Ploy est le genre de film à facilement départager les avis des uns et des autres. Pour son sixième long-métrage, Pen-Ek Ratanaruang réalise un drame érotique à la fois étrange et sensuel, où le réalisateur alterne entre rêve et réalité. Avec une mise en scène particulière, il subjugue le spectateur où l’ennuie profondément. Deux avis partagés pour une réalisation particulière et contemplative, qui enchaînent avec lenteur et persistance, les plans silencieux et statiques. Des acteurs irréprochables, mais un film fleuve et peu captivant au final, en d’autres termes, prévoyez une bonne rasade de café ou de Guronsan avant la séance !
Un récit envoutant malgré (ou grâce à) un scénario minimaliste seulement en apparence. L'auteur sait manier la caméra et créer une atmosphère. Les ombres de Buñuel, Antonioni, Lynch et Wong Kar-wai sont autant de références qu'une limite à un effet de surprise réelle. Honorable mais un peu trop "film de festival".
Etrange objet de cinéma. Il faut tout de suite reconnaître à Pen-ek Ratanaruang un talent indéniable pour modeler une atmosphère lounge en apesanteur, dans un décor tout sauf original : un hôtel, plus précisément une chambre, certes un peu new age mais déjà vu. Et ce n'est pas tant le décor qui fascine, mais la façon dont Ratanaruang le dessine avec une caméra flexible, virevoltant humidement et lentement au-dessus des corps. Méditation érotique en quasi huis-clos, ribambelle deconnectée de corps et d'esprits mystérieux, effraction au coeur de la vie dun couple et de la jalousie qu'une jeune inconnue va engendrer, "Ploï" est un film extraordinaire, à mi-chemin entre le drame lent, presque poseur, et le film fantastique où tout peut éclater à n'importe quel moment (témoin : les scènes de cauchemars). Alternant les personnages comme autant de songes pour relier et finalement construire avec une certaine cohérence la mentalité du couple en question, le montage tortueux fige le film dans une étrange plénitude artistique, au bord du gouffre de l'irrationnel, du subjectif, de l'immobile, emplie d'un désir ardent que se transmettent ainsi les protagonistes. Comme des portraits aux contours gommés, ces êtres, insidieux, émus, errants, rageurs ou amoureux, répandent du venin dans la vie de tout le monde, dans cette petite sphère moite aux échos d'été pesant, scotchée sur terre par de lourds champs-contrechamps contemplatifs. Ambiance sonore, jeux de sommeils sur le décalage horaire, hors-temps, hors-champ, hors-style, concrétisation de l'idéal sexuel... "Ploï" tient sûrement plus du fantasme qu'autre chose, ou bien dans le cas contraire il peut ne rien signifier. Mais la mécanique entretient un tel échange que l'on se fait hypnotiser devant cette oeuvre aux allures thérapeutiques, anti-frustrations sexuelles. Et peu importe que le film ne fasse rien pour nous charmer totalement, peu importe que le style soit englouti sous la prétention, et peu importe encore que "Ploï" ne so
Ploy est un film surprenant mais à part cela y a rien d'autre, le scénario est absent dans ce film thaïlandais et le spectateur est perdu on ne sachant plus se qui est réelle.
Un excellent film.Une très grande surprise pour moi.Des acteurs vraiment très très bons.Une histoire bien ficelée.La musique est bonne.Petit bémol, le rythme du film aurait pu être un peu plus rapide.
Fatigue liée au décalage horaire, ambiance cotonneuse, crise de couple où les fantasmes et les angoisses s'expriment entre rêve et réalité... Le réalisateur joue subtilement sur les deux tableaux pour créer une confusion sensuelle, assez troublante et inquiétante. Sur un rythme lent, avec une musique planante, le film devient envoûtant, quasi hypnotique. Un peu comme dans Lost in Translation, il est question de solitude urbaine, de désespoir affectif, de jalousie, tout cela teinté d'une douce mélancolie et pimenté de désirs et frustrations sexuels. Une très belle surprise.
Je n'ai pas compris grand chose (mais y a t il quelque chose à comprendre) mais je me suis lancée dans le film, j'ai plongé et m'y suis vautrée avec grand plaisir.
Si vous n'aimez pas les films contemplatifs, passez votre chemin. En revanche si vous appréciez la poésie, l'économie de moyens, les ambiances envoûtantes et les bandes sons hypnotiques alors vous allez adorer Ploy. On en ressort étrangement calme, légérement désorienté..
Trés bien interprété. Une bonne partie du film se passe à huis clos. Le fantasme et le jeu amoureux sont trés bien mis en scène dans ce film, où sentiments amers et volupté s'alimentent mutuellement. Le rêve et les fluctuations du désir se déversent dans la réalité et la réalité donne à penser. Les silences sont plein de sens. C'est intelligent.
Un film à cheval entre le réel et l'onirisme, où la mise en scène est loin de se faire discrète: lumières froides et cotonneuses, cadrages millimétrés, profondeurs de champ surtravaillées. Cela ne fait pas oublier que le scénario est léger comme une plume (l'irruption d'une jolie jeune fille rencontrée au bar d'un hotel provoque une crise dans un couple à la dérive), les dialogues sibyllins, la musique minimaliste. La scène érotique entre la femme de chambre et le barman, un peu hors sujet, manque terriblement d'audace malgré un certain déploiement d'éléments fantasmatiques. Tout cela peut certainement agacer et ennuyer mais on reconnaitra à Pen-ek Ratanaruang une certaine maitrise de son sujet... du moins jusqu'à ce que son scénario cale complètement, et qu'il se lance dans d'absurdes scènes d'action plus elliptiques les unes que les autres, avant de se décider à parachuter une conclusion qui n'élucide aucune des questions laissées en suspens.
Ce film possède une atmosphère très particulière. Très contemplatif, on se sent oppressé dans cette chambre d'hôtel. La narration navigue entre réalité et rêve sans nous laisser discerner l'un de l'autre. Un film très particulier qui m'a conquis.
c est une petite perle que nous offre ici Pen Ek Ratanaruang... une belle experience aussi, sur l attente, le desir ... un film qui suspend, et qui surprend au fil de son deroulement...magnifique, le meilleur selon moi de Pen Ek Ratanaruang...laissant envisager de beaux films a venir...
J'avais adoré "Last Life in The Univers" - un film que j'ai déjà vu 4 fois avec autant de satisfaction intellectuelle - du même réalisateur que "Ploy" (Pen Ek Ratanaruang), mais là, vraiment, cela ne m'a pas plu : j'ai ressenti l'ensemble comme une panne d'inspiration, une manière de filmer trop artificielle, et, par conséquent, cette lenteur qui ne me dérangeait pas le moins du monde dans "Last Life in the Universe" s'est transformée en un agacement pour "Ploy"... Je pense cependant que le film aurait été meilleur avec Tony Leung Chiu-wai, c'était un rôle pour lui.