Coco avant Chanel présente le grand intérêt de réinsérer une figure aujourd’hui icône de la mode dans son contexte social, ce qui conduit à un double résultat : assister à la naissance d’un prodige et se projeter dans l’accessibilité d’une figure qui ne doit son ascension qu’à son génie. Les aléas d’un destin d’exception sont bien mis en scène malgré une tendance à appesantir un segment médian, faisant perdre un peu de sa grâce et de son charme à un film raffiné et emporté par la délicate composition musicale d’Alexandre Desplat. Un vent de fraîcheur dans le paysage audiovisuel français qui, s’il ne marquera pas forcément la mémoire du spectateur, laisse vibrer les étoffes au contact de l’artiste.
Avec une personnalité aussi forte et complexe que celle de Coco Chanel on aurait pu faire tout autre chose que cette minauderie rose qui ne s’attache qu’à la partie la moins intéressante de la vie de la célèbre couturière. Passée sous silence la grande période créatrice, passées sous silence les amours compromettantes sous l’occupation, passée sous silence la chef d’entreprise féroce et exigeante. Alors qu’elle fut une figure essentielle de l’évolution de la femme alors enfermée dans des conventions sociales finissantes, au prix d’une existence menant à une triste solitude finale, on ne nous offre ici qu’un roman photo superficiel et vain.
Ca ne finit pas de commencer , et quand c’est commencé, c’est fini. « Coco avant Chanel » ne se hausse au dessus de la qualité d’un luxueux téléfilm qu’au cours de son épilogue, quand Coco devient Chanel. Alors seulement la caméra d’Anne Fontaine devient inventive et la Tautou éclate enfin. C'est trop tardif pour satisfaire sauf à se trouver dans un état d’indulgence plénière.
On aurait pu s'attendre à une biographie mais que nenni. Il s'agit de la mise en image d'une Coco sans légende et sans parfum. La belle présence d'Audrey Tautou n'y change rien le film n'apporte absolument aucune raison d'être. Ce n'est pourtant pas sans plaisir de voir Benoit Poelvoorde s'égosiller à l'emporte pièce (voilà comme on l'aime). Bref ce n'est pas à refaire.
Coco chanel, icône moderne et intemporelle du féminisme de l'époque, symbole de réussite, de femme forte, et d'une marque de luxe internationale, Anne Fontaine en dresse ici un portrait sentimental convenu, bourré de longueurs, et à la limite de l'impersonnalité et de la futilité (dans la mise en scène ainsi que dans la narration). Le titre annonçait clairement la couleur pourtant: ce biopic ce concentra sur la période pré-célébrité du personnage, et s'attardera donc sur les états-d'âme amoureux de Gabrielle (Fontaine oblige). En effet, là où d'autre biopics étrangers ou francophones dressaient un portrait plus ou moins complet de leur star (allant par exemple progressivement de la pré-acenssion, au pendant, jusqu'à la chute (quand il y en a une)), le scénario de celui-ci s'arrêtera pile au moment où débutera sa vie de célébrité. Mais il n'était pourtant pas impossible pour la réalisatrice (sans pour autant faire un film de trois heures) d'enlever quelques longueurs sentimentales de son métrage et ainsi laisser un peu de place à l'autre période, son choix fut ici tout autre. Un parti pris audacieux et qui ne paie pas véritablement chez moi. On ne peut certes pas reprocher à Fontaine d'avoir souligner les moments clés qui bouleverseront le déstin de son personnage (nous montrer comment Gabrielle est du jour au lendemain balancée dans une haute société dans laquelle elle ne se retrouve pas est, et aurait pu être d'avantage intéressant), mais j'aurais aimé qu'elle nous montre aussi sa période de gloire. Au moins un minimum. La cinéaste française pense certainement s'attarder sur l'essentiel, mais cette essentialité peut paraître incomplète du point de vu de certains spéctateurs, et c'est mon cas. Reste la personnalité bien retranscrite de CC, qui paraît bien retranscrite et fidèle du moins. Et délà de ça la musique est excellente, la photographie bonne, la reconstitution d'époque soignée (dans les costumes du moins, car le contexte historique sous-jacent est malheureusement totalement délaissé), et le rôle va exceptionnellement bien à Audrey Tautou. Cette dernière est bien convaincante dans la peau de son personnage. Et Benoît Poulevoord, en barron richissime égocentrique, est vraiment pas mal également. Pourtant je ne suis pas un grand fan de l'acteur. Mais Coco avant Chanel est un film pas terrible en somme.
Anne Fontaine, brillante réalisatrice qui tisse un chemin singulier dans le cinéma français - entre film intime et grand public, réussit le pari du biopic. Au lieu de raconter platement la vie de Chanel, Anne Fontaine se focalise sur les ambitions et les sentiments de la jeune Gabrielle, avide de conquérir le tout-Paris des années 20 et 30. C'est le trio amoureux (Chanel, Balsan, Capel) et les différences de classes sociales que la réalisatrice a choisit de raconter. Sur les jolies mélodies du prolifique Alexandre Desplat (successeur de Maurice Jarre?), Audrey Tautou, fragile et forte à la fois, se fond littéralement dans le personnage de Coco et Benoît Poelvoorde surprend de plus en plus depuis "Entre ses mains" et "Cowboy". Un très bon moment de cinéma, une époque joliment reconstituée et une belle intrigue amoureuse.
Le film vend l'idée de raconter l'ascension de Coco Chanel, mais se concentre surtout sur sa vie personnelle et sentimentale. C'est frustrant quand on s'attendaient à un focus sur son génie créatif et les étapes marquantes de sa carrière. Les histoires d'amour prennent le dessus, et cela peut donner l'impression d'un manque de profondeur dans la représentation de son parcours professionnel.
Quant au jeu d'acteurs, si Audrey Tautou est souvent appréciée pour son charisme, son interprétation peut paraître froide ou distante, ce qui ne convainc pas toujours sur un personnage aussi complexe que Chanel. En résumé, le film passe à côté de ce qu'il aurait pu offrir : un vrai hommage à l'icône de la mode
Très instructif, il se regarde très bien du début à la fin et rend curieux. J'ai appris beaucoup de choses grâce à ce film et j'ai même apprécié le jeu de Audrey Tautou.
ENTRE SES MAINS. Avant le fil et les épingles, il est passé des hommes. Audrey Tautou est comme à son habitude facile et Benoit Poelvoorde remarquable. Interressant.
C'est un film qui respecte les décors d'époque et les habits d'époque, et quant à l'ambiance d'époque probablement. Quant au film, il reste modeste, un film historique.
Très joli film. Une construction classique. Les personnages sont attachants. On a plaisir à voir la vie ce coco channel en ce demandant comme dans bien de biopic comment faire la différence entre la réalité et la romance.