La Planète des singes
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Fred B.
Fred B.

16 abonnés 806 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2026
Vu le 16/10/2026.
Un film mythique que j'avais déjà vu il y a longtemps et que j'ai voulu revoir avec mon ado. Bon j'avoue, il n' a pas du tout aimé, est même parti jusqu’à la fin, dommage, il a raté le twist final le plus connu du cinéma.
L'histoire suit le capitaine George Taylor (incarné par Charlton Heston), un astronaute qui amerrit sur une planète inconnue. Capturé par des singes évolués, il découvre que ceux-ci dominent la planète et ont réduit en esclavage les humains primitifs qui s'y trouvent. D'abord protégé par les chimpanzés progressistes Zira et Cornélius, Taylor doit ensuite s'enfuir avec eux pour échapper au docteur orang-outan Zaïus, l'hypocrite ministre des Sciences. Cornélius les emmène sur le site archéologique où il travaille. Retrouvé par Zaïus, Taylor force ce dernier à admettre ce que Cornélius a mis au jour : une civilisation humaine avancée a existé avant celle des singes sur cette planète.
Une bien belle histoire tiré du livre de Pierre Boulle qui date de 1963 où certains personnages sont carrément absents. On note de nombreuses différences comme le fait que les singes ont des autos dans le livre, où Ulysse Mérou le héros (transformé en Taylor dans le film, ça fait plus amerloque) n'est pas blessé à la gorge et peut parler ou encore qu'il retourne sur Terre (appelé en fait Soror) en fin de livre alors que pas du tout dans le film. Ce film se veut un film fort pour dénoncer la peur de la menace nucléaire mai également une dénonciation de la haine raciale (les hommes sont traités comme des animaux y compris deux des héros initiaux comme Landon (qui est lobotomisé) ou Dodge (qui finit empaillé)), ou de l'aveuglement de certains personnages (comme au tribunal où les trois singes adoptent la posture des singes de la sagesse).
La partie la plus mythique de ce film reste néanmoins le twist final, un des plus grands (sinon le plus grand) de l'histoire du cinéma spoiler: avec cette vision de la statue de la Liberté enfouie dans le sable montrant à Taylor qu'ils sont bien sur Terre
.
On pourra aussi saluer la belle prestation de la charmante Linda Harrison dans le rôle de Nova, même si elle ne parle pas
Emmy
Emmy

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 octobre 2026
Il y a des films qui traversent les décennies en conservant toute leur puissance, d’autres qui vieillissent avec élégance… et puis il y a ceux qui, au bout de quelques années, donnent l’impression qu’on vient de retrouver une cassette VHS enregistrée dans une cave en 1972.

La Planète des Singes, le film original de 1968, est pourtant une œuvre qui part avec un avantage considérable : son idée de départ est excellente. Des astronautes s’écrasent sur une planète inconnue où les singes dominent la société et où les humains sont devenus des êtres primitifs, incapables de parler.
Sur le papier, c'est génial.
Le problème, c'est qu'entre « quelle idée incroyable ! » et « quel film incroyable ! », il existe parfois un fossé suffisamment grand pour y faire atterrir un vaisseau spatial.
Et malheureusement, pour moi, La Planète des Singes appartient plutôt à cette catégorie.
Parce que malgré son concept extrêmement original, malgré son importance historique et malgré une fin devenue légendaire, j'ai trouvé les 1h50 particulièrement difficiles à regarder.
À tel point qu'à plusieurs moments, je me suis demandé si je regardais réellement un classique de la science-fiction ou si j'étais simplement en train de faire don de presque deux heures de mon existence.

Commençons par ce qui fonctionne.
L'idée de départ est excellente.
Des astronautes partent dans l'espace, leur vaisseau s'écrase sur une planète mystérieuse et ils découvrent progressivement que cette planète est dirigée par des singes.
Et pas simplement des singes qui courent dans les arbres en lançant des bananes.
Non.
Des singes qui ont une civilisation. Ils parlent.
Ils conduisent. Ils travaillent. Ils ont une politique. Ils possèdent une hiérarchie sociale.
Ils utilisent les humains comme animaux de laboratoire. Et surtout… ils considèrent les humains comme des créatures inférieures.
C'est une inversion particulièrement intelligente de notre propre société. Habituellement, l'être humain arrive quelque part, regarde un animal et dit :
« Bon, techniquement, nous sommes au sommet de la chaîne alimentaire. »
Ici, les singes répondent :
« Non. »
Et franchement, ça doit faire bizarre à l'ego.

Et c'est là que mon enthousiasme commence malheureusement à descendre. Parce que l'idée est excellente, mais l'écriture ne suit pas toujours. Le film possède énormément de bonnes idées, mais elles sont parfois présentées d'une manière assez plate.
On découvre progressivement le monde des singes, mais le scénario manque parfois de rythme et de tension. Il y a également beaucoup de scènes qui donnent l'impression d'exister uniquement pour expliquer au spectateur ce qu'il vient déjà de comprendre.
On avance. On parle. On marche. On explique. On reparle. On marche encore.
Et pendant ce temps, le spectateur commence doucement à regarder l'heure.
« Il reste combien de temps ? »
Puis il regarde.
« Ah. Seulement 17 minutes. »
Et pourtant, il a l'impression d'avoir regardé trois épisodes d'une série.

1h50 qui semblent en durer 4.
C'est probablement mon principal problème avec le film : il est mou. Terriblement mou.
L'histoire aurait pourtant énormément de potentiel pour proposer des scènes d'action, de poursuites, de combats ou de véritables moments de tension. Mais le film préfère régulièrement prendre son temps. Encore. Et encore. Et encore. À tel point que les 1h50 deviennent particulièrement difficiles à regarder. Je ne vais pas dire que c'est littéralement une perte de temps dans notre vie parce que ce serait un peu violent pour un film considéré comme un classique, mais disons que j'ai parfois eu l'impression que ma vie s'écoulait plus vite que l'intrigue.
Et ce qui est assez frustrant, c'est qu'on sait qu'il y a une excellente histoire derrière tout ça. On veut voir cette société. On veut comprendre ce monde. On veut découvrir pourquoi les singes dominent. On veut savoir ce qui est arrivé à la Terre. Mais le film avance à la vitesse d'un singe qui aurait oublié pourquoi il était parti chercher sa banane.

Et surtout : où est l'action ?
Parce qu'on est quand même dans La Planète des Singes. Un film dans lequel les humains sont traqués par des singes armés.
On pourrait donc légitimement s'attendre à un minimum de spectacle.
Mais non.
Le film reste relativement calme pendant une grande partie de sa durée. Il y a bien quelques scènes d'action, mais elles sont suffisamment rares pour qu'on puisse presque les considérer comme des apparitions exceptionnelles. À certains moments, j'aurais presque voulu que quelqu'un crie :
« COUREZ ! »
Juste pour vérifier si les acteurs étaient encore capables de courir.
Le film mise énormément sur son concept, son univers et ses dialogues, mais le résultat est malheureusement assez monotone.

Autre problème : je n'ai pas trouvé tous les personnages particulièrement attachants.
Certains fonctionnent mieux que d'autres, mais il manque cette sensation d'attachement que l'on peut avoir devant de grands personnages de science-fiction.
Taylor est évidemment le personnage central.
Il possède une personnalité assez cynique, sarcastique et désabusée, ce qui le distingue immédiatement des autres astronautes.
Mais même lui peut parfois sembler assez froid.
Et autour de lui, certains personnages sont beaucoup plus secondaires.
On comprend leur fonction dans l'histoire, mais on ne ressent pas forcément énormément de choses pour eux.
Les personnages semblent parfois davantage être là pour faire avancer le scénario que pour réellement nous faire ressentir quelque chose.
Et lorsque certains disparaissent, la réaction du spectateur risque donc davantage d'être :
« Ah. Bon. »
plutôt que :
« NOOOOOON ! »

Soyons honnêtes. Le jeu d'acteur n'est pas digne d'une cérémonie des Oscars.
Il faut évidemment replacer le film dans son époque, mais certaines interprétations sont franchement très théâtrales. On sent parfois que les acteurs jouent pour la caméra comme s'ils étaient encore sur une scène de théâtre.
Certaines réactions sont tellement appuyées que le spectateur peut presque imaginer le réalisateur derrière la caméra :
« Plus dramatique ! »
« Encore plus ! »
« Là, on ne voit toujours pas suffisamment que tu es surpris ! »
Et l'acteur :
« AAAAH ! »
Merci, nous avions compris.
Il y a néanmoins des performances qui fonctionnent bien mieux que d'autres, notamment chez les personnages singes, qui réussissent à donner une véritable identité à cette société. Mais globalement, ce n'est clairement pas le jeu d'acteur qui m'aura le plus marqué.

Difficile de ne pas parler de l'aspect technique.
Parce que La Planète des Singes a énormément vieilli. Encore une fois, je sais parfaitement que le film date de 1968. Je ne vais donc pas lui reprocher de ne pas avoir les effets spéciaux de 2026. Mais il faut quand même reconnaître qu'aujourd'hui, certaines choses sont particulièrement difficiles à regarder.

Le son a pris un sacré coup de vieux. La bande sonore et certains effets donnent parfois l'impression que le film a été enregistré dans une pièce avec trois micros et une machine à remonter le temps. Les dialogues peuvent sembler étranges, certaines ambiances sonores sont datées et l'ensemble manque évidemment de la précision sonore que l'on connaît aujourd'hui.

Les couleurs ont également énormément vieilli.
L'image possède cette esthétique très particulière des productions de l'époque, avec des teintes parfois ternes ou étranges. Et certaines scènes donnent presque l'impression d'avoir été passées dans un filtre Instagram appelé :
« Pellicule retrouvée dans le grenier de grand-père – 1968 »
Encore une fois, historiquement, c'est compréhensible. Mais visuellement, ça ne pardonne pas toujours.

Les effets spéciaux : respect pour l'époque, mais… Les maquillages des singes sont évidemment impressionnants pour 1968.
Il faut le reconnaître. Créer toute une civilisation de personnages singes crédibles à cette époque représente un travail colossal. Mais avec nos yeux de spectateur moderne… ça a pris un sacré coup de vieux. Certains mouvements du visage, certaines expressions et certains maquillages peuvent aujourd'hui paraître assez artificiels. Et lorsque les personnages singes parlent entre eux, il faut parfois quelques secondes pour accepter complètement ce que l'on voit. Mais il faut rendre justice au film sur un point : son influence est immense. Ce qui était probablement révolutionnaire en 1968 nous paraît aujourd'hui beaucoup plus daté.

Et pourtant, le concept reste brillant
C'est probablement la chose la plus frustrante avec le film. Parce qu'on peut critiquer énormément de choses : le rythme, l'écriture, le jeu d'acteur, les effets spéciaux, le son, les couleurs, le manque d'action… Mais l'idée de base reste brillante. Et c'est justement ce qui permet au film de survivre à son vieillissement.
Parce que derrière tous ses défauts techniques, il y a une vraie réflexion sur l'humanité. Qui est réellement civilisé ? Qu'est-ce qui définit l'intelligence ? Est-ce que la domination d'une espèce sur une autre est simplement une question de force ?
Et surtout :
que se passerait-il si l'humanité cessait d'être au sommet ? Ça, c'est intéressant.
Très intéressant même.

spoiler: Et maintenant, parlons évidemment du fameux retournement final. Taylor découvre finalement que cette planète mystérieuse… est la Terre. Et il tombe sur les restes de la Statue de la Liberté. Moment censé être absolument monumental. Et effectivement, l'idée est géniale. Mais… On s'en doutait un peu. Pendant le film, plusieurs indices laissent entendre que nous sommes probablement sur Terre. Le comportement des singes. Certains éléments de civilisation. La présence d'objets humains. L'histoire racontée autour de la planète. Et surtout, le film ne fait pas exactement tout son possible pour nous faire croire que nous sommes réellement sur une planète totalement inconnue. Donc lorsque Taylor découvre la Statue de la Liberté, la réaction peut difficilement être : « OH MON DIEU ! C'ÉTAIT LA TERRE DEPUIS LE DÉBUT ?! » Ça ressemble davantage à : « Ah… oui. Je me disais bien. » C'est un peu comme si Scooby-Doo révélait à la fin que le fantôme était en réalité le gardien du parc. Merci, nous avions compris depuis environ trente minutes.


spoiler: Mais la scène de la Statue reste iconique Et malgré tout… Cette scène est entrée dans l'histoire du cinéma. Parce que l'image de Taylor découvrant les ruines de la Statue de la Liberté est extrêmement forte. Le film révèle brutalement que l'humanité a détruit sa propre civilisation. Et là, le concept prend une dimension beaucoup plus sombre. Ce n'est plus simplement : « Des humains ont atterri sur une planète dirigée par des singes. » C'est : « Les humains ont détruit leur propre monde et les singes ont hérité de ce qui restait. » Et même si le twist peut sembler prévisible aujourd'hui, il demeure extrêmement efficace dans son intention.


Verdict : un classique… que j'ai trouvé particulièrement difficile à regarder
Au final, La Planète des Singes est un film que je respecte beaucoup plus que je ne l'apprécie.
Son influence sur la science-fiction est immense. Son concept est brillant, original et toujours aussi intéressant aujourd'hui. L'idée d'une société dominée par les singes est excellente et permet une réflexion particulièrement intéressante sur l'humanité, la civilisation et notre rapport aux autres espèces.
Mais malheureusement, le film en lui-même ne m'a pas convaincu. L'écriture est parfois maladroite. Les personnages ne sont pas tous attachants. Le jeu d'acteur n'est pas toujours extraordinaire. Le rythme est extrêmement lent.
L'action est trop rare. Et les 1h50 m'ont paru interminables. Ajoutons à cela une image qui a énormément vieilli, des couleurs datées, un son qui accuse également le passage du temps et des effets spéciaux qui, même s'ils étaient impressionnants à leur époque, peuvent aujourd'hui paraître assez rudimentaires.
spoiler: Et puis il y a ce fameux twist final avec la Statue de la Liberté. Une scène iconique, certes, mais qui, pour moi, ne fonctionne plus aussi bien comme révélation parce qu'on devine assez rapidement que cette mystérieuse planète est probablement la Terre.


En bref, c'est un film dont l'idée mérite facilement 9/10, mais dont l'exécution me ferait plutôt descendre la note.

Un concept absolument brillant, une œuvre historiquement importante et une fin devenue mythique, mais un film qui a énormément vieilli et dont le rythme, l'écriture, le manque d'action et certains choix d'interprétation rendent les 1h50 particulièrement laborieuses. La planète est peut-être celle des singes… mais pendant une bonne partie du film, j'avais surtout l'impression que c'était celle de l'ennui.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

102 abonnés 4 580 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2026
Evidemment, lorsque on revoit le film, l'effet de surprise ne joue plus, pas plus au moment de l'incroyable apparition des singes -il n'y a guère de moments de cinéma qui m'ont autant marqué dans mon enfance- qu'à l'instant de la terrible révélation finale. Mais la mise en scène de Franklin et la parabole de Pierre Boulle entretiennent superbement ce spectacle toujours fascinant.
Le premier filme d'extraordinaires décors "extraterrestres" et son travail de prises de vue contribue autant que les incarnations simiesques à l'impressionnante sensation que dégage ce voyage dans le temps et l'espace. Ce réalisme, rarement atteint dans le domaine de la science-fiction, indépendamment de la mise en scène, est d'autant plus admissible à l'imagination que le désastre nucléaire et apocalyptique qui conditionne l'histoire de Pierre Boule reste une probabilité sérieuse...
Le romancier, en renversant les rôles, en soumettant l'Homme déchu à son nouveau maitre le singe, met en garde l'humanité contre sa vanité et son sentiment d'éternité. Le message est encore plus clair en découvrant une civilisation des singes née sur nos décombres qui singe, précisément, dans son organisation encore primaire, les fautes humaines : esprit belliqueux, suprématie et hégémonie, croyances opposées à la curiosité scientifique, etc, etc...
Inutile de préciser que ce film-ci est supérieur à toutes les autres aventures tournées sur la Planète des singes.
Aulanius
Aulanius

230 abonnés 1 794 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2026
Un grand classique du cinéma que je n'avais encore jamais vu et c'est enfin chose faite en 2026. Tout d'abord, j'ai été impressionné par les costumes et les décors pour l'époque. L'ambiance générale est sympathique et les acteurs sont plutôt convaincants dans l'ensemble. Après, j'avoue qu'il y a certaines longueurs et beaucoup trop de dialogues. Personnellement, je me suis un peu ennuyé au bout d'un moment et j'ai trouvé que ça tournait un peu en rond. En fait, le film n'est pas mauvais mais je pense qu'on aurait pu faire beaucoup plus prenant et immersif. La fin est intéressante car elle nous dit tout et je vous laisserai le plaisir de la découvrir. Donc en somme, "La planète des singes" est correct mais pas révolutionnaire. 11/20.
Prédateur du cinéma
Prédateur du cinéma

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2025
Un chef d’œuvre incontesté du cinema. Le premier film d’une saga culte. Une fin inoubliable à ne surtout pas spoiler. Des acteurs géniaux : Charlton Heston (Ben-Hur, les dix commandements) , Roddy McDowall (Cleopâtre, le jour le plus long, 1001 pattes), Kim Hunter (un tramway nommé Désir, Mission Impossible, Columbo), Maurice Evans ( Rosemarys Baby, Ma sorcière bien aimée, Batman, le fantôme de canterville), James Withmore ( Les experts, les évadés, le fantôme de canterville, les envahisseurs, le plus grand chapiteau du monde, la quatrième dimension) , etc. Des costumes plus vrais que nature (pour 1968). Bref un film regarder au moins une fois dans sa vie si ce n’est plus.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

11 abonnés 1 354 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2025
Science-fiction classique et engagée, qui interroge avec intelligence la société et la condition humaine. Son ambiance inquiétante et sa fin culte marquent durablement les esprits. Un film puissant, à la fois divertissant et réflexif.
Alexandre
Alexandre

8 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2025
Je viens de voir La Planète des singes de Franklin J. Schaffner pour la toute première fois, et j’avoue avoir été bluffé. Malgré son âge, le film dégage une puissance narrative et visuelle impressionnante. C’est fascinant de constater à quel point cette œuvre de science-fiction, sortie à la fin des années 60, reste pertinente, intelligente et engageante aujourd’hui. Le mélange d’aventure, de philosophie et de critique sociale m’a complètement captivé.

Charlton Heston incarne un astronaute désabusé qui se retrouve confronté à un monde à l’envers, où les singes dominent et les humains sont réduits à l’état sauvage. Ce postulat, aussi surprenant qu’il puisse paraître, est traité avec sérieux et subtilité. Les dialogues ont un côté un peu daté, certes, mais le fond du propos est toujours d’actualité : il y est question d’intolérance, de religion rigide, de science étouffée, et du rapport de l’homme à la nature et à lui-même.

Les maquillages, pour un film de cette époque, sont vraiment incroyables. J’avais un peu peur que ça ait mal vieilli, mais non : on y croit totalement. Les singes ont une vraie présence, une identité propre, des conflits internes… L’univers qu’on découvre au fil du film est riche, cohérent, et servi par une mise en scène soignée. Ce n’est pas juste un délire de SF kitsch : c’est un film profond, pensé, construit.

Et puis il y a cette fin, je ne m’attendais pas à la ressentir avec une telle force. C’est un choc, une claque, une conclusion d’une noirceur rare qui remet tout en perspective. Si je ne mets pas la note maximale, c’est peut-être à cause de quelques longueurs ou d’un rythme qui accuse parfois son âge. Mais franchement, c’est un détail face à la puissance de l’ensemble. La Planète des singes est un grand film, une œuvre marquante, et je suis content de l’avoir enfin découvert.
Frederic Guerin
Frederic Guerin

1 abonné 125 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2025
Je viens de revoir ce film très décrié à la fin des années 60 mais quel bonheur de revoir Charlton Heston se battre contre l'impensable... Oui, les effets spéciaux sont dépassés mais j'adore.... et le scénario de Franklin Schaffner paraît possible dans des milliers ou millions d'années.
Max Rss
Max Rss

261 abonnés 2 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2025
Comment, alors que je suis inscrit ici depuis 13 ans, ai-je pu contourner (c'est-à-dire ne jamais écrire à son sujet, alors que je le connais depuis si longtemps) pareil incontournable ? Ce qui était très fort (et l'est toujours) avec cette "Planète des singes", c'est qu'elle se regardait aussi bien en tant que simple divertissement qu'en oeuvre amenant vraiment à la réflexion. C'était un véritable reflet d'un passé plus ou moins récent ou d'une actualité brûlante. Ainsi, cette manie que de vouloir nier une évidence (en l'occurrence l'existence de l'Homme sur ladite planète) et de condamner à l'hérésie tout contrevenant renvoie à cette époque où l'Église persécutait les scientifiques qui affirmaient haut et fort que la Terre était ronde et que c'était elle qui tournait autour du Soleil. Entre émasculations et lobotomies, les opérations effectuées par les vétérinaires sont autant d'allusions (glaçantes) aux politiques eugénistes conduites aux États-Unis dans les années 20 ou en Allemagne du temps du Troisième Reich. Quant au régime dictatorial imposé par les singes, qui s'échine à réécrire toute l'Histoire selon sa convenance, ce sont les mêmes pratiques employées par les régimes communistes implantés en Europe. Vraiment, tout y était. Sur tous les plans. Schaffner, cinéaste que l'histoire du cinéma a depuis laissé de côté signait son premier grand film et Charlton Heston consolidait encore un peu plus son statut d'acteur de prestige. Le tout dernier plan, quant à lui, est rentré dans l'anthologie et la mémoire collective.
Ewen Blake
Ewen Blake

193 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
spoiler: C’est un documentaire pas primaire de deux espèces de primates qui nous apprend comment est né, il y a fort longtemps l’expression “chasse à l’homme”.


- Cette critique contient des spoilers -

C’est de la SF la plus pure, celle qui inverse les logiques pour nous faire réfléchir. Si le traitement des animaux au zoo, en cirque (beaucoup moins en élevage) a évolué depuis 1968, le renversement animal / bête nous fait prendre conscience de “l’inhumanité” de la façon dont on traite les animaux emprisonnés. Ici on parle surtout de civilisation et met en scène une lutte quasi manichéenne contre l'obscurantisme religieux. Quasi, car la nocivité des mensonges religieux est largement nuancée par le final.
Le choix de lancer VLC était moins motivé par la promesse d’un bon moment (la concurrence est rude en 2025) que par le 2HDP consacré et le “devoir” de regarder un classique. C’est donc avec une joie pleine de surprise que je découvre, malgré l’âge canonique de l'œuvre, un rythme largement suffisant à me captiver. D’ailleurs seule ma femme a deviné le final. Je n’avais rien vu venir malgré l’évidence, preuve que j’ai été pris jusqu’au bout.
Planète of the Apes recèle des finesses insoupçonnées ainsi de la position des 3 juges qui devant le discours de Taylor se bouchent respectivement les yeux, la bouche et les oreilles, ou l’attitude nuancée des héros singes qui se révoltent contre "l’humiliation" d’un juge qui les a pourtant traités injustement, juge qui laisse la vie sauve à l'humain qui vient de l'entraver.
Alexandra Lesca
Alexandra Lesca

7 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2025
Ayant vu au préalable la trilogie de La Planète des Singes, il m’a semblé essentiel de revenir aux origines en regardant les 5 opus de la saga originale. Avec ce premier film, j’ai été plus qu’agréablement surprise car j’ai adoré le film.

Tout d’abord, je ne m’attendais pas à apprécier autant le réalisme des décors et surtout des maquillages et des costumes (très clairs en délimitant les gorilles guerriers, les singes scientifiques et les orang-outan politiques). Après, il est évidemment très intéressant d’inverser les rôles quant à la position inférieure de l’Homme face aux singes, les singes représentant en réalité tous les vices de l’Homme. En effet, la proposition du film est clairement une vision pessimiste : quelque soit la race, les êtres-vivants sont voués à la destruction et au conflit. La fin exceptionnelle en est la parfaite illustration spoiler: (dans un contexte de guerre froide avec la bombe nucléaire)
, spoiler: et l’on comprend donc pourquoi Zaïus voulait tant cacher les traces anciennes de l’humanité
qui apporte de la dualité au personnage.

À contrario, je n’ai pas du tout apprécié comment est abordée Nova, elle ne sert strictement à rien dans le film mais a pourtant une place symbolique. Ensuite, j’ai été plutôt surprise qu’au début du film, les 3 astronautes ne semblent pas du tout choqués de voir leur camarde astronaute se transformer en singe. Cependant, montrer la présence d’une femme en tant qu’astronaute en sachant que le film date de 1968 est une très belle surprise. À travers de nombreux thèmes abordés comme la critique de la discrimination raciale, de la servitude, des avancées scientifiques spoiler: (le cerveau de Landon enlevé)
, des politiques (ministre de la science) mais également de la religion, on passe un très bon moment.

Je recommande ce film. Ceci n’est que mon avis personnel.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 janvier 2025
Classique de la littérature, aucune adaptation au cinéma n'égale, à ce jour, celle-ci. Les décors et les costumes, près de 60 ans plus tard, n'ont pas pris une ride. Schaffner enveloppe son film de mystères, oscille entre le futurisme technologique et les allusions préhistoriques. Heston montre déjà son talent à jouer dans un film d'anticipation.

La Planète des singes retranscrit les écarts comportementaux humains, à travers la hiérarchisation des races, la xénophobie, le fanatisme et la pseudo-infaillabilité de la science.

Le film aurait gagné en rythme à se départir de la romance suggérée avec la co-détenue – son personnage muet ne sert pas l'histoire –, pour développer davantage la dimension philosophique et ménager le plot twist. Ce dernier est d'ailleurs révélé par un plan final iconique.
Vianney FROTTIER
Vianney FROTTIER

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2024
Un incroyable film de science-fiction fiction issu d’un roman français. Ce film est le premier d’une grande saga. Il n’as pas trop mal vieilli
Iloonoyeil
Iloonoyeil

94 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2024
magnifique  film imagination et belle manière de présenter le scénario en bonnes séquences étonnantes
Victor
Victor

53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2024
Ce film est pour un film culte à voir absolument, malgré l’ancienneté de celui-ci , il nous montre les positions singes et humain inversé avec les humains dans les cages et les singes aux pouvoirs. J’ai adoré la fin du film.Ce film nous montre une planète après les nombreuses guerres qui ont tué la majorité des humains. Il est rare pour cette époque d’écrire un si bon scénario
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