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Je ne suis jamais déçu par les films de Don Siegel à part peut être les deux derniers de sa carrière.
Tourné dans le véritable Harlem de New York en 1968, plutôt rare, pour une époque habituée au décor de carton pâte à L.A.
Une série prolongera le film de 1972 à 1973, "MADIGAN" avec Richard Widmark dans ce même rôle.
C'est réaliste et froid, c'est simple et fluide, chacun ses gouts, moi j'adore ça.
Tourné dans le véritable Harlem de New York en 1968, plutôt rare, pour une époque habituée au décor de carton pâte à L.A.
Une série prolongera le film de 1972 à 1973, "MADIGAN" avec Richard Widmark dans ce même rôle.
C'est réaliste et froid, c'est simple et fluide, chacun ses gouts, moi j'adore ça.
Il serait trompeur de ne visionner ce polar de Don Siegel ( 1968 ) qu'à l'aune de l'enquête policière dont l'articulation est d'une grande banalité.
C'est par le prisme des deux scénaristes remarquables qu'il sans doute visionner le film.
Ils furent tous deux black listés quelques années plus tôt, lors du maccarthysme donc évidemment comme chacun sait, pour leurs idées politiques.
En réalité le scénario est autant un portrait psychologique de plusieurs policiers ( dont Madigan bien sûr ) dans leurs comportements privés, sentimentaux, mais aussi dans leur façon d'interagir dans l'exercice de leur métier.
Ce sont ici finalement les dialogues qui sont d'une grande importance, dans cette description assez fine de typologies bien différentes.
Windmark a déclaré lors de la campagne de promotion du titre ( il remporta un grand succès) que Siegel est avec Ford et Kazan le meilleur cinéaste avec lequel il ait tourné.
Même si leur collaboration suivante ne fut pas aussi solaire, il faut bien reconnaître la place majeure de Siegel dans l'histoire du cinéma, même s'il fut longtemps cantonné dans la mise en scène de films de cinéma B.
Clint Eastwood fit aussi beaucoup pour la réputation du cinéaste, en reconnaissant à de nombreuses reprises qu'il apprit la mise en scène par l'exemple de Siegel avec lequel il laissera des opus formidables ( " Dirty Harry " notamment ).
Il faut aussi saluer la mise en scène filmée en extérieur dans les rues de NYC et qui occupe un rôle important dans le charme qui se dégage des images.
Au passage, sur le supplément du DVD, il est dit que Jules Dassin était un cinéaste français, lorsque le commentateur fait le rapprochement avec " la cité sans voile" de Dassin ( 1948 ), lorsqu'on évoque l'utilisation des décors urbains dans le cinéma américain.
Rappelons que Jules Dassin était américain ( sa famille originaire de Russie et notamment d'Odessa, origine du nom de Dassin attribué phonétiquement par les services de l'immigration américains au père de Jules Dassin lors de son arrivée ) .
Jules Dassin dû en effet quitter son sol natal, après avoir été dénoncé et black listé pour ses idées, afin de se réfugier en Europe et notamment en France où il obtint la nationalité en 1953.
Vu en DVD
C'est par le prisme des deux scénaristes remarquables qu'il sans doute visionner le film.
Ils furent tous deux black listés quelques années plus tôt, lors du maccarthysme donc évidemment comme chacun sait, pour leurs idées politiques.
En réalité le scénario est autant un portrait psychologique de plusieurs policiers ( dont Madigan bien sûr ) dans leurs comportements privés, sentimentaux, mais aussi dans leur façon d'interagir dans l'exercice de leur métier.
Ce sont ici finalement les dialogues qui sont d'une grande importance, dans cette description assez fine de typologies bien différentes.
Windmark a déclaré lors de la campagne de promotion du titre ( il remporta un grand succès) que Siegel est avec Ford et Kazan le meilleur cinéaste avec lequel il ait tourné.
Même si leur collaboration suivante ne fut pas aussi solaire, il faut bien reconnaître la place majeure de Siegel dans l'histoire du cinéma, même s'il fut longtemps cantonné dans la mise en scène de films de cinéma B.
Clint Eastwood fit aussi beaucoup pour la réputation du cinéaste, en reconnaissant à de nombreuses reprises qu'il apprit la mise en scène par l'exemple de Siegel avec lequel il laissera des opus formidables ( " Dirty Harry " notamment ).
Il faut aussi saluer la mise en scène filmée en extérieur dans les rues de NYC et qui occupe un rôle important dans le charme qui se dégage des images.
Au passage, sur le supplément du DVD, il est dit que Jules Dassin était un cinéaste français, lorsque le commentateur fait le rapprochement avec " la cité sans voile" de Dassin ( 1948 ), lorsqu'on évoque l'utilisation des décors urbains dans le cinéma américain.
Rappelons que Jules Dassin était américain ( sa famille originaire de Russie et notamment d'Odessa, origine du nom de Dassin attribué phonétiquement par les services de l'immigration américains au père de Jules Dassin lors de son arrivée ) .
Jules Dassin dû en effet quitter son sol natal, après avoir été dénoncé et black listé pour ses idées, afin de se réfugier en Europe et notamment en France où il obtint la nationalité en 1953.
Vu en DVD
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