Filatures
Note moyenne
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Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2010
On était accoutumé au style nerveux des cinéastes de Hong Kong, mais là le dynamisme de Yau Nai Hoi, atteint des summums rarement égalés. La recherche de l'efficacité réussi partout. La narration, ayant recours à l’ellipse tout azimut ne laisse pourtant dans l’ombre aucun détail qui pourrait entraver la compréhension de la trame. Quand à la psychologie des personnages, d’une économie à la limite de la radinerie, permet malgré tout de brosser des portraits crédibles et attachants. Les plans sont à l’image des techniques de filatures et des scènes d’actions, vifs, brefs, hyper sophistiqués, mais toujours chargés d’émotion. A faire visionner en boucle à nos cinéastes occidentaux, débutants ou renommés qui s’encroûtent (Scorsese, Scott, Bigelow, Verhoeven, Chabrol, entre autres…) qui, souvent, en voulant mettre en relief l’action et le suspense, traînent trop la patte, plombe l’ambiance, et nous ennuie finalement.
Peichan2
Peichan2

86 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2009
Grosse surprise et le titre du film veut bien dire ce qu'il veut dire les filatures sont excellentes et je ne me suis pas ennuyé de tout le film et pourtant l'action n'est pas forcément très prononcé voir pas du tout. l'interet du film réside vraiment dans les actions mises en place par les protagonitses et l'intelligence de ceux ci.
Toutou to you
Toutou to you

40 abonnés 599 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2013
Scénariste de Johnnie To himself, Nai-Hoi Yau se lance en 2007 dans la réalisation. Filatures, à l'image de la filmo de maître To, sera donc un policier qui suivra au plus près ses personnages. Impossible en effet de ne pas reconnaître le style de l'auteur de Fulltime Killer, Yau semblant vouloir copier plus qu'il ne veut créer son univers original. Mais contrairement à To, il esquisse des portraits assez lacunaires, ne se concentrant que sur des filatures. Pris en tant que tel, cet élément est sinon ingénieux du moins intéressant. Mais quelques maladresses sabordent un peu l'entreprise, la première étant sa trop forte propension à jouer sur les hasards. Et puis, la construction temporelle simplifie trop, elle schématise l'enquête jusqu'à l'utilisation d'un 'subterfuge' (l'enfant) qui annonce un développement naïf. Filatures n'en possède pas moins une vraie vitalité, que le cinéma hong-kongais et asiatique véhiculent admirablement depuis plusieurs années.

Piggy intègre une équipe de surveillance de la police criminelle. Manquant cruellement d'expérience, et d'assurance, elle tente de s'y faire une place. Une enquête visant des malfaiteurs va lui permettre de montrer ses capacités en matière de filature...

Yau ne s'intéresse qu'à l'enquête elle-même, les portraits psychologiques accusent donc le coup. Et suivant l'évolution de son personnage principal, Piggy, Filatures m'a un peu déçu. Les deux face-à-face qui se répondent me laissant un arrière-goût désagréable...trop prévisible. Heureusement, le rythme remplit sa part du contrat, on ne s'ennuie pas et quelques séquences rendent le métrage agréable. Filatures est un film appréciable. 3/5
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2009
Un très bon thriller qui noius tient en haleine jusqu'à la toute dernière seconde.
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2015
Filatures s'inscrit dans la lignée des polar noir de Corée. Porté par le grand Tony Leung, il nous emmène dans une enquête de police rythmée et pleine de désespoir qui captive assez fortement. Du bon cinéma coréen de qualité, qui se regarde avec intérêt.
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juin 2014
Filatures permet de suivre un groupe spécialisé dans les filatures l'idée de départ est intéressante et originale mais c'est pas du tout exploitée mis à part 2/3 techniques propres au groupe les scènes de filatures n'ont rien d'extraordinaires et ne sont pas différentes de ce que l'on peut dans un film policier classique. Ce groupe est donc chargé d’arrêter un groupe de braqueurs, en premier lieu ça n'a rien de bien palpitant et bien ça se confirme il n'y pas de suspens, le déroulement est très classique, la mise en scène enlève toute tension. Je suis un peu critique parce que il y avait matière à faire beaucoup mieux mais c'est pas pour autant un mauvais film ça se laisse regarder sans problème et sans ennuie.
Un remake Coréen a vu le jour l'année dernière donc pourquoi pas un remake Américain avec un plus gros budget, des stars et un aspect spectaculaire à l'histoire serait peut être pas mal.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2013
Premier film de Yau Nai Hoi, scénariste de Johnnie To, "Filatures" ne surprendra donc pas dans ses thèmes et son aspect de thriller. Et il faut dire que l'idée du scénario est sympathique, nous plongeant au cœur d'une brigade spécialisée dans les filatures, s'appelant seulement par des noms de codes. Mais au final, le scénario ne repose que sur ça et la mise en scène ne parvient pas à apporter suffisamment de tension ou de poésie (malgré de beaux moments, comme les blagues de celui qu'on appelle "Le Chien") pour qu'on puisse être totalement pris par l'histoire, qui réserve néanmoins de belles surprises. Mais n'est pas Johnnie To qui veut et sans la virtuosité de sa mise en scène, le scénario de Yau Nai Ho paraît plus fade.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2008
De par son sujet, extrêmement prenant. Le réalisateur apporte une tension continue comme si nous étions projetés réellement dans ces affaires de fillatures. Le sujet frôle l'enlisement dans une mièvrerie effleurée vers la fin mais nous évitons le pire. Le rythme est constant, la fin est tout sauf lourde par une ellipse d'actions utiles au bon déroulement du film...On observe, "joue", se prend au jeu et nous avons l'impression d'être réellement immergé dans cet univers codifié de "la fillature". Par forcément le renouveau du cinéma asiatique mais très intelligemment mise en scène avec un certain savoir faire. Le forme prise est plus que lié au fond de l'histoire. A défaut d'être passionnant, le film s'en veut très très prenant.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
Rarement un titre (français) n'a été aussi explicite : "Filatures" parle de filatures, de ceux qui sont filés et de ceux qui filent. En effet, particularité de la police de Hong-Kong, il existe réellement une unité spécialisée dans la filoche et qui se retire quand vient le temps de l'intervention.

Le titre anglais est "Eye in the Sky", référence au précepte qu'enseigne le Chien (chacun des membres de la brigade a un surnom animalier, le Chien, le Serpent, la Crevette...) à sa nouvelle recrue, Piggy : "Comme un oeil dans le ciel, tu dois tout surveiller". Précepte qui s'applique parfaitement à la réalisation de Yau Nai Hoi, comme il l'explique : "Tourner à Hong Kong est compliqué si vous n'avez pas de gros moyens. Je ne pouvais pas me permettre de construire des décors ou de bloquer la circulation, ou de gérer la foule des passants. Donc parfois on plaçait la caméra suffisamment loin pour que nul ne la remarque, ce qui allait parfaitement avec ce que raconte le film : donner le sentiment de surveiller les choses et les gens à distance, comme des proies qui ignorent qu'elles en sont une. Le plus difficile, c'est qu'on avait rarement droit à une deuxième prise dans les rues. Tout va tellement vite que d'une prise à l'autre, rien n'est raccord : ni les voitures, ni les métros, ni les gens !".

Il s'amuse lors de la scène d'ouverture à nous montrer le Chien en train d'entraîner Piggy à la filature, tout en les faisant croiser un amateur de sudokus, qui n'est autre que le Fantôme, celui qui sera l'objet de leur surveillance dans toute la seconde moitié du film. Et dans un plan d'ensemble, alors que le Fantôme n'est encore qu'un passant, la caméra hésite avec Piggy avant de la suivre en train de suivre le Chien.

Je regrettais hier dans ma critique de "California Dreamin'"l'abus de la caméra portée comme substitut vériste à un véritable travail cinématographique. Ici, il y a certes des caméras portées en abondance, mais utilisées intelligemment au service du récit, au même titre que de nombreuses autres figures de la grammaire du cinéma : recadrages, plongées, montage interne, et même des zooms fréquents - peut-être trop -, le tout lié par un montage extrêmement dynamique. Et effectivement, cette sinuosité de la réalisation semble épouser à la fois le dédale des rues enchevétrées de Hong Kong, et la complexité des relais mis en place par la brigade pour que ses agents ne soient pas repérés.
Centré sur une action palpitante, "Filatures" prend quand même le temps de s'intéresser aux personnages, notamment le Chien, chef de groupe paternaliste et débonnaire, et la jeune recrue, Piggy. Acceptée dans la brigade grâce à ce constat du Chien "Comme tu as l'air cruche, tu passeras inaperçue" (Y a-t-il un humour caché vis-à-vis de l'actrice Kate Tsui, Miss Hong Kong 2004 ?), Piggy fait l'apprentissage des difficultés de ce métier, au premier rang desquels l'obligation de discrétion qui peut amener à ne pas intervenir quand un délit est commis, et c'est ce qu'elle symbolise quand, en pleurs, elle se lave les mains du sang d'un policier à un tuyau d'arrosage tenu par son mentor.

A partir d'une intrigue assez mince et plutôt classique, Yau Nai Hoi réussit à maintenir une tension constante dans ce jeu de piste haletant, une des premières bonnes surprise de 2008.

http://www.critiquesclunysiennes.com
rolly-tyler
rolly-tyler

34 abonnés 610 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2008
Film policier dont le sujet est plutot réaliste.Le film est assez plat point de vue scenario.Je m'attendais a mieux.Certains passage sont interessant mais le film en generale n'est pas bon.
Arthurlamouche
Arthurlamouche

14 abonnés 688 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2009
Grâce à son montage et à son rythme, Filatures nous tient en haleine pendant 1h30. Suspens et rebondissement sont aux rendez-vous. Mais il manque la "patte" d'un auteur. Le film est trop accès sur les enquêtes et pas assez sur les personnages et leur relation (on ne croit pas un instant à la tristesse des personnages quand le mentor se fait agresser).
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2008
S’inscrivant dans la lignée du film policier made in Hong Kong, « Filatures » souffre du manque d’originalité de son scénario compensé ingénieusement par une réalisation, un montage et une interprétation de haut niveau. L’ombre de Johnny To (qui est ici producteur ) rôde à chaque plan et l’élève se hisse honorablement au niveau de son maître. Les deux hommes se connaissent bien puisque Yau Nai Hoi qui signe ici son premier film a collaboré aux scénarii de « Elections », « PTU » entre autre. Que faut-il donc retenir de ce film ? Tout d’abord le rythme nerveux qui ne laisse que peu de répit au spectateur, un récit des plus carré bien mis en relief et une interprétation attachante dont la jeune Kate Tsui qui en novice des services de la police apporte par la maturité de son jeu une fraîcheur des plus plaisantes. Certes pas le grand chef d’œuvre, mais un film bien agréable à regarder qui vous fait passer un excellent moment.
gnurff
gnurff

32 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2008
Les gentils surveillent les mechants , vice et verca... Mais ce ne serait résumer de manière bien trop simpliste et puérile un film dont on nous fait plonger dans une atmosphère de stress tel comme si nous étions chacun des personnages ! On cherche les moindres détails pouvant nous permettre de savoir si nous sommes en filatures ... Nous devenons sans nous en rendre compte des profilers ... La mise en scène y est pour beaucoup, sans parler des acteurs, de la musique et même des effets de transitions ! En fait j'enlève une étoile car ce plaisir me fut trop court :p
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2026
Une branche secrète de la police de Hong-Kong mène des filatures et tente de remonter jusqu’au cerveau d’un casse…

Seule et unique réalisation pour Yau Nai-Hoi, le scénariste attitré de Johnnie To qui nous embarque dans un jeu grandeur nature du chat et de la souris, en plein Hong-Kong. Ne vous attendez pas à un film bourrin, dans le plus pur style hongkongais, il n’en sera rien. C’est un premier film, tourné à l’économie, sans gunfight ou de fight tout court. De la filature et rien que de la filature.

Le film fait amplement le job à partir du moment où l’on n’est pas trop regardant sur ce que l’on s’apprête à regarder, bien que l’on aurait apprécié qu’il prenne plus de risque et soit par conséquent, plus ambitieux. Suffisamment divertissant et surtout, très bien accompagné par Tony Leung Ka Fai & Simon Yam, difficile de rêver mieux, non ?

(critique rédigée en 2008, actualisée en 2026)

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2008
Certes, il pourra décevoir ceux qui attendaient de ce "Filatures" un film d’action brute et échevelée, tel que Hong-Kong sait si bien nous les faire. Mais ce serait juger cependant ce film pour ce qu’il n’est pas. En effet, ce « Filatures » joue plutôt la carte du suspens habilement ménagé et de la tension latente par suggestion. A dire vrai, c’est à un principe de mise en scène spécifique que ce film nous invite. En permanence dans la peau du fileur, on porte son attention sur les détails, ou bien encore on accepte de ne percevoir l’intrigue que par un jeu de regards biaisés. Le plaisir est d’autant plus croissant que la réalisation gagne de plus en plus en subtilité au fil des minutes, et que l’intrigue sait jouer d’une certaine légèreté inattendue grâce à un tandem de personnages peu habituel mais au final très efficace. En somme, nul doute qu’avec ce film, le disciple de Johnnie To est en train de passer maître. Du grand cinéma comme on l’aime.
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