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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 février 2021
la planète des singes est avant même la genèse de star wars la première claque du 20eme siècle en matière de science fiction. une maîtrise technique impressionant pour l époque, un sujet captivant et une dénonciation sous jaccente d une société en début de perdition. un bonheur même 50 ans après
C’est probablement le film qui a mal vieilli ou bien c’est peut-être simplement moi qui suis un peu trop sévère vis-à-vis d’une science fiction des fins d’années 60, mais très franchement je m’attendais à beaucoup mieux. Niveau maquillage et rendu des singes, je ne peux que louer le laborieux travail fourni, un résultat de qualité, c’est réussi, il y a des regards expressifs, des bouches qui articulent bien, des visages qu’on reconnait au milieu de dizaines de singes, seule la tentative de faire passer des baisers est complètement ratée. Les décors par contre ça ne le fait pas trop, c’est kitsch, ça a subi l’effet du temps et ça n’est pas très joli à voir. Heureusement que l’idée d’inclure de somptueux paysages qui nous apportent un véritable bol d’air frais nous change d’images bien moches. Ce qui m’a déplu, au-delà du scénario, ce sont les acteurs, enfin pour le peu d’humains qu’il y a c’est très moyen, surtout pour le plus représentatif, Charlton Heston, que j’ai trouvé bien médiocre. Les dialogues non plus n’ont pas grand chose de transcendant, on n’est pas allé rechercher plus loin que l’extravagance du discours hautain d’un singe vis-à-vis de l’humain, incluant tout ce que cela implique comme adjectifs dégradants, avec pour but de nous surprendre et nous interperler sur le fait qu’on trouve si normal qu’un être humain prenne de haut un autre, le traite comme un animal ou plus généralement notre relation avec l’espèce animale elle-même de laquelle on ne se soucie aucunement ni des sentiments, ni de son droit à la vie. L’effet, faute d’être saisissant, ne laisse pas totalement indifférent non plus, on note bien le message, l’ironie, mais bon il ne faut pas s’attendre à une révélation non plus. Point de réel suspense, il faudra s’armer de curiosité pour suivre un scénario simplet, sauvé par quelques scènes intéressantes (le tribunal, la grotte, le face à face) et gâché par des faits incompréhensibles ou autres incohérences spoiler: (Pourquoi avoir délaissé la valise de survie du 4ème passager? Pourquoi prendre un chemin arbitraire plutôt que de suivre le cours d’eau? Pourquoi le héros perd-il sa voix?) , sans être à la hauteur du potentiel qu’offre la situation posée. Il y a des efforts pour dresser une satire politique, pour critiquer une justice qui ne dessert que les intérêts des plus puissants, pour démontrer la manipulation à travers la doctrine religieuse et enfin pour dénoncer la guerre et l’adversité. Malheureusement la manière y a été trop peu ambitieuse pour mériter des éloges, trop superficielle pour ainsi dire. Seule la fin en mérite véritablement, l’effet de surprise, les sous-entendus sont là, c’est une conclusion idéale bien qu’insuffisante pour redresser le niveau global du film. Il manque indéniablement à « La planète des singes » ce côté malin lui permettant de sauter de branche en branche des organisations sociétales tout en y glissant à chaque fois une dose extrême d’ironie, le spectacle en aurait été non seulement captivant mais aussi moralisateur, il n’est ici ni l’un ni l’autre, il est à peine évocateur, loin de quelques années lumières d’un chef d’oeuvre du cinéma.
Adapter le célèbre roman de Pierre Boulle au cinéma était déjà une idée originale, mais qui aurait cru que cela allait devenir un must dans le monde de la science-fiction ? Alors que tout le monde regarde à notre époque « Suprématie » et « Les Origines », on doit quand même s’intéresser au premier opus de 1968, qui est le tout début d’une des sagas les plus incroyables. Déjà le fait d’adapter ce roman allait transformer ce film en un chef d’œuvre. Le scénario débute comme un vrai film de science-fiction. On retrouve l’espace, des navettes spatiales, des astronautes. Et puis au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans l’histoire, tout prend une autre tournure, on est incités à bien plus réfléchir sur toute la psychologie. Le climat silencieux du film produit un grand suspense, et puis toute la violence tourne à la terreur. Puis il y a la deuxième partie, où les animaux parlent, qui est loin d’être comique mais plutôt très intelligente, car les singes est en fait le reflet d’une civilisation maltraitante et supérieure, les Hommes. C’est pour cela qu’il ne faut en aucun cas considérer « Planet of the Apes » comme un film d’action mais plus comme une grande leçon de philosophie. Côté ce que j’en ai pensais, je maintiens que c’est un chef-d’œuvre. Très peu d’ennui et ce film n’a pris qu’une seule ride. On y trouve un Charlton Heston encore une fois très brillant, qui déchire littéralement l’écran. Maquillages révolutionnaires, super ambiance, Jerry Goldsmith signe une musique hypnotisante…. Un des seuls défauts est l’ambiguïté du soit disant « twist », qui possède plusieurs écritures. Franklin Shaffner signe une belle ode à la tolérance sous la forme d’un excellent divertissement.
Ce film est un chef-d'œuvre, c'est le meilleure long-métrage sur la planète des singes. La combinaison de l'acteur Charlton Heston et l'actrice Linda Harrison, sa rajoute une bonne dose d'humanité. Peu d'effet spéciaux dans ce film, mais c'est ce qu'il en fais un véritable film de légende. Les costumes sont super bien réalisé. Le scénario et bien monté. Franchement pour un film de cette époque, on peut pas faire mieux. Je le recommande a tous les fans de cette franchise.
Sorti seulement 5 ans après le roman de Pierre Boulle. Une grande production hollywoodienne avec Charlton Heston qui est devenu un classique la S.F. avec 4 suites. Le livre de Boulle est bien rendu dans un film d'action qui insiste sur les moments forts où l'on découvre les tenants de l'histoire et une fin magistrale. Pas mal de thématiques sont développés mais l'effet de singes qui traite les hommes comme les animaux en fait une originalité marquante inédite assez réussie. Le film vaut pour cela et a été un succès qui a un peu vieilli du fait de tout ce qui a été fait par la suite. Ce premier film garde cependant une certaine aura pour les amateurs de S.F.
Pour moi un film culte , un chef d'œuvre.... Décors splendides , maquillages pour l époque magnifique.... Scénario sublime... Et un Charlton Heston au top..
Un film culte de la S-F avec une scène finale qui nous surprend a chaque fois.Charlton HESTON est superbe dans ce film et les maquillages sont exceptionnels pour l'époque.
Très original et précurseur pour l'époque. Ce film a très bien vécu et on pense bien aux acteurs jouant des singes qui ont du passer des heures et des heures au maquillage mais pour un résultat impressionnant
Le meilleur et le tout premier film de la planète des singes, magistralement interprété, film exceptionnel à cette époque et qui a eu beaucoup de succes. Passé de nombreuses fois à la télévision, je ne me suis jamais lassé de le voir. Tiré du roman Pierre Boule à lire également car il y a un peu plus de mystère encore...
Évidemment, cela ne fait pas tout à fait le même effet lorsque vous venez de lire le roman de Pierre Boulle quelques jours auparavant. Et pourtant... Je trouve même, d'une certaine façon, qu'ils sont très complémentaires. L'un n'a pas forcément les qualités de l'autre, et vice-versa. L'essentiel étant clairement que Michael Wilson et Rod « La Quatrième Dimension » Serling aient fait un travail d'adaptation absolument remarquable, changeant énormément de choses vis-à-vis du livre, presque toujours avec succès. Ce n'est pas que c'est mieux ou moins bien : juste différent, ces choix se révélant toujours cohérents avec l'univers créé pour l'occasion. On y perd peut-être un peu en profondeur, notamment dans cette logique du « grand remplacement » simien, ou encore cette idée que les singes ne font, ni plus ni moins (voire moins), ce que nous faisons à de nombreuses espèces animales sur la Terre, le personnage de Nova étant ici plus décoratif qu'autre chose. Mais y gagnons aussi en efficacité, en action, ce qui était presque obligatoire, le récit original en proposant finalement très peu spoiler: (la « chasse à l'homme » exceptée) . En définitive, seule la structure globale et l'esprit de l'auteur sont réellement respectées, ce qui était évidemment l'essentiel, donnant presque l'impression d'une œuvre originale, dont on ne connaîtrait l'histoire que très partiellement, ce qui ne peut être que le signe d'une adaptation réussie. Pas mal de modifications également du côté des protagonistes, et notamment du héros, presque romantique dans le roman, ici doté d'un cynisme assez dingue pour l'époque, interprété par un Charlton Heston monstrueux de présence et de charisme, plutôt bien entouré par une troupe d'acteurs dont le maquillage saisissant a marqué l'Histoire de la science-fiction. Quant au dénouement, on le connaît depuis par cœur, difficile, donc, de vraiment s'en émouvoir, mais force est de reconnaître, encore aujourd'hui, qu'il a de la gueule. Franklin J. Schaffner est à mon sens un cinéaste très sous-estimé, cette « Planète des singes » étant, certes, son plus grand fait d'armes (du moins commercial), mais dont la carrière, de façon générale, serait grandement à redécouvrir et à réévaluer.
Un équipage d'astronautes sillonne l'espace en cabine d'hibernation, pour débarquer 2000 ans plus tard sur une planète perdue de la constellation d'Orion. Peu à peu ils découvrent des formes de vie de plus en plus développées. Charlton Heston en impose, agace parfois, mais son charisme crève l'écran... Les dialogues, sur la nature humaine, la mort,... sont d'une rare intelligence pour un blockbuster. Les situations, où les rapports hommes-animaux sont cruellement inversés, font vraiment réfléchir. La musique expérimentale et inoubliable de Jerry Goldschmidt s'adapte parfaitement à l'atmosphère inquiétante du film. La scène finale, totalement inattendue et plus spectaculaire que celle du roman d'origine, est certainement la plus légendaire de tout le 7e art... Un chef d'oeuvre absolu de la S-F, jamais égalé.
Ce fut le premier d'une longue série... Très longue série et si le public n'avait pas accroché, il n'y aurait jamais eu de suite avec tous des longs métrages et ses épisodes de téléfilm. Ce film de 1968 est donc la pierre d'achoppement, celle qui dépasse et qui crée l'idée, ce fantasme des humains remplacés par les animaux. C'est une fable, une leçon de morale qui n'a pas vieilli et cela donne à ce film une aura indéfinissable. Bien sur, il y a Charlton Heston qui n'est pas un immense acteur mais qui a le donc de tourner dans des grands films ("Je suis une légende", "Soleil vert", "Ben Hur"). Là encore, il est bien dirigé et il en tire une gloire méritée. Un film culte. Un vrai !
Film culte bien qu'un peu vieillot. Très bonne performance de Charlton Heston nonchalant au possible. Maquillages extrêmement bien réalisé pour l'époque et quelle fin ! Attention, rien à voir avec la trilogie récente. Donne à réfléchir sur le sens de la tolérance et l'intégration.
Mémoire de l’enfance pour ce film culte, une mise en scène présentée de manière saccadée, le travail sonore est de la science-fiction parfaitement inquiétante, dans le vif du sujet. Une intrigue d’entrée au voyage intersidéral vers une lointaine quelconque planète après la Terre et arrivée à bord de la destination, des mimiques simiesques, j’ai aimé ce point et l’ambiance de la communauté, une philosophie nihiliste submerge le fil conducteur et arrive au bout de l’extrémité, il n’y aura pas de lumière qui permettra de s’en remettre au lendemain, le personnage de George Taylor n’attire pas particulièrement ma sympathie, une longue tribulation malheureuse pour sa destinée. La fin que je connaissais par cœur, me marque encore, une réflexion sur l’histoire terrienne et humaine, le scénario est basé sur la colonisation européenne et sa domination sur les autres peuples de ce monde, des êtres inférieurs et considérés comme des animaux, on revient à la comparaison avec des primates, les singes. Il y a aussi ce rapport à l’époque de la sortie du film, en pleine tension maximum de la guerre froide, telle une histoire alternative des romances littéraires, l’antagonisme du monde bipolaire qui finit par exploser en éclat, excellente et exceptionnelle fable de l’apocalypse.