacerbation baroque d’un certain cinéma a souvent occulté.
    Camusduverseau
    Camusduverseau

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    0,5
    Publiée le 20 avril 2008
    Peut-être le film le plus ennuyeux que j'ai vu depuis très, mais vraiment très longtemps. Je me suis endormis en même pas un quart d'heure et j'ai quitté la salle en moins d'une heure. Chers spectateurs si vous avec besoin d'un soporifique "très" puissant, voici le remède !!! La seule scène à retenir (la seule qui m'a tenue éveillée), c'est quand Jeanne MOREAU lit le testament... Elle montre que c'est une véritable comédienne de talent !!! Mais cinq minute de Jeanne MOREAU ne fait pas un film... C'est également dommage pour Juliette BINOCHE, qui nous avait habitué à beaucoup mieux.
    cristal
    cristal

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    2,5
    Publiée le 13 avril 2008
    Un train qui se dirige vers Avignon. Un israélien passe devant les compartiments, et demande du tabac à une femme, israélienne elle aussi. Cinq minutes après, ils s'embrassent. Les vitres du couloir sont ouvertes, et l'élan du train laisse passer bruyamment un vent frais. Cette rencontre, magnifique dialogue de l'amour quasiment improvisé, est le point de départ du nouveau film de Amos Gitaï (chouchou du festival de Cannes), et illustre rapidement la suite du film, tout du moins son but. A travers les frontières (à signaler, le train traverse la frontière puisqu'il n'est pas encore à destination, d'où le choix de proposer cette scène comme un point incertain des relations), relier des personnages, des petits drames aux grand drames, rapprocher des gens qui ignorent tout de l'autre. Mais "Désengagement" n'est en aucun cas un film choral. Divisé en deux parties (la première, en France, où l'homme du train fait le deuil de son père avec sa demie-soeur excentrique), Gitaï tente d'organiser un discours de paix, et en dehors de la tension avec la Palestine (magnifiquement esquissée lors d'un vague instant derrière des barbelés), un discours de paix entre tous les pays. S'il rassemble pour l'occasion un casting universel (Juliette Binoche, Hiam Abbass, Jeanne Moreau, Barbara Hendricks) et particulier car il réussit à s'incruster à n'importe quel moment, à n'importe quel endroit avec un naturel saisissant, son mécanisme lui-même touche à l'épure et à la puissance fondée, universel aussi dans sa manière d'aborder le problème de la tension naissante au bord d'un drame personnel. Pour autant, sans lui reprocher sa construction tripartite (la scène d'ouverture dans le train + celle, plus tard, sur la zone de chargement, forment les transitions respectives entre la partie en France et celle en Israël), on pourra vite juger Gitaï sur d'autres choses ; une en particulier : cette France enlaidie qu'il filme comme des toilettes, esquivée dans sa grisaille morne. On pourra vite me ra
    ninilechat
    ninilechat

    Suivre son activité 56 abonnés Lire ses 564 critiques

    1,0
    Publiée le 17 avril 2008
    Il était un cinéaste passionnant nommé Amos Gitaï, animé d'une vraie exigence: porter un témoignage politique et sociologique sur son pays, Israël. Jusqu'à présent: une filmographie exemplaire. Hélas ! Le voila qui veut devenir un cinéaste à la mode, un vrai intello germanopratin… Pour cela, on ne recule devant rien. On sort les momies de leur sarcophage: Jeanne Moreau, Barbara Hendricks qui inflige une deuxième mort à Mahler. Et on axe l'histoire autour de Binoche, de tous les films en ce moment. Binoche a la particularité de disposer d'une expression unique : le demi sourire teinté de sérénité extatique de Ste Ursule portant ses seins sur un plateau. Là, on lui demande de faire autre chose. Elle le fait, sans réussir à rendre son personnage ni sympathique (on a une furieuse envie de la plonger dans une bassine d'eau froide) ni même intéressant ce qui est plus grave. Pourquoi déteste-t-elle son père au point de se pavaner sur stilettos à son enterrement, hilare et maquillée comme une voiture volée? Pourquoi se tortille-t-elle à poil, dans une scène grotesque, devant son frère (adoptif)? Mystère, mais bref, apprenant à la mort du géniteur que celui-ci avait gardé des liens avec sa petite fille abandonnée à la naissance dans un kibboutz, en plein Gaza, elle y accompagne le frère policier chargé de l'évacuation des colons. Mère et fille tombent dans les bras l'une de l'autre.... y a qu'à croire! et là, dans la seule demi-heure passionnante du film, on retrouve le Gitaï que l'on aime, filmant cette évacuation avec une extraordinaire intelligence, sans porter de jugement, la vie même. Une étoile pour cette demi-heure et les cinq minutes pré-générique, la rencontre dans ce train du frère "israélien français" et de Hiam Abbas, "palestinienne néerlandaise"... Echangerait cinq minutes de Hiam Abbas contre deux heures de Binoche! Soyons clair c'est un navet, espérons que pour Gitaï c'est un passage à vide sans conséquences... et sans lendemain.
    butlov
    butlov

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    1,0
    Publiée le 20 avril 2008
    BOF !!!
    cine82
    cine82

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    2,5
    Publiée le 13 avril 2008
    Un sujet fort mais traité sans un véritable parti pris, il pose juste la caméra pour nous montrer comment ça se passe, ce qui est bien mais je n'ai pas compris l'intéret dans ce cas là de nous montrer autant de chose sur ces personnages, je n'ai pas compris la relation mère-fille, qui est quoi, où, quand, comment, au final on voit les israéliens face au israéliens mais on en sort sans trop quoi en penser ce qui est vraiment dommage
    Glr
    Glr

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2008
    La première partie du film peut surprendre par son calme (un deuil serein). On peut la trouver un peu longue, mais sa durée me semble nécessaire pour souligner le contraste avec la seconde partie dominée par les chants, les cris et la violence.
    m19bg43
    m19bg43

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    0,5
    Publiée le 16 avril 2008
    Si on aime Amos Gitai....Moi pas...long et ininteressant...plaisant sans doute pour une certaine intelligencia de gauche
    SaintShiryu
    SaintShiryu

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    2,5
    Publiée le 6 mai 2008
    Difficile ici d'écrire une critique sans donner une opinion politique. On a du mal à m'émouvoir de ce désengagement d'une colonie de Gaza. Or c'est visiblement là où voulait en venir Amos Gitaï avec ce trio digne d'une tragédie grecque: une mère qui ne connait pas sa fille, son frère d'adoption avec qui elle entretient une relation où le désir est présent, la fille qui connaissait son grand-père mais pas sa mère. Le climax est censé être atteint lors du désengagement au moment de la rencontre des 3... Mais ça ne fonctionne pas. Le charme de Binoche, qui est le coeur du film, est gâché par des minauderies inutiles et exaspérantes. On est choqué ou intrigué par la relation avec le frère mais en vain. Vain aussi, le rôle de la cantatrice. Gitaï s'amuse là où on attendait un sérieux de rigueur puisqu'un drame devait se jouer à la fin. Pétard mouillé le drame donc pétard mouillé le film. Finalement, la meilleure scène est celle du prologue dans le train, scène improbable mais à laquelle on rêve car elle porte l'espoir d'une solution, d'une entente. Hiam Abbas y est, encore une fois, parfaite.
    Frédéric L
    Frédéric L

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    0,5
    Publiée le 18 avril 2008
    Amos Gitai, le moins reconnu des israéliens que ce soit de ses compatriotes comme à l'extérieur de son pays ne laissera pas non plus une trace profonde dans le cinéma avec ce film. Le parti pris de ce cinéaste plaira en revanche à qui veut croire au pacifisme comme formule magique : dès la première séquence, on a ainsi droit à l'aventure fugace et totalement improbable dans un train entre une palestinienne et un israélien. Cette aventure n'apporte rien au reste de l'histoire pas plus que les personnages incompréhensibles du frère et de la soeur qui assistent, sourires aux lèvres, à l'enterrement du père de famille, bercé par des chansons de Barbara Hendricks. Que fait la cantatrice noire dans cette famille ? Nul ne le sait...Amos Gitaî a dû simplement se faire plaisir mais le spectateur en est encore pour son compte. Le reste est à l'avenant : Amos Gitaî a été incapable de restituer le drame vécu que ce soit par les colons obligés de quitter les territoires occuppés comme par les militaires israéliens chargés de les faire partir. Le sujet était pourtant original et puissant ; mais à trop s'être éloigné de son pays, Amos Gitaî en est un étranger et donc inapte à pouvoir en parler. Conclusion : ne vous engagez pas dans "Désengagement"
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