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inspecteur morvandieu
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2,0
Publiée le 18 juin 2026
Le sujet des inséparables réalisateurs Jean-Benoît Levy et Marie Epstein, d'après une nouvelle de Paul Morand, se déroule quasi intégralement sur la scène ou dans les coulisses de l'opéra de Paris où un petit rat commet l'irréparable pour favoriser sa danseuse étoile préférée au détriment de sa concurrente. Le film prétend, à travers un petit mélo très maladroit, exprimer la passion de la danse classique et ses exigences. Son héroïne est une bonne bouille de 12 ans, danseuse mais pas actrice et ça se voit à chaque scène malheureusement. La plupart des comédiennes sont d'ailleurs dans le même cas, qui affichent leurs lacunes dans le jeu. C'est mignon, c'est gracieux, et les amateurs de ballets trouveront peut-être dans le film quelques satisfaction, mais il est difficile, cependant, de faire abstraction de ces insuffisances. D'autant que les dialogues sont faibles, les personnages simplistes (je pense en particulier à ces mamans invariablement sottes des petits rats). Tandis que les jeunes élèves sont maintenues dans des gamineries un peu niaises, ou expriment, a contrario, des considérations qui ne sont pas de leur âge. Du sujet originel de Morand on devine des thèmes intéressants comme l'abnégation, que nécessite la discipline, ou bien la transmission du savoir. On ne fait que les effleurer parce que le scénario et la réalisation sont approximatifs, à cause de quoi l'univers de la danse classique reste globalement inexploré. J'ai cru comprendre que ce film avait quelque chose de mythique parce qu'il a disparu pendant longtemps; ça n'en fait pas un chef-d'oeuvre.
Film pour tous public qui prend comme milieu, les petits rats de l'opéra. Déroulement assez prévisible de l'intrigue et bonne dose de bons sentiments donnent un ensemble gentillet.
L'obsession de ce petit rat de l'Opéra de Paris pour la danse, et qui voue une dévotion à sa danseuse étoile, vient poser le décor de ce long métrage. Jean Bertrand-Lévy nous plonge dans cette dualité entre le bien et le mal, mais aussi entre l'avant plan et l'arrière plan. Il nous laisse ici une carte postale de l'Opéra Garnier à la fin des années 30, quand Serge LIFAR prend la Direction de la Danse. Peu de choses ont changés depuis, surtout pas le fonctionnement, et encore moins l'envers du décor. Les nombreux mois passés avec Marie EPSTEIN dans les couloirs de l'opéra, ont permis de retranscrire l'univers de la danse, et la compétition inhérente à ce métier exigeant. Pour la passion de la danse et de l'Opéra Garnier, c'est un film à voir.