769 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
106 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
39 critiques
3
25 critiques
2
17 critiques
1
8 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Kloden
147 abonnés
997 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 27 janvier 2014
On m'avait assez chaudement conseillé Jeff Nichols, et c'est donc avec curiosité et intérêt que je découvrais Shotgun Stories, coup d'essai prometteur chez cet américain précoce, qui marque par un mélange étonnant de justesse et d'originalité. Des thèmes simples mais universels (la famille, la vengeance et la haine) et un traitement inventif s'imbriquent avec réussite pour constituer une oeuvre équilibrée. Les choix visuels du réalisateur, ceux de plans larges fréquents, donnent l'image d'hommes petits et perdus dans cette spirale de violence. Des angles contemplatifs à la Terrence Malick, des notes de guitare répétées avec un sens du rythme imparable, ainsi qu'une narration lente nappent Shotgun Stories d'une mélancolie qui confine à l'apathie, écho parfait de celle des demi-frères, qui se laissent attirer par elle vers la vengeance et la violence. Le dénouement, qui témoigne d'un joli sens du contre-pied, achève de surprendre et de faire de cette première réalisation un film très abouti, qui présage le meilleur. Intéressant.
Naissance d'un cinéaste qui se fera un nom avec Take Shelter et confirmera avec Mud, ce premier long métrage est bourré de qualité, mise en scène, direction d'acteur, malheureusement le scénario et les dialogues ne suivent pas vraiment. Malgré le manque de rythme, un film l'occasion de voir Michael Shannon dans un autre rôle, toujours aussi bon.
Extremement mou et bien peu d'intérêt, non seulement le film ne raconte pas grand chose mais en plus on s'ennuie vite et fermement. Une histoire faussement original et tristement ordinaire.
Une tragédie shakespearienne à England, à 30 km de Little Rock, dans l'Arkansas, au milieu des champs de coton. L'Amérique des petites gens du sud. 3 frères ont été abandonnés par leur père alcoolique et élevés par leur mère dans la haine de ce dernier. Le père, après s'être arrêté de boire, est devenu, comme GWB, son voisin du Texas, un "bon" chrétien dévot et il a eu 4 autres fils avec une autre femme. A sa mort, les passions se déchainent entre les demi-frères. Jeff Nichols, le réalisateur, est un jeunot de 29 ans, originaire de l'Arkansas. Son film se déroule sur un rythme assez lent, mais très tendu. A 3 ou 4 reprises, la violence se déchaine : intelligemment, le réalisateur ne fait durer ces scènes qu'un temps très court, de l'ordre de la minute. Par ailleurs, il fait chaud, on glandouille, on boit des bières, on essaye de réparer un tracteur, on joue un peu au basket-ball, on parle mariage. Il arrive même qu'on meurt ! Un premier film prometteur.
C’est pas mal, le film a une bonne histoire, la mise en scène est claire ; malheureusement, le rythme est un peu trop lent, ce qui perd le spectateur et donne l’impression que le film dure une éternité.
Très sobre, "Shotgun stories" se montre également réaliste dans ce conflit fraternel comme en témoigne les préstations des acteurs, convaincant dans leurs grandes nonchalences.
Il est des lieues et des payes, ici l'Arkansas, où tout s'arrête, retiré du monde, silencieux et le temps passe, lentement. Cet atmosphère fait parti intégrante du film, un endroit où rien ne se passe, vide d'occupations et fermé. Au milieu de tout cela, un drame familiale se joue avec comme dominateur commun la vengeance et la haine, lourdes, pressantes et oppressantes, toujours là ! On va dans le mur, on le sait mais lentement, au rythme des saisons, de la floraison du coton et de la pêche. 2 ainés d'une "demie fratrie" s'adonne à se haïr et en même temps ont l’honnêteté de ne pas dépasser la ligne mais ils ne sont pas seuls ... Un film, vous l'aurez compris d'une lenteur (trop ?) pouvant devenir insupportable, un duel au ralenti sans esclandres, calmes, presque muet (il fallait oser). Des honneurs bafoués et une fusion de frères ouvrant obligatoirement à une finalité qui peut dépasser tout les protagonistes. Un scénario très basique, un traitement à contre-pieds, des images pures et le temps qui passe. Pas exceptionnel mais se regarde, un drame "autre" ! 3/5 !!!
Tragédie antique implantée dans l'Amérique profonde, ce film révèle un auteur inclassable, quelque part entre John Sayles et Bruno Dumont (en moins dépouillé toutefois). Du (vrai) cinéma indépendant comme on en redemande. Michael Shannon ("Bug") est surprenant
Une fois passée une première partie paresseuse, avec ses personnages pas plus vivants que les paysages filmés dont ne se dégage aucune forme [apparente] de vie, le drame s’intensifie, le récit s’épaissit et les personnages s’étoffent pour donner à ce récit de vengeance entre fraternités tout son intérêt. A sa moitié, SHOTGUN STORIES gagne soudainement, et sans forcément accélérer le rythme, en maturité, et ça lui réussit plutôt bien, le spectateur trouve davantage ce qu’il cherchait dans la seconde partie. Mais la certaine fadeur de la première partie laisse un arrière goût... Dommage car on remarque quelques plans absolument magnifiques qu’on regretterait d’oublier sitôt sortis... Jeff Nichols cinéaste à suivre ?
Une ballade élégiaque type Malick période Badlands. Un film sans prétention mais dont la beauté et la sensibilité suffisent à le hisser au-dessus de 95 % de la production actuelle.
"Les morts ne se compensent pas, ils s'additionnent" disait autrefois le philosophe. C'est un peu la morale de ce film traitant de la rivalité mutuelle entre deux familles rongées par la haine et la vengeance. Se passant dans l'Amérique profonde, dans une petite bourgade pauvre d'où l'on ne peut sortir et où l'on ne peut éviter de rencontrer ses ennemis, "Shotgun stories" décrit de manière terrible une escalade inexorable de rancoeur et de ressentiment. Ce mécanisme est habilement démonté par le réalisateur qui a su faire régner une tension dramatique sur ces personnages qui sont tous, quelque part, désepérés. Poignant, cruel, mais avec quand même une touche d'espoir.
Ce film est assez bouleversant, Jeff Nichols filme comme personne l'Arkansas, ses paysages et ses habitants. Michael Shannon est très bon, sans sortir ses gros yeux, c'est appréciable. Dans l'ensemble le casting fait très crédible, Nichols essaie de montrer que tout les ruraux Américains ne sont pas bourrus et qu'ils ont quand même un brin de jugeote. On y retrouve les grands thèmes de la courte filmographie de son réalisateur, l'enfance, la violence intérieure, l'amour. Si vous n'avez pas vu Take Shelter et Mud, foncez, c'est encore meilleur. En résumé c'est un beau film plein d'espoir !
Un film simple, sans artifice, une tranche de vie désenchantée au fin fond de l' Arkansas où Michael Shannon, longtemps cantonné à des seconds rôles, prouve une fois encore qu'il est un grand acteur. C'est bien filmé, la b.o. est jolie et la tension monte lentement mais constamment jusqu'à la confrontation inévitable d'un fratrie écorchée. On n'évite pas les longueurs mais la durée du film, courte, joue indéniablement en sa faveur. Bon film, à voir une fois au moins.
Un drame aux élans de western moderne, peinture sombre et violente de l'Amérique profonde, au rythme assez lent mais à la tension qui évolue crescendo pour atteindre un paroxysme suffocant. Les acteurs sont très bons à l'image de Michael Shannon. Quelques plans tout simplement superbes, une fresque qui m'a impressionné.
Tout en pudeur, ce premier film occulte la violence en elle-même (on voit avant et après) pour mieux montrer en quoi la violence conduit à la violence. Le père, en profitant d'une opportunité de "seconde chance", délaisse sa première famille (dont les trois enfants, à en croire les prénoms Son, Boy et Kid, n'étaient accueillis dans un grand enthousiasme) pour en former une deuxième. Après sa mort, les rixes se succèdent entre les deux fratries... Très précis dans son développement des personnages, Nichols expose la dangereuse oisiveté qui suit une journée de travail harrassante et abrutissante, dans cette ville paumée de l'Arkansas. Sans activité, les frères ruminent leur haine, sans parvenir à la contenir. Une vraie réussite, visiblement passée un peu inaperçue.