L'Orphelinat
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889 critiques spectateurs

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Ralf
Ralf

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2026
Un chef d'oeuvre Sorti en 2008, c'est assez incroyable que cet excellent film "dramatico-horrifique" ne soit pas plus connu du public, ni même des médias spécialisés.
Bichel Le Reuftax
Bichel Le Reuftax

13 abonnés 392 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2026
Autant marquant que terrifiant et triste. J'ai passé un moment surprenant devant ce film qui nous retourne le cerveau jusqu'à la fin. Beaucoup de choses à interpréter à comprendre et surtout quand tu connais la fin faut revoir le film pour vraiment tout comprendre. Ça laisse pas indemne certes mais pour le coup ça a pris un vrai coup de vieux. Que ce soit l'acting, les effets spéciaux... bref. Ça pique parfois les yeux mais j'ai aimé globalement.
L'Inconnu
L'Inconnu

44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2025
"L'Orphelinat" est un film que je classe d'office dans les films d'horreur. Evidemment, sur la forme, tous les fils d'épouvante incluant une maison se ressemblent : on revient dans la maison de notre enfance, il va forcément se passer quelque chose de bien louche et bien flippant - merci les fantômes !
Cependant, ces fantômes et cette maison cachent forcément des secrets. Des secrets qui remontent des affres du passé. Forcément, lorsqu'on regarde un film d'horreur, les secrets ne sont pas jovial et vont nous amener vers un drame que l'on peut qualifier de familial. Ces orphelins malades et cachés masquent-ils une réalité historique et honteuse ? Malheureusement, mes compétences en histoire ne m'aident guère...
Mes yeux et mon esprit atypique a su déceler un message : lorsque l'esprit a vécu un drame, il lui est impossible de fuir le passé, et ce dernier finit toujours par le rattraper et l'avoir en son sein à tout jamais. Je tiens à le rappeler : je ne possède pas la science infuse ni le Savoir.
"L'Orphelinat" est un film émouvant de la vie d'une orpheline, d'un orphelin, d'orphelins ; d'une orpheline qui n'a jamais oublié ses amis.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2025
Un drame fantastique qui se teinte d’un soupçon d’épouvante mise en scène avec un sens de l’élégance certain par le réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona. Le récit, tout en respectant le carcan général du genre avec quelques figures imposées, prend néanmoins le contrepied en privilégiant une ambiance sourde au suspense latent et surtout un récit aux rebondissements dispensés avec parcimonie tout en étant très efficace, imprégnant ce faisant le long-métrage grâce à une excellente interprétation d’une émotion palpable, ce qui est assez rare.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
Le cinéma latino/mexicain/espagnol est bien souvent au-dessus de la moyenne dans le genre de l'épouvante-horreur, ici on en a l'exemple. Film intelligemment narré et maîtrisé dans la mise en scène, le suspense, le jeu des acteurs. Il surfe habilement entre drame familial, surnaturel, paranormal et thriller.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2025
Qui est le film ?
L’Orphelinat est le premier long-métrage de . Bayona, qui s’inscrit dans la lignée du gothique hispanique contemporain ouvert par Guillermo del Toro (ici producteur). Le film raconte l’histoire de Laura, revenue dans l’orphelinat de son enfance pour y fonder une maison d’accueil avec son mari et son fils adoptif, Simón. Mais la disparition de l’enfant fait basculer le récit vers le fantastique : des jeux étranges, des présences invisibles, un passé enfoui qui refait surface. En surface, c’est une enquête horrifique : une mère cherche son fils. Mais sa résolution est ailleurs : explorer ce que signifie habiter un deuil, et montrer que croire n’est pas renoncer à savoir.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film articule deux régimes d’explication : accident rationnel et hantise surnaturelle. Ce qui compte n’est pas de décider si les spectres sont “réels”, mais de comprendre que seul un certain type d’attention, de soin et de rituel permet de donner forme au manque. L’Orphelinat veut nous montrer que croire, ici, n’est pas céder à l’illusion : c’est trouver un récit habitable pour ce qui n’a pas de sens immédiat, et ainsi continuer à vivre.

Par quels moyens ?
Laura oscille entre trois rôles : mère, citoyenne rationnelle, participante de rituels occultes. Le film ne hiérarchise pas : la méthode (écouter, répéter, ritualiser) importe plus que l’étiquette « rationnel/surnaturel ». Sa croyance n’est pas crédulité : c’est une éthique de l’attention aux signes faibles.

Le décor n’est pas gothique pour l’ambiance, il est programmé à rejouer la perte. Les objets (coquillages, clefs, poupées) deviennent les relais entre passé et présent, indices autant que traces affectives.

Simón condense plusieurs formes de différence : adopté, malade, porteur d’un “ami imaginaire”. Le film refuse de réduire son imaginaire à de l’enfance naïve : il en fait le révélateur de ce que les adultes dissimulent (secrets, dossiers, honte).

Tomás, l’enfant masqué, n’est pas une pure figure de l’horreur. Son visage caché rappelle que la monstruosité est produite par la honte sociale, par l’occultation des vies jugées indésirables. Le masque matérialise ce que les institutions refusent de voir : des enfants invisibles, des crimes tus.

En arrière-plan, le film parle d’orphelins effacés et de crimes collectifs enfouis. Benigna, l’ancienne employée, incarne le retour du refoulé : la vengeance naît d’un crime qu’on a voulu oublier. Ainsi, le film inscrit sa fable domestique dans une politique des vies dissimulées.

La disparition de Simón admet deux lectures : un accident réaliste (il tombe et reste enfermé) et une orchestration surnaturelle (les enfants-guides). Bayona maintient l’ambivalence : le fantôme ne corrige pas l’accident, il lui donne une forme racontable. L’important n’est pas la “vérité”, mais la possibilité de faire récit.

Où me situer ?
Ce que j’admire, c’est cette cohérence formelle : l’horreur naît de l’attention aux détails, pas de l’esbroufe. En revanche, le film tend parfois vers une esthétique trop explicite, où la douleur se pare d’une beauté un peu fabriquée. Mais cette tension entre cruauté et esthétisation reflète aussi la fonction du conte : apprivoiser la mort en lui donnant des formes.

Quelle lecture en tirer ?
La dernière image, où Laura choisit de rester avec les enfants disparus, ne tranche pas : est-ce un fantasme d’agonie ou une véritable consolation métaphysique ? Peu importe, car le film montre que ce qui compte n’est pas de savoir si les fantômes existent, mais d’accepter de jouer avec eux, d’habiter leur règle.
Thomas39
Thomas39

5 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2025
Un chef-d'œuvre du genre, une pépite du cinéma fantastique qui nous hante longtemps après le générique.

Le film à l'intelligence de ne pas utiliser le "jump scare" pour effrayer, mais pour créer une ambiance oppressante et un suspense psychologique impeccablement construit.

Belén Rueda est exceptionnelle en mère courage, livrant une performance déchirante. Le scénario est intelligent et émouvant, jouant avec nos attentes pour une fin absolument bouleversante.

Ce n'est pas seulement un film d'horreur, c'est un drame humain d'une beauté tragique.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2025
Je n’ai pas du tout été absorbé par l’Orphelinat. Le film a une belle ambiance très macabre et une belle mise en scène mais je ne suis pas du tout pris par l’émotion, ce qui fait que je n’étais pas du tout attaché aux personnages, ce qui m’étonne alors que j’avais adoré Quelques minutes après minuit de Bayona… dommage !
Cubitus
Cubitus

4 abonnés 126 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2025
C'est plus un film dramatique qu'un film d'épouvante. Il n'y a pas grand chose qui fait peur même à part, peu être, à des enfants.
Aucun des éléments de tension n'est vraiment exploité. Il n'y a presque rien d'horrifique ou de violent, tout reposant sur l'ambiance.
J'ai préféré, et de loin, Les autres.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
Le film, qui est plus un thriller qu’un film d’horreur, s’aventurant dans le paranormal, vaut d’abord par la construction remarquable de son scénario (de Sergio G. Sánchez et qui a séduit le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, 43 ans). Sans oublier la musique de Fernando Velázquez (31 ans, 1ère collaboration sur 3 avec le réalisateur) et la photographie d’Óscar Faura (1ère collaboration sur 4). A souligner le générique dont les participants sont dévoilés grâce au déchirement d’un papier peint. L’orphelinat du Bon Pasteur, où Laure, 37 ans (Belén Rueda, 42 ans) qui y a été élevée et qui y revient avec son mari médecin, Carlos (Fernando Cayo, 39 ans) et son fils, Simón (7 ans), pour s’occuper d’enfants handicapés, est aussi un personnage à part entière du film, avec ses coins et recoins et ses bruits indéfinis, rappelant l’orphelinat de « L’échine du diable » (2001) de Guillermo del Toro. C’est un film sur l’enfance [débutant avec le jeu « un, deux, trois, soleil ! » et avec des références à Peter Pan, enfant de fiction qui ne veut pas grandir et créé, en 1902, par le Britannique J.M. Barrie (1860-1937)] avec Simón à l’imagination débordante, doté de prescience et communiquant avec des enfants invisibles, et sur la peur (d’une mère) de perdre son enfant.
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2024
Horreur, film à énigme, drame, un combo de genres de plus en plus courant qui marche particulièrement bien lorsqu'il est correctement dosé. On peut citer parmi les prédécesseurs de ce film des noms comme "Le sixème sens" avec Bruce Willis ou "Les autres" avec Nicole Kidman.
Dans celui-là il est vrai que les révélations arrivent un peu vite par moment mais globalement la tension est vraiment soutenue, j'ai trouvé ça assez captivant, l'ambiance est sombre et macabre au possible, la partie dramatique assez dure, l'actrice principale superbe en mère déchirée.
C'est dans l'ensemble très bien filmé et mis en scène, quoique la photo est peut-être un peu trop morne. Fernando Velázquez à la musique parvient à certains moments à vraiment accentuer la tension.
Ce qu'on pourrait regretter c'est cette fin un peu conte de fée, et assez illogique, spoiler: sauf si on considère que la mère est morte et s'est retrouvée dans l'au-delà, ce qui pourrait expliquer le retour des cinq autres enfants. Quant au personnage du père, il fait un peu bipolaire, il se met d'un coup à vouloir arrêter les recherches de Simon, comme si on voulait juste se débarrasser du personnage.

Malgré ces quelques détails j'ai trouvé que ça tenait bien debout et que le suspense était bien mené !
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
L’Orphelinat – Quand la Maison des Petits Frères Devient le QG de l’Epouvante

Laura revient dans son vieil orphelinat, avec son mari et son fils, pour redonner vie à cette baraque qui aurait dû rester sous scellés. Et bim, le gamin commence à jouer avec des potes imaginaires qui ont probablement un passif avec l’Enfer. Ce film, c’est Scooby-Doo à la sauce tragédie espagnole, sauf qu’ici, les fantômes ne rigolent pas, et Laura troque le chien pour une obsession à la True Detective. On avance doucement, mais chaque pas te fait suer comme si tu traversais un champ de mines.

Dans un monde où les films d’horreur te balancent du jumpscare comme un ado qui spamme les grenades dans Call of Duty, Bayona joue la carte de la suggestion. Il te fait flipper avec un bruit, une ombre, un silence… Oui, un silence. C’est du grand art, comme si Guillermo Del Toro avait pris une licence Dark Souls : tout est beau, lent, oppressant, et chaque détail te pousse à serrer les fesses en attendant le coup fatal.

Les fantômes de L’Orphelinat ne sont pas là pour rigoler. Ils ne te sautent pas à la gorge comme dans un Conjuring, mais ils te hantent. Leur présence est subtile mais perverse, comme un bug planqué dans une ligne de code. Ils apparaissent juste assez pour te faire perdre le sommeil sans t’expliquer pourquoi. Ici, c’est l’épouvante qui te manipule, pas l’inverse. Tu n’as pas peur de ce que tu vois, mais de ce qui pourrait être là.

Bayona a dû vendre son âme pour pondre une réalisation pareille. Chaque plan est léché, chaque mouvement de caméra est une promesse de malaise, et la musique t’attrape comme un boss de fin dans Zelda. Il ne cherche pas à t’exploser le cerveau avec des effets spéciaux, il te lamine avec de la tension pure. Et quand ça monte en puissance, c’est comme si un piano tombait du ciel : beau et brutal à la fois.

Au-delà des frissons, L’Orphelinat te met une claque émotionnelle. Le film te tient par les tripes en jouant sur les thèmes de la perte, du sacrifice, et de ce foutu amour maternel qui ferait fondre même le Terminator. À la fin, t’as pas juste peur, t’as aussi la gorge serrée. Parce qu’au fond, ce n’est pas juste une histoire de fantômes, c’est une quête désespérée pour recoller les morceaux d’un passé brisé.

L’Orphelinat, c’est un bijou. Pas un bijou qui brille, mais un bijou qui te serre la poitrine et te fait douter de ta propre ombre. Bayona ne réinvente pas l’horreur, il lui redonne son âme. Si t’aimes flipper intelligemment, fonce. Sinon, retourne mater des vidéos de chatons, t’es pas prêt pour ça.

Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2024
Un couple et son petit garçon logent dans ce qui fut jadis un orphelinat, dont la mère fut une pensionnaire.
La réalisation, appuyée par une musique insinuante, ne laisse aucun doute au spectateur sur le fait que les lieux sont hantés.
Le préambule, trop lent, trop long, retarde le vrai début du film, lorsque le garçonnet fait état de quelque trouble et quand le film bascule dans l'irrationnel. Ses intrusions dans une autre dimension et ses perspectives macabres ne sont pas sans donner quelques frissons.
Pourtant, parce que la mise en scène est commune, avec ses mouvements de caméras lents et sibyllins, sa bande musicale pesante, et que le récit est parfois trop bavard, on s'ennuie la plupart du temps., c'est-à-dire dès que le film donne dans l'affect ou dans la tentative de rationalisation.
Le sujet est sans doute original mais la forme, ainsi que le personnage fébrile de la mère, qui est le personnage principal, ressemble un peu trop à l'ordinaire du genre fantastique.
Ruoqian CAI
Ruoqian CAI

19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2024
Un peu de suspens, un peu d’horreur, un peu de questionnement mais pour un film d’Halloween on peut être un peu déçu !
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2024
Dans l'ambiance aux accents gothiques d'un orphelinat isolé s'écrit une narration d'abord lente, instillant pas à pas un latent malaise qui emprunte aux attendus du genre - n'effrayant donc guère - autant qu'à de nombreux hommages ou influences (du générique de Bunny Lake a disparu au phare de Shutter Island en passant par les ombres invisibles de Paranormal activity). Cependant les fantômes ici se révèlent attachants par leur candeur dépourvue de mièvrerie tandis que l'évolution du récit évite les facilités bienheureuses. Enfin, admettons que Belen Rueda porte le film à bout de bras en mère angoissée mais follement sensée! Passable.
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