1482 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
129 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
34 critiques
3
25 critiques
2
23 critiques
1
10 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Stanley-le-begue
64 abonnés
293 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 2 août 2009
Très beau film, qui aborde avec beaucoup d'humanité et de vérité des thèmes pas franchement faciles. L'adolescence, l'homosexualité, la limite entre l'imagination et la folie, et le meurtre bien sûr. La scène finale est une merveille de mise en scène et de cinéma : la tension monte lentement, peu à peu, jusqu'à l'explosion. On hésite pendant tout le film entre le rire, la consternation, la compréhension vis à vis de ces deux adolescentes. Mais la gravité rattrape le spectateur à la fin. Peter Jackson à mille lieues su Seigneur des Anneaux, et ça lui va aussi. Dommage que Kate Winslet fasse beaucoup plus vieille que les supposés 15 ans de son personnage.
L’artisan de Bad Taste et de Braindead délaisse la démesure gore pour une autre forme d’excès, plus insidieuse, plus intime, inspiré d’un fait divers survenu en Nouvelle Zélande. Tout part d’un duo. Pauline et Juliet ne sont pas filmées comme des monstres en devenir mais comme deux adolescentes qui découvrent une intensité affective que le réel ne peut contenir. La mise en scène épouse ce débordement. La caméra s’élève, tournoie, accompagne les emballements. La musique amplifie la sensation d’un monde qui s’ouvre à l’infini. Très vite, l’imaginaire ne constitue plus une échappatoire mais un territoire souverain.
Ainsi Borovnia, royaume fantasmatique peuplé de figures d’argile, infiltre le quotidien, contamine les gestes, altère la perception. Jackson superpose la frontière entre le réel et la fiction jusqu’à rendre le passage de l’une à l’autre imperceptible. Mais ce qu'on retient, c’est surtout la cohérence interne du geste final car le meurtre surgit comme l’aboutissement logique d’une fidélité absolue à un monde partagé, la tentative désespérée de préserver l’intégrité de leur univers contre l’intrusion des adultes.
Les performances (bluffantes) de Kate Winslet et Melanie Lynskey rendent cette bascule presque imperceptible. L’innocence et l’opacité coexistent dans leurs regards. Le film installe le spectateur dans une position inconfortable, entre empathie et effroi. En somme, l’outrance demeure mais elle se déplace du corps mutilé vers la psyché en expansion.
Cette reconstitution d’un fait divers déchirant scénarisée par Frances Walsh et mise en image par son mari Peter Jackson est une preuve, tant sur le fond que sur la forme, que c’est bien dans la créativité artistique que ce couple trouve ses liens les plus étroits. Véritable tragédie amoureuse filmée avec un style magnifiquement féérique, cette œuvre pourtant méconnue du grand public est celle qui permit à son réalisateur, qui jusque-là se cantonnait à des gros délires gores, de se faire une réputation internationale et de pouvoir aller s’affirmer à Hollywood. La qualité visuelle de l’onirisme dans lequel se réfugient ces deux adolescentes tourmentées au destin tragique et le jeu plein de charme de la jeune Kate Winslet, qui elle non plus n’aurait sans doute pas sans la reconnaissance de ce film été embauchée pour le rôle principale de Titanic deux ans plus tard, rendent cette œuvre hypnotique.
Créatures célestes est alors bien plus que l’incursion référencée d’un cinéaste surdoué dans un autre genre très codifié. Il paraît alors comme une tragédie du créateur, qui à défaut de ne pouvoir transformer le monde dans lequel il vit, s’y résoudra avec désespérance dans le sang, seule encre indélébile qui réécrit instantanément un quotidien dont on ne peut s’échapper. Aussi beau que déchirant, Peter Jackson ajoute une autre créature céleste à sa filmographie.
Film de 1994 la réalisation est bien, le contexte bien posé, les acteurs intéressants, il y a de la recherche dans les personnages et on ne s'ennuie pas mais c'est juste un fait divers macabre dont on nous donne les aboutissants par quelques phrases en fin de film. Un voyage dans la folie et la tortuosité des sociétés humaines sans doute mais si c'est fantastique et original c'est aussi peu utile et limite malsain.
Une passion impossible entre deux ados lesbiennes qui, défendue malgré tout dans un trip poétique, mène à la folie. Ca se regarde, belles couleurs, bonnes actrices (à voir en VO) mais ça ne marque pas des masses et reste trop négatif.
J'ai mis un sacré moment à rentrer dans Heavenly Creatures, film baroque sur l'amour-amitié de deux jeunes filles qui les conduira au meurtre par peur d'être séparées. Le fait divers est glauque, la distanciation qu'essaie de lui apposer Peter Jackson peut paraître malsaine. Pourtant, si on se rappelle que ce qu'il filme vient avant tout d'une hystérie générale, celle d'une société étouffante, sa fausse mise à distance prend tout son sens et la mise en abyme peut se mettre à fonctionner. Si on veut bien lui pardonner une esthétisation qui tourne un peu à l'histrionisme, ce film mineur s'avère même presque marquant, parce qu'il trouve en lui assez de dureté pour traiter du sujet sans morale écrasante, dans une spirale morbide tout à fait tangible. Et son côté badin n'est pas que légèreté malvenue, venant certes désamorcer le drame mais aussi lui instiller ce qu'il faut de vie pour souligner à merveille les causes psychologiques qui y ont mené. Particulier mais pas inintéressant.
Nous sommes en 1994, Peter Jackson n'a pas encore conquis Hollywood avec ses adaptations de Tolkien et sort de deux films gores et un de marionnette dans sa Nouvelle-Zélande natale, lorsqu'il va se lancer, avec Heavenly Creatures, adaptation d'un fait-divers survenu dans les années 1950.
Au delà même des propos, c'est l'atmosphère qui intéresse Peter Jackson, elle est ici fascinante, mystérieuse et prenante, il joue avec les limites entre le réel et l'imaginaire, c'est parfois sordide, mais toujours prenant, avec un parfum onirique pour sublimer tout cela. Il soigne bien les deux personnages, on s'y intéresse très vite puis on se retrouve immergé dans l'oeuvre, on ressent les sensations de ces deux filles, que ce soit la rencontre, le bonheur, les frustrations ou tout simplement l'amour, l'amitié et le fait de s'évader dans un monde qui nous convient mieux.
Si Peter Jackson évoque, directement ou non, des thématiques comme l'éducation, la religion, l'homosexualité ou encore la marginalité, c'est vraiment sur le portrait des deux protagonistes, et une amitié sans faille, ni limite, qu'il insiste. Il trouve la bonne alchimie entre les propos, les dialogues puis l'atmosphère, et met en scène une oeuvre d'une grande beauté, et qui véhicule de nombreuses émotions, notamment l'attachement pour Juliet et Pauline, et, comme elles, une haine pour le monde les entourant.
La force de Heavenly Creatures se trouve aussi dans sa façon de créer un univers, de nous faire ressentir le décalage avec le réel, et ce grâce à une mise en scène simple mais ingénieuse. Peter Jackson capte avec brio le bonheur, le désarroi ou la folie, ses plans sont adéquats et remarquables, où une simple expression ou regard peut en dire bien plus que n'importe quel mot. Melanie Lynskey et Kate Winslet sont parfaites, elles parviennent à donner vie à de complexes personnages, et participent pleinement à l'ambiance aussi fascinante que complexe qui planent sur l'oeuvre.
En mettant en scène Heavenly Creatures, Peter Jackson propose une oeuvre aussi belle qu'émouvante, fascinante, malsaine, cruelle ou encore poétique, s'appuyant sur une atmosphère adéquate, de remarquables comédiennes ou encore une mise en scène simple, jolie ou encore onirique.
Créatures célestes a ces qualités, son sujet pour commencer, absolument passionnant et bien retranscrit par Peter Jackson. Sa mise en scène est superbe malgré quelques égarements et un peu d'excès mais globalement l'ensemble est plus qu'enthousiasment. Le plus gros problème étant la direction des acteurs, on frôle l'hystérie et on tombe rapidement dans la surenchère et par instant dans le cabotinage. Dommage car le contenu aurait gagné en valeur avec plus de sobriété !
Comment parler de ce film sans en dévoilé trop l'intrigue?! Bien avant la trilogie du seigneur des anneaux et autre King Kong qui le rendit célèbre Peter Jackson était un auteur! Et un auteur qui avait une émotion à faire passer! Le plus souvent il voulait arracher un sourire avec ses films "d'horreur" celui ci prend un contre pied et touche le spectateur au plus près au niveau de son coeur et de son âme!
Créatures célestes de Peter Jackson ,est un film qui se relation entre 2 filles de 15 ans qui passent leurs temps à jamais se séparer. Une histoire remplie de bonheur et d’émotions. Une mise en scène impressionnante, moi qui suis fan de Jackson j’ai pas pu m’empêcher d’aimer ce que je vois.
Beau et bon film où 2 gamines découvrent l'amitié et plus encore... 2 gamines solitaires, complexées qui se découvrent à l'écart du monde qui les entoure. Leur folie est celle des sentiments exacerbés qu'elles ne comprennent pas. Un scénario sans point faible avec une mise en scène inventive comme un rêve qui dévit de sa route. Gros point faible dans l'interprétation de Clive Merrison (papa Hulme donc de Kate Winslet) qui fait penser à un gros psychopathe et non en père, et de Mélanie Lynskey qui agace avec ses grimaces appuyés sans émotions et ce dès le début du film... A en faire des tonnes et des tonnes tous deux plombent le film.
Je me suis enfin décidé à acheter le dvd. Grâce à Peter Jackson et aux nombreuses bonnes critiques, je m'attendais à un chef d'oeuvre, et je ne suis pas déçu!
Le film est bouleversant, l'histoire d'amour entre cs filles sonne juste et émeut. Le duo d'actrices est époustoufflant.
Peter Jackson année 90 : ne pas oublier que ce réalisateur savait raconté une histoire intimiste de girl ado. spoiler: 'Le cheminement de l'horrifique dans ses ouvres est ici mentale :la folie .
Vu plus d'une dizaine de fois, ce film a bizarrement bercé mon enfance, ou plutôt mon adolescence. Cette histoire d'amitié-amoureuse inconditionnelle ne peut que nous parler à tous, à un moment de notre vie où nous réfugier dans l'imaginaire est encore ce qu'il y a de plus facile. J'ai ressenti ce que ces filles ont ressenti, j'ai vibré avec elles, j'ai compris leurs raisonnements même extrêmes, j'ai vécu dans leurs mondes... Ce film m'a parlé, m'a retournée, m'a émue au plus profond de mon âme. Il a certes un peu vieilli mais ça reste pour moi un véritable chef-d'oeuvre. Et n'oublions pas de mentionner le jeu déjà excellents des deux jeunes actrices des rôles principaux!!! Kate, c'est là précisément que j'ai commencé à t'aimer d'amour. A voir, mais avec votre âme d'enfant. Même si c'est noir, au fond, c'est en tant qu'enfant que vous devez vous ouvrir à cette histoire.