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Nicolas N.
54 abonnés
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3,0
Publiée le 5 février 2022
J'ai été partagé par ce film, j'ai quand meme mis 3/5, apres je vois que la note globale est beaucoup plus bas, cependant je vais assumer mon 3/5. Film de Gad Elmaleh joué par lui meme dans le rôle principale. Ce film reste drôle malgré parfois la lourdeur... J'ai quand meme rigolé en famille. Ce film est pour passer un petit moment sympa, si vous cherchez un chef d'oeuvre on y est évidemment pas, mais je pense pas que ce soit le but du film. Comme dirait coco, Sourit :)
Pour son premier film en tant que réalisateur, Gad Elmaleh transpose au cinéma l’un des personnages de ses spectacles de one-man-show. Le résultat est très décevant, même si l’ensemble déborde d’énergie. La faute à un personnage omniprésent qui écrase tous les seconds rôles et surtout à un scénario bien fade, sans aucune originalité. Finalement, le meilleur trait d’humour de ce long-métrage est d’avoir obtenu, en 2009, le « Gérard de la feignasse tellement décontractée du gland qu'elle recycle un de ses vieux sketches en film d'une heure et demie ». Bref, sans intérêt.
Une catastrophe. L’histoire de Coco pouvait faire l’objet d’un bon sketche. Sauf que pour faire un film sur l’exubérance de la communauté Juive Séfarade, il fallait plus que des idées de sketche. « La Vérité Si Je Mens » avait été une belle réussite, car il y avait un scénario solide, avec des situations crédibles, des répliques originales et qui sonnaient juste. Hélas, ici, toutes les situations loufoques que Gad Elmaleh choisit de nous montrer, sont individuellement des éléments déjà utilisés ici et là dans beaucoup d’autres films. Mais le pire, est que tout cela ne forme un ensemble ni uniforme ni crédible. Le film reflète en fait un peu le côté mégalomane de Gad, qui, on l’espère se lancera dans une entreprise mieux réussie.
Coco, parti de rien, fait fortune et l'affiche avec générosité. Gad Elmaleh donne une énergie débordante à son personnage. Les seconds rôles lui font écho, mention spéciale à Ary Abittan, si imprégné de son personnage qu'on croit que c'est lui qui a créé ce qu'il présente en particulier la kipa cabana ou encore une nouvelle eau : "De l'eau qui s'appelle Water, ça s'appelle Water l'eau" (hommage à Napoléon). Le héros doit beaucoup à Zerbib (Jean Benguigui), celui qui lui a permis de démarrer, lequel attend une reconnaissance éternelle qui exaspère son élève : "Tu veux que je te remercie tous les jours de ta vie ? Tu m'as mis le pied à l'étriller, j'ai décollé, t'as les boules !". À un moment donné, il est sain de reconnaître que ceux qu'on a aidés ont aussi joué un rôle dans leur succès. La relation de Coco avec son fils aurait pu être plus approfondie, pour créer des séquences d'émotion comme dans L'Aile Ou La Cuisse. Du coup cet aspect manque et les gags s'épuisent aussi par manque d'opposition forte avec d'autres personnages. Un film qui fait rire sauf quand on s'appelle Jean-Jacques.
L'humoriste est à quel degré ? à quel niveau de compréhension faut il prendre tout cela ? A un moment cela fait trop, c'est un délire débile outrancier qui est assez vulgaire, quoi, non, extrêmement vulgaire vis à vis du commun. Une fort mauvaise idée que cette caricature à laquelle on ne croit pas car on pense à tort ou à raison que ce Gad Elmaleh, une célébrité, est pour de vrai pété de tunes et que là il en train de cracher sur tout ce qui peut rester de moralité et de dignité aux gens pas friqués. Les limites de l'humour sont dépassées par une démesure sidérante dans le mauvais goût et la pitrerie à son sommet d'imbécilité: caractère de celui qui est plus ou moins incapable de raisonner, de comprendre et d’agir judicieusement.
On ne s'improvise pas réalisateur et le résultat est ici catastrophique. Trois petits sourires celui de spoiler: madame la préfecture, ceux des danseuses du Moulin rouge, et ce grand rabbin qui est vraiment très grand, sinon on chercherait en vain ce que le film a pour lui. Gad Elmaleh a beau être monté sur piles, il rate tout et en lourdeur, les seconds rôles à l'instar de sa femme sont transparents, Manu Payet exécrable, et le gosse tête à claque. Le scénario n'est même pas écrit correctement (c'est quoi cette sous intrigue inachevée avec un rival sorti de nulle part ?) spoiler: Le pire étant sans doute la fin, on savait bien que son truc allait rater, mais au lieu de nous faire du marrant, il nous pond une scène insupportable de mièvrerie . PS : On confond parfois ce film avec "Chouchou" que j'ai contrairement à celui-ci trouvé intelligent !
Gad Elmaleh a voulu refaire le « coup » de l’acteur-réalisateur Dany Boon l’année précédente avec « Bienvenue chez les Ch’tis ». Pas de chance pour Gad, il a oublié l’essentiel : le scénario. L’exubérance de Coco ne suffit pas à faire un scénario et encore moins un film. Les jeux de mots font parfois sourire mais jamais rire et c’est là le problème. Quel est le comble pour une comédie ? De ne pas être drôle. Voilà, tout est dit !
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5,0
Publiée le 22 octobre 2020
Pour tous ceux qui connaissent un peu la culture française et marocaine. Coco est un film incroyablement drôle et j'ai passé tout le temps à rire. Gad Elmaleh est une caricature du millionnaire marocain qui vit à Paris et tente de faire partie de la société parisienne snob et pâle sans perdre son essence. J'ai adoré ce film car c'est réel, c'est simple sans prétention et ça montre deux cultures différentes à travers des personnages qui sont des stéréotypes précis. Je recommande fortement à tous ceux qui ne sont pas des intellectuels tristes qui aiment les films dépressifs, avec des personnages dépressifs et qui ne voient que des choses négatives sur la vie. Pascale Arbillot, Manu Payet, Jean Benguigui et Ary Abittan sont ici parfait dans leur rôles. Ce film s'adresse à ceux qui sont heureux, optimistes et préfèrent rire plutôt que de pleurer...
En voyant les mauvaises critiques sur ce film, j'ai voulu le regarder en donnant mon avis et j'ai été stupéfait. Déjà je pense que c'est une mauvaise idée de mettre un sketch de 10 min en film d'1h30 et c'est vraiment drôle du début à la fin et Gad Elmaleh est super marrant comme sur scène.
Les comédies françaises, je ne les verrais jamais une seconde fois par plaisir, mais un seul visionnage me comble quand même parfois. J'admets que ce sont sans doute des concavités bien frustes qui sont ainsi colmatées pour que des films tel Coco en viennent à constituer (presque trop facilement) des plaisirs coupables. Est-ce que leur fiasco vient de ce qu'ils sont alors des objets jetables, pur produit de consommation lynché par les fines bouches que les masses imitent ensuite ?
Des questions auxquelles l'opinion publique m'accule, car oui : j'ai aimé Coco. Ma chronique étant partie comme une réflexion, je vais la poursuivre comme telle, histoire peut-être de venir en aide à ceux qu'on moque pour leur affection d'un Gad Elmaleh qui se prend pour Gatsby.
Rassurez-vous, il a bien un truc : ça consiste à trop en faire, mais exactement dans les mêmes proportions partout : s'improvisant acteur total, étalant son personnage partout comme son personnage étale l'argent, il en rajoute jusqu'à calfeutrer la moindre brèche dans une débauche qui a le mérite d'être homogène. Le sien n'est pas d'avoir eu l'idée ni la créativité mais les moyens et l'ambition de les faire naître : son fantasme de la richesse est savoureux, riche, palpitant, même si son œuvre est juste ça.
En fait, il n'y manque essentiellement que la drogue, qui aurait endommagé néanmoins la vision franchouillarde du rêve américain : Elmaleh gesticule sous le nez des blockbusters en sachant très bien qu'il est ridicule, et c'est cela qui est drôle, mais en même temps il ne tombe jamais dans le piège de la parodie. Peuplé de jeux de mots, son film nous fait attendre le prochain gag à chaque fois, et c'est finalement là toute la magie de la comédie : que l'amusement l'emporte sur les considérations qualitatives. Coco n'est pas de celles qui le font de travers en misant avec fainéantise sur le fait que chacun rira au moins une fois.
À contrecourant donc de l'opinion générale, je me fais malgré moi l'avocat du diable en décrétant que Coco n'a pas de défauts : l'excès ? Il a un usage. Le ridicule ? Il est assumé, et ne cherche que rarement à en rejeter la faute sur le spectateur par le grotesque ; il y a une forme de complicité. Le cliché ? Pourquoi, vous étiez venus pour autre chose ?