On pourrait facilement comparer Green Zone à un Call of Duty Modern Warfare en adaptation-live, tellement le film se démarque de tous ses semblables, dont Démineurs, faux film de guerre soi-disant philosophique. La réalisation reste banale et pas surprenante, ressemble aux films d'action d'aujourd'hui par son maniement de la caméra à l'épaule mais favorise l'immersion du spectateur dans la bagarre, les jeux d'acteurs ne sont pas extraordinaires mais corrects, je pense à Matt Damon, aux côtés de Freddy, le citoyen irakien aidant les Marines pour sauver son pays, et Brendan Gleeson, toujours aussi excellent, même posté en second rôle. Le cinéaste Paul Greengrass, en inventant une intrigue basée sur les faits de 2003, retrace les expériences qu'éprouvent les Marines pendant la guerre en Irak, avec la préparation des plans de bataille, les combats et après, en privilégiant les discutions et la mise à l'écart de beaucoup de moments d'action, pour dénoncer, nous faire comprendre cette guerre vue comme inutile et manipulée par des dirigeants à moitié corrompus et cupides ( le conflit n'a été fait pour une seule chose, la possession des champs pétroliers ), surtout en restant très clair et accessible au public, sans devenir trop intellectuel. Seulement, les films anti-Bush et pacifiques ne sont jamais bien reçus, soit ils sont vus comme objets de propagande par les spectateurs ou vus comme rapporteurs de l'injustice par l'Etat. Dommage car Green Zone est un film que je conseille fortement, mais que je ne qualifierai pas de chef d'oeuvre.