Je ne suis pas spécialement un fan des films d'arts martiaux, mais la c'est vraiment de la bonne. The Blade est un film d'une brutalité rare, à la mise en scène virtuose. Le scénario est assez basique, mais ce qu'exprime le film est de la même veine, on parle de vengeance et d'animalité . J'ai eu l'impression que si les combats étaient aussi intenses c'est qu'ils répondent tous à une forme d'instinct de survie de la part de ceux qui y participent. Mais ce qui est la grande force de ce film c'est vraiment sa mise en scène ou l'on trouve une idée dans chaque plan, une des meilleures qui m aient été donné de voir dans un film d'action et on sent une furieuse envie de faire du cinoche qui transpire de partout et qui a fini de faire de The Blade une excellente surprise.
"The Blade" ou le Lidl du sabre asiatique. Ceux qui s'imaginent voir un digne précurseur de "Zatoichi" en seront pour leurs frais. Seul point commun des deux héros, un handicap de départ pour compenser le fait qu'ils soient vraiment trop balèzes. Ding On, du fait de sa manchitude, choisit d'opter pour la technique de la toupie. La stratégie est certes ridicule à souhait, mais elle marche. Ses compagnons de route font figure de bras-cassés, tel son meilleur ami qui présente un penchant douteux pour les femmes ligotées. Le mioche qui accompagne le héros est, pour sa part, à baffer. Le jeune acteur surjoue le plus possible, un peu comme le reste de l'équipe finalement. Les méchants sont, comme d'habitude, super désagréables mais aussi et surtout super glands. Ils sourient bêtement, rient à gorge déployée y compris quand ils se prennent une branlée monumentale et enfin ils se montrent d'une arrogance sans borne. La fille-trophée se veut très conne (plus que de coutume je veux dire). Dès qu'il y a un piège, elle saute à pieds joints dedans, et avec le sourire. Cerise sur le gâteau, elle se lance dans les cinq dernières minutes dans un monologue vaseux sur la vie, la mort, les relations humaines. Et c'est peut-être surtout là que "The Blade" acquiert son statut d'ultimate nanar.
Si ce n'est pas le meilleur film de sabre comme annoncé un peu partout, il n'en reste pas moins un film puissant et de très grande qualité. Au niveau des défauts, on passera sur certains raccourcis ou ficelles grossières, des interprètes pas toujours convaincants pour se focaliser sur une mise en scène qui laisse beaucoup de place au réalisme, mettant en place une atmosphère de fin du monde, pleine de boue, de sang, de poussière, de bruit et de fureur. T. Hark signe un film barbare, sauvage, mettant en scène des combats très violents, le tout culminant dans son affrontement final, monument du genre, d'une virtuosité à couper le souffle, ultra-violent, frénétique et sans chichis, le tout monter par un fou furieux. Œuvre noire et désespérée, mais aussi teintée d'un certain romantisme (et oui !!!), prenant le risque de montrer du sexe à l'écran (avec la très érotique V. Chow), un vrai risque dans ce cinéma, un excellent film d'arts martiaux comme on en a plus vu depuis (et c'est bien dommage). D'autres critiques sur
C'est l'enfer que Tsui Hark met en scène avec The Blade. Le chaos, le sang, la violence mais tout simplement l'enfer.
Il nous y plonge, nous maltraite, nous donne la sensation d'être au premier plan et d'assister, et même de vivre, ce brûlant enfer.
Les personnages souffrent, on souffre, il y a la mort, les cries, l'angoisse, la peur et surtout la vengeance, thème central du cinéma d'action de Hong-Kong, replacée ici au centre du film. Les corps sont mutilés, il peut y manquer des bras ou des yeux, et Tsui Hark nous expose ça avec le génie qu'on lui connaît, celui qui là mené en 1995 à avoir déjà signé quelques grands films, et ce dans divers genres.
Ici, on oublie vite l'original Un seul bras les tua tous réalisé par Chang Cheh en 1967, on ne voit que l'enfer et le cinéma façon Tsui Hark. Il est au sommet de sa créativité, maîtrise son langage cinématographique à la perfection tout en l'innovant, encore et toujours. Il mêle habilement et brillamment un esthétisme puissant, iconique et reflet d'un chaos ambiant, avec une parfaite lecture du scénario, présentant bien les personnages et sublimant leurs évolutions, et il en est de même pour l'histoire.
C'est un choc, je ne saurais dire si c'est une révolution pour le cinéma, mais c'est au moins un choc pour le spectateur, et il est bien difficile d'en sortir indemne. On est plongé dans le film et dans cet enfer, on ne le regarde pas, on le vit alors qu'il semble aussi maîtriser parfaitement les arts martiaux. Quoi de mieux qu'une relecture d'une oeuvre fondatrice pour mieux en casser les codes et en écrire de nouveaux tout en allant toujours plus loin dans l'expérimentation.
Spectaculaire, nerveux, puissant ou encore bordélique, il démontre un vrai talent pour associer plusieurs sensations, genres et styles. Les décors sont toujours soignés, avec une parfaite reconstitution et une histoire aussi passionnante qu'intense dans laquelle il tombe dans la noirceur et la brutalité. Très vite, on suit avec tension Ding On et Fei Lung, protagoniste et antagoniste interprétés par Chiu Man-cheuk et Hung Yan-Yan, dont l'opposition finale est un climax inoubliable et d'une très rare puissance.
Tsui Hark innove encore et toujours en nous plongeant dans l'enfer avec The Blade, un chaos dont on ne peut ressortir indemne et dans lequel on y suit avec violence, intensité et brutalité une opposition remarquable et mémorable.
Tsui Hark connut son premier véritable échec avec ce film cependant il faut relativiser cela car "The Blade" est un véritable chef d'oeuvre combinant audace et inventivité de tous les instants . Relecture du mythique sabreur manchot de Chang Cheh, Hark réinvente le Wu xian pian autant qu'il le détruit en filmant le chaos comme personne porté par une photographie magnifique et une ambiance barbare et sauvage rarement égalé. The Blade ne ressemble à aucun autre film et démontre clairement le talent de son réalisateur véritable génie iconoclaste.
Le film qui m'a donné envie de me pencher plus sérieusement sur le cinéma chinois. Des combats d'une virtuosité rare, un film fou, exceptionnel ! L'oeuvre d'un extra-terrestre, grandiose ! Un monumental chef d'œuvre !
Une oeuvre violente et radicale. Un film de kung-fu qui sort du lot de par son traitement sec et sans concessions. La réalisation, atypique, est magnifique mais en rebutera probablement certains. Il n'empêche, The Blade est un film unique et définitivement culte.
The Blade est un pur Tsui Hark avec sa réalisation anarchique rempli d'effets de mise en scéne stylisée.On aime ou on aime pas,le film accumule les erreurs de continuation et quelques ruptures de rythmes mais les combats sont super bien filmés et chorégraphiés.Un film labellisé Tsui Hark que les fans de la culture chinoise apprécieront.Mais certains seront décus aprés avoir lu une dizaine de critiques disant que c'est le plus grand film de sabre.
Chef-d'oeuvre barbare et iconoclaste complexe comme jamais visuellement, The Blade réussi grosso-modo à être infiniment rageur et subversif par ses seules images et offre probablement la meilleure mise en scène littérale du chaos. Déconcertant et frustrant, mais à voir en boucle et à lire toutes les interviews possibles de Tsui Hark à son propos.
Un chef-d'oeuvre absolu , si poignant , si fou , si grandiose , si risqué , si violent , si viscéral , si révolutionnaire , si hallucinant que l'on en perdrait la raison. Tsui Hark est un Dieu.
Désolé mais de mon coté jai du passer à coté du film Je nai pas bien vu où il fallait prendre son cours de cinéma. En tous cas jespère que ce nest pas par rapport à la leçon sur "comment choisir ses acteurs" parce que dans ce domaine leur jeu nest vraiment pas terrible, la fille est ridicule pour ne citer quelle. Cest en lisant les critiques après coup que jai pu apprendre et comprendre pourquoi Tsui Hark semblait ne pas savoir tenir une caméra dans ce film, apparemment ce serait pour donner un effet TV-réalité, soit, je veux bien le croire mais ça reste assez moyen, et où se cache la réalité lorsque par exemple la fille se jette dans le camp des bandits de la ville comme par hasard, et où est la notion de vrai lorsque, les bandits mettent une heure pour rattraper le héro qui tente de délivrer la fille du piège ? Souvent les combats et leur mise en scène donnent vraiment le tournis, on ne voit rien, la caméra tourne dans tous les sens, impossible de distinguer quoique ce soit Heureusement quelques passages sauvent le film, notamment ceux où Ding On développe enfin son art. Voilà donc, une déception pour The Blade. Par le même réalisateur je conseille plutôt "Il était une fois en Chine", le style est différent mais jai préféré.
Un film un peu à part dans la filmographie de Tsui Hark mais c'est de loin le plus abouti et le plus mature. Sombre, violent, ultra esthétique et parfaitement maîtrisé. Une référence du film de sabre made in Hong Kong !
La tradition de violence du cinéma hong kongais est encore une fois ici respectée. Ce n'est pas un film de gangsters...encore que mais mon dieu que ça castagne vite. La caméra tourbillonne dans les chorégraphies et ma foi ça passe . Agréable surprise.
Un film pas intéressant, une histoire mauvaise, des dialogues niais, des combats ratés, des personnages pas du tout charismatiques. Pourtant ce film sois disant "culte" est considéré comme l'un des meilleurs films de sabres chinois.