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Un visiteur
0,5
Publiée le 26 août 2008
Oulala, je m'attendais à un film assez sympa, bref, un petit moment drôle. Enfin, quelque chose pour se détendre. Le problème, c'est que là on se détend beaucoup trop. On s'ennuie à mourir jusqu'à la fin du film. Honnêtement, si un film est amusant juste par ce que l'on voit 2 types en voitures, alors là je fait un film les doigts dans le nez. C'est pas drôle. Les seuls moments qui ont tout du moins essayés n'ont pas réussi. Moi je dit qu'il faudrait pendre ce film haut et court ( jeu de mot ).
Jarmusch et Kaurismäki sont au coeur de cette belle oeuvre contemplative, une courte fable sur la désillusion de deux hommes qui cherchent un sens à leur vie. Mais l'âme de Jarmusch ne tient pas dans une tentative de dialogues grotesques et tragiques, et l'imagerie poétique de Kaurismäki ne prend pas vie ici à la manière d'un minimalisme appuyé et symboliquement forcé. Bouli Lanners a su manier deux styles tout en ajoutant sa dose de personnalité, celle d'un étrange bonhomme belge, qui dépeint la déprime profonde en train d'engloutir son pays. Pourtant, le film patine dans son début ; le rythme peine à percer dans l'image, le montage déstabilise, les choix musicaux enfoncent l'inconfort. Et puis c'est enfin l'histoire d'un mec qui prend un cambrioleur sous son aile : déjà, la situation est d'un comique aussi dérisoire que véritablement touchante. Le voleur est drogué, paumé, il est l'évocation directe, ou quand l'homme prend la forme totale d'un pilier, d'une jeunesse qui ralentit le pays. Il pourrait se suicider, mais il ne se suicide pas. La rencontre, formidable non-dialogue, échange de procédés basiques, de gestes viscéraux, simples et originels, ouvre directement au film sa deuxième histoire et la raison du second personnage : il s'agit d'une histoire de confiance. De la confiance de l'autre pour la confiance de soi. Eliminés quelques tics de montage énervant, "Eldorado" est lancé sur sa route nouvelle, tendre, qui parle au gré d'un vent universel. Les bordures scénaristiques du film sont strictes, Bouli Lanners ne les dépasse pas ; il ne s'agit pas de raconter par la complexité, mais par les faits comme ils pourraient être simplement, comme ils le sont tous les jours et encore demain. Le travail du temps, dans le déroulement narratif et dans l'image, compose le coeur du film. Sa simplicité est un trésor châtoyant, bouleversant, et dedans se reflète son auteur et ses deux yeux brillants. C'est un gros Snoopy, brave et naïf, pour qui la vie ne compte que quand l
Un road movie à travers la Belgique vraiment magnifique. Magnifique par sa réalisation signée Bouli Lanners qui est somptueuse, la photographie magistrale, on ressent une véritable envie d'aller dans la nature après avoir vu ce film et de découvrir de beaux espaces. Pour ce qui est de l'histoire elle manque de quelque chose, c'est vrai qu'on reste stoïque sans avoir des sentiments particuliers, on passe à travers différentes scènes cocasses sans vraiment de but avec deux personnages complètement paumés qui sont interprété par Bouli Lanners lui-même et Fabrice Adde. On ne comprend pas toujours tout et les personnages manquent de profondeur mais on se laisse quand même guider par eux avec 2-3 scènes bien senties ainsi que quelques dialogues inspirés. Ça reste un très beau film surtout visuellement mais c'est un film à voir.
Très belle réussite que cet Eldorado (pourtant si proche) qui nous vient d'outre-Quiévrain. Dernière réalisation du Belge Bouli Lanners (aperçu notamment dans Louise-Michel ou Cowboy), Eldorado est un film complètement barré, road-movie mâtiné d'un burlesque que ne renierait pas le Groland, lent et intense, et qui donne à voir une autre Belgique, celle des grands plaines de pâturages, des stations services paumées, des petits bleds paumés, peuplés de gens humbles et parfois complètement toqués. Le film fait preuve d'un certain humour typique de nos amis Belges mais se fait aussi grave, lorsqu'il montre une famille en déliquescence, un jeune homme paumé ou un petit vieux qui perd la tête. Expérience peu commune, Eldorado raconte l'histoire d'Yvan, passionné de belles Américaines, qui décide de s'embarquer sur les routes de Belgique avec l'homme qui vient de le cambrioler, un pauvre loser du nom d'Elie. Ils y croiseront des individus déjantés, hors normes et hauts en couleur. Bouli Lanners réussit ainsi à concilier le rire et la gravité et à nous proposer un film passionnant, décalé et hypnotique, à l'image de sa bande-son. Mais la principale réussite de ce film est avant tout esthétique : Lanners filme avec un tel talent les paysages du bocage belge qu'il nous donne parfois l'impression de ne plus être dans ce pays qui traîne l'étiquette d'une région triste et morne. Mais le film n'élude pas la dureté de la réalité, et le retour sur terre de la fin du film n'en est que plus brutal. Film original et poétique, Eldorado souffre certes de quelques défauts, notamment son extrême brièveté (1h17) qui l'empêche d'approfondir certaines scènes intéressantes. Malgré cela, il demeure une expérience intéressante pour tous ceux qui veulent découvrir une autre Belgique.
un road movie sauce beLge qui fonctionne à merveille! des séquences humoristiques côtoient des scènes plus émouvantes et parfois tristement réalistes sur notre monde. Les acteurs sont attachants, les paysages très bien filmés et ce qui ne gâche rien, la BO est très sympa aussi.
J'ai été tenté par ce film après avoir entendu un avis dithyrambique d'une critique de Télérama, à la radio (elle m'avait vraiment mis l'eau à la bouche). J'ai plutôt apprécié le film mais dire que l'on passe du rire aux larmes tout du long, que c'est un chef d'oeuvre, etc... c'est y aller un peu fort! Dans le genre "je te fais vivre toutes les émotions en 1h30 de temps" y'a bien mieux quoi :) Eldorado reste tout de même un bien joli film, malgré sa fin abrupte. On rigole pas mal, les gags sont énormes mais sont si subtilement joués qu'on y adhère parfaitement. Un bon moment.
le nouveau film du comédien réalisateur Bouli lanners se démarque par son coté burlesque mais on ne retiendra pas son manque de dialogues et de profondeurs dans les émotions.
Je suis pourtant quelqu'un de tolérant, et j'ai une certaine ouverture d'esprit, mais je pense que c'est la 3ème film sur les (environ) 1000 que j'ai du voir, où je quitte la salle avant la fin du film...
On ne sait pas par quoi commencer tant ce film est bourré de qualités. C'est presque un modèle du genre. Partir de l'improbable rencontre entre un dealer de voitures américaines et un jeune ex-toxico handicapé de la vie, pour développer un road-movie burlesque et poignant dans une Belgique no-man's land, le tout avec une économie de moyens et de verbe, sans jamais tomber dans la caricature, constitue en soit un exploit que Bouli Lanners, réalisateur et acteur principal, relève avec une humilité et un appétit de cinéma dont certains "grands noms" devraient s'inspirer. Le scope nous renvoie dans l'ouest américain sans jamais nous faire oublier que nous sommes en Belgique. La musique se joue du même écho sans jamais verser dans la parodie. Le prétexte, habilement exploité, ne tombe dans aucun travers du genre (pas de "bons mots", pas de scènes se voulant cultes avant même d'être vues, pas d'esbroufe). On suit la virée des deux héros avec une délectation sans cesse réalimentée par un scénario malin et formidablement écrit. On rit à se pisser dessus devant des scènes aux gags simplissimes, jamais appuyés, jamais surexploités. Toutes ces trouvailles burlesques rendent les personnages profondément attachants. Aussi, lorsque les scènes virent à l'émotion est-on pris au ventre, les larmes aux yeux devant tant de sincérité et de justesse. Là non plus, pas de surenchère mais une simplicité confondante. Bouli Lanners, réalisateur précis et acteur épatant dans le rôle d'un bon gars profond et jamais niais, alterne plans contemplatifs, scènes burlesques, moments d'émotion avec une maîtrise du tempo qui confère à l'ensemble une légitimité et une évidence indiscutables. Voilà donc un film qui revisite les modèles du genre sans jamais tomber dans le vintage ou la parodie, qui sait donner du souffle à une histoire simple, faisant preuve à chaque instant d'une humanité non feinte et d'un sens du cinéma impressionnant, un film humble et culotté, simple et universel, un vrai bonheur !
Le détournement du road movie est un pari aussi courant qu'hasardeux. D'un point de départ, à un ligne d'arrivée suivant la mmême ligne de fuite, le même cheminement unidirectionnel, Eldorado -au savoureux titre ironique- en constitue un essai plutôt réussi.
Par ses personnages atypiques, ses silences ou par ses dialogues surréalistes, Bouli Lanners -ici réalisateur et interprète- installe une ambiance douce amère. Trouvant chez lui un voleur, ce vendeur de cadillac est pris de tendresse à l'égard de ce loser sympathique. Et décide le raccompagner jusqu'à chez ses parents.
Ce voyage initiatique sera alors l'occasion de se poser, mine de rien plusieurs questions avec une au centre du film: comment instaurer la confiance entre deux individus que tout éloigne? Eldorado évite tout angélisme et ne délivre aucun message pré mâché. Cette histoire d'humaine est touchante mais manque peut être un brin de tension ou d'enjeu.
On appréciera Eldorado pour ses plans sereins, sa bande originale bien choisie et son jeu d'acteur sympa. Un bon moment, mais pas non plus la pépite attendue.
Un road movie déjanté, drole, cocasse; Des dialogues incisifs; Une bande son "terrible"; Des personnages principaux et secondaires complètement "à la masse"; Des paysages par moment sortis de nulle part. On passe un très bon moment, seule la fin m'a un peu déçu, un peu trop classique ou les choses reprennent leurs places.
Il ne se passe pas grand chose dans ce road movie dans le plat pays, ce qui ne serait pas bien grave si le style n’était tant artificiel. En particulier, les répliques poético-drolatiques font « nouveau théâtre » (impression renforcée par la prise de son et la diction de l’un des protagonistes), et les rencontres sont à la loufoquerie bien calculée. Epars, quelques moments de grâce…
Un beau climat, une belle histoire, des personnages etonnants, des images très belles, et pourtant… qu'est-ce qui ne marche pas dans ce film? On s'ennuie vite. Quel dommage. Peut-etre l'histoire est-elle trop legere pour faire un film long. La meme chose en une heure, pourquoi pas… Une deception, mais c'est con. On aurait aimé aimer.