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Parkko
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2,5
Publiée le 14 décembre 2013
Je ne sais pas pourquoi mais je m'étais mis dans la tête que ce film était un film américain. Et j'ai découvert il y a peu que non, le réalisateur était Alain Guiraudie, celui qui avait fait l'intriguant inconnu du lac. Ca m'a, du coup, donné envie de le voir. J'ai été déçu. Parce que c'est quand même nettement moins bien que l'inconnu du lac. Alors c'est vrai qu'Alain Guiraudie donne une place dans son cinéma à des gens qu'on voit peu, il s'intéresse à des histoires d'amour de quadragénaires plus ou moins bedonnant, homosexuels etc... c'est vrai que c'est pas un cinéma qu'on a l'habitude de voir (et heureusement qu'il y a des gens comme Alain Guiraudie pour filmer ça), mais pour autant je trouve son film assez peu intéressant, c'est une comédie mais assez peu inspirée, qui ne fait pas vraiment rire et puis qui finit par fatiguer.
Si le rejet du conformisme reste la marque de fabrique du réalisateur Alain Guiraudie, cela n’exclut pas de s’appuyer sur un scénario travaillé. Or, pour son troisième long-métrage sorti en 2009, il a manifestement oublié de se pencher sur la question. Même si le récit contient une vraie insolence agrémentée d’un ton burlesque, son caractère foutraque anéantit toute réflexion. L’histoire de cet homosexuel bedonnant remettant en cause ses désirs charnels après avoir rencontré une adolescente peu farouche (Hafsia Herzi), ne sert de prétexte qu’à l’enchaînement de scènes d’amour sans filtre. Les courses-poursuites en slip à travers la campagne ensoleillée du Tarn deviennent ainsi l’unique fil conducteur de ce fourre-tout inconsistant. Bref, une comédie libertaire peu inspirée.
Un curieux film qui nous conte les tribulations d'un homosexuel vendeur de tracteurs qui s'entiche d'une collégienne - plutôt l'inverse d'ailleurs - qu'il a sauvé d'une tournante. leur amour improbable, mais je n'ai pas dit impossible, est la proie de maintes entraves de la part de l'entourage. Ce film m'aura permis d'apprendre qu'il existe un service de protection de l'adolescence déviante. Je me demande ce qu'ils peuvent mette sous le terme "déviant". S'en suit alors une fugue de nos tourtereaux, victimes d'une chasse à l'homme quelque peu rocambolesque. Une escapade surréaliste de l'homme en slip et de son amante nubile. En parallèle, la forêt recèle une culture très particulière d'un plant qui quand on en mange décuple les capacités de résistance et de jouissance Et subitement Armand change d'avis, trouvant cette fuite ridicule, se défaisant de Curly qui au passage le poursuit pendant 5 minutes après avoir laissé le gaz allumé dans la maison inoccupée où ils avaient trouvé refuge Je ne raconterai pas davantage la fin du film qui une apothéose d'érotisme torride comme on en a rarement vu au cinéma. "Tout homme est un homo qui s'ignore" voilà ce que pourrait être la morale de cette histoire. Le cinéma français dans son ensemble semble vouloir insister sur ce point.
Du diable si je m'attendais à aussi frontal... et déjanté finalement ! D'accord, la sexy Curly (Hafsia Herzi) s'ébroue entre les pognes d'Armand l'enveloppé, quadra pédéraste notoire... Il a payé 200 euros pour la délivrer de quatre imbéciles, la reconnaissance féminine est infinie à 16 ans. Emoi masculin du village, Armand presque délinquant... Flotte une étrange ambiance dans le coin, comme un retour des galopins en récré mais au stade d'un "démon de midi" partagé tacitement : alerte aux "dourougnes" ! Détournement de mineure, tout tend à nous le faire croire, mais après cette couverture tirée, léger doute... Le féminin aussi beau soit-il, un grappin nécessaire à la continuité de l'espèce ?... Jamais vu un Commissaire aussi suspect dans son obséquiosité, sûrement le personnage le plus énervant du film, à bon escient... Les homos hommes, les bisexuels devraient être à leur affaire. Je précise que même si ça se passe dans le tarn profond, les questions métaphysiques de base percent sous l'éternelle question de flamme à entretenir, avant, pendant, après. En espérant l'indulgence des publics que la crudité de quelques scènes (peut-être une erreur ?...) va heurter.
Alain Guiraudie signe une détonnante comédie, insolite même par la simplicité anecdotique du sujet et par ses personnages ordinaires, villageois de la campagne profonde dont la plupart sont dspoiler: es homosexuels grisonnants et bedonnants très éloignés des canons du genre!
Le vendeur de tracteurs du coin est un synpathique quadragénaire, un gros "nounours" gay qui va malgré lui se mettre dans l'embarras après qu'une adolescente (la jolie Hafsia Herzi dans un contre-emploi impudique et audacieux après son rôle dans "La graine et le mulet") s'est entiché de lui contre toute attente.
"Le roi de l'évasion" est un titre malicieux qui ne détermine pas un film d'action mais quelques séquences cocasses où Armand et Curly s'emploient désormais à échapper à ceux qui les poursuivent dans la campagne, spoiler: un père vindicatif et un flic inquisiteur notamment... Dans un esprit gentillement absurde, la comédie rurale de Guiraudie intègre des scènes assez crues et salaces d'autant que les quinquas du village s'en remettent volontiers à un spoiler: aphrodisiaque miracle!
Une mineure qui n’a pas froid aux yeux et un commercial obèse et homosexuel d’une quarantaine d’années tombent fou amoureux l’un de l’autre, un amour interdit bien évidemment. Poursuivit par la police et le père de la gamine, tous d’eux vont devoir fuir pour vivre leur amour. Si le début du film convenait sans le moindre problème, la suite est beaucoup plus casse-gueule ! On s’y perd et le cinéaste aussi, alternant entre rêves et réalité, et puis cette histoire de racine aphrodisiaque, c’est du grand n’importe quoi. Bref le film part dans tous les sens et finit par sonner faux. Au final, on n’aura pas fait le déplacement pour rien car (heureusement), les deux comédiens principaux sont excellents (Hafsia Herzi & Ludovic Berthillot) !
Insolite, déroutant, d'un ton décalé subtilement burlesque, cette chronique est une incursion du genre gay friendly dans le périmètre rural... Des personnages inattendus (obèse, personnes âgées...) tranchent avec le jeunisme ambiant inhérent à tout un courant de ce cinéma. Un auteur à suivre...
Le ton drôle et résolument atypique avec lequel Alain Guiraudie dépeint la crise de la quarantaine, le désir (homo)sexuel chez les hommes du milieu rural provençal et la marginalité, fait de son nouveau film LE ROI DE L’EVASION une proposition de cinéma rare, originale, iconoclaste, et tout à fait surprenante. Il nous embarque vers les contrées lointaines de la France profonde et bien rurale, et nous révèle l’envers du décor, que l’on ne soupçonnait pas une seconde ! Et il suffit de montrer à quel point Hafsia Herzi et Ludovic Berthillot sont mal assortis pour en faire les compagnons de route les plus attachants qui soient… Anticonformiste, fantaisiste et salvateur, Guiraudie n’a pas froid aux yeux ! Il profite de la vie, tout simplement, et il partage son épicurisme avec un public qui répond présent.
A chaque fois qu'un film de Guiraudie sort la critique intello nous explique que cette fois ça y est, il le tient son succès public. Mais comment des films aussi subtilement drôles, aussi libres, aussi humains pourraient être des succès publics ?! C'est tout simplement impensable. Et c'est d'ailleurs l'un des plaisirs qu'il y a à voir les films de Guiraudie : ce sentiment d'appartenir à une confrérie de gens libres. Si le titre de ce dernier opus (oui je sais faire l'intello moi aussi :-) )est moins enlevé que les précédents, le film en lui-même est une franche réussite. Entre les homos ruraux à l'aise dans leurs tête et leurs baskets, les commissaires de police anges-gardiens et amateurs de durugne, les heroïnes au nom aussi délirant que Curly Durandot, les sanctions professionnelles aussi terribles qu'une mutation dans le Tarn et Garonne, tout est jubilatoire et charmant. C'est un film qui donne la pêche et un peu de foi en l'humanité (surtout celle du sud-ouest). Alain Guiraudie merci.
Osé et inhabituel... mais pas désagréable à suivre, d'autant que l'humour est omniprésent. Les dialogues sont également assez savoureux bien que parfois un peu récité par les acteurs. C'est d'ailleurs le seul reproche que l'on peut faire aux comédiens, très bons par ailleurs (de bonnes "tronches" cinématographique et parfaitement crédible).
Du pur Guiraudie, beaucoup d'humour, plus ou moins volontaire (la séquence "sensation fraîcheur" est à mourir de rire) et une liberté de ton unique dans le cinéma français. Cela n'est pas toujours suffisant, le récit manquant parfois de crédibilité (le succès d'un vieillard chez les hommes de son entourage), mais il faut avouer que l'insistance du propos a le mérite de la cohésion (la scène finale est grandiose où le personnage le plus moralisateur est lui-aussi pris au piège).
Vu en avant première en présence du très sympathique réalisateur Alain Guiraudie, Le Roi de l’Evasion se révèle être une excellente surprise. Armand, homosexuel grassouillet de 40 ans, vendeur de matériel agricole, va se retrouver amoureux d’une jeunette de 16 ans qui s’entiche rapidement de lui. Mais ce n’est là qu’un pan de l’histoire, car dans Le Roi de l’Evasion, on trouve aussi des plantes aphrodisiaques aux drôles de pouvoirs, un flic toujours là où il ne faut pas, un papy libidineux et des scènes de cul aussi explicites qu’humoristiques… c’est clair, ce film ne ressemble à aucun autre et risque d’en laisser plusieurs sur le carreau, mais il se révèle être une véritable bouffée d’air frais dans le paysage cinématographique français. La plupart des acteurs sont quasiment inconnus et loin des canons de beauté habituels. Ludovic Berthillot est génial, à la fois nounours affectueux et héros moderne. Hafsia Herzi confirme son exceptionnel talent après La Graine et le Mulet et ose un rôle plutôt difficile. Je ne connaissais pas le cinéma de Guiraudie, mais l’homme est tellement affable et chaleureux et son film tellement original, drôle et touchant qu’il donne envie de découvrir son art de plus près.
LE ROI DE L'EVASION, œuvre décomplexée et fantaisiste sur la sexualité et ses éternelles questions existentielles, est dotée d'un propos fortement douteux. Grosso Modo la sexualité serait donc une affaire de choix... ? Si le cinéaste Alain Guiraudie a un goût prononcé pour le ton décalé et entend bien bouleverser certains codes (protagoniste homosexuel enrobé, sexagénaires bisexuels… comme si la sexualité était universelle) en fantasmant sur une société sans tabou, sans limite et complexe, les acteurs sont quant à eux souvent mal dirigés -on peut supposer beaucoup d'improvisation dans cette évasion mal établie qui prend surtout tout sons sens au sens figuré- le rythme y est saccadé et le comique de situation ne fonctionne jamais car malgré la qualité du casting, l'ensemble se révèle fade, évasif parfois grotesque, sans réel objectif, si ce n'est nous montrer les plaisirs (et seulement sexuels) de la vie dans un milieu rural en marge d'une société plus 'évoluée' et censée. Le tout ne fait qu'accumuler situations invraisemblables et faussement loufoques. Au final le rocambolesque attendu et ladite comédie promise font grise mine. Rien de bien jouissif dans tout ça.
un ovni ! enfin un film français qui sort des sentiers battus. Un peu dérangeant sur les bords et légèrement voyeur ce film ouvre des horizons rarements approchés par le cinéma. Quelques longueurs et certains plans filmés avec les pieds mais on sort du cinéma amusé et avec l'esprit un peu plus ouvert...
Le film aborde et c’est son but l’homosexualité a la campagne et ne prend pas pour personnage principal un sex symbole mais un grassouillet. C’est un film sur la crise de la quarantaine. L’homme au lieu de prendre ses responsabilité va fuir pour découvrir de nouveaux horizon et se remet, par là même, en question. Un homo qui « s’essaye » a l’hétérosexualité c’est une idée originale mais s’il faut résumer le film en deux actions ce sont des poursuites a travers champs et forets et des jambes en l’air. C’est d’ailleurs normal que lorsqu’on est en fuite et recherché par la police et que l’artillerie lourde est sortie beaucoup d’hommes a sa recherche, des hélicoptères sillonnant au dessus de la forêt on se mette comme ça a coucher avec sa copine. Sans crainte. Malgré donc une histoire qui ne casse pas trois pattes a un canard, l’humour est présent. On rit beaucoup. La dernière scène d’ailleurs montre bien a quel point ce film est une comédie. Ce n’est donc pas un film exceptionnel.