Porté par 2 acteurs impressionnants Doute remet sur le devant de la scène la pédophilie dans l'Église. Dans les années 60, le prêtre d'une école catholique du Bronx est accusé d'un crime très grave mais basé sur des soupçons de la sœur principale. On reconnait ici tous les indices du théâtre (lieu, personnages...) mais le côté "réflexion" n'est pas du tout approfondi. On aurait beaucoup aimé avoir des débats sur les doutes en questions pour élever le niveau du film. Reste le bonheur d'avoir Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman dans une même scène.
On peut passer un agréable moment grâce à trois acteurs impeccables mais le matériau théâtral vieillot nuit à ce récit terriblement académique et convenu. Aussi inventif qu'une mise en scène de pièce radiophonique...
Ce film est d'un ennui rare, à n'en pas douter (désolé pour le jeu de mots). Le seul bon point, la performance des acteurs, convaincante mais pas étonnant au vue des noms présent sur le papier. Quant au scénario, rien de bien nouveau, on sait très bien depuis la nuit des temps que les affaires internes à l'église ont toujours suscité des interrogations voire plus, ce n'est pas nouveau. Pour le reste ... ben il n'y a pas grand chose à ajouter puisqu'il n'y a rien d'autre, pas de bande originale, un calme plat et pas de suspens. 8/20.
Deux bonnes choses à retenir de ce film : l'excellente interprétation de Meryl Streep, de Philipp Seymour Hoffman et d'Amy Adams. Et la scène finale, dans laquelle Soeur Beauvier (M. Streep) perd ses moyens et avoue à Soeur James qu'elle a des "doutes". Un film frustrant car la vérité n'est pas dite, mais tout de même intéressant.
Le doute règne du début à la fin : le pari est donc réussi. Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman jouent superbement bien. On regrette cependant que le mystère ne soit pas levé, mais s'il l'avait été il n' y aurait plus de doutes...
"Doute" traite d'un sujet sensible: la pédophilie au sein d'une école catholique. Qui dit pareil thème dit forcément atmosphère dérangeante, personnages ambigus et autres poncifs inhérents à ce genre de films. Le fait est que "Doute", loin de se cantonner à ces stéréotypes, s'avère être un excellent métrage qui reste dans l'esprit longtemps après le visionnage. C'est bien simple: tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, et la fin laisse planer un (gros) doute quant aux penchants supposés du prêtre. Comme je l'ai dit plus haut, les personnages peuvent s'avérer ambivalents (notamment les adolescents), ce qui tend à instaurer une ambiance étouffante, confortée en cela par un traitement de l'image assez "vieillot". Ayant vu le film en VOST, je peux affirmer qu'il est en outre admirablement interprété (Meryl Streep, grandiose comme à son habitude,) et je compte bien m'offrir une seconde séance sous peu.
Meryl Streep (en charismatique peau de vache) versus Philip Seymour Hoffman nous livre un combat sans merci dans l’arène des ‘saints’! L’une écoute son intime conviction quitte à tout détruire sur son passage (son intégrité comme celle des autres) et l’autre n’écoute que sa foi, une foi inestimable. Oui mais le tout est parfois tellement « douteux » que l’on pourrait finir par s’y ennuyer. Mise en scène plate, rythme inexistant et réalisation vieillotte. Pour autant, le film ne manque pas d’un certain charme. Il nous fallait donc un arbitre entre ces deux là, et c’est Amy Adams qui endosse ce rôle. Un rôle assez fade il faut dire, sa naïveté exaspérante et sa gentillesse excessive se révèlent être ce qu’il y a de plus certain malgré tout dans ce film et la voix de la sagesse est la bienvenue. On y évoque surtout l’intolérance, la culpabilité et l’harcèlement dans ce DOUTE qui ne parvient malheureusement pas à convaincre. Une chose est certaine : le doute est ininterrompu et on reste sur sa faim.
Pompant, c'est le premier mot qui me vient... Meryl Philip et Amy sont bons mais on ressent un cruel manque de force de conviction, parfois on pense à une supercherie... Cette histoire de pédophilie, la none directrice psycho-rigide face au père "pervers" et l'oie blanche au milieu. Et mamy qui craque, c'est pas convaincant, jamais on entre dans le film. Oh et puis le Doute, qu'en dire ? Pff rien.
Je suis peu convaincue par ce film. Les acteurs sont peut-être très bons, mais l'atmosphère et les dialogues et même le speech ne sont pas si transcendants. Bref je n'ai vraiment pas accroché alors que pourtant ça s'annonçait très bon.
Un prètre est accusé par deux nonnes d'avoir abusé d'un élève. Sur ce scénario très simple, on attend beaucoup des acteurs pour suciter de l'intérêt chez le spectateur. Inutile de dire qu'avec de telles pointures du cinéma (Streep et Seymour Hoffman), on est très bien servi! L'histoire est passionnante et on ne s'ennuie pas un seul instant. Je comprend maintenant pourquoi beaucoup de monde dit qu'Amy Adams aurait dû remporter l'Oscar! Elle est tout simplement parfaite... Et puis la grande révélation du film est naturellement Viola Davis dont la performence à l'écran éclipserait presque celle de Meryl Streep dans la scène de leur discussion à l'extérieure de l'école. En bref: de grands acteurs qui ont fait de ce film un grand incontournable du moment!
Un film très fort et intense qui nous fait beaucoup réfléchir sur les possibles méfaits de la certitude et les degâts des calomnies. Le film est un peu lent à démarrer mais devient vite prenant grâce aux doutes dont le spectateur est lui même pris et aux formidables prestations des acteurs. La réalisation est impeccable, chaque image est très belle et travaillée. Un film à voir.
Voilà un portrait dramatique (situé dans un collège catholique américain des années 1960) parfaitement interprété par d'excellents acteur-trices. Bonne mise en scène, bon rythme (un peu trop scandé par les intempéries) et dialogues super bien vus par le scénariste John Patrick Shanley (qui pouvait mieux adapter son bouquin que lui-même?!)... Au-delà, mon reproche va d'une part à une certaine pesanteur: hormis le fait qu'on soit en 1964, c'est attribuable à une réalisation douée mais très classique donc sans flamboyance ; d'autre part, je regrette ce choix de l'association cliché de la pédophilie et de l'homosexualité: dans le film, ce n'est pas cette dernière qui dérange (encore que, quel est ce lourd secret qui accable la nonne Aloysius?) mais on nous ressert l'image du curé pédophile attiré par de jeunes garçons, alors que la pédophilie n'est pas associée à une orientation sexuelle différente de celle de la population globale (les pédophiles sont en grande partie hétérosexuels, bien qu'il faille aussi compter avec la non-maturité de l'enfant). Bref, le sujet n'est pas là (même si on en profite suite aux scandales de prêtres aux USA) mais dans le rapport entre ragots et réelle intuition, et dans la confrontation des jeux d'influence (à savoir ceux incarnés par P. S. Hoffman et M. Streep). L'histoire traite des limites de la confiance et du soupçon, dans un rapport psychologique plus complexe qu'on ne le croit.