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Un visiteur
1,0
Publiée le 23 décembre 2008
Pas trouvé cette division de l'ecran en deux judicieuse... Ni indispensable. Je n'y ai pas vu d'apport particulier. Meme si cela pouvait apporter a cette notion de solitude, d'isolement, je n'y ai alors vraiment rien vu d'esthetique et encore moins de pratique a la comprehension du spectateur. De plus, l'attention est difficilement maintenue..
Pas vraiment une réussite. Film ennuyeux et prétentieux où la recherche formelle esthétisante se fait aux dépens de l'histoire et des personnages. Le découpage de l'écran n'apporte rien à l'histoire, à moins d'aimer les longs plans fixes sur les coins de portes, les fers à repasser, les salles d'apart vides... Terriblement ennuyeux.
La soledad fait partie de ces films, comme Uzak de Nuri Bilge Ceylan ou certains Tsang Ming Liang, qui semblent filmer le vide, le rien, l'ennui, l'anecdotique et qui pourtant finissent par nous bouleverser en révélant notre condition humaine, notre fragilité, notre solitude.
Le travail formel est très riche et jamais gratuit, les acteurs sont formidables et il y a 3 ou 4 scènes magnifiques, de véritables déflagrations silencieuses, qui rompent la monotonie quotidienne avant d'y retourner (le réalisateur arrive à rendre fort un plan récurrent de planche à repasser!).
Grand réalisateur naissant! Mais beaucoup risquent de quitter la salle...
2 ètoîles pour l'originalité de la réalisation technique . pour le film en lui même un vide quasi sidéral et une grande pauvreté de contenu desservi par de longs plans d'un ennui difficile à imaginer pour un film si primé .Un sujet traité des dizaines de fois par des réalisateurs autrement plus inspirés . globalement une très grande déception !
La soledad est un film sur la vie, sur notre vie, je dirais même un film dans la vie. Il reste jusqu'au bout près des choses, près du quotidien, ce quotidien étouffant et pourtant inaltérable que nous connaissons tous. Chaque plan est une merveille, chaque regard posé sur un personnage émeut au plus au point, comme si le banal contenait en lui-même le sublime. Deux heures de plans fixes, avec un écran divisé en deux, métaphore évidente de la séparation des êtres, de l'incommunicabilité, et de l'épreuve du deuil. Et pas une minute d'ennui, grâce à des comédiens fabuleux, que l'on regarde, nous spectacteurs crédules, gesticuler, vivre, repasser leurs vêtements, préparer à manger, et parler, avec un naturel Ce miroir de nous-mêmes a quelque chose de troublant mais d'unique au cinéma. Jamais un silence n'a autant parlé au cinéma, jamais un regard, une crispation du visage n'a autant exprimé que dans Soledad. Et cette monotonie, ce dérisoire, finalement exprime l'essentiel, à savoir que la soledad del hombre no le impide que tome parte en la alegria del otro o en el dolor comun de la vida. Pourtant, lorsque le quotidien dit non, lorsque l'horreur survient dans la marche inexorable du monde, quelque chose s'affirme, nous crie l'éphémere de notre condition. Ainsi de la scene bouleversante du bus, ou celle de l'agonie de la vieille dame. La vie est là même quand on la veut pas, on la meuble avec du rien, et ce rien nous rattrape, malgré nous et exprime plus que nous. La phrase qui revient sans cesse dans la bouche des personnages est "no pasa nada", "cela ne fait rien" alors que justement tout est dans ce rien, dans ces mots incapables de dire, dans ces visages silencieux qui souffrent et qui aiment. Ce chef d'oeuvre espagnol est à voir absolument tant il vibre de sincérité et d'émotion retenue, tant il bouleverse par son esthétisme épuré. Il s'agit, on peut l'affirmer, d'un des meilleurs films de cette année.
Ce film d'une simplicité extrême reussit a nous emouvoir profondément. Le procédé de diviser l'écran en deux ajoute à l'immersion dans le quotidien de deux femmes espagnoles qui vont connaitre de grandes souffrances. Ce film est l'un des meilleurs que j'ai vu cette année et je vais suivre avec attention la carrière de Jaime Gonzales
Je découvre le cinéaste Jaime Rosales qui est intéréssant . Dans son film , il exploite l'image telle qu'elle est , en filmant deux points de vues différents qu'on appelle " split screen " ; cette technique est peut être intéressante mais pas fascinante . L'abscence de musique est prenant car ce sont les bruits de l'extérieur , les bruits que les acteurs font , le bruit du parquet qui craque qui hante cette solitude pleine de silence . J'aime le naturel des acteurs . C'est un beau film mais je ne sais pas toujours où le réalisteur veut nous mener , ce qui fait que je n'ai pas été émue ni touchée , le peit quelque chose qui fait qu'on adhère , qu'on s'en souvient je ne l'ai pas ressentie malgré un film avec des plans esthétiques , un sujet intéressant et un bon jeu d'acteurs !
je rejoins les avis de luckybern et philippetoile.. ce film est un vide sidéral du début à la fin qui se fait attendre. je suis restée jusqu'au bout et c'est a moi que je met 5 étoiles -parce que je le vaux bien.
Tout d'abord, mes respects à ceux qui ont réussi à tenir jusqu'à la fin du film !
Imaginez vous que vous regardiez votre grand mère ne rien faire pendant une semaine... c'est exactement l'impression que m'a donnée ce film. C'est plat, extraordinairement lent et sans intérêt. Le réalisateur a peut-être cru avoir une idée de génie en splittant l'écran, mais c'est juste perturbant, et on se demande pourquoi on voit une pièce vide sur la moitié de l'écran pendant cinq minutes !
Ce film a le mérite de présenter la vie des protagonistes avec beaucoup de justesse et d'authenticité, usant de dialogues de "la vie de tous les jours". Mais le rythme est d'une mollesse un peu trop à la mode en ce moment au cinéma, et çà ne suffit pas à en faire un joyau de la toile... Résultat : Si vous étiez un peu fatigué de votre journée, vous ne résisterez pas à l'envie de piquer un roupillon et seule l'explosion du bus au milieu du film pourra vous en extirper quelques minutes avant de vous faire replonger... Enfin, la juxtaposition de plans sur une même séquence ne semble pas avoir de logique particulière et çà déconcerte plus que çà n'apporte d'originalité.
Voilà un film dont je me souviendrai, tant la pureté des plans m'a touchée au plus profond. Cette façon de filmer, tout d'abord déroutante, permet de pratiquement dialoguer avec les acteurs. L'allégorie de la mort du cygne avec les quelques sursauts de ses ailes d'oiseau à l'agonie est absolument extraordinaire. Quant à la simplicité des images du quotidien filmées comme le sont celles de la douleur (attentat, rendez-vous chez le cancérologue ...), c'est là toute la magie de ce film. Courez le voir
Sans fioriture, sans artifice inutile, sans musique, sans effets spéciaux, sans mannequins reconvertis, sans sexe, sans bain de sang... ce film avait tout pour ennuyer le spectateur moyen. Oui mais voilà, ce réalisateur espagnol aux idées claires n'a pas besoin de tout cela pour captiver dès les premières secondes. Sans aucune volonté de généralisation, Jaime Rosales brosse un tableau -pas si objectif qu'il n'en a l'air- de deux familles espagnoles ordinaires : la réalisation sobre contribue parfaitement à faire ressortir non seulement une interprétation toujours juste des dialogues, mais aussi les mimiques, les regards qui en disent parfois beaucoup plus long... Pas d'optimisme gratuit dans ce film, mais pas de dérive gratuite vers le mélodrame non plus. La souffrance est intériorisée, qu'elle soit générée par la perte d'un être cher ou par l'impuissance à se sortir de la médiocrité de leur existence...