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Hastur64
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4,0
Publiée le 15 décembre 2009
Un bon film d’espionnage, un bon thriller, un bon film d’action, bref un bon Ridley Scott. Il a la bonne idée de remettre le problème du terrorisme dans la bonne échelle c’est-à-dire à l’échelle du Proche et du Moyen-Orient. Il pointe aussi les insuffisances de la CIA et des services d’espionnage américain qui avaient tout pariés sur le technologique et qui n’avaient pas anticipé l’adaptation des terroristes qui peuvent se passer de la technologie, d’où un retour au renseignement de terrain abandonné depuis la fin de la guerre froide. La prestation de DiCaprio est magistrale en agent de terrain obliger de jongler entre les réalités de ce terrain (terroristes, services de renseignement autochtones) et un supérieur (formidable Russell Crowe, comme toujours !) qui pour atteindre ces objectif lui ment et n’hésite pas à le sacrifier si les besoins l’exigent. A voir pour ce faire une idée de ce qui se joue dans ces régions et pour appréhender les compromissions et les sacrifices consentis par les agents (surtout ceux de liaisons originaires de ces pays) pour faire face à des individus qui eux ne reculent devant aucuns sacrifices pour atteindre leurs buts.
Regarder les États-Unis traiter le terrorisme après le 11 septembre 2001 provoque toujours une crainte de voir les choses simplifiées au maximum avec gentils chrétiens d'un côté et méchants musulmans de l'autre. Avec son film d'espionnage, Ridley Scott s'en sort intelligemment en ne tombant pas dans le piège du raccourci même involontaire. Au delà du rythme soutenu et du scénario plutôt bien ficelé avec son lot de non-dits et de faux-semblants, l'ensemble reste cohérent et sonne juste dans son approche de la lutte contre le terrorisme. Certes, il y a certaines choses qui semblent faciles comme la relation entre le personnage de DiCaprio et l'infirmière mais on n'y prêtera pas trop attention. Face caméra, on retrouve le jeune premier de Titanic qui aujourd'hui n'a plus rien à prouver entre un Russell Crowe manipulateur prenant toute la place à chacune de ses apparitions à l'écran et un Mark Strong encore une fois brillant. Alors même si Ridley Scott n'apporte rien de nouveau au genre, il l'exploite avec justesse jusqu'à la conclusion qui malheureusement finie par trop s'orienter vers le sentimentalisme. Une facette du film qui se démarque massez maladroitement de l'ensemble mais qui n'en reste pas moins nécessaire pour faire tenir ensemble toute l'histoire. Un bon film.
"Mensonge d'Etat" est un film intéressant dans le sens où il nous montre l'envers du décor, c'est à dire ce qu'il y a derrière la lutte contre la guérilla et les attentats islamistes. En fait, il s'agit surtout de décrire les luttes entre services secrets, les querelles d'ego, les retournements, les manipulations diverses et variées (dont certaines sont impressionnantes). On voit aussi les manœuvres des islamistes pour échapper aux services secrets et pourvoir continuer à tuer et massacrer en toute impunité,mais ce n'est pas vraiment au premier plan (en tout cas, c'est le prétexte à l'action mais ce n'est pas ce qui la fait avancer). Donc il s'agit essentiellement de complots entre services secrets au Moyen-Orient (on voit bien l'atmosphère générale, surpeuplée, extrêmement conservatrice, voire intégriste qu'il y a dans ces pays). Même s'il y a quelques passages à vides, quelques temps morts, plus ennuyeux, le tout est quand même plutôt bien rythmé et parvient à continuer à nous intéresser (on veut voir jusqu'où tout cela va aller). Un point que je n'ai pas trop aimé par contre, c'est le fait que j'ai eu du mal à comprendre la réaction du héros, notamment vers la fin, peut-être faute d'un peu trop de politiquement correct; mais c'est un défaut mineur. Donc ce film n'est certes pas un chef d'oeuvre de film d'action, peut-être parfois ennuyeux, mais est quand même intéressant...
Un bon film d'espionnage ayant pour thème la lutte contre le terrorisme islamiste. La complexité des affaires et la traitrise dont sont capables les états pour arriver à leurs fins sont bien montrées. L'interprétation est de très grande qualité. Ridley Scott a du métier et cela se voit bien qu'il ne fasse pas particulièrement preuve d'originalité et d'innovation. En résumé, les fans de films d'espionnage réalistes (pas question de cascades à la James Bond) devraient apprécier même si, comme souvent dans ce genre, on peut facilement perdre un peu le fil des différentes péripéties et même si ce métrage ne se démarque pas particulièrement des autres films autour de la guerre contre le terrorisme islamiste.
Un an après le très brillant "American Gangster", le cinéaste britannique Ridley Scott se lance dans le thriller d'espionnage sur fond de politique du Moyen-Orient. Le film marque la quatrième collaboration entre Ridley Scott et son acteur fétiche Russell Crowe et met en fer de lance un Leonardo DiCaprio véritablement transformé avec des lentilles oculaires de couleur marron qui colorisent ses habituels yeux bleus et une barbe de plusieurs semaines. Le film est un gigantesque thriller d'espionnage qui relate le parcours et l'investigation d'un infiltré et de son chef membre de la CIA pour mettre à jour les terroristes d'Al Quaida qui organisent des attentats en Europe et dans les pays arabes. Le réalisateur, vieux routier du cinéma et reconnu dans le monde entier ne chôme pas. Le scénario est très riche, très dense et orienté sur un rythme si effréné que le spectateur est cloué sur son siège sans jamais prendre le temps de regarder sa montre. Scott élabore un film intelligent, prenant, excitant, très violent et n'hésite pas à afficher explicitement ce qui impressionne le spectateur dans le sens néfaste. Au menu de ce thriller d'espionnage: infiltrations, désinformations, manipulations, complots, guet-apens, tortures, rien n'est laissé au hasard. Le film ne distille pas seulement une intrigue qui vise à montrer des fusillades et des images chocs et prend le temps d'organiser une romance qui occupe toute sa place dans le déroulement du récit et est organisée de façon à ce que le spectateur comprenne le point de vue du cinéaste en précisant certains points véritables et objectifs qui amènent le spectateur à réfléchir sur ce qu'il voit et ce qu'il sait dans sa culture générale. Le film aborde en plus des critères et des technologies proprement effrayantes et qui conduisent à la paranoïa, le spectateur sortant de la salle se rendant compte que grâce et à cause des multiples satellites présents autour de la Terre, il est constamment observé. Un film virtuose et marquant.
Nouveau film de Ridley Scott, et déja presque ce sentiment : juste un film de plus dans une filmographie. Car au fond, qu'est-ce qu'à bien ce "Mensonges d'Etat" à nous raconter de plus sur un sujet déja assez réglièrement évoqué? Alors certes, c'est plutôt bien fait et certaines sont assez spectaculaires, mais est-ce bien suffisant pour pouvoir tenir plus de 120 minutes durant? On aurait même une légère tendance à s'ennuyer, et on se contente finalement de suivre de loin l'ensemble tant tout cela manque d'inventivité. Cela dit, on évite tout de mêmele manichéisme à outrance et certaines scènes sont bien venues, notamment par la présence de la plus que charmante Golshifteh Farahani. De plus, Leonardo DiCaprio montre une nouvelle fois toute l'intensité dont il est capable. Ainsi, le résultat reste tout de même assez honnête, mais on peut tout de même sentir une certaine lassitude quand à un thème certes on ne peut plus d'actualité et tout de même intéressant, mais sur lequel on semble (déja)avoir fait le tour de la question.
Quatrième collaboration en huit ans entre Russell Crowe et Ridley Scott, Mensonges d'État nous fait suivre un homme de terrain du renseignement américain, capable de se sortir de toutes les situations compliquées et qui va devoir s'infiltrer pour débusquer un dangereux terroriste.
Après le remarquable American Gangster sorti une année auparavant, Ridley Scott s'attarde donc sur la CIA et les conflits au Moyen-Orient par l’intermédiaire de deux principaux portraits, celui d'un homme de terrain qui n'a aucune réelle vie, et celui d'un dirigeant de la CIA dirigeant tout depuis son ordinateur chez lui. Le metteur en scène de Gladiator va notamment s'attarder sur les risques encourues par l'homme de terrain, ainsi que les secrets et mensonges de la CIA, qui ne doivent surtout pas être divulgués.
Alors, il y a un petit air de déjà-vu dans Mensonges d'État, l'impression aussi de voir un Ridley Scott plutôt impersonnel, manquant de créativités et ne sachant pas vraiment donner une réelle et forte dimension à son oeuvre, l'émotion étant aussi absente. L'oeuvre va trouver son salut dans le portrait de l'homme de terrain, vraiment intéressant, notamment via ses enjeux et dilemmes, ainsi que dans l'efficacité de la mise en scène et un certain savoir-faire de Scott, notamment dans le montage et la construction du récit.
Le film est aussi intéressant dans la façon dont le metteur en scène anglais propose une vision sans concession des chefs de la cause islamiste qui vivent richement et grassement pendant qu’ils envoient des jeunes fanatiques se faire exploser aux quatre coins du monde, mais aussi de la CIA, de sa puissance technologique et de leurs véritables activités. Il évite une retranscription manichéenne de ce conflit, ce qui est la moindre des choses, et, à défaut de vraiment proposer une réflexion, intéresse et intrigue, sans en devenir lourd ou jugeur.
Mensonges d'État bénéficie par contre de certaines séquences vraiment bien foutues voire spectaculaire, cassant la monotonie du récit. Le côté réaliste est plutôt bien retranscrit et assez intéressant, permettant à l'oeuvre de connaître quelques moments de tensions bien sentis. Si Russell Crowe a dû prendre 20 kilogrammes pour le rôle, c'est vraiment Leonardo DiCaprio qui impressionne, tandis que la belle Golshifteh Farahani et Oscar Issac leur rendent impeccablement la réplique.
Ridley Scott propose avec Mensonges d'État une oeuvre plutôt intéressante, efficace et bien construite mais qui semble tout de même déjà vu, et ne proposant rien de nouveau, que ce soit dans les propos ou la dimension.
Des films sur la guerre au moyen-orient, celui-ci est surement dans le haut du panier. Ridley Scott déploie son talenrt et nous rend compte de la complexité du conflit, par le biais des relations entre "partenaires" si l'on peut dire. Il nous donne en filigranne une image des services secrets américains peu reluisante: arrogante,mensongère et arriviste.Ce comportement est à l'origine de la difficile traque de groupuscule terroriste. Cet état d'esprit est représenté par Edward Hoffman, superbement campé par un Russell Crowe transformé. La méfiance et l'égoïsme des autorités américaines va se confronter à la façon de faire des jordaniens arrogants mais ouverts. Le leader de ce parti là est Hani Salaam, interprété par l'Acteur du film(selon moi) Mark Strong, tout en élégance et finesse. Au milieu des deux "camps" se trouve Ferris,agent pour le gouvernement américain,interprété par un Di Caprio, qui n'en finit pas de ne jamais décevoir. Ce personnage représente l'espoir. Véhiculant des idéaux louables et idéalistes, mais qui n'est visiblement pas du goût de ses supérieurs, qui vont le pousser à agir de manière aussi "limite" qu'eux. C'est donc toute une leçon et un apprentissage pour le héros et nous même,qui mesurons au fur et à mesure que ce ne sont pas tant les terroristes qui posent problème mais aussi la manière de faire des "gentils". Un film qui synthétise finement le problème des conflits au Moyen Orient,sans pour autant simplifier de manière extrême.Voilà en plus une qualité primordiale,qui s'ajoute à toutes celles données précédemment et font de ce film un très bon film,qui allie fond et forme.
Film particulier, Ridley Scott nous parle de son intérêt pour le conflit Irakien et de tout ce que cela suggère et entraine, le sujet nous touche plus particulièrement tandis que nous vivons une période trouble sur le plan international. Scott prend une position politique ferme dés le début du film, contre la guerre, ses conséquences et tout ce qu'il en suit. Devant la caméra on a véritablement deux jeux tranchés, d'un côté DiCaprio l'homme de terrain interprété avec force et crédit, de l'autre Crowe le bureaucrate aussi aléatoirement influent qu'impuissant. Le clash est puissant tant les rôles sont opposés entre la réalité des problèmes rencontrés sur terrain et le chef de service qui dirige tout à distance depuis sa bien heureuse résidence de banlieue. Sur la forme, la réalisation est très bien travaillée, sur le fond elle paraît moins irréprochable. Un des principaux défauts du film reste selon moi une fin trop conventionnelle malgré un gros travail de mise en scène qui nous procurera quelques frissons appuyés.
A l'image de films comme "Gladiator" ( 2000 ), Blade Runner ( 1982 ) ou encore "Alien, le 8ème Passager" ( 1979 ), on peut dire que Ridley Scott est un bon réalisateur, excellent même! Mais il est aussi très inégal, la preuve avec des "mauvais" films comme "Kingdom Of Heaven" ( 2005 ), "Une grande année" ( 2007 ) ou le récent "Mensonges d'Etat" ( 2008 )... On ne peux pas objectivement dire que ce film est totalement nul, il est même très bon d'un point de vue réalisation et le jeu d'acteur est efficace, mais c'est du déjà-vu! La guerre, que ce soit en Irak, en Afghanistan ou autre part où il y à du sable et Al Quaida c'est trop courant!
L'histoire n'intrigue jamais réellement, le film est lent et long, on s'ennuie, on attend l'action qui n'arrivera en fait jamais... Et au milieu de ça, une histoire d'amour, bien sur!
Bref, un film pro-américain ( beaucoup de discutions se déroulent avec, en arrière plan, le drapeau des Etats-Unis ) à voir pour la performance des deux acteurs principaux, Russel Crowe et Leonardo DiCaprio, et pas pour son scénario, déjà vu maintes et maintes fois...
Mensonges d'État est un bon film sur l'espionnage au Moyen-Orient. J'ignore quelle est la part de fantasme dans ce film, en tout cas, il fait très réaliste. Le talent de Ridley Scott porte le film. L'intrigue est à la fois simple (dans ses rapports entre personnages) et extrêmement complexe (à travers les enjeux et les manigances entre différents services). La réalisation est nerveuse et maintient en haleine durant tout le film. Le duo d'acteur est impeccable : Leonardo diCaprio et Russell Crowe (impeccable en personnage imbuvable). Mais aussi un Mark Strong extrêmement convaincant. Les quelques scènes « de guerre » sont d'excellente facture. La bande-originale (de Marc Streitenfeld que je ne connais pas du tout) est plutôt pas mal (c'est rare dans ce genre de film : le thriller de guerre qu'une musique ressorte). Un film de Ridley Scott bien discret au vu de sa qualité.
Bon, ce n'est ni le film le plus marquant, ni le film le plus maitrisé de son auteur, mais ça reste très bon. Les acteurs sont convaincants, l'histoire est vraiment captivante, avec derrière un sujet très sombre (qui personnellement me fait penser à Zero dark thirty) et de bons rebondissements. De quoi passer une bonne soirée quoi.
Un très bon thriller politique retor et inspirée. DiCaprio et Crowe sont excellents et l'intrigue passionnante. Elle offre une double vision du conflit américano-irakien