Quelle étrange idée de montrer sur la jaquette le dernier plan du film...
Évidemment, maintenant, tout le monde connait la fin. Ce film souffre d'un manque d'intérêt pour certains spectateurs, dans la mesure où la révélation finale, visionnaire, ô combien intelligente, magnifique, terrifiante, est tout simplement dévoilée et connue de tous par la jaquette, aussi par la renommée du film, il faut le dire. Et maintenant, depuis peu, pour ceux qui n'auraient pas encore vu ce chef d’œuvre, fermez les yeux, bouchez vous les oreilles lorsque vous verrez la bande annonce du prochain préquel "The Rise of the Planet of the Apes", "Planet of the Apes" qui est bien entendu... La Terre. Et oui, outre son excellente mise en scène, par F.J. Schaffner, sa trame narrative puissante, tirée du roman FRANÇAIS (!) de Pierre Boulle, "The Planet of the Apes" dispose d'une twist-ending (qui va plus loin que dans le roman) des plus plus puissantes. Ce final avec la statue de la liberté ensevelie et Taylor qui fond en larmes est une des fins les plus puissantes du cinéma. Burton va massacrer en 2001 ce chef d’œuvre en ridiculisant l'histoire, cette immonde tête de singe à la place de celle de Lincoln, à Washington, et en oubliant entièrement la résonance de l’œuvre de Schaffner avec son temps : Le conflit, la Guerre Froide... Schaffner, du grand art.