La Planète des singes
Note moyenne
4,1
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502 critiques spectateurs

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Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 août 2012
Film entouré par une aura de légende cinématographique, et aussi par le sujet tout aussi légendaire, fable scientiste, séduisante comme le renversement des valeurs clairement exprimé (hommes en cages, singes à chevaux et armés de fusils). Intellectuellement ça parle au cerveau. Cependant le cinéaste se contente de poser les éléments du drame et ne creuse pas le sujet. L’autocritique entamée par Heston au début, présage d’un conflit intérieur et d’une lutte à venir entre hominidés évolués et humains qui n’existent pas dans le film. Et dès que Charlton s’empare d’un fusil, son côté homo erectus reprend le dessus. L’anticipation cède le pas au pur film d’aventures premier degré, le maquillage et les superbes décors naturels font le reste. L’action l’emporte avec des dialogues qui se veulent intelligents, mais ne sont que des échanges d’amabilités, entre hommes et singes. A la fin on comprend tout. On se dit que pour une fin pareille on méritait un meilleur récit, ennuyeux car il ne se passe rien jusque là.
Kalie
Kalie

84 abonnés 970 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2012
Taylor (excellent Charlton Heston) échoue sur un monde colonisé par les singes où les êtres humains sont des animaux dénués de parole. Cette civilisation de primates intelligents est particulièrement bien organisée et hiérarchisée (les orang-outans, les chimpanzés et les gorilles). Notre astronaute croit avoir effectué un long voyage dans l'espace. Mais avec la célèbre révélation finale, il réalise qu'il a fait un bond dans le futur ! Les maquillages de J. Chambers n'ont jamais été égalés. Ainsi les relations homme/singe ne sont jamais ridicules. Un film indispensable pour les amateurs de SF.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2013
La Planète des Singes est un film culte et admirable avec des scènes mythiques et des personnages extravagants; A voir pour le culte instantanée. Dommage que le film soit un peut long à démarrer au début du film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 août 2012
Content de n'avoir vu que celui là, j'étais un peu jeune mais j'ai adoré même s'il est vieux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 septembre 2012
Il faut reconnaître que ce film à vieillit, mais pas tant que ça vu la date de sortie de ce film. Franklin J. Schaffner nous offre là un classique de la science-fiction qui marque toujours autant les esprits, le meilleur film sur la planète des singes ou même le tout récent n'arrive pas à la détrôner. De la bonne science-fiction à l'ancienne, ingénieux comme film et vraiment prenant malgré certaines longueurs. La toute dernière minute bascule le tout, un rebondissement de grande efficacité qui laisse sur le cul. Je trouve cela dommage que la nouvelle affiche (qui n'est pas l'originale) spoile complètement son rebondissement, un scandale de faire ça sur un film culte. Comme je l'ai dis, un grand film du genre servit par des acteurs superbes et un Charlton Heston vraiment excellent, un film culte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juillet 2012
Film devenu culte, ce premier opus est de loin le meilleur de la saga "la Planète des singes", un véritable chef d'oeuvre. Ce qui m'a toujours frappée c'est l'originalité du scénario, l'idée que personne n'avait eu avant Pierre Boulle - auteur du livre d'origine. L'idée d'inverser les rôles et d'envisager l'Homme au plus bas étage de la chaîne. On retrouve donc l'espèce humaine chassée et dominée par l'espèce supérieure: les singes. Et c'est là tout l'intérêt de cette oeuvre. On suis un homme, Taylor, incarné brillamment par le Grand Charlton Heston, qui hallucine en se retrouvant dans ce monde "de fou" comme il l'appelle, ce monde où l'Homme n'est plus qu'au rang d'animal. Et certaines situations nous choquent alors; prenons par exemple la fameuse scène - au combien jouissive - de la chasse, où les singes apparaissent montés sur leurs chevaux et chassant les hommes comme de vulgaires animaux. Et bien pendant cette scène on éprouve un certain malaise et pour cause jamais l'Homme ne se retrouve en pareil situation, il domine et a toujours dominé toutes les autres espèce, et bien après coup ce malaise nous fait nous interroger sur les pratiques que nous mêmes, humains, nos infligeons aux autres espèces. Parce que bien sur lorsque nous chassons, cela nous semble normal, depuis la nuit des temps c'est ainsi, mais lorsque nous nous voyons chassés, comme à travers cette scène, cela nous semble outrageux. Ce film appelle donc à la réflexion. Si maintenant nous en revenons simplement au film, je dirai d'abord que les costumes sont remarquables pour l'époque (1968). Pas besoin d'effets spéciaux à gogo (comme dans les films de la saga qui sortent aujourd'hui) pour y croire, ici ce n'est que du maquillage et c'est juste incroyable. Le casting est magistral, Charlton Heston en tête. Le scénario très inventif et intéressant, toujours changeant et pas monotone. Les personnages sont profond, Taylor, l'homme cynique et solitaire, Cornelius, le mâle singe qui est quelque part en opposition avec Taylor et entretient une relation de rivalité avec ce dernier, Zira la femelle, la scientifique qui va défendre Taylor contre sa propre race et Zaïus, le sage des singes qui connaît parfaitement l'espèce humaine et de quoi celle-ci est capable, enfin il y a, à moindre mesure, Nova, la femme qui avec Taylor contribue à former un couple "retour au source" comme une sorte de couple sans âge. Du reste, la musique est très correct, parfois un peu "expérimentale" ce qui contribue à renforcer le côté bizarre et intrigant. Bref vous l'aurez compris j'ai toujours été une inconditionnelle de la Planète des singes. Certains préfèrent les nouveaux opus, personnellement je ne comprend pas, je les trouvent dénués d'intérêt et sans saveur surtout par rapport à cette perle.
Shékiinä .
Shékiinä .

68 abonnés 678 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2012
Un film d'anticipation qui a pris un coup de vieux, ce qui peut être normal vu son âge (certaines scènes sont kitch et dépassées aujourd'hui), sinon l'histoire est intelligente, elle nous fait poser des questions et apporter peut-être des réponses sur l'humanité. Les décors et les singes sont réalistes (bravo à John Chambers pour le maquillage). A la fin je me suis dit que je n'ai pas perdu mon temps en le regardant, car le film a un beau message à nous faire passer.
TTNOUGAT

706 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2012
Le mythe fondateur,42 ans déjà. A le revoir les souvenirs des actions sont intacts mais les dialogues paraissent bien creux et bien vains quand les années et les expériences se sont accumulées. Que pense un jeune cinéphile bachelier S avec mention très bien qui le découvre pour la première fois en 2012 ? Car ce film se veut existentiel: ''Dieu a fit l'homme à son image'' dit un des singes savants et il réduit aussi en poussière toutes les religions. En fait, il pose de multiples questions et n'en résout aucune. Coté art cinématographique, il alterne la belle mise en scène comme celle du début et de la fin avec la pire, ne s'interdisant aucun zoom excessif ni aucune gesticulation inutile. Il est fort bien joué avec l'humour en plus et un Charlton Heston n'hésitant pas à y revoir plus de coups qu'il n'en a jamais donné dans ses autres films. Mais pour son coté ''aventures'', les temps morts sont trop nombreux, ils nous permettent de penser ce qui est gênant avec de telles réponses visuelles. Une impression bizarre en sortant bien moins enthousiaste que celle ressentie en 1968.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 juin 2012
Ce film commence sérieusement a vieillir, malgré une très bonne adaptation, il reste une figure imposante de la SF. Cependant, ayant vu en tout premier celui de Burton, qui m'était un peu rester en travers de la gorge et plus récemment, La Planète des Singes : Les Origines, j'avais imaginé complétement autre chose, ce qui est en grande partie responsable de mon blocage : Pourquoi les singes vivent-ils dans un monde "primitif" ? Pourquoi les humains sont alors devenus si animal oubliant même la parole alors que les singes la parlent ? Bref, nombreuses questions qui restent en suspens. A mon avis (et je sais que je vais faire vaciller le coeur de nombreux adeptes de ce classique) mais après avoir exploiter Les Origines (2 ou 3 films d'après ce que j'ai compris) il faudrait lancer en chantier un remake qui suit la continuité du film de Rupert Wyatt, pour redonner un nouveau souffle à cette saga. Voilà, c'est dit ! Une chose aussi ma quelque peu ennuyé, c'est le film à partir du procès jusqu'à quasiment la fin, qui est alors sobre, voir ennuyeux : "je viens de l'espace dans un vaisseau volant" "Ah mon Dieu, il est fou et n'est pas intelligent" pendant presqu'une heure devient un peu lassant. La scène finale reste tout de même un grand classique et la prestation de Charlton Heston est plus que correct. Mention spéciale pour la musique, qui apporte une grande part au film, pour un côté pesant, et aussi aux maquillages, qui pour l'époque me semble révolutionnaire, comparé à d'autres films bien en deçà.
PlouZ
PlouZ

2 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2012
Classique de la SF, "La planète des singes" se déguste comme un bon vin qui, avec l'âge, s'est bonifié.
Le travail magistral des maquilleurs n'a pas vraiment pas à pâlir face à leur concurrence numérique moderne. Combiné au bénéfice de l'âge, qui entraîne généralement l'indulgence, cette prouesse force l'admiration.
Sur le plan du casting, la carrure de Charlton Heston pèse de tout son poids face à un Roddy MacDowall et une Kim Hunter qui ne font pas que porter un maquillage : ils incarnent des singes évolués.
Le sujet quant à lui peut déranger. Basé sur le roman du français Pierre Boulle, il part sur le principe d'une inversion des rôles entre le singe et l'homme et use de l'effet miroir pour égratigner la démarche scientifique de l'expérimentation sur les animaux et du comportement de l'homme au sein d'une société. La chute est d'ailleurs mémorable et ancrée dans les annales du 7eme art.
Ce film est donc, à mes yeux, un chef d'œuvre que j'ai pu revoir en Blu-Ray dans un transfert d'une qualité tout à fait remarquable. Il n'en fallait pas moins pour ce chef d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2012
Revoir "gorilles dans la brume" m'a donné l'envie de revoir la planète des singes, avec Charlton Heston, tiré d'un conte philosophique de Pierre Boulle. Le film reprend en l'étoffant d'action la trame du livre, et est beaucoup plus profond qu'un simple divertissement. Un vaisseau sophistiqué permet à des scientifiques de s'envoler vers une planète qu'ils pensent éloignée de plusieurs années-lumière de la terre. Ils découvriront que sur cette planète, les Singes dirigent la société, les humains, incapables de parler, étant traités comme les humains traitent les singes depuis toujours, (sujets d'expérience pour les scientifiques, études de comportement), les rôles étant inversés. Sauf que les singes, contrairement aux humains, ne se font pas la guerre, (malgré de vives oppositions entre les gorilles, plutôt militaristes, les orangs-outans, législateurs et philosophes, et les chimpanzés, en majorité scientifiques). Ce que découvrira Charlton Heston à la fin du film résume en grande partie la profondeur philosophique du film. Un incontournable.
Marc L
Marc L

360 abonnés 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2021
Un très GRAND FILM ! Le genre de film qui vous marque à vie ! Charlton Heston est parfait et attachant dans son rôle. Les décors et le maquillage des singes sont de qualités, et le scénario est passionnant à suivre. Le film a de l'âge mais il reste bluffant par sa réalisation. Un classique de la science-fiction que tout cinéphile se doit de voir !
Cinememories

599 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2017
Après avoir lancé le téléthéâtre « Douze Hommes en colère », qui sera plus tard porté sur grand écran, ainsi que « Le Seigneur de la Guerre » dans les années à venir, Franklin J. Schaffner propose une adaptation du roman visionnaire de Pierre Boulle. Le contexte des grandes guerres, comme pour tout autre argument social, induit l’étude intuitive de l’humanité et sa complexité. On abord ainsi le thème de l’altérité en remaniant avec douceur ce que représente cette humanité, que ce soit sous ses traits physiques ou moraux. S’éloignant avec prudence du roman et de sa vraisemblance dans la mise en scène choisie, ce premier passage sur grand écran lance bien des débats et porte la réflexion sur des pistes que même l’auteur respecte.

Plongés dans une science-fiction pure et dure, mêlant le voyage dans l’espace et d’autres dimensions possibles, nous sommes face à une lecture profonde sur le genre humain. Le groupe d’astronaute échoué sur une planète inconnue fait face à un premier contact déroutant sur les autochtones. Les singes intelligents occupent une place prédominante dans la civilisation locale et les humains sont des sous-espèces à titre « d’animaux » sauvages. Bien entendu, diverses races la composent, comme les chimpanzés, orangs-outangs et gorilles. On y installe alors un système notamment lié à leurs divergences de compétences à la fois physiques et mentales. Il est également possible d’extrapoler cette observation à l’opinion que chaque individu se fait, signe d’une intelligence, marquée par une intense réflexion. Tout l’intrigue nous occupe à cette gymnastique philosophique, suggérant les bien-fondés de tout argument et exemple lié à l’étude identitaire de l’Homme.

Par ailleurs, du fait de leur nature, jugée faible et primitive, sélectivement parlant, les humains occupent un rang qui dénonce avant tout la maltraitance des animaux. Sur le second plan, nous sommes face à une étude comparative entre eux et les singes, espèce que l’on identifie proche de nos semblables sur bien des aspects. Le souci étant de savoir ce qui fait d’un individu un humain, et en quoi le primitif est n’est pas toujours condamné sous cette forme. George Taylor (Charlton Heston), l’un des naufragés, illustre le sommet de l’évolution induite, prouvant que l’Homme « est » une espèce intelligente. C’est donc par le biais de cette rencontre extraordinaire que l’on aborde le sentiment de rejet, appuyé par une ségrégation qui développe autant de sens dans l’interprétation, que de réponse dans sa rupture avec un futur proche. La lutte est permanente, laissant les discours des singes bipèdes proposer une narration éducative et universelle avant de complexifier l’affaire.

La partition de Jerry Goldsmith joue également un rôle primordial dans l’approche de cette escapade. L’inconnu résonne dans chaque note, ainsi qu’une pointe d’ambiguïté semant le doute et le danger à tout instant. Ce qui nous intéresse dans ce récit, c’est de connaitre les vestiges qui ont fondés une telle société de présumés animaux intelligents. Comme pour le mal et le bien, tout dépend du point de vue. On se heurte ainsi à chaque camp qui défend vainement sa motivation, bien que l’on éprouve une empathie, logiquement justifiée, pour Taylor. Il parvient d’ailleurs à se montrer malin et subtile en utilisant la communication pour se démarquer. La gestuelle peut alors plus d’impact que la parole, mais dans une situation aussi critique, les deux compétences sont nécessaires afin de se défendre convenablement. Les scientifiques Cornelius (Roddy McDowall) et le Dr. Zira (Kim Hunter) soutienne Taylor, par curiosité et par doute. Tout le procès qui tourne autour de l’humain parlant est régressif dans le propos, mais questionne énormément sur les valeurs qui constitue une âme honnête et ouverte. Nova (Linda Harrison (I)) sert essentiellement comme point d’encrage, où l’on se réfère à son caractère primitif. L’aspect féminin importe peu dans le contexte, car l’on tend à généraliser l’ensemble de l’étude à l’Homme. On garde sans cesse à l’esprit la place de l’humain dans une société totalitaire où la sécurité des semblables compte plus que tout. On en vient aisément à négliger les répercussions derrière, alors que l’on part d’une bonne intention.

Afin de rendre la narration plus intéressante, on installe alors le Dr Zaius (Maurice Evans), ministre des Sciences et gardien de la Foi. Il défend aveuglement son espèces, qui revendique son intelligence absolue, malgré l’arrivée de Taylor et de ses connaissances bluffant. Sur ce point, nous sommes capables de trouver tout le sens des idées de Platon, où l’allégorie de la Caverne devient l’objet d’étude principale, le temps d’un débat qui alarme et qui instruit. C’est la « Zone interdite » qui définit la frontière de cette caverne et la vérité, où le monde intelligible apportera les réponses voulues, sera fatale pour chacun des protagonistes. L’approche reste métaphysique et ontologique afin que l’on puisse garder le suspense jusqu’à son comble. Le fait de savoir toute la vérité sur le passé de l’Homme provoque un recul permanent sur les péripéties qui s’enchainent, injustement contre les hommes.

Il va sans dire que « La Planète des Singes » rend hommage à Boulle, mais projette davantage sur le fond de la réalisation, jusqu’à remettre en cause sa vision. Et autant conclure sur le symbolisme, car celui des « Trois Singes de la Sagesse » est à l’œuvre ici. L’icône qui en ressort se traduit essentiellement par « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal ». Rien ne peut être aussi juste et complet en une citation. La justice que revendique Taylor est écartée de la conscience de Zaius et des siens. Ce duel moral est une leçon de cinéma, marqué par une mise en scène très comparative. Entre la violence et l’intolérance, il existe des paliers dont on peut s’affranchir afin de justifier une unité que l’on recherche avec tant d’effort, sachant que camper sur des modèles conservatoires restera privilégier quel que soit d’époque, la situation ou les obstacles !
J-c T.
J-c T.

43 abonnés 625 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2014
La Planète des Singes (1968) de F.J. Schaefner avec C. Heston, R. Macdowell
L’année 1968 fut un grand cru pour la science-fiction au cinéma, Stanley Kubrick adapta le roman 2001, L’odyssée de l’espace de Arthur C. Clarke. Puis il y eu l’adaptation de la nouvelle « La Planète des singes »du français Pierre Boule. Toute la magie du film vient du dénouement final qui diffère totalement de l’œuvre originale. Dans le livre, des astronautes français de XXVIème siècle débarquent sur une planète dirigée par les singes, où l’homme n’est qu’un animal primitif. Pour quelqu’un qui n’a jamais vu le film, on pourrait croire qu’il en est de même pour le colonel Taylor (Charlton Heston) et ses acolytes dans le film, excepté le fait qu’ils sont ricains et qu’ils viennent du XXème siècle. Un film culte avec une fin en suspend qui ne l’est pas moins (bonjour Madame Liberté !!! on bronze sur la plage ?!). Un très grand souvenir lors de mon premier visionnage dans les années 80. Une très belle restauration pour la sortie Blu-Ray niveau son et image
TheWaaalkingDead
TheWaaalkingDead

94 abonnés 980 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2014
Le film est devenu un grand classique de la science-fiction. Il est vrai que malgré certains aspects datés dus à son âge, plus de quarante ans, cette fable anti-militariste, garde sa force de conviction toujours intacte. La première partie est parfaitement maîtrisée. Bien inspiré par les grands espaces offerts à lui, Schaffner use de tous ses talents pour nous restituer le calvaire de ces 3 hommes traversant la "Zone Interdite". Il lui a souvent été reproché d'illustrer avec platitude les bons scénarios qu'on lui fournit, mais ici il déploie toute une panoplie d'effets fort à-propos, et parfois étonnants pour un film de science-fiction grand public: caméra à l'épaule, cadrage osé, utilisation de la lumière du soleil et surtout des paysages magnifiques. Soutenue par la musique angoissante et envoûtante de Jerry Goldsmith, cette séquence d'ouverture est toujours aussi impressionnante. A partir du moment où Taylor est capturé, on revient à une facture plus classique, pour mieux appuyer le discours sur la tolérance et le pacifisme. Les décors sont toujours aussi bien exploités: l'atmosphère poussiéreuse, les maisons troglodytes dédaléennes donnent lieu à des scènes haletantes comme, par exemple, la poursuite dans la ville puis dans le musée de l'homme. Les maquillages sont tout aussi réussis, rendant très bien les expressions sur les visages simiesques, et même si les costumes un peu ridicules des singes et les peaux de bêtes des hommes donnent cet aspect kitsch que certains reprochent au film, ils apportent aussi un charme désuet de science-fiction à l'ancienne.
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