Il y a un dicton ancestral (et qui n'existe pas), qui dit << Des connaissances, des amis et des stars ne font pas une oeuvre d'art >> . Vu le casting de cette comédie absurde adaptée de la pièce de Jean-Michel Ribes (je vous laisse deviner par qui), c'est peu dire que le film prend déjà l'eau. Soit une avalanche de stars peut donner un film efficace et honnête, soit la plupart du temps il signifie à l'avance que l'objet en question sera l'exécution d'une forme par les défécations précautionneuses de son créateur, soit, plus vulgairement parlant, une merde. Car, ne mâchons pas les mots, le film de Jean-Michel Ribes est merdique, ridicule, insignifiant. En pointant du doigt l'intellectualisme artistique et la place de l'art dans une société sans queue ni tête, "Musée haut Musée bas" devient le centre de l'abstraction qu'il dénonce lourdement. Ainsi y voit-on un ministre costume rose saumon venu applaudir des portraits de sexes (il y a de la dénonciation dans l'air), deux clowns visiblement gays prendre des poses non-sensesques et guider quelques vierges Marie, une voiture qui reste introuvable dans un parking aux noms de peintres. Il y a des grenouilles, une catastrophe écologique, un immigré clandestin, des gardiens de musée qui métaphorent sur la vie de couple via des mammouths, des fanas des impressionistes, quelques étrangers ne comprenant toujours pas la prononciation de Paul Gauguin, et bien sûr, Le Radeau de la Méduse, bref, le principe aurait pu s'étendre à l'infini, vous auriez pu rajouter une séquence de bombardement cosaque retransmis en vidéo dans les toilettes du musée autant que j'aurai pu avoir l'ingénieuse idée de faire la relation entre Rembrandt et Warhol par le biais d'un ticket de métro. En choisissant sournoisement de moquer l'auto-satisfaction de l'art contemporain et la pensée conditionnée de quelques populations embarquées dans une masse informe de n'importe quoi, Ribes trouve la parade idéale pour déballer une foire consternante où se côtoient