À l'est de Shanghaï
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Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juillet 2025
Bon ben une fois n’est pas coutume, déçu par ce Hitchcock qui est d’ailleurs très éloigné de ce que propose d’ordinaire le réalisateur. Ca sent le film de commande, et le réalisateur n’apparaît même pas en caméo, c’est le seul film où il ne le fait pas. Le gros souci pour moi c’est le manque d’histoire criant. La trame narrative est vraiment insignifiante et ne parvient pas à soutenir l’intérêt sur 70 mn, c’est dire. Le métrage ressemble à une succession de courts mis bout à bout, lesquels nous entraine tous dans un environnement différent, idéalement exotique pour nous divertir. L’idée d’un couple qui s’use dans un contexte qui aurait dû les rapprocher, je dis ok, mais le traitement minimaliste, j’ai presque envie de dire naïf, les retournements de situation trop abrupts, le côté « film de vacances de jadis » dû au manque d’intrigue dénouent l’intérêt initial du film. Heureusement il y a une touche d’humour bienvenue et également quelques idées de réalisation déjà très innovantes à l’époque. Hitchcock expérimente, mais là aussi c’est assez timide et trop occasionnel. Dans l’ensemble, Hitchcock ne se force pas trop et la réalisation reste raide, fixe, dans un style aventure qui se prêtait à un poil plus de fantaisie et d’ambition. Visuellement le métrage est d’ailleurs fait de bric et de broc. Il y a beaucoup d’images qui n’ont pas été tournées par Hitchcock, des prises de vues de spectacles ou d’atmosphères dès lors qu’on échappe au tournage studio minimaliste. Le montage est assez bien fait, mais les différences de grain, de vitesse des images, voire même l’absence de prise de son montre qu’on est dans deux univers différents. A ce propos, je note d’ailleurs qu’on est clairement dans un film qui fait la transition du muet au parlant car il subsiste occasionnellement des cartons et toute l’ouverture du film fait clairement penser à du muet (et c’est à mon sens la plus réussie).
Coté casting c’est correct même s’il n’y a pas de têtes très connues. Les acteurs, surtout Joan Barry, en font un peu beaucoup, comme dans le muet, mais c’est acceptable, car on imagine à cette époque un tempérament un peu plus tranché. L’officier très droit, l’épouse très dévouée, le mari (très bête !)… C’est un peu caricatural, néanmoins les acteurs réussissent quand même à sauver leurs personnages et on se surprend même à la fin à considérer qu’Henry Kendall et Joan Barry forme un couple plutôt très crédible alors qu’on a pu douter par moment au cours du film.
Franchement, A l’est de Shanghaï n’est pas fondamentalement mauvais mais c’est une sorte de fable (le point de départ du film s’apparente d’ailleurs au deus ex machina typique d’un conte) sur le couple qui s’avère franchement mineure. Il y a des moments qui surnagent, tant dans l’humour, la réalisation que l’émotion, mais ils sont trop rares au fil de ce métrage assez paresseux qui en parlant de voyage m’a un peu fait penser à une sorte de pause détente pour Hitchcock. 2
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2025
Une romance aventureuse très étonnante, dans laquelle la longue croisière d'un couple modeste donne lieu à un film oscillant entre burlesque et drame, avec presque un peu de fantastique. Hitchcock n'y est pas encore à l'aise dans tout ce qu'il entreprend, mais son film a au moins le mérite de ne jamais laisser deviner au spectateur ce qu'il va se passer dans les minutes suivantes.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2025
Une œuvre vieillissante qui est poussive. Le début était prometteur avec une annonce scénaristique de la critique du quotidien du couple et du travail. Les personnages sont moyens. Un film qui peine à avoir de l'empreinte et qui suggère au final l'importance de l'enfant dans le couple et de la communication.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 novembre 2024
Quel intérêt trouver à ce film atypique d'Hitchcock, période anglaise, à cette récréation sentimentalo-fantaisiste que s'est accordée la pas en core maitre du suspense?
"A l'est de Shanghai" est une bluette conjugale bien terne et, accessoirement, très imparfaite techniquement. Les exégètes s'attacheront à y dénicher les concepts et principes hitchcockiens pendant que le cinéphile commun s'ennuiera fermement devant le récit aventureux et sentimental des époux Hill.
Modestes londoniens (joués par deux interprètes mal assortis: elle est blonde et sensuelle; il fait vieux et terne), Fred et Emily ont l'opportunité de faire une croisière autour du monde. Mais les voyages ne stimulent pas seulement le dépaysement, ils provoquent aussi des rencontres...
Pour le spectateur, la croisière se résume à des photos ou à des images d'archives platement incrustées des pays exotiques accostés. Chaque étape donne lieu à quelque insuffisant incident à bord du navire, dont l'accumulation aura pour effet de convaincre les deux époux qu'on est finalement bien chez soi. Ils auront fait un beau voyage et connu des émotions. Ils sont bien les seuls.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2023
À l’est de Shanghaï était le film qu’Alfred Hitchcock préférait dans sa période anglaise. S’il n’est pas le meilleur, cela peut s’expliquer par le fait qu’il est sûrement son plus personnel. En effet, il traite du thème du mariage et on peut penser que le réalisateur et sa femme, Alma Reville, ont sûrement instiller certaines interrogations qu’ils se posaient sur leur propre couple puisqu’ils sont crédités respectivement comme adaptateur et scénariste (avec Val Valentine). Il en découle une vision extrêmement cynique sur le couple où le bonheur amène à l’ennui, à l’envie d’adultère (recherché par les deux partis) et à la séparation. Toutefois, cette vision est également assez moraliste puisqu’elle montre que c’est dans les difficultés qu’un couple se renforce et découvre la puissance des liens qui l'unissent. Le ton du film pourra désarçonner le public car, outre le fait que nous ne sommes pas face à une histoire à suspense comme on pourrait l’attendre d’Hitchcock (même si cela était moins vrai à l’époque), le long-métrage débute comme une comédie (on peut penser à Chaplin ou Tati dans les premières séquences) puis vire petit à petit vers une comédie dramatique tout en conservant un ton assez léger. Si on accepte cette originalité, on pourra prendre beaucoup de plaisir devant cette œuvre et en même temps y trouver matière à réflexion tout en appréciant la beauté de certaines images spoiler: (le gros plan de la "princesse" ouvrant le voile dissimulant son visage est tout bonnement magnifique)
et certaines idées de mise en scène spoiler: (la visite de Paris permet des expérimentations de montage)
. À l’est de Shanghaï est donc une œuvre originale dans la filmographie de son réalisateur mais aussi très certainement un bon moyen de mieux connaitre les interrogations personnelles de l’homme Hitchcock.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2023
Commençons par ce qui va dans ce film : les décors! En effet, d'après le générique le film a été tourné en studio, pourtant, mises à part quelques images réelles d'extérieur, les reconstitutions font qu'on s'y croit, et aussi bien en Égypte, qu'en Chine.
Les acteurs sont bons!
Et qu'est ce qui ne va pas : le scénario. Insipide à souhait. Qui n'arrive quasiment jamais à captiver le spectateur, mise à part la scène du naufrage, moins de 10 minutes.
En conclusion, ce film est bof malgré l'illustre réalisateur. Comme quoi, c'est bien le scénario qui importe le plus à mes yeux.
A réserver aux historiens d’Alfred, et ceux qui s'y apparente.
BamboMF
BamboMF

76 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2020
Sorti fin 1932, Rich and stranger (trad. littérale « Riche et étranger », titre d’exploitation français « A l’est de Shangaï ») est un film britannique d’Alfred Hitchcock.

Œuvre atypique dans la filmographie du « maître du suspens », A l’est de Shangaï s’apparente à une comédie dramatique. Le récit : un jeune couple londonien, composé d’un mari aspirant à une vie plus fantasque et une femme se contentant de ce qu’elle a, se voit proposer par un oncle la possibilité de vivre intensément, tous frais payés, à travers un voyage autour du globe. On les retrouve donc sur une croisière, où l’attrait pour une pseudo princesse et pour le capitaine de navire, va leur faire tourner respectivement la tête et les éloigner l’un de l’autre. Si le mari, totalement crédule, commet l’irréparable avec la fausse princesse qui lui volera son argent, la femme lui reste physiquement et moralement fidèle, refusant de partir avec le capitaine de croisière qui le lui propose. Le couple désargenté emprunte alors un navire de fortune pour retourner à Londres, navire qui fera naufrage. L’approche imminente et certaine de la mort reconsolide comme jamais le couple. Il se retrouve sur une embarcation de pilleurs chinois, puis à Londres où si le mari cette fois projette l’agrandissement du foyer familial, la femme elle ne se contente plus de leur maison et rêve plus grand : l’aventure a clairement inversé leur état d’esprit initial.

Ce film inclassable est rempli d’humour, telle la scène initiale du métro bondé, ou le baiser à la princesse empêché par le voile qu’elle porte sur son nez. L’actrice de la vieille fille ringarde, Elsie Randolph, pour qui le réalisateur avait une réelle affection dans le privé, contribue au ton décalé du film, malgré une interprétation plutôt caricaturale. A l’inverse, le film a une profondeur étonnante, qui culmine dans la scène dramatique où le couple attend la mort, enfermé dans la cabine du navire faisant naufrage. A noter que l’actrice principale, Joan Barry, totalement « photogénique » et dont le jeu de la femme résiliente est une réussite, contribue parfaitement à l’empathie que le spectateur éprouve pour sa situation. Hitchcock également se fait quelque part poète, il use de métaphores visuelles intéressantes, tel le passage au-dessus de chaînes par la jeune femme pour accéder au pont où elle embrassera le capitaine, et un passage au-dessus des mêmes chaînes dans le sens inverse pour revenir vers son mari, les chaînes symbolisant le lien marital contractuel.

Il ne faut pas regarder A l’est de Shangaï pour y retrouver ce que le public connaît et attend des films d’Alfred Hitchcock. Sa réception sera lors de sa sortie particulièrement mitigée, tant par la critique que le public, sans doute déroutés par une trame si éloignée de ce que le réalisateur avait commencé à les habituer. Pourtant, à l’inverse des films précédents, on sent que les moyens y sont plus importants, et surtout qu’Alfred Hitchcock y a mis beaucoup de lui-même. Pour cela, ce film mérite d’être visionné à titre de curiosité.
Lyson
Lyson

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2020
L'humour est là, l'angoisse aussi, l'adultère rôde mais pas encore de meurtre ni d'espion. Hitchcock oscille entre muet et parlant. Cocasse.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2020
“A l’est de Shanghai” est une comédie dramatique d’Alfred Hitchcock. Suite à un héritage, un couple londonien entreprend une croisière pour rompre l’ennui du quotidien. Fred reste le plus souvent cloué dans sa cabine par le mal de mer. Pendant sa croisière, il s’éprend néanmoins d’une soi-disant princesse. Sa femme Emily se laisse quant à elle séduire par un homme plus âgé. Une fois sur les terres de Shanghai, le couple se retrouve considérant que l’union du couple l’emporte sur la tentation de l’adultère. Le burlesque façon Chaplin laisse ensuite place à une sorte de survival movie avec le naufrage de leur cargo. Alors qu’ils pensaient mourir noyés, une jonque chinoise vient piller leur navire. Ce long-métrage est encore à la croisée du muet et du parlant. Les dialogues sont alors peu nombreux et les cartons descriptifs sont encore présents. Pourtant, l’oeuvre est assez originale dans la filmographie du réalisateur et vaut pour la fraîcheur de la mise en scène et les péripéties des protagonistes.
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Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2020
Le film commence en fanfare visuellement et techniquement avec notamment cette incroyable scène de l'ouvertures des parapluies. Ensuite et sans doute parce que l'intrigue est simple, Alfred nous ballade, puis les choses se compliquent et le ton jusqu'ici léger va devenir plus grave. En fait il s'agit d'adultères mais de deux adultères traités bien différemment. Pas de suspense disent certains, auraient-ils oublié la scène spoiler: dans la cabine de l'épave du bateau
? Quant à la fin spoiler: elle est plus désabusée que morale, manifestement l'homme fait des efforts, les disputes recommencent. Hitchcock est-il sincère en croyant qu'un bébé arrangera tout ?
Allez savoir ! Ce film est une curiosité, il en a d'autres dans sa filmo, mais on ne s'ennuie pas une seconde, Joan Barry et Betty Amman sont charmantes, il y a juste une petite longueur, un bon film !
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2019
Après la révolution que constituait Chantage, Rich and Strange fait penser à une régression chez Alfred Hitchcock. Les différences entre ce film et le reste de sa filmographie nous font presque nous demander si c'est bien lui qui est à la barre. Un prologue burlesque, des personnages colorés, aucun caméo du Maître, et le genre du film en lui-même qui n'est clairement pas celui qui l'a fait connaître. Car on a bien affaire à une comédie, une comédie qui sait où aller mais qui reste timorée dans toute ses directions. Cela dit, c'est très loin d'être vide. Le début présente en un temps record les ambitions de leurs personnages et en quoi leur voyage va les changer, Rich and Strange se présente dès lors en un road-movie dont le fil rouge n'est autre que l'évolution de son couple. Un mari ennuyé qui veut sortir du train-train en vivant une aventure fantasmée et une épouse routinière qui découvre un amour révélateur de sa condition. Hitchcock emploi des gimmicks grossiers pour les éléments les plus vains (le mal de mer, l'exploration de Paris, les pancartes intertitres inutiles) mais les plus subtils pour les éléments les plus importants (la tempête, le chat, le steak et le pudding). C'est un voyage dont les étapes transforment totalement notre duo pour rendre leur vie de couple satisfaisante. En comparant avec d'autres modèles d'Hitchcock, l'issue de leur histoire ne semble pas prendre de risque (on peut même parler de rétropédalage à ce niveau) mais la direction choisie est très claire. Le but n'est pas de nous miroiter un conte de fées, juste de nous montrer en quoi une vie à deux peut avoir besoin d'épreuves pour exister sereinement.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2019
Clairement pas une oeuvre marquante dans la filmographie d'Alfred Hitchcock, "A l'est de Shanghai" m'aura même quelque peu déçu au niveau de son histoire qui s'avère finalement bien banale dans son ensemble. La réalisation d'Alfred Hitchcock propose par contre quelque belle idée et j'ai beaucoup aimer la prestation de la jolie Joan Barry qui fait preuve de beaucoup d'émotions, ce qui rend son personnage bien touchant. A voir donc tout de même pour les fans du réalisateur, mais bon ne vous attendez pas à du grand cinéma.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2019
Ce film à mi-chemin entre le muet et le parlant avec cartons et dialogues contient de très nombreux exploits de réalisation.
Il est parsemé de touches d’humour.
La première scène dans une entreprise de comptabilité comporte un mouvement de caméra étonnant : un plan-séquence en panoramique et en plongée progressive embrasse tout le moment de sortie des bureaux. Puis la routine de la vie quotidienne boulot-métro-foyer est montrée à travers un passage comique dans la rame de métro avant l’arrivée à la maison où son épouse coût elle-même ses robes. La générosité d’un oncle est le pretexte à vivre une vie de riches en partant en croisière vers l’orient. Le voyage est bientôt l’occasion de s’essayer à de nouvelles rencontres pour les deux membres du couple. La richesse n’a pas apporté le bonheur dans le couple mais l’a plutôt cassé. La vitesse de la caméra et la densité des idées, la profondeur de champ, le cadrage sur des détails révélateurs, la qualité du montage et des éclairages nous annoncent l’immense réalisateur qu’est déjà Alfred Hitchcock.De l’humour et une réflexion sur la vie, le couple, l’argent dans la première partie du film et un court moment de basculement vers l’angoisse pour le retour. Cependant le film n’est pas un thriller et peut déconcerter.
Henry Kendall joue encore au début comme un acteur du muet alors que Joan Berry paraît beaucoup plus moderne mais cette impression se dissipe au fur et à mesure du film. Ce film est vraiment un point de basculement entre deux esthétiques.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2017
Une bonne surprise que cette comédie qui mêle passion et aventure et constitue l'un des premiers films parlants du Maître. Certes, ici, aucun suspens insoutenable et un canevas scénaristique simpliste mais on suit avec intérêt cet album de cartes postales, où Port Saïd se résume à quelques édifices orientaux observés depuis le bateau et à quelques marchands qui proposent leurs babioles aux passagers fraichement débarqués.
La première séquence, qui montre l'aliénation des travailleurs à la sortie du bureau et dans le métro, reste saisissante.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 mai 2016
Ce film est considéré pour beaucoup comme l'un des petits bijoux hors-thriller de la période anglaise d'Alfred Hitchcock. Il est vrai qu'il dégage pas mal de qualité de ce mélange entre comédie romantique, drame ou encore film d'aventure. D'ailleurs cette diversité dans les différents genres qui, même si elle peut perturber, ne reste pas moins intéressante dans ses idées. Par exemple la partie qui marque le plus est sans doute celle vers la fin où le paquebot coule et que le couple se retrouve dans un cargo chinois. Hitchcock se permet de rire des coutumes chinoises (le chat) qu'elles soient vrais ou fausses, soit de montrer un fait social sur la pauvreté de la population, qui les obliges à piller le bateau pour trouver vêtements, nourritures,etc... Ceci dit peut-être que maitre Hitch désirait plus montrer qu'il vivait comme des sauvages LOL. Mais bon c'est un autre sujet.
Le rire également lors de la première scène où il se moque du quotidien des ouvriers qui travaille (les cassiers qui claquent tous en coeur, etc..). Hitchcock insère plein de petite chose dedans et ça se voit qu'il s'en amuse.

Mais revenons à la fiction. Sir Alfred travaille bien sa romance. Hitchcock prend bien le temps malgré ses 1H20 de film (très court), d'installer les personnage et leurs relations. Plusieurs thèmes qu'ils lui sont chers se retrouvent bien sur dans le film que ça soit le voyeurisme ou l'adultère, qui lui est le sujet principal du film.

Après le film n'a pas l'éclat de ses grands films, il n'y a pas vraiment une grande mise en scène tant l'effort à visiblement plus été mis dans le scénario que techniquement. Il n'y a pas vraiment de scène marquante et d'acteurs se distinguant hormis Joan Barry peut être.Les acteurs n'apportent pas assez de relief dans leurs jeux reflétant une certaine monotonie dans l'intérêt que l'on porte aux personnages.

En bref, regardé ce petit Hitchcock qui ne doit surtout pas être mis aux oubliettes. Et pour ceux qui s'impatientent de voir le roi du suspense dans son sujet. Patientez jusqu'à L'homme qui en savait trop !
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