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Un visiteur
0,5
Publiée le 12 mars 2010
La rafle : Triste pantomime qui contribue à effacer la réalité de l’événement. Les images concrètes d’un événement transforment la situation historique en spectacle et maquillent, édulcorent les faits de mémoire. Les images d’actualité s’il y en a, ou l’oral et l’écrit par quoi les images fonctionnent à minima, sont les plus sûrs garants d’un moindre oubli. Mais dans notre société de reproduction imagée à outrance, le spectacle prévaut et donc pourquoi pas Auschwitz-parade à Mogador, monté par un Robert Obscène ! En réalité la rafle du Vel d’Hiv en 42, au creux de la période de guerre la plus dépressive pour la France, s’est déroulée dans un climat d’immense peur engendré par la menace constante de l’occupant où l’arbitraire s’appliquait partout et à tout le monde juif ou non. Le mutisme, l’effacement, la crainte d’exister prévalaient donc et cet événement n’est transmissible que par des évocations orales et écrites déprises de la brillance de l’image et qui relatent au plus près les faits afin de ne pas trop trahir l’événement sous des effets de reliefs séducteurs en recherche d’émotions somme toute…commerciales. Car la rafle à l’encontre des juifs, par simple respect pour ce drame historique, ne peut être traitée avec le vernis des émotions d’aujourd’hui. La mémoire vire au conte infantile lorsqu’elle s’emplit de superfluités.
"Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser" comme dirait Shakespeare. A aucun moment je n'ai trouvé ce film "trop formaté", "trop illustratif" ou encore trop "mélo historique" comme certains ont pu critiquer. Cette tragique période dont l'Histoire n'est pas fière est ici narrée de façon réaliste et bouleversante. On en ressort la gorge serrée.
On pouvait s'étonner que la rafle du Vel' d'Hiv' (une des pires "verrues" de l'Histoire de France) n'ait pas encore eu les honneurs d'une adaptation sur grand écran. C'est désormais chose faite grâce à Roselyne Bosch qui signe un film qui évite intelligemment le piège auquel il semblait pourtant destiné : le manichéisme. En effet, la réalisatrice nous dresse un portrait tout en nuance de la population française en évoquant aussi bien les Justes qui ont caché les Juifs et l'intervention courageuse des pompiers de Paris que le zèle de l'administration française et de ses milices (voulant faire bonne figure auprès de l'occupant) ou le dilemme des forces de l'ordre contrainte d'obéir sans pour autant adhérer aux actes. Plus surprenant, l'image d'Hitler n'est pas celle d'un fanatique fou furieux mais bien celle d'un homme qui peut à la fois ordonner l'extermination d'un peuple et se montrer affectueux avec les enfants. Ce traitement nuancé donne toute sa crédibilité au film, appuyé en cela par une mise en scène fluide (caméra en mouvement, BO très présente...) qui se permet quelques effets réussis (la terrible arrivée au Vel' d'Hiv', les scènes du Nid d'aigles inspirées d'images réelles...) malgré quelques coups de mou. Quant à l'interprétation, elle est sans fausse note tant au niveau des "adultes" (Gad Elmaleh formidable de justesse, Jean Reno émouvant, Mélanie Laurent impeccable...) que des enfants (en particulier le jeune Hugo Leverdez et les adorables Mathieu et Romain Di Concetto dans le rôle du petit Nono). Evidemment, avec un tel sujet, il faut s'attendre à ressortir de la salle bouleversé, les larmes aux yeux et la gorge serrée par cet épisode honteux de notre Histoire. Heureusement cependant que la réalisatrice conclut son film par une note positive (offrant au spectateur un mini-happy end pour une fois espéré !). En bref, un film utile qui vous remue la conscience et qui devrait trouver une place privilégiée dans les cours d'Histoire.
La Rafle du Vel d'Hiv traitée avec gravité et humanité. Comment rester insensible devant la détresse de ces familles, l'insouciance de ces enfants et l'impuissance de ces parents vis à vis de ces évènements inhumains? Difficile de trouver des défauts à La Rafle tant le propos est grave et le devoir de mémoire important. Pourtant, les scènes où l'on aperçoit Hitler profitant de la vie avec hédonisme et humour pendant que tant de gens se font massacrer semblent quelque peu déplacées. La gravité de la situation et la dislocation de ces familles juives se suffisaient à elles-mêmes, ainsi que la collaboration insupportable de la police française. Les larmes viennent facilement . Un film juste et triste, à ne pas mettre devant les yeux les plus jeunes avant qu'ils aient l'âge de tout comprendre.
Une liste de schindler, mais à la française? Je n'ai pas envie de dire que c'est raté, mais je n'ai pas envie de dire non plus que c'est une réussite. Les scènes de chaos humain sont extrêment réussie, à la sortie des camps en particulier. Le manque d'humanité dans le traitement des juifs est aussi réaliste et bien retransmis à l'écran. Le jeune est un excellent acteur ainsi que Jean Reno. Gad Elmaleh j'y crois beaucoup moins ( même s'il n'est pas mauvais). Je regrette aussi le côté trop Manichéen du film. D'un côté les grands méchants qui livrent les juifs, les antisémites. Et de l'autre les grands gentils, qui sauvent tout le monde. Aucune nuance sur les obligations de certains policiers qui éthiquement pourrait se sentir mal de le faire. Non tout ceux qui sont du mauvais côté, y trouvent de toute manière un côté malsain. Bref, ils ont tenté, ils ont moyennement réussi.
"La Rafle" est abordé de la même façon que la grosse majorité des films traitant de la déportation c'est-à-dire de manière manichéenne et avec un sentimentalisme surdosé. L'aspect mélodrame est poussé tellement loin que la crédibilité du film en prend un coup. L'intelligence ou tout du moins une certaine réflexion manque au long métrage de Rose Bosch mais la réalisatrice a le mérite de nous émouvoir à plus d'une reprise grâce notamment au choix de magnifiques musiques (Debussy, Chopin, Grieg,...). Au final, on se retrouve en face d'un film ultra formaté qui en fait des tonnes mais cela marche par moments.
Quand j'ai vu la bande-annonce, je me suis dit "Oh non, encore un énième film sur la seconde GM!", et la tête des stars à l'affiche sentait la production mélodramatique à plein nez. En tout cas, le film me semblait bien râté. Et bien, je me suis mis le doigt dans l'oeil parce que ce film est très bon, très riche et fort sur le plan humain et émotionel. C'est un objectif très compliqué, de relater des faits d'une période aussi horrible et cruelle pour un cinéaste. Hors, ici, l'histoire est très bien cadrée et les personnages nous sont bien présentés. Les acteurs, à ma très grande surprise, sont très bons; même Gad Elmaleh que j'appréhendais énormément. Des scènes qui résonnent dans nos esprits à la sortie du film. Une belle reconstitution de l'époque. Et une mention spéciale à la performance de Mélanie Laurent, actrice que je n'apprécie absolument pas autrement, que j'ai trouvé magnifique dans ce rôle d'infirmière se donnant corps et âme pour crier la vérité.
Enième film basé sur un devoir de mémoire exclusivement dédié à la Shoah (certains souvenirs nationaux étant visiblement plus facilement oubliables que d'autres...), La Rafle, à défaut d'être un véritable témoignage historique, est une production cossue particulièrement bien huilée, calibrée pour atteindre ses deux objectifs principaux: Faire pleurer dans les chaumières et faire péter le tiroir caisse!
Si le second objectif a vraisemblablement été atteint, inutile de dire que le premier tombe bien maladroitement à coté de la plaque, Rose Bosch (du Travail de Pro) n'étant (d'un point de vue cinématographique) pas du même acabit qu'un Roman Polanski en la matière (doux euphémisme s'il en est
Mais au risque de passer pour un Nazi en puissance (associer les critiques à Hitler pour faire les faire taire est en effet dans l'esprit de la politique du gouvernement Allemand de l'époque) je n'ai pas pleuré pendant le film.
La faute en grande partie à une imagerie bien trop lissée et convenue, cumulant trop de bons sentiments et d'artifices en tout genre (le gamin et son nounours, les plans CGI du Vélodrome d'hiver numériquement reconstitué) qui finissent par plomber définitivement toute possibilité pour le spectateur de comprendre dans ses tripes le vrai drame de cette époque.
Car le fait de présenter au public de "bonnes" petites têtes blondes plus facilement identifiables en tant que "Français" (ou de s'adjoindre les services de célébrités plus typées comme Gad Elmaleh), Rose Bosch entérine implicitement l'idée que la défense des Juifs de l'époque aurait due être assurée en leurs qualités de citoyens et pas en leurs qualités de Juifs. Or, Ironie oblige, c'est bien malheureusement parce que le gouvernement de l'époque a fait cette distinction, qu'il a sacrifié ces pauvres gens pour sauver les autres, les vrais Français...ceux de "souche" (catholique et tout cela va sans dire
Ainsi donc, on assiste impuissant à cette succession d'évènements tous plus honteux les uns que les autres (tant sur le plan fictif que sur le plan historique) révolté par cette scandaleuse prise d'otage émotionnelle à haute teneur manichéenne.
Une occasion en or de dénoncer tous les racismes lamentablement ratée par une cinéaste se disqualifiant elle même par sa vindicte communautaire, sûrement convaincue du caractère exclusif de la xénophobie qu'elle dénonce, se posant grossièrement façon guide touristique à Yad Vashem, incapable de saisir la mécanique funeste qui a permis à de tels évènements d'avoir lieu (la frustration des opprimés finit toujours par avoir gain de cause, le Nazisme étant la conséquence directe des années d'humiliation imposées à l'Allemagne par le traité de Versailles) et de voir que le dénominateur commun sous les kippas et les voiles en tout genre que l'on cherche à écarter de la vie collective (l'enseignant écarté de l'administration interdite aux fonctionnaires Juifs) ce sont avant tout des Hommes et des Femmes (voir des enfants) les véritables victimes que l'on voue aux gémonies sur fond de répliques du genre: "on va être enfin chez nous" ou "la vermine Juive".
C'est dire si les leçons de l'Histoire sont loin d'avoir été retenues...
Premier film sur la rafle du Vel d'hiv, La Rafle est une oeuvre forte qui émeut du début à la fin et vous suit longtemps. Les acteurs sont très justes, Jean Reno et Mélanie Laurent sont superbes, les enfants incroyables, le film contrairement à ce que disent ses détracteurs reste dans la sobriété. Il est vrai que certains détails surenchérissent dans le pathos et que les scènes avec Hitler cassent le récit et sont complètement inutiles, mais La Rafle est loin d'être le tire-larmes dénoncé par certains. Il est avant tout un très beau film dur sur une période sombre de notre Histoire qui nous émeut jusqu'à ce que le spectateur verse des larmes sincères. Certes, le film demeure une reconstitution et n'atteint pas l'insoutenable d'un Nuit et Brouillard mais ce n'est pas ici le propos. La Rafle se veut une chronique de faits sombres et réels ettente d'exposer au mieux les différentes réactions de chacun, ce qui permet de se dire que, même dans le pire des cas, il reste toujours de l'espoir comme le montre la scène des pompiers. La Rafle est un beau film qui vous submerge, dur mais indispensable.
Pour résumer cette touchante histoire, il nous faudrait user de compliments et de superlatifs. Car avec un scénario bien écrit, des prestations d’acteurs justes et simples (surtout Gad Elmaleh méconnaissable dans le rôle du père protégeant sa famille) et une réalisation bouleversante. Avec une fin qui nous arrache nos trips niveau émotionnel et nous bouleverse. Un film magnifique d’humanisme.
Une fois de plus un long-métrage sur la Shoah qui joue efficacement sur la sentimentalité, mais qui réussit à dépasser l'intérêt de la Liste de Schindler. L'intrigue autour du Vel'Div est bien trouvée, car à mon avis, ce lieu maudit n'a pas encore été transposé dans un film. Malheureusement, le fait d'avoir engagé Gad Elmaleh n'a pas été un assez bon choix : même s'il joue bien ici, on le voit toujours avec son côté comique qui ne le quittera plus jamais. Jean Reno est bien sûr excellent. La réalité historique est parfaite, les décors du Vel'Div très bien refaits, dans un sujet troublant, ainsi qu'une courte vue sur la vie dans un camp moins horrible que Auschwitz.
Un film qui fait réfléchir sur la responsabilité française dans cette rafle. Un film bouleversant, formidablement bien interprété (Mélanie Laurent et Jean Reno sont exceptionnelles) et très bien filmer par la réalisatrice Rose Bosch, avec une histoire malheureusement vrai qui vous prend aux tripes. On peut dire qu'il s'agit d'un film magnifique, mais on ne peut pas dire qu'il s'agit d'une belle histoire, qui reste trop oublier. Un film à ne pas manquer.
Film vraiment plus que touchant ! Il est dificile de pa lacher une petite larme. Cela ne sert a rien despérer que se film termine bien, il retrace la réalité, impossible que cela se finisse bien. Tous les acteur sont exelent. C'est un film a voir !