Un film plaisant, même s’il peine à trouver son ton, oscillant sans cesse entre comédie et drame, comme s’il ne parvenait jamais à choisir. Cette indécision laisse le spectateur à distance, incapable de vraiment l’apprécier pour ce qu’il est ou veut dire. Jim Carrey livre une très belle prestation, parfait dans ses excès lunaires et dans la tendresse qu’il parvient à insuffler à son personnage.
L'histoire vraie d'un amour homosexuel né derrière les barreaux d'une prison. On ne va pas se le cacher : comédie ricaine oblige, il y a parfois des passages trop graveleux, notamment en début de film, tout comme on échappe pas à la tentation d'appuyer le truc quand seules les images suffiraient. Mais à côté de ça, "I love you Phillip Morris" sait surprendre et plaire. Grâce à son personnage principal hors du commun qui sait se sortir avec filouterie de tous les guêpiers dans lesquels il se fourre tout seul comme un grand et qui nous fait passer par toutes les émotions. En cela, le rôle est du sur-mesure pour Jim Carrey, qui déballe tout le tableau. Rappelant au passage (si c'était nécessaire) qu'il n'est pas qu'un simple faiseur de grimaces au visage extensible. Face à lui, Ewan McGregor est à la hauteur, dans un style tout à fait différent, usant de minauderies en tous genres. Vraiment une agréable surprise en ce qui me concerne.
Je me souviens distinctement avoir vu la bande-annonce de "I Love You Phillip Morris" en salles à l'époque et m'être dit "bah, c'est la dernière pitrerie avec Jim Carrey". Je n'ai plus repensé au film, qui a d'ailleurs eu une exploitation très discrète : seulement 20 millions de dollars de recettes mondiales ! Il faut dire que son sujet détonnant a effrayé plus d'un distributeur ou producteur. 15 ans plus tard, je le découvre par hasard... et c'est franchement bien. Une histoire d'amour et d'arnaque improbable, pourtant tirée de faits réels. Steven Russell alterne les boulots et les combines, tout en assouvissant son homosexualité. Ses escroqueries le conduisent en prison, où il rencontre Phillip Morris, un autre détenu gay, qui sera l'homme de sa vie. Un film américain mainstream avec deux têtes d'affiches qui parle d'une vrai relation romantique homosexuelle, ce n'était pas commun en 2010. D'autant que les réalisateurs n'y vont pas avec le dos de la cuiller, montrant baisers et scène de sexe inattendues. Sans pour autant verser dans le vulgaire. Non, le scénario est même franchement au-dessus du panier des comédies américaines. Tant dans les gags bien vus, que la caractérisation touchante des personnages et de leur histoire d'amour, entre barreaux et billets verts. Tout en montrant de manière drôle les diverses escroqueries et tentatives d'évasion du protagoniste. Sur 1h30, cela donne une oeuvre très rythmée et pleine de bons sentiments. Ewan McGregor est très attachant en Phillip Morris, en couple avec un homme insaisissable. Ce dernier est campé par un Jim Carrey en forme, qui ne cherche pas à en faire des caisses, mais met son énergie au service du personnage et du film. Une belle histoire d'amour.
I Love You Phillip Morris est un film de Glenn Ficarra et John Requa sorti en 2010 avec Jim Carrey et Evan McGregor (Star Wars). Ce film retrace la « vie » de l’escroc Steven Russel qui s’évada 4 fois de prison par amour. En effet, c’est lors de l’un de ces « séjours » en prison, il recontra Phillip Morris, un autre détenu. A travers ce film, nous suivons la romance mouvementée entre ces deux hommes. Mais que peut-on faire par amour ?
J’ai beaucoup hésité avant de me lancer à regarder ce film. L’affiche ne me donnait pas tant envie que ça. Finalement, j’ai regardé la bande-annonce et je me suis aussitôt dit qu’,il fallait que je regarde. Mais après pourquo se passer d’1h30 en compagnie de Jim Carrey. Je ne vais pas dire que le film était extrêmement drôle mais quelques passages m’ont fait pas mal rrire. spoiler: Quand on apprend que finalement Steven n’as pas le sida et qu’il nous avit pourtant ému
Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce film improbable mais qui nous apprend en même temps plein de choses.
Fan inconditionnelle de Jim Carrey depuis mon enfance, c'est ma première rencontre avec "I love you Philipp Morris". J'avais un peu de préjugés sur le film, envoyés au tapis avec un duo surprenant, mais attachant. J'avais peur d'être noyée sous une tonne de clichés, mais malgré la présence de quelques-uns, ça n'a pas affecté le visionnage. Quelques longueurs sont certes apparentes, mais elles sont vite négociées par le jeu de nos deux tourtereaux.
J'aime beaucoup la signature typique de Jim, cette sensibilité et ces émotions qu'il parvient à partager au travers de l'écran. J'ai adoré l'histoire d'amour, pleuré à la fin. Steven Russel n'est pas un homme qui attire la sympathie, mais Jim Carrey a su lui apporter une profondeur émotionnelle qui nous empêche de le détester.spoiler: La scène où il retrouve sa mère, jeté parce qu'il gênait sa petite ville désormais tranquille m'a particulièrement fait mal au cœur. mais d'autres ont
J'aime le jeu de Jim Carrey, j'aime ses prestations, ses mimiques, ce regard emprend d'une profonde émotion.
Petite mention à Ewan Mcgregor qui est vraiment attachant et que je découvre dans ce film. Une très belle expérience que je réitererais.
C'est l'histoire vraie, quoique tournée en comédie, du dénommé Steven Russell, père de famille et salarié quelconques puis, après son coming out, exubérant arnaqueur au grand coeur. C'est évidemment cette partie de la vie de Russell qui intéresse les auteurs. Jim Carrey incarne cet homme qui, renonçant enfin au mensonge de sa vie, transforme sa vie en mensonges, exprimés par ses escroqueries et ses impostures. En prison spoiler: -beaucoup de séjours et d'évasions- il fait la connaissance du tout aussi blond et tout aussi gay Phillip Morris (Ewan MacGregor) avec lequel il entame une profonde histoire d'amour. Le scénario place au centre de la comédie la liaison entre les deux hommes, peut-être en croyant amuser la galerie en confiant au duo vedette des rôles a priori à contre-emploi. Pourtant, en l'état, leur histoire semble accessoire et d'un intérêt relatif dans la mesure où aucun des deux personnages n'a de de véritable épaisseur ou originalité sentimentale. Somme toute, on aurait préféré que la comédie se consacre entièrement aux cocasses forfaits de Russell, l'érige en "Incorrigible" à l'instar du mythomane Belmondo dans le film de de Broca.
Moi qui suis un gros fumeur je me suis laissé séduire par le titre, de ce film, sans en connaître le scénario. C'est une comédie (dramatique) un peu et avec des folles ,assez olé olé, tirer d'un fait réel. Un spectacle convenable, qui fait penser au film attrape-moi si tu peux avec DiCaprio. 3 étoiles. ----Octobre 2023----
On l'attendait avec une certaine impatience, cette comédie dans laquelle l'inusable Jim Carrey forme un couple gay avec Ewan McGregor forcément ça valait le coup d'oeil rien que pour la curiosité . Librement adapté de l'histoire vrai de Steven Russell, un ex-flic & ex-mari doté d'un QI de 169. Si le film accuse pas mal de baisse de régime, on tentera de ne pas trop en tenir compte, préférant se délecter de la prestation toujours aussi épatante et délirante de Jim Carrey, face à un Ewan McGregor touchant & sincère. Je tenais à noter particulièrement que, malgré le fait que ce ne soit pas forcément mon genre de film, la diversité de sentiments que ça arrive à nous faire ressentir me plait. On souhaite le bonheur à Mc Gregor, on veut voir Carrey dans son délire de vie de couple, avec sa vision spéciale des choses. Avec tout ça on ne s'ennuie pas et on reste scotché, surtout à la fin. Audacieux pari que de traiter ce sujet par la comédie,la ou tant d'autres auraient visé le coté dramaturgique de l'histoire.Une bonne comédie ou jim carrey excelle,il était temps de le revoir au mieux de sa forme.
Jim Carrey change de registre pour incarner un escroc érudit non violent et mythomane. Son duo avec McGregor fonctionne et son humour est immuable. C'est"Carreyment" bon !
Une histoire (vraie) incroyable autour d'un personnage haut en couleurs, inventif et attachant par l'amour sans limites qui l'habite. Entre humour et émotion, J. Carrey propose une prestation intense.
Jim Carrey toujours au top de sa forme, dans cette comédie dramatique, drôle, touchante, poignante, avec une histoire et un scénario des plus original !
Ce film n'est pas sans nous rappeler Attrape moi si tu veux, avec cette histoire d'un homme au QI élevé qui par tous les moyens légaux ou illégaux cherchent à arriver à ses fins. Jim Carrey est plus en retenue qu'à l'accoutumée, le ton étant plus grave tout en offrant quand même de bons moments de comédie. Ewan McGregor est plus en retrait, comme à son habitude. Le film est plaisant à suivre mais se perd dans sa fin en voulant raconter trop de chose. Film inférieur à Attrape moi si tu peux.
S’il est bien un film avec Jim Carrey, I Love You Phillip Morris – comme nombre d’œuvres dans lesquelles a joué l’acteur – est avant toute chose un film sur Jim Carrey, sur son recours à la fiction pour échapper au réel et se raconter dans la peau d’un autre, pour raconter une personnalité qui dit quelque chose de la sienne en réagissant avec elle. Pas de déguisements au sens propre ici, mais la thématique du mensonge s’avère omniprésente et détruit en partie la relation de confiance qui unissait Steven Russell audit Phillip Morris. Toutefois, mentir ne constitue jamais un caprice de la part du personnage mais définit son rapport au monde et aux choses ; Steven ne sait faire autrement et réussit alors à convertir, tel un alchimiste, le faux généralisé en véritable amour qui use des artifices, des pirouettes et des résurrections pour renouveler les preuves d’une passion hors de la monotonie habituelle. Dans le costume d’un avocat, Steven est avocat ; dans celui de l’homo parodique avec pantalon blanc, mocassins et petit chien, il est cet homosexuel et revivifie aussitôt le cliché en lui donnant épaisseur et personnalité. Pour autant, ce jeu de rôles, dévalué par ses pairs et par son amant, occasionne une crise interne qui ressemble à un dilemme duquel le héros tragique ne peut s’extraire : comment, en effet, « être le vrai moi, vivre à ma manière » quand ce moi s’avère pluriel ? De façon plus vertigineuse encore, Steven reconnaît en prison qu’il n’est qu’une pure création et qu’en qualité d’être de fiction, il ne dispose d’aucune existence véritable – constat partagé par les avatars de Jim Carrey que sont Tony Clifton dans Man on the Moon (Miloš Forman, 2000) ou Truman Burbank dans The Truman Show (Peter Weir, 1998) : « comment quelqu’un qui n’existe pas peut-il continuer à exister ? ». Le long métrage épouse en structure narrative cette course au mensonge, les retournements de situation correspondant à l’éclatement de la bulle fictionnelle dans laquelle vivait Steven jusqu’à la formation d’une nouvelle ; son esthétique soignée, forte d’une photographie somptueuse, nous donne l’impression d’assister à un rêve éveillé, de la même manière que le jeune garçon contemple les nuages et y voit phallus et testicules. L’irrévérence de ton, l’audace de plans et de scènes qui mirent en péril la carrière de Jim Carrey – c’est du moins l’aveu qu’il en fait dans ses Mémoires flous publiés récemment –, le thème musical mémorable que signe Nick Urata, l’alchimie à l’écran des deux comédiens principaux, excellents au demeurant, tout cela érige I Love You Phillip Morris au rang des meilleures comédies de ces dernières années.