4 mois, 3 semaines, 2 jours
Note moyenne
3,7
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307 critiques spectateurs

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101 critiques
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98 critiques
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33 critiques
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38 critiques
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2025
Dans une sinistre résidence universitaire de Roumanie, deux étudiantes, deux soeurs, cherchent à réunir de l'argent et à louer une chambre en ville. Leurs préparatifs secrets et inquiets devraient nous intriguer mais on devine - ou alors on le sait depuis la Palme d'or de Cannes- un avortement à venir.
Dans la Roumanie finissante de Ceaucescu, l'avortement est évidemment interdit et réprimé. Le film de Cristian Mungiu n'est pas fondamentalement un film sur l'IVG et ses incidences psychologiques et morales. Si la longue séquence de spoiler: l'avortement invoque peut-être la douleur physique
, elle traduit surtout la clandestinité et la peur des deux soeurs d'être découvertes, dans une société sous surveillance, et l'humiliation imposée par le comportement de l'étrange praticien.

Il ressort du film, dont l'action se déroule en quelques heures, ce qu'il ressort souvent du cinéma roumain relatant l'époque du Conducator (du moins lorsque que ce cinéma émancipé n'est pas satirique): un sentiment de mélancolie et de dénuement. Mungiu réalise un film gris, comme les âmes, comme l'urbanisme, et même un film noir parce que nocturne. Somme toute, plus que l'intrigue et que son personnage central, Gabita, c'est une nouvelle fois le reflet social de la Roumanie communiste qui interpelle.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 juin 2014
La Roumanie n'avait déjà pas une image très glamour était il vraiment obligatoire d'en rajouter une couche dans le glauque? Je ne vois pas spécialement l'intérêt de déterrer ce sujet sous cette forme en 2007. du moins le réalisateur maintient son style sur la longueur.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2020
Une jeune femme cherche à se faire avorter illégalement dans la Roumanie de la fin des années 80. C'est film rude mais sec et nerveux. On suit l'action comme un thriller, il n'y a pas de pathos ou de musique pour souligner les situations. C'est donc du grand cinéma. Vous l'aurez compris, ce n'est pas une comédie, mais ce n'est pas aussi plombant que cela, principalement en raison de la réalisation. Le type de film qui vous marque à vie.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2025
Depuis quelques temps la Nouvelle Vague roumaine s’est imposée par son austérité formelle et par la frontalité de ses thématiques ; ici, avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Mungiu pousse cette rigueur à son paroxysme, en donnant à voir un segment de vie dans la Roumanie de Ceaușescu.

Si le film se déploie autour d’une ligne narrative minimaliste — Otilia, une étudiante, aide son amie Gabita à avorter illégalement —, son dispositif en fait un drame d’une intensité sans pareil.

Ici, la question du corps féminin, central dans le film, est abordée sous un prisme politique. Gabita en est privée : son corps devient un objet, réduit à une problématique médicale et administrative. À l’inverse, Otilia, seconde protagoniste, subit une dépossession plus insidieuse : si elle semble active, si elle négocie, court, agit, elle n’a pourtant aucun contrôle sur les événements. Elle doit se plier aux exigences de son compagnon et de l’avorteur, qui fait peser sur elle la charge du paiement et du chantage sexuel.

Ce dernier, incarnation perverse du pouvoir patriarcal et bureaucratique, ne se contente pas d’exercer son emprise : il impose ses propres règles, recréant à l’échelle d’une chambre d’hôtel un microcosme dictatorial où tout s’achète, où l’intégrité elle-même devient une monnaie d’échange.

Mais la violence ne s’exprime pas uniquement dans l’acte médical ou dans le chantage. Elle est diffuse, latente, omniprésente dans la mécanique du quotidien. L’échange de cigarettes, les pots-de-vin, la peur permanente de la surveillance : Mungiu ne filme pas un régime oppressif par ses manifestations spectaculaires, mais par sa manière de s’insinuer dans chaque interaction. Il n’y a pas besoin de policiers ni de procès pour faire de cette société un espace carcéral.

Le film repose sur une mise en scène qui refuse toute concession. L’usage d'un plan-séquence en particulier, lors de la scène du dîner, enferme Otilia dans une conversation mondaine d’une banalité écœurante, alors qu’elle vient de vivre un moment d’une violence extrême. L’oppression se joue ici dans la juxtaposition : ce que le régime impose, ce n’est pas seulement la clandestinité des actes, c’est aussi leur effacement immédiat, leur négation par la normalité.

Dans cette construction rigoureuse, Mungiu évite le piège du pathos. Il ne magnifie pas ses personnages, ne cherche pas à en faire des figures héroïques ou tragiques. Il filme simplement l’inéluctable, laissant au spectateur la charge du jugement. Le mutisme final d’Otilia, son regard éteint, son corps vidé de toute énergie, sont plus éloquents que n’importe quel discours.

Si 4 mois, 3 semaines, 2 jours est ancré dans une époque précise, il dépasse largement son contexte historique. Ce que Mungiu met en scène, ce n’est pas seulement la Roumanie des années 1980, c’est aussi la mécanique universelle du contrôle des corps, c’est la façon dont les systèmes oppriment en premier lieu ceux dont l’existence est perçue comme une menace : les femmes, les minorités, les précaires.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2023
Palme d'Or en 2007, ce film roumain relate l'histoire de deux jeunes femmes, une est enceinte et veut avorter, l'autre est son amie et va l'aider. Le film est très fort dans sa description de l'avortement, car même une fois que la décision est prise, ce n'est pas non plus facile. L'ambiance est froide, l'histoire se passe pendant les années communistes de la Roumanie, et on y voit le charme désuet des hotels communistes si je puis dire. Bref c'est moche et ça ajoute à la difficulté de l'épreuve. Le paroxysme est atteint lorsque l'expulsion est achevée. A cela s'ajoute le fait que l'amie a quitté la chambre d'hôtel où l'avortement avait eu lieu pour rejoindre la famille de son petit ami, elle appelle l'hotel mais on ne répond pas, le spectateur se demande ce qu'il se passe. Le réalisateur ne ménage pas ses efforts pour nous donner beaucoup de détails sur l'avortement. Beaucoup de scènes sont de longs plans fixes rapprochés filmant des dialogues.
Didier C.
Didier C.

28 abonnés 106 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2023
Poignant et haletant. Une grande Palme d'Or. Une œuvre qui participe à l'éveil des consciences en plus d'être passionnante d'un bout à l'autre.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2023
Un avortement clandestin comme un thriller dans la Roumanie de Ceaucescu où c'était un crime. Bonne reconstitution de la Roumanie de cette époque.
carma57
carma57

14 abonnés 65 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 août 2008
J'ai du mal à me souvenir si j'avais auparavant vu un film récompensé d'une palme d'or, je croyais que c'était une valeur sur de voir un bon film!
Eh bien rien de cela, je regardais sans cesse le temps écoulé du film en espérant qu'il allait enfin se passer quelque chose....non il n'y aura rien jusqu'à la fin, le film m'a paru interminable, comme dit précédemment c'est très mal filmé (un style que je n'apprécie pas du tout), on dirai qu'il n'y a aucun espace dans le temps on garde tout même les dialogue inutile, bref j'espère que les palmes d'or c'est pas toujours comme ça, a déconseiller fortement
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2018
Film roumain sur l'avortement clandestin. Forcément dit comme ça, ça vent pas du rêve. Le film est filmé un peu comme un thriller (c'est la bonne idée du film) mais plusieurs scènes traînent et finissent par casser le rythme du film. Un bon film : oui j'approuve ! Une Palme d'or ? Faut peut-être pas exagérer...
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2017
C'est marrant avec ce film, on dirait que le réalisateur roumain est allé au maximum de ce qu'il pouvait nous offrir. Il le fait d'une manière exemplaire. Il le fait par le silence, aucune fioriture vient parsemer son récit. on retient bien sur la longue scène à l’hôtel, où s'entrecoupe des dialogues géniaux et des silences qui veulent dire énormément. On comprend par le silence que pèse sur ses personnes le poids d'être dans l'illégalité de l'avortement. On comprend les risques que cours les personnages, et leur désœuvrement face à cette situation. Mais c'est ses dialogues entre Anamaria Marinca, Laura Vasiliu, et Vlad Ivanov qui rendent ce film addictif. La première nous sert une performance d'anthologie animé par le courage de sauvé son amie. La seconde est excellente tout en fragilité et avec de la honte. Sans oublier ce dernier géant qui nous fait penser à Harvey Keitel dans Pulp Fiction. Cette scène remplie de suspens est indécrochable. Après la deuxième scène est celle du repas, où on sent le frémissement même d'une époque où la barrière des libertés n'a pas été affranchie. C'est vraiment réussis là aussi. Arrive ensuite la fin qui n'a pas finis de nous hanter, spoiler: où le fœtus est jeté à la poubelle, comme un déchet sans importance
. Le vrai point fort du film, c'est qu'il arrive à ne pas juger l'avortement, c'est au spectateur de décider comment il le perçois. Mais après tout ses louanges, le film manque d'un côté sauvage, rock, il est trop académique, au fond c'est presque un exercice de style est c'est son point faible, mais aussi ce qui a fait sa force. C'est en cela que je disait que le réalisateur avait tiré le maximum de son sujet, qui reste tout de même un très bon film.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2017
Si le sujet central reste bien entendu l'avortement d'une jeune Roumaine sous l’ère Ceaucescu ,ce film est aussi l'histoire d'une belle amitié unissant 2 femmes aux caracteres opposés.Gabita ,la brune apparait fragile et assez immature tandis que Ottila (magnifique Marinca) la blonde se révèle forte et téméraire face au danger d’être decouvert.Alternant longs plans séquences ,plages de silence et scènes énergiques aux dialogues percutants ,le cinéaste suit camera a l’épaule les pas de son héroïne dans une sombre Roumanie sous contrôle permanent ,il multiplie les fausses pistes afin de mieux nous destabiliser et rendre intense cette ambiance de chaos qui nous étreint avant de s'achever de maniere frustrante par un final quelconque.A la fois reflet politico-social d'une époque , récit d'une relation fusionnelle et meme thriller haletant ,cette oeuvre temoigne du dynamisme d'un cinema qui 20 ans après commence a se pencher sur le douloureux passé de son pays.
-Nomade-
-Nomade-

14 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2017
Une claque. Le film laisse le spectateur tétanisé en fin de projection.
Déjà, le travail formel impressionne : de longs plan-séquences oppressants, une atmosphère glaciale, une interprétation brute... Puis cette histoire lentement, prend sens et forme, nous prend à témoin, et devient tellement palpable qu'on se sent étouffer.
J'imagine que la palme a du faire débat, dans le jury, tant il peut sembler étrange de "palmer" un film pareil. Mais elle est amplement méritée, et qui a pu voir ce petit chef-d’œuvre en est définitivement convaincu.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2008
Presque documentaire on ne peut nier le réalisme et le talent de l'équipe. Un film dure et bien tourné dans l'ensemble mais avec pas mal de petites erreurs... Le plan sur le foetus est d'un voyeurisme gratuit et inutile, le père est une vraie relation ou un violeur, l'oublie des papiers par "M. Bébé" n'est pas exploité et aurait-il du l'oublié ?!... L'émergence du cinéma roumain et le thème ont développé un politiquement correcte qui lui a offert une palme d'or non méritée. Les actrices sont parfaites et leurs jeux restent le vrai point fort du film.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2020
C'est plutôt un bon film (alors que pourtant je passe souvent à côté des films ayant reçu la palme à Cannes), même si c'est plus son propos qui est fort que le film en soi.
Le contexte décrit est très froid, à l'image du film (en même temps, la Roumanie sous Ceausescu n'inspirait pas trop la joie de vivre).
Le film décrit parfaitement le calvaire que doivent mener deux jeunes femmes pour que l'une d'entre elles puisse avorter ; un chemin de croix qu'ont du malheureusement vivre beaucoup de femme sous ce régime, tant l'avortement était illégal à cette époque et le poids de la responsabilité de la grossesse incombant exclusivement au genre féminin. On sent le poids d'une société rigide dans ces bâtiments austères et ses personnages froids, bloquant chaque aspiration des femmes à disposer de leur propre corps.
Les deux actrices jouent très convenablement, il n'y a pas grand chose à dire là-dessus.
Film intéressant à visionner, ne serait-ce que pour se projeter dans la Roumanie de l'époque et découvrir une société si figée et rétrograde et pourtant si proche de la nôtre chronologiquement parlant.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 juin 2010
Formellement j'ai pas trouvé ça très intéressant. Le réalisateur se contente de poser sa caméra pour faire des plans-séquences, si le procédé peut être tout à fait porteur pour certains films, afin de créer une ambiance ou de s'intéresser sur les dialogues, là je trouve qu'il n y a pas grand chose qui se passe.
Au niveau du propos, je retiendrai surtout un arrêt sur image de la Roumanie peu avant la chute de Caucescu.
Je suis donc assez déçu de cette palme d'or. Je m'attendais vraiment à mieux...
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