Un film de pirates qui ravira les amateurs du genre, reprenant à peu près tous ses ingrédients typiques. De l'exotisme, de l'aventure, des coups fourrés, de jolis costumes, des belles maquettes, des croisements de fer et canonnades, des cartes au trésor, du rhum... Mais surtout, un ensemble bien coloré, le technicolor donnant un aspect presque flamboyant et irréel à l'ensemble. "Anne of the Indies" est tout de même assez court (1h21), ce qui est à double tranchant. D'un côté, le récit est très pêchu, n'ennuyant jamais. Le scénario regorge de rebondissements en tous genres et de changements de situations pour les personnages. De l'autre, l'aspect court se ressent. Dans les scènes d'action qui semblent parfois estropiée (à plusieurs reprises j'aurais voulu que les affrontements durent plus longtemps !). Et dans les sous-intrigues, fréquemment sous-exploitées. Je pense que de nos jours, ce même scénario pourrait sans mal être dopé pour un solide divertissement de plus de deux heures. Côté acteurs, Jean Peters a de la poigne en femme pirate. Si ce n'est que son personnage est un chouïa trop romantique, tombant bien vite sous le charme d'un Français intriguant. Celui-ci est campé par le French Lover Louis Jourdan, dont le regard de tombeur détonne dans un film de pirate... mais qui trouve sa justification dans le récit. Du bon divertissement de l'âge d'or hollywoodien.
Un des sommets du film de pirate, porté par une Jean Peters déchainée, dont le nez retroussé et l'air chafouin donnent à son personnage passion et détermination. Sa découverte de l'amour, sa tristesse lorsqu'elle comprend qu'elle a été trahie, puis son sacrifice ultime, sont des couleurs rares dans un long-métrage où les combats sont, par ailleurs, formidablement mis en scène par l'éclectique et génial Jacques Tourneur. En rivale confiante, Debra Paget offre une des beautés les plus irrésistibles des studios hollywoodiens des années 50, à laquelle succombera également Fritz Lang lorsqu'il tournera, quelques années plus tard, son magique diptyque germano-indien.
Classique production revenante en Amérique, donne naissance à un film classique, une sorte de pirate des Caraïbes au féminin masculinisé, c’est l’éveil des sens humainement historique, la colonisation britannique, française, néerlandaise, espagnole, portugaise et autres. Les deux premières nations se disputent, pendant le sommet du siècle des mers antillaises, l’hégémonie domination colonie américaine au 18ème : 1700 goes to the West Indies pour Anne Providence, elle le vaut bien son parfum senteur proto-féminisme.
Me too you tooooo Captain Woman.....! Des colons devenus pirates illettrés, c’est touchante cette gracieuse robe de soirée gala offert vendue comme une malpropre par le prisonnier français, Pierre-Francois La Rochelle, sacré agent double séducteur officier marin pirate !...... English and french, commerce transaction réglé trafic négociation diplomatique esclavagisme, c’est l’amitié chaleureuse attitude de l’homme barbe noire pour une femme, dont la légende maritime éveil la sensualité, sous le charme de l’amour puis rebondissement de l’intrigue féministe :
- Trahison blessure passionnelle ennemi, ça fait très très mal en le for intérieur de la femme piratesse capitaine orgueilleuse des îles, la flibustière se fit un nom dans ce triangle des Bermudes mythe, le folklore transmis chez les plantations de canne à sucre. - L’alcool à rhum produit contre le rhume pharmacie dispensaire taverne des pirates bandits pilleurs chasseurs de carte aux trésors, à vos souhait atchoum....... un classique du genre faite par la réalisation Franco-Américaine, c’est officiel que Jacques Tourneur mérite le tournant de sa carrière de metteur en scène attitré.
Célèbre film de pirates, assez court sans une minute inutile au récit. Des combats un peu rapides, pour une fois une actrice tient le premier rôle. Ce film est devenu un classique du genre et se regarde avec plaisir.
Divertissant en v.o., et avec des temps forts, cette histoire de pirates commandés par une femme inflexible sauf sur un point. Le beau jeune traître embarqué, plutôt que de passer par-dessus bord, a le malheur d'accepter un ralliement à la tigresse : on a l'impression de lire un illustré des années cinquante. Pour les enfants très éveillés en anglais et à la lecture à partir de 10 ans et les adultes avides de joutes aimables agrémentées de mutineries et de sagesse doctorale sur fond de caravelles, c'est tout à fait plaisant à suivre...
Un des meilleurs films de pirates jamais tourné ! Certes, on est bien loin ici de "Pirates de Caraïbes" ou de "Pirates", de Polanski, mais Tourneur réalise, avec les moyens du bord, un film magnifique porté par la brillante Jean Peters. A des années lumières de la production hollywoodienne de l'époque, Tourneur, une fois encore, va à contre courant en présentant un film d'aventures où les héros sont aussi fait de sentiments et de doutes ! Ce film marque un genre, comme en son temps, "la Griffe du passé", du même réalisateur, marqua également son temps... pour entrer dans l'histoire du cinéma.
Un très beau film d'aventures, aux couleurs radieuses et à la mise en scène de grande qualité. Après nous avoir ébloui par de brillants films fantastiques, Jacques Tourneur revient ici en très grande forme, pour nous offrir cet éblouissant divertissement, plein d'énergie et d'émotions. Tourneur semble avoir bien pris le temps de s'intéresser à ses personnages et les rend tous trsè intéressants, particulièrement celui de Jean Peters, qui nous offre ici une belle performance dans ce role de femme de fer finalement assez sensible. Bref, un bijou du film de pirates qu'il serait particulièrement regrettable de regretter. Vraiment réussi.
Pendant les années pirates, Jacques Tourneur choisi de mettre en scène le Capitaine Providence, fille adoptive du terrible Barbe Noire, qui va recueillir le un pirate français comme navigateur, s’en suit mensonges, trahisons et amours inconditionnels.
Le réalisateur franco-américain nous offre un film de piraterie génial qui possède une force scénaristique et des personnages haut en Technicolor. Cependant, plus de profondeur sur un personnage comme celui de Barbe Noire (grande légende de la piraterie), aurait été préférable pour faire durer le plaisir.
Un des plus beaux films de tous les temps, d'une force sans nom, qui parle de féminité, d'amour, de désir, vraiment un très, très beau film, avec la fabuleuse et magnifique Jean Peters.
Chef d'oeuvre du film de pirates, bien supérieur au Barbe Noir de Raoul Walsh. Je crois que la version VO sort pour la première fois en France (à vérifier). A quand le DVD avec une restauration de ce splendide technicolor?