Mériterait -5. Stupide Biopic insipide sur 2 folles dingues mytho soulantes à souhait ne sachant que crier devant des adultes totalement à l'ouest. Jeu d'actrices déplorables. Scénario totalement inutile et aucun valeur de mise à l'écran. Kate est dans son plus mauvais rôle, M. Lynskey est digne de jouer dans le théâtre du village des bidochons ! Dommage que la reconnaissance de la folie n'est pas été reconnue sur leurs procès, mériteraient d'être renfermées au minimum. C'est plus qu'un navet !!! A fuir IMPÉRATIVEMENT !!!
Peter Jackson a sans doute essayé de nous émouvoir avec ce film retraçant l'authentique histoire de deux jeunes filles tombées amoureuses l'une de l'autre, et qui se créeront un monde extérieur, se sentant supérieures intellectuellement. Seulement, pour toucher, il faut que le propos soit un minimum crédible. Ce qui n'est pas le cas, tant les réactions, et sentiments des deux héroïnes sont typés, lourdingues, et puérils. Et puis on a d'autant plus du mal à y croire que, malgré sa narration sous forme de journal intime, le film ne va jamais en profondeur dans les relations, on ne fait qu'ecouter pendant deux heures les rires désagréables (en particulier celui de Kate Winslet) et les jérémiades incessantes de ces deux personnages. Même l'univers visuel est très plat, il ne s'en émane aucune beauté, ou alors elle est forcée, et par conséquent sans saveur. Et c'est plutôt malsain, jamais on n'a envie de compatir ou même de s'attacher à tous ces gens, on reste très en retrait de l'histoire, on ne rentre jamais dedans. Lors de deux ou trois scènes peut-être, le réalisateur néo-zélandais arrive à montrer l'étendue de son talent, à saisir. Mais c'est insuffisant, largement insuffisant...
Après "Bad Taste" et "Braindead", Peter Jackson change radicalement de registre avec un drame psychologique beaucoup plus intime et profondément dérangeant. Inspiré d’un fait réel, "Créatures célestes" raconte l’histoire de deux adolescentes qui développent une amitié fusionnelle. Rejetées, incomprises et enfermées dans leurs propres souffrances, elles construisent ensemble un univers imaginaire qui finit peu à peu par les couper du réel. Le film repose entièrement sur Kate Winslet et Melanie Lynskey dans leur premier rôle. Elles débordent d’énergie, de spontanéité et d’émotions contradictoires. Mais "Créatures célestes" est un film bien plus dur qu’il n’y paraît. Il parle de solitude, de souffrance psychologique, du besoin désespéré d’être compris et de cette amitié absolue qui devient peu à peu toxique. Et puis il y a ce final. Brutal, glaçant, presque insoutenable émotionnellement. Jackson filme l’explosion de cette folie avec une violence sèche qui laisse profondément mal à l’aise. Un beau film sur l’adolescence et les dérives de l’imaginaire.
Une amitié hors norme et un refus du monde extérieur de reconnaître la pureté de leur relation. Le sujet est intéressant et leur relation totalement fantasmagorique: "Tout a commencé le jour où nous découvrâmes la clé du royaume des nuages": un monde à part, monde de plaisir et de joie extrême fait d'illusions, de charme et de folie. Le titre du film s'explique à la moitié. "Comment ne pas croire aux miracles et augures lorsque l'on peut voir ces divines créatures" Tout peut donc arriver lorsqu'elles sont deux. La vie a commencé lors de leur rencontre. Elles forment un tout, une "possibilité" de magnificence et d'embellissement du monde. Tout s'éteint lorsqu'elles sont séparées. Personne ne peut les comprendre. Un peu comme les adultes qui ne comprennent pas les enfants. Quelques éléments fantastiques sont un peu perturbants mais il faut bien admettre que le dernier tiers est assez bouleversant jusqu'à la terrible promenade dans la forêt...
Après s’être fait un nom dans le cinéma fantastique, Peter Jackson tente de prouver qu’il est capable d’autre chose en adaptant les mémoires d’une adolescente dans les années 50 dont l’amitié indéfectible qu’elle portât à une amie les conduira au meurtre. Les nombreuses maladresses et artifices de la mise en scène témoignent d’une certaine immaturité du réalisateur, portant un sérieux préjudice à un récit pourtant loin d’être inintéressant et qui est rehaussé par l’interprétation de ses deux ados, qui permis notamment de révéler Kate Winslet.
Les actrices ne jouent absolument pas bien une déception puisque kate winslet est d'habitude une bonne actrice. Les deux filles sombrent dans la folie mais l'émotion n'est pas au rendez vous! Je n'ai retenu les gémissements durant 1H30. Le réalisateur met mal en scène cette amitié sulfureuse.
Le jeu des deux jeunes actrices est parfait. Esthétiquement magnique et surnaturel dans le royaume de Borovnia. En dehors de la scène du père de Pauline et du poisson sous un air de Mario Lanza, il n'y a que de l'humour noir. La mise en scène est remarquable et l'on sait ce que deviennent les personnages à la fin du film. Le final est choquant de réalisme. Peter Jackson était déjà un maître dans l'art de la réalisation. Mais de nombreuses scènes sont parfois ennuyeuses, ce qui est du à l'histoire. On a envie de connaître davantage le royaume imaginaire des deux filles. Cela reste un film à la fois original et troublant. J'ai beaucoup aimé la BO.
Peter Jackson laisse tomber le cinéma gore, et adapte un fait divers qui secoua la Nouvelle Zélande durant les 50's : le meurtre d'une mère par sa fille et la meilleure amie de cette dernière. Le réalisateur écarte complètement l'aspect policier ou juridique, pour se centrer sur la relation fusionnelle entre les deux jeunes filles, et les éléments qui ont conduit au drame. Il les dépeint ainsi comme deux personnes très intelligentes et imaginatives, se réfugiant dans un monde artistique onirique dès que le réel leur devient insupportable, ce qui va leur faire perdre leurs repères. Une démarche intéressante et plutôt subtile. Les débutantes Kate Winslet et Melanie Lynskey s'avèrent très talentueuses dans le rôle de ces adolescentes originales, et la mise en scène de Jackson offre quelques séquences de rêveries assez esthétiques. On note également que bien qu'il ait complètement changé de thème, le réalisateur n'a pas pour autant abandonné son style, avec des travelings, gros plans, et contre plongées baroques, qui accentuent les effets oniriques. En somme, "Heavenly Creatures" est une triste mais jolie histoire d'amour.
(...) La relation entre les 2 adolescentes occupent bien évidemment une place centrale dans l'intrigue et le style de Jackson explose à travers quelques séquences oniriques d'une beauté folle (annonçant par là son autre oeuvre plus sensible : "Lovely bones") mais on retrouve aussi quelques éléments forts comme son goût pour les très gros plans ou bien les travellings verticaux (que l'on retrouvera dans sa saga "Le Seigneur des Anneaux"), son incroyable maîtrise des effets spéciaux (avec déjà la compagnie WETA à l'oeuvre) même si les plus saisissants restent les incroyables personnages animés en terre cuite, un trucage bluffant au rendu incroyablement réaliste et qui donne quelques séquences magistrales, mêlant audace et poésie. (...) Peter Jackson n'hésite jamais à choquer via des séquences assez crues, sans abuser d'effets voyeuristes mais il provoque quelques remous, des émotions profondes et surtout, il fait corps avec son sujet, sa mise en scène s'effaçant derrière le drame pour laisser parler les faits, quand bien même il ne prive pas de prendre quelques libertés ou bien de laisser libre cours à sa propre interprétation. Les passages lus par Mélanie Lynskey en voix off sont toutefois de vrais extraits du journal intime de Pauline Parker et ces derniers demeurent assez éclairant sur la psyché de l'adolescente. La critique complète sur
Tiré d’une histoire vraie, Créatures Célestes est un film à la fois fascinant et terrifiant sur l'amitié fusionnelle entre deux jeunes filles prêtes à tout pour rester ensemble. Le film qui révéla Kate Winslet. Lion d'Argent au festival de Venise.
Thelma et Louise version Peter Jackson, Le souci méticuleux de la réalisation dense. Mais dont la dynamique frise l'overdose. Pour une histoire un peu perturbante et peu pertinente au final. Les début d'une Kate Winslet qui crève l'écran.
65 ans avant le terrible attentat de 2019, la ville néo-zélandaise de Christchurch avait déjà fait la une de l’actualité avec l’affaire Parker-Hulme. On pouvait donc être surpris en 1994 de voir "le meurtre le plus célèbre de Nouvelle-Zélande" être adapté au cinéma par un réalisateur alors spécialisé dans le film gore comique : Peter Jackson. L’auteur de Braindead ou des Feebles change effectivement radicalement de style avec Créatures célestes : fini l’hémoglobine rigolard, place à l’univers onirique de deux adolescentes cherchant à quitter leur quotidienspoiler: grâce à une amitié dérivant vers l’amour . Cette relation entre les deux jeunes filles permet ainsi au cinéaste de mettre en lumière l’absence d’ouverture d’esprit de la part d’une société très pudibondespoiler: (même le père de Juliet qui se moque de la Bible juge malsaine cette relation à tendance lesbienne) . Les deux jeunes filles se réfugiant constamment dans un monde fantasmé, Peter Jackson peut laisser place à toute son imagination débordantespoiler: (la séquence mettant en scène Orson Welles reste durablement dans les esprits) . On pourra d’ailleurs regretter la faible durée du film (1H39 mais il existe également une version director’s cut d’1H48) car cette rapidité empêche Peter Jackson de pouvoir totalement immerger le spectateur dans la psychologie des personnages. On peut penser que, s’il réalisait le film aujourd’hui, Peter Jackson aurait pu offrir une œuvre de 3 heures développant à la fois les raisons de l’amitié fusionnelle entre deux futures criminelles que tout éloigne apriori (Juliet est d’abord présentée comme une jeune fille assez arrogante alors que Pauline semble plus être une adolescente renfermée et complexée) et l’univers fantastique qu’elles inventent à longueur de journée. Toutefois, en l’état, le film est une œuvre extrêmement sensible et poétique (ce qui était surprenant à l’époque au vu des premiers films du réalisateur) qui permet de mettre sur le devant de la scène pour la première fois à l’écran deux jeunes actrices Melanie Lynskey et Kate Winslet (qui explosera 3 ans plus tard avec Titanic). Toutes deux explosent à l’écran dans ces personnages se moquant totalement des conventions de leur environnement. Ainsi, avec Créatures célestes, Peter Jackson montre qu’il est tout à fait capable de sortir de l’univers trash de ses débuts et de traiter un univers sérieux de manière tout à fait crédible. Un beau film à voir pour ceux qui découvrir une facette de la filmographie du cinéaste autre que celles des films gores ou des films à grand spectacle type Le Seigneur des anneaux ou King Kong.
Un film déchirant joué avec beaucoup de conviction et tourné avec beaucoup de sensibilité. Peter Jackson met en scène ce fait divers en prenant vraiment soin de ne pas porter de jugement, avec une certaine bienveillance envers ces deux adolescentes fusionnelles et dont le seul rêve est de s'extirper d'une réalité trop violente pour elles. La mise en scène est délicate et l'histoire se déroule avec beaucoup de douceur et de féminité malgré la violence dont on donne un aperçu dès le premier plan. Bref, une vraie réussite qui augure du talent du cinéaste bien au-delà de la spectaculaire trilogie de l'anneau.
"Créatures célestes" est l'histoire d'amitié passionnée entre deux adolescentes dans la société néo-zélandaise des années 50. Mais pas de ces amitiés en forme de bluettes nostalgiques telles qu'on a pu en voir par ailleurs. Car l'approche de Peter Jackson est originale et subtile, et sa mise en scène, pleine d'effets surprenants, sert intelligemment sa vision baroque de l'adolescence. Le réalisateur dévoile avec sensibilité et poésie, parfois à travers des scènes oniriques très jolies, l'imaginaire et la forte affectivité de deux jeunes filles aux tempéraments contrastés. Juliet est extravertie, Pauline plus renfermée, et cette différence scelle une amitié exaltée et parfois équivoque. A tel point qu'elle se heurte aux effarouchements de parents dans l'incompréhension. A ce moment du film, le propos n'est pas sans intention satirique relativement au conformisme des adultes. Le dénouement,spoiler: douloureux et d'une violence abrupte -spoilé par l'afficche du film- nous ramène à l'origine du sujet: un fait divers réel motivé parce ce qui parait alors la manifestation exacerbée de la sensibilité et de l'émotivité complexes de l'adolescence. C'est très émouvant, et les deux jeunes comédiennes n'y sont pas pour rien.