À l'est de Shanghaï
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BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2025
Une romance aventureuse très étonnante, dans laquelle la longue croisière d'un couple modeste donne lieu à un film oscillant entre burlesque et drame, avec presque un peu de fantastique. Hitchcock n'y est pas encore à l'aise dans tout ce qu'il entreprend, mais son film a au moins le mérite de ne jamais laisser deviner au spectateur ce qu'il va se passer dans les minutes suivantes.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 novembre 2024
Quel intérêt trouver à ce film atypique d'Hitchcock, période anglaise, à cette récréation sentimentalo-fantaisiste que s'est accordée la pas en core maitre du suspense?
"A l'est de Shanghai" est une bluette conjugale bien terne et, accessoirement, très imparfaite techniquement. Les exégètes s'attacheront à y dénicher les concepts et principes hitchcockiens pendant que le cinéphile commun s'ennuiera fermement devant le récit aventureux et sentimental des époux Hill.
Modestes londoniens (joués par deux interprètes mal assortis: elle est blonde et sensuelle; il fait vieux et terne), Fred et Emily ont l'opportunité de faire une croisière autour du monde. Mais les voyages ne stimulent pas seulement le dépaysement, ils provoquent aussi des rencontres...
Pour le spectateur, la croisière se résume à des photos ou à des images d'archives platement incrustées des pays exotiques accostés. Chaque étape donne lieu à quelque insuffisant incident à bord du navire, dont l'accumulation aura pour effet de convaincre les deux époux qu'on est finalement bien chez soi. Ils auront fait un beau voyage et connu des émotions. Ils sont bien les seuls.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2023
Commençons par ce qui va dans ce film : les décors! En effet, d'après le générique le film a été tourné en studio, pourtant, mises à part quelques images réelles d'extérieur, les reconstitutions font qu'on s'y croit, et aussi bien en Égypte, qu'en Chine.
Les acteurs sont bons!
Et qu'est ce qui ne va pas : le scénario. Insipide à souhait. Qui n'arrive quasiment jamais à captiver le spectateur, mise à part la scène du naufrage, moins de 10 minutes.
En conclusion, ce film est bof malgré l'illustre réalisateur. Comme quoi, c'est bien le scénario qui importe le plus à mes yeux.
A réserver aux historiens d’Alfred, et ceux qui s'y apparente.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2019
Après la révolution que constituait Chantage, Rich and Strange fait penser à une régression chez Alfred Hitchcock. Les différences entre ce film et le reste de sa filmographie nous font presque nous demander si c'est bien lui qui est à la barre. Un prologue burlesque, des personnages colorés, aucun caméo du Maître, et le genre du film en lui-même qui n'est clairement pas celui qui l'a fait connaître. Car on a bien affaire à une comédie, une comédie qui sait où aller mais qui reste timorée dans toute ses directions. Cela dit, c'est très loin d'être vide. Le début présente en un temps record les ambitions de leurs personnages et en quoi leur voyage va les changer, Rich and Strange se présente dès lors en un road-movie dont le fil rouge n'est autre que l'évolution de son couple. Un mari ennuyé qui veut sortir du train-train en vivant une aventure fantasmée et une épouse routinière qui découvre un amour révélateur de sa condition. Hitchcock emploi des gimmicks grossiers pour les éléments les plus vains (le mal de mer, l'exploration de Paris, les pancartes intertitres inutiles) mais les plus subtils pour les éléments les plus importants (la tempête, le chat, le steak et le pudding). C'est un voyage dont les étapes transforment totalement notre duo pour rendre leur vie de couple satisfaisante. En comparant avec d'autres modèles d'Hitchcock, l'issue de leur histoire ne semble pas prendre de risque (on peut même parler de rétropédalage à ce niveau) mais la direction choisie est très claire. Le but n'est pas de nous miroiter un conte de fées, juste de nous montrer en quoi une vie à deux peut avoir besoin d'épreuves pour exister sereinement.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Voulant changer de registre, Hitchcock s'essaye avec "A l'est de Shanghaï" à la comédie romatique. Ce fut un échec commerciale retentissant. Il faut dire que le scénario n'est pas très bon et qu'Henry Kendall dans le rôle de Fred est particulièrment mauvais quant il essaye d'être drôle. On retiendra tout de même quelques séquences comme l'ouverture du film où le talent de metteur en scène de Hitchcock crève l'écran.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 mai 2016
Ce film est considéré pour beaucoup comme l'un des petits bijoux hors-thriller de la période anglaise d'Alfred Hitchcock. Il est vrai qu'il dégage pas mal de qualité de ce mélange entre comédie romantique, drame ou encore film d'aventure. D'ailleurs cette diversité dans les différents genres qui, même si elle peut perturber, ne reste pas moins intéressante dans ses idées. Par exemple la partie qui marque le plus est sans doute celle vers la fin où le paquebot coule et que le couple se retrouve dans un cargo chinois. Hitchcock se permet de rire des coutumes chinoises (le chat) qu'elles soient vrais ou fausses, soit de montrer un fait social sur la pauvreté de la population, qui les obliges à piller le bateau pour trouver vêtements, nourritures,etc... Ceci dit peut-être que maitre Hitch désirait plus montrer qu'il vivait comme des sauvages LOL. Mais bon c'est un autre sujet.
Le rire également lors de la première scène où il se moque du quotidien des ouvriers qui travaille (les cassiers qui claquent tous en coeur, etc..). Hitchcock insère plein de petite chose dedans et ça se voit qu'il s'en amuse.

Mais revenons à la fiction. Sir Alfred travaille bien sa romance. Hitchcock prend bien le temps malgré ses 1H20 de film (très court), d'installer les personnage et leurs relations. Plusieurs thèmes qu'ils lui sont chers se retrouvent bien sur dans le film que ça soit le voyeurisme ou l'adultère, qui lui est le sujet principal du film.

Après le film n'a pas l'éclat de ses grands films, il n'y a pas vraiment une grande mise en scène tant l'effort à visiblement plus été mis dans le scénario que techniquement. Il n'y a pas vraiment de scène marquante et d'acteurs se distinguant hormis Joan Barry peut être.Les acteurs n'apportent pas assez de relief dans leurs jeux reflétant une certaine monotonie dans l'intérêt que l'on porte aux personnages.

En bref, regardé ce petit Hitchcock qui ne doit surtout pas être mis aux oubliettes. Et pour ceux qui s'impatientent de voir le roi du suspense dans son sujet. Patientez jusqu'à L'homme qui en savait trop !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 novembre 2010
c'est un bon film dramatique sur un couple qui croit trouver l'amour avec quelqu'un d'autre! film sans interer non plus! pas du grand hitchcock!
Lyson
Lyson

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2020
L'humour est là, l'angoisse aussi, l'adultère rôde mais pas encore de meurtre ni d'espion. Hitchcock oscille entre muet et parlant. Cocasse.
BamboMF
BamboMF

76 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2020
Sorti fin 1932, Rich and stranger (trad. littérale « Riche et étranger », titre d’exploitation français « A l’est de Shangaï ») est un film britannique d’Alfred Hitchcock.

Œuvre atypique dans la filmographie du « maître du suspens », A l’est de Shangaï s’apparente à une comédie dramatique. Le récit : un jeune couple londonien, composé d’un mari aspirant à une vie plus fantasque et une femme se contentant de ce qu’elle a, se voit proposer par un oncle la possibilité de vivre intensément, tous frais payés, à travers un voyage autour du globe. On les retrouve donc sur une croisière, où l’attrait pour une pseudo princesse et pour le capitaine de navire, va leur faire tourner respectivement la tête et les éloigner l’un de l’autre. Si le mari, totalement crédule, commet l’irréparable avec la fausse princesse qui lui volera son argent, la femme lui reste physiquement et moralement fidèle, refusant de partir avec le capitaine de croisière qui le lui propose. Le couple désargenté emprunte alors un navire de fortune pour retourner à Londres, navire qui fera naufrage. L’approche imminente et certaine de la mort reconsolide comme jamais le couple. Il se retrouve sur une embarcation de pilleurs chinois, puis à Londres où si le mari cette fois projette l’agrandissement du foyer familial, la femme elle ne se contente plus de leur maison et rêve plus grand : l’aventure a clairement inversé leur état d’esprit initial.

Ce film inclassable est rempli d’humour, telle la scène initiale du métro bondé, ou le baiser à la princesse empêché par le voile qu’elle porte sur son nez. L’actrice de la vieille fille ringarde, Elsie Randolph, pour qui le réalisateur avait une réelle affection dans le privé, contribue au ton décalé du film, malgré une interprétation plutôt caricaturale. A l’inverse, le film a une profondeur étonnante, qui culmine dans la scène dramatique où le couple attend la mort, enfermé dans la cabine du navire faisant naufrage. A noter que l’actrice principale, Joan Barry, totalement « photogénique » et dont le jeu de la femme résiliente est une réussite, contribue parfaitement à l’empathie que le spectateur éprouve pour sa situation. Hitchcock également se fait quelque part poète, il use de métaphores visuelles intéressantes, tel le passage au-dessus de chaînes par la jeune femme pour accéder au pont où elle embrassera le capitaine, et un passage au-dessus des mêmes chaînes dans le sens inverse pour revenir vers son mari, les chaînes symbolisant le lien marital contractuel.

Il ne faut pas regarder A l’est de Shangaï pour y retrouver ce que le public connaît et attend des films d’Alfred Hitchcock. Sa réception sera lors de sa sortie particulièrement mitigée, tant par la critique que le public, sans doute déroutés par une trame si éloignée de ce que le réalisateur avait commencé à les habituer. Pourtant, à l’inverse des films précédents, on sent que les moyens y sont plus importants, et surtout qu’Alfred Hitchcock y a mis beaucoup de lui-même. Pour cela, ce film mérite d’être visionné à titre de curiosité.
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