Le film de vampires est l'un des plus galvaudés et l'on ne compte pas les nombreuses réappropriations de l'univers. Celle là sort vraiment du lot de par son univers urbain et surtout sociétale. Débarrassé du folklore qui l'entoure (ail,crucifix et autres), le film préfère tout basé sur des détails du quotidien afin de bâtir sa propre mythologie. Ce qui aurait pu faire une excellente série est un film bis bourré d'idées (parfois pas assez exploitées) mais qui a tendance à retourner sur les chemins balisés du genre, sans imagination cette fois-ci (avec le charismatique héros qui a une super caisse trop cool, des rebelles dont la base est anéantie, des traîtres cachés...). Gore, jouissif par moment, joué avec assez de conviction, le tout s'avère un peu court pour développé tout ce qu'il pouvait dire et trop long sur la fin, quand il multiplie les rebondissements brouillons et qui tombent à plat. La suite qui sera donnée (ou pas) s'annonce assez excitante toutefois. D'autres critiques sur
petit film sympa sans pretention, fin decevante mais de bon moment et surtout une description d'un monde de vampire tres realiste a la recherche d'une alternative aux sang humain, j'aurai aimé que le realisateur pousse sur cette pensée pour le film.
Bouzi Bouzouf aime assez moyennement « Daybreakers » des frères Spierig (après les frères Lumières, les frères Wachowski, les frères Hughes, voici les frères Spierig ; c'est trop cool ; heureusement que l'on est pas obligé de s'associer à son frangin quand on veut réaliser un film car si Bouzi Bouzouf devait travailler avec son propre frère sur un long-métrage, celui-ci ressemblerait à un machin complètement décousu et schizophrène, mélange de « Orange Mécanique » et de « Plus belle la vie » ; et puis, au fait, pourquoi des frères réalisateurs et pas des soeurs ? Enfin, merde, on est à l'époque de la parité, non ? Allez hop ! Bouzi Bouzouf veut des soeurs réalisatrices immédiatement ! Comment ça, y'en a pas ? Que l'on fasse tourner dans ce cas les soeurs Williams, les soeurs Goitschel, les soeurs Laborde, ou encore les soeurs Kaulitz de Tokio Hotel). Après cette longue parenthèse, Bouzi Bouzouf revient à « Daybreakers ». Il apprécie moyennement ce film, donc. Pourtant, « Daybreakers » possède tout ce qu'il faut pour le subjuguer : des vampires élégants en costard cravate, une ville rétro-futuriste qui n'est pas sans rappeler celle de « Dark City », des corps qui explosent en une énorme gerbe de sang, Willem Dafoe, de délicieuses scènes d'anthropophagie collective, d'ignobles créatures souterraines aussi agressives qu'une meute de pitbulls, Sam Neill, des gens qui se vomissent dessus, des scientifiques chelous, etc. Pourtant, ce cocktail appétissant ne suffit pas pour faire de « Daybreakers » un spectacle jouissif et inoubliable. Car il traite de trop de choses en trop peu de temps (1H38). Il aurait fallu une trilogie, voire carrément une série, pour développer comme ils le méritent les thèmes ambitieux du film et les différents éléments de son intrigue. Car là, « Daybreakers » empile tellement de trucs en un temps tellement court que sa densité lui explose à la face. On obtient au final un film bancal et mal foutu. On croirait mater un trailer, en fait.
Un film intelligent sur un thème souvent baclé ou caricaturé. Les personnages sont crédibles, le scénario se tient. Je me suis laissée emportée par ce film et son esthétique sombre. à voir pour les mordus d'histoires vampiriques :)
Un mélange de genres pour tenter de faire un film original, tel était le postulat de Daybreakers. Si par moments, il arrive à atteindre un niveau correct, les défauts ressurgissent, et font que Daybreakers ira se ranger parmi tant d’autres à s’y être casser les dents.
Vraiment très bon film, mis a part le tiers final assez raté et ringard. Mais la 1ère heure mérite a elle seule le visionnage du film, tant ce monde vampirisé est passionnant, dommage...
Il n'y a pas tellement de films traitant le sujet du "vampirisme contemporain". Le dernier moderne et très réussi était Twilight qui avait récolté un succès mérité. Ce "Daybreakers" a la particularité d'une certaine recherche en étudiant le comportement des créatures en période de disette. Le très lointain Blacula s'était penché partiellement sur le sujet en présentant le braquage d'unités de transfusion sanguine. Là c'est une réflexion à l'échelle universelle avec des humains rescapés se retrouvant minoritaires face à une élite d'immortels aux dents acérées. Un cinéma assez bien fait dans l'ensemble même si l'on prévoit le déroulé de l'histoire lors de certaines scènes.