Si l'affiche bicolore vous à séduit, il faut faire attention, car le film est loin d'être aussi beau que ce qui lui sert de promotion. Le fait que le film soit adapté d'un roman de l'auteur de fight club n'en fait pas obligatoirement un bon film. Si fight club avec son second (ou troisième) degré avait réussit à diviser la critique, Choke lui ne choque pas, il est vide, sans âme.
film non destiné à tous publics mais on sait pourquoi on va voir ce type de film ! du très grand Rockwell et quelques scènes d'anthologie, à voir surtout pour lui
N'ayant pas lu le livre, je ne peux pas dire si l'adaptation est réussie, en plus je n'avais pas aimé Fightclub tiré du même auteur. Ici l'idée est plutôt sympathique, suffisamment politiquement incorrecte pour sortir de l'ordinaire. Mais malgré tout cela a bien du mal à prendre. La mise en scène est assez quelconque et ne transcende pas son sujet. Le scénario aussi irrévérencieux soit-il, ne va pas assez loin, et finalement retombe comme un soufflé. Reste une belle interprétation de Sam Rockwell, très à l'aise. Il est bien entouré d'une toujours excellente Anjelica Huston et d'une non moins convaincante Kelly MacDonald. Mais tout cela est bien léger pour soulever les passions. Un film qui se voulait délirant mais qui au final nous fait à peine sourire. Dommage il y avait vraiment matière à...
Voilà un très bon film indépendant americain. Le réalisateur et les acteurs arrivent à nous emporter dans cette fable moderne où l'émotion et la réflexion trouvent largement leur place. On retrouve complètement l'univers cynique et la critique au vitriol manifestement propres à l'auteur C. Palahniuk, si bien que le fan de Fight Club se délectera dés les premiers instants du film. Accompagné d'une B.O. où figure notamment Radiohead, ce film aux moyens assez restreints s'adresse avec justesse à une génération qui passera un très agréable moment à le visionner. Une réussite.
L'adaptation de Choke est plutot réussie dans l'ensemble, meme si le film n'est pas aussi transcendant que Fight Club. Rockwell est parfait dans le role de Mancini et le réal a su garder la plupart des petites phrases choc qui font le charme du héros. On peut cependant regretter que la mise en scène ne soit pas un peu plus trash conformément au roman, toujours est il qu'on passe un agréable moment et qu'on ne voit pas le temps passer. Je recommande vivement !
A la base il y a Chuck Palahniuk, auteur acerbe d'une Amérique déjantée. Déjà adapté par David Fincher avec le cultissime "Fight Club" , l'auteur confirme son amitié avec le cinéma dans cette nouvelle adaptation d'une de ses nouvelles, "Choke". Mais toute la verve critique et provocante de ses mots est passée au mixeur des conventions statiques et ennuyeuses d'une Amérique décidemment fière quand elle se moque faussement d'elle-même. "Choke" parle de sexe, d'accros au sexe, ceux qui, au détour d'une rencontre, fantasment à n'en plus pouvoir, ceux qui, chaque jour, se sentent obligés en eux-même de tirer un coup, avec qui leur passe sous la main. Evidemment, si l'on intègre le récit dans les valeurs américaines d'aujourd'hui comme d'hier, le film aurait toutes les raisons de faire fureur (comme le livre). Mais non, sous prétexte d'un respect des traditions culturelles de base, le film enferme son potentiel ravageur dans un théâtre sans émotion, ridiculement dénué de sens comme d'interêt, réduisant le principal contenu (le sexe et la vieillesse) à un sous-texte à peine étudié. Alors les scènes de sexe se doivent d'être limitées au maximum à cinq secondes, sinon le film serait trop 'vulgaire' . La boucherie séduisante des mots de Palahniuk, victime d'un étroit conformisme et d'une illustration pesante, se transforme alors en une syntaxe cinématographique désincarnée, de mots soudainement devenus plats et incrustés dans une image sans volonté, une mise en scène inexistante et un scénario d'une rare médiocrité. En effet la construction, loin d'être inventive, s'entête à raconter la jeunesse de ce bouffon du sexe (passé qu'il faudrait prendre comme la raison de son obsession sexuelle?), voyageant de part et d'autres de l'Amérique avec sa mère. Le film est boursouflé de ces flashs-backs agaçants et crémeux, tout aussi inintéressants dans leur rythme que le reste du film. Et "Choke" aboutit, après quelques baisades pudiques et jamais révélatrices des maux d'une société rang
Je n'ai pas lu le bouquin, mais ce film est un putain de chef d'œuvre déjanté. Pour ceux qui aiment l'humour vitriol, cet alien cinématographique est la dans la filiation directe des romans de la beat génération. Rythmé, hilarant et même critique de notre société, un bol d'air...
Un film sympathique avec une bonne prestation des acteurs. Mais pas coup de poing! La réalisation, et l'adaptation ne sont sans doute vraiment pas à la hauteur.
Ce n'est pas que le film est mauvais, mais très décevant comparé à la puissance du roman. Et le problème, c'est qu'il impossible de faire impasse sur le livre. Les scènes (principales) du livre de Palahniuk ont été mise en image, mais ça s'arrête là : les sous entendus, les "derrières les apparences", les "coups de poings" de chaque phrases ont malheureusement disparus pour y laisser des images loin d'être sous acide comme le bouquin. Beaucoup de scènes manquantes ou de nouvelles ajoutées ainsi qu'une fin bâclé à l'eau de rose. Dommage.
L'histoire méritant un traitement radicalement différent. En un mot: FUN. Ici tout est laid, sale et triste. De ce fait, le destin de ces protagonistes parait absolument sans intérêt. Avec une réalisation plus inventive et le même casting, un David Fincher (bien sur) mais aussi un Scorcese, aurait rendu un film qui serait sans doute devenu culte.
Pas terrible. Choke fut annoncé comme la seconde adaptation d'un roman de Chuck Palahniuk ( déjà auteur de Fight Club, magistralement réalisé par David Fincher ): nous pouvions donc nous attendre à quelque chose de percutant et de réussi. Malgré la composition assez sidérante de Sam Rockwell, Choke n'est qu'un petit film sans caractère, dénué de style et fort peu intéressant. Et pour preuve : il ne s'agit ni de Larry Clark ni de Gregg Araki derrière la caméra, mais d'un jeune débutant dont le nom fait curieusement penser à un mixte des deux cinéastes cités ci-dessus... Clark Gregg. On nage en pleine perplexité lors du visionnage de Choke, long métrage cheap au scénario fait de bric et de broc et à l'esthétique impersonnelle. Le personnage de Victor ( Sam Rockwell, intense... ) est plutôt sympathique mais jamais le réalisateur ne parvient à installer l'émotion susceptible de le rendre attachant. Bref, le spectateur n'éprouve aucune empathie pour cette obsédé sexuel. Choke s'oublie très vite et laisse pas grand chose de mémorable. Médiocre.
fidèle à l'histoire de Palahniuk, Choke tente l'impossible passage du roman au grand écran. Parfois hilarant, souvent gonflé,le film ne convainc qu'à moitié. En dépit d'un formidable casting et d'une bande son géniale,choke est un film farfelu et brouillon qui méritait mieux...