très belle mise en scène, effectivement, le film est sensible, tout traverse l'écran, la beauté des paysages, le souffle du vent, le coeur des personnages... il faut aller voir se film pour toucher ce que veut dire, le "se sentir vivre" du moine zen,
mais je trouve que ce regard est gâché par la fin du film, où l'on se retrouve dans un appréhension plus symbolique, qui m'a fait décrocher : en effet, on passe d'une pure présentation, sans histoire, à une démonstration narrative, démo que je ne peux pas vraiment comprendre (vivre avec), n'étant pas japonais : pourquoi cet homme est-il encore en deuil au bout de 33 ans, dormir dans la terre de la tombe où repose sa femme va-t-il changer quelque chose ?
et dernière chose, ce film si calme, si contemplatif, si lent, pourquoi n'est-il pas tourné en steadycam ? la caméra est porté souvent à l'épaule, ce qui fait que lorsque ça bouge, l'image tremble, et alors là, je suis pas, pas, pas d'accord, du tout