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TheDarkKnight74
47 abonnés
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3,5
Publiée le 2 décembre 2012
Le cinéma fantastique espagnol se dore un blason sans pareil en cette décennie mouvementée, qui voit émerger de nouveaux cinéastes en herbe amenant chacun leur style propre en créant autour d'eux de petites révolutions. Parmi ces lascars, Bayonna, qui en un film devient incontournable, car ce dernier, à sa sortie, s'est immédiatement rangé parmi les plus gros succès de l'histoire du cinéma espagnol. Succès un peu démesuré face à une œuvre si humble dans le fond tout en étant diablement ambitieuse au niveau formel. Virtuose Bayonna ? Pas autant que Cuaron, mais bon je triche, ce dernier est mexicain. Légèrement surclassé par Del Toro en tout cas. Restons tout de même objectifs, la photographie de l'Orphelinat est léchée, offrant des plans à la palette de couleur choisie et disposée avec soin. Cependant cette excellence est presque scolaire et ne se prête pas à la moindre inventivité, à l'image d'un Juan Carlos Fresnadillo dans 28 semaines plus tard. Ceci est valable pour les angles de caméra et tout le reste, c'est classiques, bien foutu, efficace (très efficace, j'y reviendrais), mais n'espérez pas y déceler la moindre touche d'originalité. Là où le monsieur tente quelques fulgurance il se vautre lamentablement dans le mélo excessif complètement indigeste (Laura courant après Simon sur la plage tandis que la marée monte, filmée en ralentit-saccadé façon 28 jours plus tard sur une musique larmoyante à souhait...c'est un peu ridicule il faut bien l'avouer, heureusement cela ne dure que quelques minutes et les autres « tâches » sont rares). Bayonna réussi plutôt en nous secouant les tripes là où on ne l'y attends pas, en mélangeant mise en scène de prime abord effrayante (auto-suggestion) puis drôle et intriguant. Le scénario est un point fort de l'Orphelinat, bien que le dénouement soit prévisible quelques minutes avant son explication, on est suspendu au fil de l'histoire de bout en bout. Et cela n'empêche pas l'émotion de nous surprendre, de nous glacer le sang et de nous nouer la gorge face à ce petit summum de cruauté dramatique. La performance de l'actrice Belen Rueda, si elle n'atteint pas le traumatisme imposé par le jeu des plus célèbres victimes du cinéma d'horreur américain (Shelley Duvall dans Shining en est le parfait exemple), permet à ce conte fragile de marcher sur le fil sans tomber, malgré des oscillations capables d'élargir quelques sourires sceptiques chez les spectateurs. Ce qui compte après tout, c'est que le film fasse peur. Et bon dieu, oui ce film m'a refilé une bonne trouille avec trois fois rien, car dans son ensemble l'Orphelinat n'est composé que de peu de scènes fantastiques au sens explicite du terme. Ce qui fonctionne le mieux c'est bien l'attente d'un événement terrifiant, lorsque la quête de Laura l'amène dans des endroits lugubres et pourtant vides ; l'ambiance fébrile, sans musique, contribue particulièrement à insuffler ce climat d'effroi. Le tout est ponctué de quelques chocs violents, et le tour est joué : vous vous retrouvez avec un sacré petit film de chocottes brillant, presque intéressant, mais qui va surtout vous donner envie de fuir l'écran des yeux. Mention spéciale à cette séquence avec la médium, aussi tétanisante que la dernière demi heure du Blair Witch Project. Ce qui est déjà formidable, au vu de la foisonnante diversité que le cinoche d'épouvante délivre en ce 21e siècle, où l'exécrable côtoie le coup de génie.
Film bon dans l'ensemble, mais ça resteras du sans plus à mon goût. Il y a de très bon plans, de bonne idée par-ci par-là, mais l'originalité resteras vraiment à revoir... Il y a trop de "déjà-vu".
Si vous cherchez de l'horreur pure, passez votre chemin. par contre, si vous aimez les ambiances doucement fantastiques et émouvantes, ouvrez grand les mirettes et laissez-vous porter !
Boulversant! au debut on se demande comment la mayonnaise va prendre. Et comme resultat la mayonnaise est presque parfaite. Mais tres tres triste touche a la maternite. femme maternel s abtenir.
Sans révolutionner le genre, "L'orphelinat" est un film fantastique d'une diabolique efficacité, doublé d'une poignante réflexion sur la maternité. Frissons et larmes garantis.
Dès les premières gorgées d'angoisse, L'orphelinat exhale un parfum bien plus subtil qui le démarque des habituels films de fantômes. Sa saveur authentique est faite de l'acidité des terreurs enfantines, de piment hispanique, de l'alcool fort que peut distiller l'amour maternel et l'amertume propre à la nostalgie. A voir !
Ayant vu les deux incontournables de la semaine avec le Gondry et l'Assayas, je me demandais quel troisième fim aller voir. Le traitement que Jean-Paul Salomé avait infligé à Belphégor et surtout à ce pauvre Arsène Lupin ne n'encourageant pas à voir "Les Femmes de l'Ombre", j'hésitais entre "Dead Girl" et "L'Orphelinat" : après tout, aujourd'hui l'Espagne occupe le devant de l'actualité, ce film en raflant 23 millions d'euros (les Espagnols font comme les Américains, ils comptabilisent les billets, pas les spectateurs) a fait un carton historique en tête du box office espagnol, vamos !
Une belle photographie, des mouvements de caméra sophistiqués (lent traveling avant depuis le téléphone où la directrice de l'orphelinat a annoncé le départ de la petite Laura jusqu'au jardin où jouent les enfants), des cadrages élégants (la découpe lumineuse de la plage dans le noir de la grotte), ça a l'air de démarrer plutôt bien, d'autant que le personnage de Simon et la relation voilée d'un inquiétude larvée qu'il a avec sa mère suscite la curiosité.
Mais assez vite, cette maîtrise formelle commence à devenir envahissante, tant elle est visible et prévisible : systématisme du traveling latéral sur un objet fixe pour donner l'illusion du mouvement, bruits étranges, craquements, respirations étouffées, musique lancinante puis stridente, nuages qui défilent en accéléré devant le globe solaire, traveling avant dans un couloir obscur vers une porte au verre dépoli, tout le bric-à-brac habituel du genre ne parvient pas à masquer le flou du scénario.
Comme "Le sixième Sens" et "Les Autres" ont placé la barre très haut, on sent que le réalisateur et son scénariste ont despérement cherché à faire plus et plus fort, mais le seul résultat est qu'on se perd et surtout qu'on se désintéresse de cette histoire d'esprits attirant progressivement Laura dans leur monde, à peine réveillés par l'apparition de Géraldine Chaplin dans une séance de spiritisme high-tech, comme une réplique tellurique de "Cria Cuervos".
Et puis, comme souvent avec les premiers films, les citations lassent à force d'être aussi voyantes : le "Shining" de Simon, le petit garçon qui voit les horreurs d'antan, les fantômes de "Les Innocents" de Jack Clayton, le manoir enténébré de "Les Autres", la cagoule d'"Elephant Man" pour dissimuler la monstruosité de Tomas, l'ombre de l'escalier descendant dans la cave de "La Nuit du Chasseur"... Mais "Les Autres" ou "Le Labyrinthe de Pan", réalisé par Guillermo del Toro qui a produit "L'Orphelinat", présentent une linéarité narrative qui manque cruellement au film de Bayona.
Quelques scènes laissent deviner le film gothique que "L'Orphelinat" aurait pu être avec moins de souci de complaire, comme la vision du visage à la Francis Bacon de Benigna agonisante, ou les références aux contes de l'enfance, précureseurs du fantastique : les coquillages du Petit Poucet ou la clé de Barbe-Bleue. Outre d'une coincidence malheureuse avec l'actualité (pas sûr que cette histoire d'orphelinat d'où surgissent les fantômes d'enfants victimes fasse un tabac à Jersey), "L'Orphelinat" souffre d'un scénario trop alambiqué, d'une réalisation trop lisse et d'une absence d'originalité qui finit par lasser. http://www.critiquesclunysiennes.com
Très bon film ! Certes, je n’ai pas eu peur mais l’histoire est captivante. On se laisse emporter dans cette histoire avec l’actrice principale. Le final est bouleversant. J’ai eu des frissons et les larmes aux yeux. C’est plus un drame fantastique qu’un film d’épouvante mais c’est à voir !
Ce film, produit notamment par Guillermo Del Toro et réalisé par Juan Antonio Bayona brille par son scénario béton, rondement mené et sans véritable temps morts. Lire notre critique complète sur le site terreurvision !
En fusionnant ainsi les codes classiques du thème de la maison hantée et un drame parental poignant, Juan Antonio Bayona fait preuve d’une virtuosité maline pour faire de son film d’épouvante un choc émotionnel surprenant. La narration évolue doucement, faisant naitre subtilement une tension tout en instillant des sursauts de frayeurs, tandis que le scénario met en place à un rythme tout aussi élancé les pièces de ce puzzle semblable à un conte gothique enfantin. L’intensité du jeu de Belén Rueda permet au public de ne pas trouver trop laborieuse les longueurs scénaristiques menant vers une conclusion bouleversante s’éloignant des autres éléments de la trame horrifique qui furent déjà utilisés à maintes reprises.
Film brillant! l'histoire est plutôt bien ficelée et les acteurs convainquants.On n'est pas dans un film dit"d'horreur" et encore moins d'épouvante comme j'ai pu le lire. Ce n'était pas forcément facile ni même évident de porter ce genre d'histoire à l'écran car on mélange le paranormal donc l'absurde et les vrais sentiments d'une maman pour son fils.Donc à la fin du film ce n'est pas facile de décortiquer ce que l'on a ressenti :de la peur car c'est ce que l'on était venu chercher ou de la compassion et de la tristesse comme on pourrait en avoir après avoir vu un fait divers concernat un enfant... bref fini de blablater.... c'est un film à voir sans avoir peur!!